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Xavier Puech, Président de Philip Morris France

Taxer et interdire ne suffisent plus, juge Xavier Puech, président de Philip Morris France. Pour accélérer le recul du tabagisme, il prône une politique de réduction des risques qui ferait davantage de place aux alternatives sans combustion destinées aux fumeurs adultes.
C’est l’essentiel d’une tribune de Xavier Puech, président de Philip Morris France, mise en ligne par le JDD le 4 novembre.

Trente-cinq ans après la loi Évin, près d’un Français majeur sur quatre fume encore. Pourtant, les taxes augmentent chaque année, les interdictions se multiplient, les campagnes se succèdent. Depuis plus de trente ans, la réponse de la puissance publique tient en deux mots : taxer et interdire. Ce n’est pas une politique de santé. C’est une politique de répression. Et elle a atteint ses limites. Lire la suite »

 

Y Martinet« Si on arrive à arrêter de fumer pendant un mois, on multiplie par cinq ses chances d’arrêter définitivement », encourage Yves Martinet, pneumologue, professeur émérite à l’université de Lorraine et président du CNCT (Comité national contre le tabagisme), dans la matinée du 2 novembre, à l’occasion du démarrage de la 11e édition du « Mois sans tabac ». Nous reprenons l’info de ICI Lorraine.

Cette opération vise à encourager les fumeurs à arrêter de consommer du tabac. Elle a été initiée sous le président François Hollande et dure tout le mois de novembre. « Fumer une cigarette, c’est raccourcir sa vie de 20 minutes », prévient Yves Martinet.
Un fumeur sur six développera un cancer du poumon au cours de sa vie, « mais il faut garder le côté positif : il y a de plus en plus de Français qui arrêtent de fumer », se félicite le professeur. « Sur les dix dernières années, quatre millions de Français ont arrêté de fumer et ça, c’est une belle réussite ».

Le meilleur conseil, « c’est de s’y mettre le plus tôt possible et de ne pas désespérer », préconise le pneumologue. Lui-même a « arrêté sept à huit fois avant d’arrêter définitivement ».
Il reconnaît que « c’est plus ou moins facile selon les individus, mais on y arrive tous. Il ne faut pas se désespérer et le jeu vaut la chandelle ».

La difficulté d’arrêter de fumer est que la nicotine est « la drogue la plus dure sur le marché et c’est une drogue en vente libre », décrit Yves Martinet. Donc elle a toutes les chances d’avoir le plus grand nombre d’addicts. Le fumeur, c’est un addict.

Le tabac tue 68 000 personnes prématurément par an en France. De moins en moins de jeunes fument de cigarettes, constate le président du Comité national contre le tabagisme, car « c’est ringard de fumer », mais « ils sont séduits par l’industrie de la cigarette électronique qui leur propose des gadgets : la cigarette électronique avec de la nicotine dont c’est démontré maintenant qu’elle n’est pas sans risque pour la santé, ça reste dangereux », regrette-t-il.

En France, après le Plan Cancer sous la présidence de Jacques Chirac, sous la présidence d’Emmanuel Macron, les politiques publiques ont augmenté fortement le prix du tabac. « Et c’est là où on a eu la chute la plus importante de fumeurs en France », constate Yves Martinet. « C’est clair que c’est la mesure la plus efficace ». Début septembre, Marine Le Pen, candidate RN à la présidentielle, a écrit aux buralistes pour les soutenir et leur assurer un « gel des taxes sur le tabac » si elle est élue en 2027, affirmant vouloir « protéger » une activité « vitale pour la vie sociale » des communes (voir le 7 septembre 2026).

