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17 Jan 2026 | Vapotage
 

Les députés ont adopté en séance publique, ce 15 janvier, l’article 23 du projet de loi de finances 2026, modifié par deux amendements identiques (voir les 10 décembre et 16 octobre 2025).
France Vapotage se félicite de ces votes qui marquent une étape déterminante pour l’ensemble de la filière française du vapotage.
Ils consacrent une approche responsable et pragmatique, conforme aux positions défendues par France Vapotage depuis sa création et tout au long des travaux parlementaires.
Nous reprenons ce communiqué de France Vapotage, publié ce 16 janvier, avant les dernières déclarations du Premier ministre hier soir.

1. Une solution consensuelle, équilibrée et solide

La rédaction initiale de l’article 23 mettait en risque les entreprises françaises du secteur, mais aussi le vapotage dans son ensemble malgré son rôle reconnu dans la sortie du tabagisme.
La solution proposée par les parlementaires, largement adoptée par un vote transpartisan, permet :

  • la distinction claire et nette entre produits à fumer (avec combustion) et produits du vapotage (sans combustion de tabac) ;
  • le rejet de toute ouverture à une fiscalité de type accise sur les produits du vapotage ;
  • la préservation des différents canaux de distribution : vape shops, vente en ligne, buralistes ;
  • la mise en place d’un système d’agrément assoupli pour les commerçants, visant à structurer et professionnaliser le secteur tout en évitant la vente dans des lieux inappropriés.

Ces amendements de compromis écartent ainsi les solutions excessives, déconnectées des réalités économiques et sanitaires, qui auraient au final fragilisé la filière et la lutte contre le tabagisme.
France Vapotage salue le soutien à ces amendements du Gouvernement et du rapporteur général de la Commission des finances, qui ont souligné l’efficacité du vapotage pour sortir du tabagisme.

2. La preuve de la pertinence d’un dialogue constructif entre toutes les parties prenantes

Ces votes sont notamment le fruit d’un travail de fond mené par France Vapotage, fondé sur le dialogue, la crédibilité, l’expertise et la transparence (voir le 9 décembre 2025).

Le sérieux, la mobilisation et l’unité de ses membres ont pesé de manière décisive dans les échanges avec les pouvoirs publics. Le député Nicolas Ray a d’ailleurs salué la construction d’un compromis « avec les filières concernées ».

Cette avancée législative représente ainsi une reconnaissance importante de la filière française du vapotage. Il ouvre la voie à la poursuite de discussions constructives avec l’ensemble des parties prenantes, dans un cadre que nous l’espérons désormais plus serein.

France Vapotage demeure vigilante quant à l’issue des débats budgétaires, puis à la suite des négociations visant à établir un cadre européen commun.

Notre fédération continuera à plaider pour l’unité du secteur et à défendre, avec la même détermination, une filière française du vapotage responsable et structurée, créatrice de valeur dans les territoires, soucieuse de la sécurité des consommateurs et de la protection des mineurs.

13 Jan 2026 | International, Vapotage
 

4 colored puffs

Après plusieurs autres cantons romands, Neuchâtel veut à son tour interdire la vente des cigarettes électroniques jetables (puffs). Les députés ont adopté une motion en ce sens.
Le texte a été approuvé par 70 oui, 27 non et 3 abstentions.

Des députés s’y sont opposés, en expliquant que la législation neuchâteloise ferait doublon, vu que la question est en cours de règlement au niveau fédéral où une interdiction de la cigarette électronique jetable a aussi été adoptée (voir 6 juin 2025).

« Sur le plan environnemental, les puffs sont un véritable fléau », peut-on lire dans le texte. Elles contiennent des batteries au lithium, difficiles à recycler, ainsi que d’importantes quantités de plastique.

Le Valais a déjà interdit la vente des puffs. Cette mesure y est entrée en vigueur le 1er novembre.

À Genève, l’interdiction de la vente des puffs, votée par le Grand Conseil en août dernier, va être appliquée et contrôlée par les autorités. La justice a rejeté l’effet suspensif qui avait été demandé par des recourants.

Jura et Berne sont aussi favorables à une interdiction.

13 Jan 2026 | Vapotage
 

Un reportage à propos de la vape, diffusé sur France.tv le 8 janvier (à partir de l’infiltration d’une journaliste chez Philip Morris…) a provoqué de multiples réactions dans le secteur du vapotage. Nous reprenons la réaction de Vaping Post (extraits).

Dans la philosophie taoïste, le Ying et le Yang représentent deux forces complémentaires et opposées qui, prises ensemble, permettent d’expliquer l’univers. Et il est amusant de constater que, dans la même semaine, nous avons découvert un article sur la vape qui représente une bonne manière de traiter le sujet, et un reportage qui montre ce qu’il ne faut surtout pas faire.

