
Deux interdictions des puffs la même semaine.
Après le Royaume-Uni (voir le 5 juin 2025), la Suisse.
Par 19 voix contre 11, le Conseil fédéral des États (la chambre haute des institutions suisses, l’équivalent de notre Sénat) a adopté une motion d’interdiction de la cigarette électronique jetable (puff), émanant de l’élu écologiste Christophe Clivaz.
Cette interdiction avait déjà été votée par l’Assemblée fédérale (l’équivalent de notre Assemblée nationale, voir le 15 juin 2024).
Le Conseil fédéral était initialement opposé à la motion. La ministre de la Santé, Elisabeth Baume-Schneider, se montrait également prudente sur l’efficacité de la mesure.
Leur remarque : la mesure d’interdiction n’est pas encore généralisée sur toute l’Europe.
Mais le double argument favorable à l’interdiction – « les puffs ciblent les jeunes mineurs et sont un préjudice à l’environnement » – a fini par l’emporter.
Déjà, les cantons du Valais et du Jura avaient décidé l’interdiction au niveau local.





Le sénateur Patrice Joly (SER, Nièvre) interpelle, dans une question écrite publiée ce 17 avril, le ministre de l’Intérieur concernant la situation alarmante que traverse actuellement l’activité de la vente de tabac dans la Nièvre.
« On constate une baisse de la consommation légale. La hausse des taxes entraîne en fait un déplacement de la consommation du marché légal vers le marché parallèle. La politique menée est donc inefficace sur le plan de la santé publique et négative pour les finances publiques. »
C’est demain, mercredi 9 avril, que la Commission des Finances de l’Assemblée nationale restitue les conclusions de l’enquête qu’elle a lancée « sur les variations et les écarts des prévisions fiscales et budgétaires 2023-2024 ». Sujet sensible s’il en est.
La semaine dernière a vu l’adoption (le 1er avril) – par la Commission des Affaires européennes de l’Assemblée nationale – de la résolution « visant à mettre en œuvre le Protocole de l’OMS pour lutter contre le commerce illicite du tabac ».
Ce 27 mars, l’assemblée régionale de la Communauté d’Estrémadure (1 million d’habitants ; capitale régionale : Merida ) a adopté, en début de séance plénière le 27 mars, une « déclaration institutionnelle de soutien au secteur du tabac » adoptée à l’unanimité par ses 4 groupes parlementaires (PSOE, PP, Vox, Unidas por Extramadura, soit la représentation de toutes les tendances politiques sans exception).
« Generational ban » : il s’agit de cette nouvelle loi qui interdira définitivement à toute personne, née après le 1er janvier 2009, d’acheter du tabac. Soit une mesure radicale pour obtenir « une génération sans tabac ».
Frédéric Valletoux (ex-ministre de la Santé, député Horizons et président de la Commission des Affaires sociales de l’Assemblée nationale) a été désigné rapporteur, en Commission des Affaires européennes, de sa résolution « visant à mettre en œuvre le Protocole de l’OMS pour lutter contre le commerce illicite du tabac ».
Confrontés à une chute des ventes de tabac jugée « exceptionnelle » en 2024, les buralistes souhaitent se greffer à la Proposition de Loi visant à lutter contre le narcotrafic, a indiqué Philippe Coy, président de la Confédération des buralistes, à l’AFP dont nous reprenons la dépêche.
Frédéric Valletoux, ex-ministre de la Santé, siège à l’Assemblée nationale dans le groupe Horizons. Il est également le président de la Commission des Affaires sociales de l’Assemblée nationale. Son objectif ? Lever l’opacité qui règne dans l’industrie du tabac. Mise au point.