« Ce n’est pas respectueux de la santé des Français », tacle Yves Martinet. « L’augmentation des prix par le biais des taxes, c’est la mesure la plus efficace pour amener les fumeurs à arrêter de fumer. Proposer un blocage des prix, c’est favoriser le tabagisme des jeunes et des adultes », déplore le professeur. Selon lui, l’arrivée de Marine Le Pen à l’Élysée mettrait en péril la lutte contre le tabagisme engagée depuis plusieurs années, « à moins que Marine Le Pen ne change d’avis et qu’elle écoute les conseillers spécifiques et compétents en santé publique », préconise-t-il.

Pour arrêter de fumer, les usagers peuvent appeler Tabac info service au 39 89. De 8 h à 20 h, un tabacologue leur répond gratuitement. Ils peuvent aussi se rendre sur le site mois-sans-tabac.fr. « Faites-vous aider par un professionnel de santé pour arrêter. Le pharmacien, le médecin, la sage-femme, l’infirmière, si vous vous faites aider, vous augmentez de 70 % vos chances de réussite », insiste Yves Martinet.

 

Nous reprenons un extrait de l’interview accordée à Benjamin Glaise, sur Sud Radio, par Stéphanie Rist, ministre de la Santé. Propos pour le moins confus.

Ce 4 novembre, on est en plein Mois sans tabac. Vous vous étiez prononcée en faveur de l’interdiction de la vente des cigarettes pour toutes les personnes nées après 2009 (voir 4 juillet 2026).

Il faudra forcément arriver un jour à une génération sans tabac ?

« Oui, moi je suis favorable à une génération sans tabac. On n’en est pas très loin : si on regarde les chiffres pour les jeunes de 16 ans, on est à 3 % de fumeurs. Il nous reste cette marge des 3 %. »

Donc il n’y a pas besoin d’interdire finalement dans ce cas-là si on va dans le bon sens ?

« Vous envoyez un message très important de dire aux jeunes : C’est interdit, vous ne fumerez plus. Si on le fait avec des jeunes qui sont prévenus que quand ils arrivent à l’âge adulte ils n’ont pas le droit, ça a été fait dans d’autres pays et cela fonctionne. En dix ans, on a baissé de 10 % le nombre de consommateurs de tabac, c’est une bonne chose. On a une politique qui marche, de prévention, d’accompagnement et de fiscalité, qui fonctionne et qu’il faut poursuivre. »

Mais le Gouvernement vous suit-il sur cette interdiction ?

« Il y a deux choses, il ne faut pas mélanger. Là où on est défavorable, et je le suis aussi, c’est qu’il était proposé dans le budget de la Sécurité sociale un amendement qui visait à surtaxer. Nous, ce qu’on dit, c’est qu’il faut arriver à une génération sans tabac. On voit que finalement on y arrive et qu’on n’aura même peut-être pas besoin de mettre l’interdiction, mais en tout cas penser une société sans tabac, c’est possible. »

L’Assemblée a rejeté le gel de l’indexation du prix du tabac sur l’inflation. Y êtes-vous favorable ? Faut-il viser un paquet à 15 euros ?

« On arrive à ce qui était l’objectif que nous nous étions fixé dans cette politique de ces dix dernières années, qui est un paquet à 13 euros. La fiscalité sur le tabac a fonctionné, mais elle est accompagnée : il y a des mesures de prévention, des financements mis pour faire de la prévention notamment auprès des jeunes mais aussi des personnes les plus éloignées, pour ce qu’on appelle « l’aller vers », vers les populations qui continuent à fumer plus que d’autres parce qu’elles ont moins l’information, la sensibilisation et la prévention.

« Et puis nous avons mis en place des mesures de remboursement des substituts nicotiniques par un grand nombre de professionnels de santé, ce qui permet vraiment d’être efficace sur cette politique. Ce qui est important, c’est qu’on regarde à chaque fois si ça fonctionne ou pas. Chez les jeunes de 16 ans on est plutôt bons, mais il reste encore 18 % de fumeurs dans la population, c’est encore trop. Nous devons continuer cette politique, tout comme lutter contre le marché noir, ce que nous faisons de façon importante avec le ministre des Comptes publics. »

5 Nov 2026 | Pression normative
 

Une terrasse de café, quelqu’un allume, tout le monde décale sa chaise d’un cran. La fumée, elle, ne décale pas. Le Mois sans tabac 2026 s’adresse aussi à ceux qui n’ont jamais demandé à fumer : selon une étude parue dans The Lancet et relayée par Le Figaro, 2,7 milliards de personnes dans le monde respirent la fumée des autres, dont 767 millions de moins de 15 ans. C’est ainsi que débute un article de Figaro Services (le 3 novembre).