Diffusé sur France.TV et sur la chaîne YouTube Slash enquêtes, ce reportage repose sur un postulat erroné : la journaliste explique qu’elle a infiltré l’industrie de la vape. Dans les faits, elle a fait un stage dans l’industrie du tabac.

Laquelle industrie du tabac est présente sur le marché de la e-cigarette en France, c’est vrai, mais elle n’y représente que 15 %, d’après la Fivape. Chiffre que, par ailleurs, personne ne conteste. Le chiffre est obtenu en comparant les produits issus du tabac, la majorité « fermés », avec ceux de la vape indépendante, principalement « ouverts ».

Tout le problème est là, et il est majeur. Ce serait un peu comme si elle expliquait qu’elle avait infiltré la chanson française après avoir assisté à un concert de Francis Lalane.

Le reportage commence par la présentation de son auteure, Manon, journaliste, fumeuse et vapoteuse.

Elle décide d’infiltrer Philip Morris International dans le cadre d’un stage en communication. Elle révèle que les grandes marques de cigarettes, dites « Big Tobacco », « possèdent les principales marques de vapoteuses, Vuse, Blu, IQOS… ».

Trois marques qui se partagent 15 % du marché, économiquement, ce n’est pas ce qu’on appelle les principales marques. Si PMI et consorts sont effectivement des géants du tabac, face à des marques, comme par exemple Geekvape, Voopoo, ou encore Vaporesso, ce sont des nains. Évidemment, lors d’un stage en communication chez PMI, ce n’est pas le discours qui sera tenu aux troupes : le fabricant expliquera qu’il est leader, ce qui est vrai, mais uniquement chez les buralistes, qui représentent 15 % du marché (source : Xerfi). Lire la suite »

10 Jan 2026 | International, Vapotage
 

C’est même un peu plus de 22 % des boutiques de vapotage qui vendent aux mineurs de moins de 18 ans selon une enquête du Health Service Executive (HSE) réalisée par le Health Service Executive (HSE).

Soit 51 vape shops surpris en infraction sur 224 visites au total.
En 2024, 40 points de vente avaient été recensés pour non-respect de la réglementation.

Les sanctions qui pourraient tomber sont sévères : jusqu’à 4 000 euros d’amendes et 6 mois de prison.
Elles n’auraient pas été encore prononcées.

Ce que l’on sait c’est que plusieurs dizaines d’autres commerces (des épiceries) ont été déjà obligés de fermer par les autorités.

9 Jan 2026 | Vapotage
 

Nous publions une communication de Cyrille Geiger / commerçant, formateur et consultant (voir 16 novembre 2025).

On entend souvent certains acteurs et associations de la vape expliquer que les buralistes ne seraient pas capables de vendre de la réduction des risques. Pas le temps. Pas la conviction. Pas la compétence. Pas la culture.
Curieusement, ces mêmes acteurs livrent massivement les buralistes, manifestent parfois contre eux et passent beaucoup de temps à les désigner comme LE(ur) problème.
Posons deux ou trois paradoxes et rappels de faits.

Qui a popularisé la « vapo-totote » qu’on accroche autour du cou, tout en lançant des e-liquides en 3 mg, très générateurs de chiffre d’affaires… mais notoirement peu efficaces pour le sevrage d’un fumeur dépendant ?

Qui vend aujourd’hui du CBD à fumer, après avoir longtemps été les champions autoproclamés de l’anti-combustion ?

Qui parle de santé publique, tout en raisonnant surtout en parts de marché ? Lire la suite »

 Commentaires fermés sur « Vape, réduction des risques… et quelques paradoxes qu’on évite soigneusement de regarder en face » (Cyrille Geiger)  
9 Jan 2026 | Trafic, Vapotage
 

Nous avons déjà alerté nos lecteurs sur le déferlement des cigarettes électroniques jetables / puffs – officiellement interdites depuis pratiquement un an (voir 14 février 2025) – et d’autres produits non conformes sur le territoire et dans un tas de points de vente de La Réunion (voir 13 décembre et 1er septembre 2025).

Les professionnels ont, dès lors, multiplié les alertes tant auprès des autorités que de la population.
Et les médias locaux ont commencé à mettre le sujet en exergue. France-Info a notamment réalisé un reportage hallucinant sur le sujet : « dans la rue ou sur les réseaux sociaux, il ne faut pas attendre longtemps pour en retrouver… »

Rien d’étonnant que la sénatrice LR de La Réunion, Viviane Malet, se mobilise en déposant une question écrite sur le sujet à la ministre de la Santé pour que celle-ci agisse conformément à la loi.

