L’OFDT vient de publier une « Évaluation du vapotage chez les collégiens et les lycéens de 2014 à 2024 » (voir le 30 avril 2026). Celle-ci contient une information historique : le tabagisme des jeunes s’est effondré en 10 ans, il est même en voie de disparition. L’objectif du PNLT d’une génération sans tabac pour 2036 est quasiment atteint, avec 10 ans d’avance.
C’est ainsi que s’entame une communication de Jean Moiroud, son président, sur le site de la Fivape (voir le 20 avril 2026) à propos de la nouvelle étude de l’OFDT (Observatoire français des drogues et des tendances addictives).
Deuxième information capitale : de toute évidence, l’effet passerelle de la vape au tabac qui devait créer une nouvelle génération de jeunes fumeurs ne s’est absolument pas réalisé.
Enfin, l’OFDT montre que la consommation tous produits confondus (cigarette et/ou vape) a été divisée par deux en seulement 6 ans, de 2018 à 2024. Il n’y a donc pas de nouvelle épidémie de nicotine, d’autant que rien n’indique dans la publication de l’observatoire que les jeunes qui vapent utilisent tous de la nicotine.
Pourtant, ces révélations majeures pour la santé publique ont été passées sous silence dans la communication publique et, à fortiori, dans les médias. L’information qui a été essentiellement mise en avant est qu’un jeune sur deux (46 %) aurait expérimenté le vapotage.
À nouveau, la seule cible de la communication antitabac est le vapotage. Le tabac n’est plus un sujet dans la lutte contre le tabagisme.
Pourtant, malgré les bonnes nouvelles, l’OFDT relève que les jeunes sont encore plus de 30 % à essayer la cigarette. Et malgré l’hystérie à propos de la vape, l’observatoire indique qu’il y a toujours plus de fumeurs quotidiens (5,5 %) chez les lycéens que de vapoteurs exclusifs (4 %). Lire la suite »












« Elles ne sont ni des agences de santé, ni des sociétés savantes, ni des acteurs de terrain auprès des fumeurs. »