Ce que respire vraiment un non-fumeur

Voici ce que peu de gens savent, et qui change la manière de voir la scène de la terrasse. La fumée qu’inhale le fumeur passe par un filtre. Celle qui s’échappe du bout de la cigarette, entre deux bouffées, ne passe par rien du tout. Cette combustion-là se fait à basse température, de façon incomplète, et elle concentre certaines substances toxiques davantage que la fumée « filtrée ». Autrement dit, dans beaucoup de cas, l’air le plus mauvais de la table est pour celui qui ne fume pas. Lire la suite »

 

Fumer seulement une ou deux cigarettes par jour n’est pas sans danger, tousser après l’arrêt peut être normal, et la nicotine n’est pas l’urgence sanitaire principale. À l’occasion du Mois sans tabac, RTL fait le point (le 2 novembre) sur les idées reçues qui compliquent l’arrêt du tabac.

Première erreur fréquente : croire qu’une à deux cigarettes par jour ne justifient pas un arrêt du tabac. C’est faux. Même à faible dose, le tabac augmente le risque pour la santé. Sur le plan cardiovasculaire, fumer une seule cigarette par jour accroît déjà nettement le risque de maladie par rapport à un non-fumeur. Autrement dit, une petite consommation n’est pas une consommation anodine.

Le risque ne se limite pas au cœur et aux artères. Pour le cancer du poumon, la quantité de cigarettes fumées compte, mais la durée d’exposition au tabac pèse lourd. Fumer peu, mais pendant 25 ou 30 ans, augmente malgré tout le risque de développer un cancer. L’idée selon laquelle quelques cigarettes quotidiennes seraient « acceptables » est donc trompeuse. Lire la suite »

3 Nov 2026 | Pression normative
 

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Le tabagisme baisse… mais pour continuer à réduire les 75 000 décès annuels liés au tabac, la Fédération Addiction appelle à poursuivre la hausse des prix, à donner toute sa place à la vape et à combattre beaucoup plus activement les inégalités sociales de santé. Elle met aussi en garde contre deux fausses pistes : faire de la nicotine l’ennemi principal et croire qu’une interdiction générationnelle permettra de faire disparaître le tabagisme.
C’est ainsi que débute une communication de la Fédération Addiction, rédigée par Benjamin Tubiana Rey, ce 2 novembre, que nous reprenons (voir 31 mai 2026 et 6 février 2026).

À l’occasion du Mois sans tabac, elle présente six priorités pour concentrer l’action publique sur ce qui compte vraiment : réduire les maladies et les morts.

Ne pas détricoter les politiques qui fonctionnent

La logique suivie par le Programme national de lutte contre le tabac est la bonne : agir en même temps sur les prix, les environnements, la prévention et l’accès à l’accompagnement. La hausse progressive du prix du tabac fait partie des mesures dont l’efficacité pour réduire les consommations est solidement établie.

Elle doit être maintenue, alors même qu’elle commence à être contestée par certains candidats à l’élection présidentielle. Pour la Fédération Addiction, revenir sur le signal-prix constituerait un mauvais choix de santé publique. Cela n’empêche pas de prendre au sérieux ses conséquences sur le budget des personnes les plus précaires : c’est précisément pourquoi les hausses de prix doivent s’accompagner d’un accès effectif et financièrement accessible aux dispositifs d’aide au sevrage tabagique.