Elle évoque – dans les motifs de sa question – des produits avec des avertissements sanitaires absents ou alors avec des mentions douteuses (« TPD compilant « ) et sans notices sur les conditions d’utilisation.

Effectivement, on peut se demander qui est derrière ce genre de produits…

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2 Jan 2026 | Trafic, Vapotage
 

La loi interdisant la vente de cigarettes électroniques jetables / puffs est entrée en vigueur le 1er janvier 2025 en Belgique.

Ce 31 décembre même, le Service public fédéral (SPF) Santé (chargé de la gestion et de la réglementation des produits du tabac et du vapotage en Belgique) a annoncé avoir saisi 140 000 cigarettes électroniques jetables tout au long de l’année.

On sait, en effet, qu’un vaste marché parallèle de la puff s’est développé de façon fulgurante en Belgique (voir 23 septembre 2025).

Il en est de même en France (voir 26 août 2025).

Après le SPF belge, on attend avec impatience le bilan de la DGCCRF (Direction générale de la Concurrence, de la Consommation et de la Répression des Fraudes)…

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22 Déc 2025 | Vapotage
 

Gilles Grangier, président de la Fédération des buralistes de la Loire, tire la sonnette d’alarme après une enquête sur les cigarettes électroniques jetables menée dans une trentaine de villes françaises.
Malgré l’interdiction des puffs en février 2025 (voir le 14 février), une épicerie de nuit sur trois continue pourtant d’en vendre illégalement.

À Saint-Étienne, c’est un établissement sur cinq qui a été épinglé, rapporte Le Progrès.

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20 Déc 2025 | Trafic, Vapotage
 

Ce commerce – style bazar-épicerie – situé à Trélazé (banlieue d’Angers) était ouvert depuis seulement quatre mois quand, ce 10 décembre, les Douanes ont mené un contrôle et découvert un véritable butin.

Derrière le comptoir, les agents ont trouvé 758 cigarettes électroniques apparemment jetables (puffs) sous la caisse et 56 doses de « miel érectile ».

Les découvertes continuent dans la réserve : un sac rempli de 160 paquets de tabac, 14 parfums de marques, tous contrefaits, et 26 peluches Labubu, très prisées des jeunes.

La valeur marchande de toutes ces trouvailles est estimée à 14 242 euros.

Face au tribunal, ce 12 décembre, le commerçant, trentenaire, minimise.
Le « miel érectile » ? « C’est pour ma consommation. » Les parfums achetés quartier Barbès, à Paris ? « C’était pour moi. »

Le président ironise : « Vous achetez quatorze parfums à Barbès à 3,50 euros l’unité sans penser que c’est contrefait ? Chez Sephora, c’est un peu plus cher… »

Le prévenu est décrit par sa défense comme « quelqu’un de naïf, sans intention de revendre et investi dans sa vie familiale ».

Le tribunal condamne le gérant à six mois de prison qui prendront la forme d’une surveillance sous bracelet électronique. Il est également condamné à une amende de 14 000 euros.

 Commentaires fermés sur Maine-et-Loire : 6 mois de bracelet pour ce commerçant vendant puffs et tabac sous le comptoir  ,
19 Déc 2025 | Trafic, Vapotage
 

Plusieurs études sur la vente de puffs (ces cigarettes électroniques jetables interdites à la vente), dans les épiceries de nuit, viennent d’être réalisées (voir les 17 et 18 décembre). Dijon détient le chiffre le plus élevé. Selon une information de Ici, signée Lise Dussaut, que nous reprenons.

Elles sont interdites et pourtant toujours en vente. Selon une étude réalisée par l’entreprise Webdrone, et publiée ce 17 décembre, les puffs, ces cigarettes électroniques jetables très utilisées par les jeunes et interdites depuis février 2025, sont vendues dans 31 % des épiceries de nuit dijonnaises (27 % à l’échelle nationale), un record parmi la trentaine de villes où a été réalisée l’étude.

La société Webdrone a mené des visites mystères, anonymes, dans 29 commerces à Dijon (un millier de commerces visités en France). Comme de simples clientes, des personnes ont essayé d’acheter des puffs – ces cigarettes électroniques jetables très prisées des jeunes, interdites depuis février 2025 – et des cigarettes de contrebande. Dans un tiers des commerces, c’était possible et c’est donc à Dijon que la proportion est la plus importante, à 31 %. Ailleurs en France, on est à 27 % selon l’étude.

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 Commentaires fermés sur Dijon : 3 épiceries de nuit sur 10 vendent des puffs