Il faut également poursuivre la création d’environnements sans tabac, les campagnes positives comme le Mois sans tabac et l’investissement dans la prévention, notamment auprès des jeunes. Lire la suite »

3 Nov 2026 | Pression normative
 

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Du 1er au 30 novembre, le Mois sans tabac invite les fumeurs à arrêter leur consommation grâce à des outils gratuits et un accompagnement personnalisé. Lancée en 2016, l’opération a déjà mobilisé plus de 2,5 millions de participants, alors que le tabagisme recule en France, mais que de nouvelles formes de consommation, comme les puffs, inquiètent.
Nous reprenons une information de Sud Radio (le 2 novembre).

Du 1er au 30 novembre, Santé publique France et le ministère de la Santé, en partenariat avec l’Assurance Maladie, proposent 30 jours pour arrêter de fumer, avec des outils gratuits et un accompagnement personnalisé. Depuis le lancement de l’opération en 2016, plus de 2,5 millions de personnes y ont participé, dont 117 000 inscrits l’an passé.

L’idée est simple : arrêter ensemble, au même moment, pour s’entraider. Pour Nelly David, directrice générale d’Addiction France, interrogée par Sud Radio, « les chiffres ont démontré que ce mois sans tabac marchait pour les personnes qui fument ». « Après 30 jours de pause, les chances d’arrêter définitivement le tabac sont multipliées par 5 », explique-t-elle. Elle ajoute que lorsqu’on se projette, on multiplie par deux l’arrêt dans l’année qui suit. Il est donc « assez intéressant de faire une pause avec sa consommation de tabac ». Lire la suite »

31 Oct 2026 | Pression normative
 

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Norbert Neuvy, cofondateur de Nicotine World, ancien grand fumeur engagé pour une approche pragmatique de la réduction des risques liés au tabagisme (voir les 18 février 2026 et 23 septembre 2026), signe une tribune concernant l’importance de l’accès à une information transparente pour lutter contre le tabagisme.

Un fumeur qui souhaite arrêter n’a pas seulement besoin qu’on lui rappelle les dangers du tabac. Il a besoin de comprendre les mécanismes de la dépendance, de connaître l’ensemble des solutions disponibles et de savoir ce que la science dit de leur efficacité. En ce Mois sans tabac 2026, c’est cette exigence qu’il faut désormais porter : rendre les connaissances accessibles pour que chacun puisse avancer dans son parcours d’arrêt.

Ancien fumeur, je sais combien ces parcours diffèrent. Certains réussissent par un arrêt immédiat. D’autres ont besoin de substituts, de temps et d’étapes. Cette diversité ne doit pas être jugée : elle doit être accompagnée. Lire la suite »

 

En novembre, le Mois sans tabac invite les fumeurs à relever un défi : arrêter de fumer pendant 30 jours. Partenaire de cette campagne nationale, l’Arcom encourage les télévisions et les radios à diffuser largement les messages de prévention de Santé publique France sur leurs antennes (voir le 29 octobre 2026).
C’est ainsi que débute une communication de l’Arcom (régulateur de la communication audiovisuelle et numérique).

Ce partenariat s’inscrit dans l’action de l’Arcom en faveur de la santé publique. Tout au long de l’année, le régulateur invite les télévisions et les radios à relayer les campagnes d’intérêt général, notamment en matière de prévention des risques sanitaires ou encore de promotion d’une alimentation saine.

À la télévision comme à la radio, toute publicité ou propagande en faveur du tabac est interdite par la loi Évin du 10 janvier 1991. La publicité en faveur des produits de vapotage est également interdite. La délibération du 17 juin 2008, adoptée par le CSA (aujourd’hui l’Arcom), précise qu’aucune référence au tabac n’est tolérée dans les écrans publicitaires des chaînes de télévision et des radios, et qu’il est interdit de fumer sur un plateau ou en studio pendant une émission. L’Arcom veille au respect de ces règles.

La téléréalité fait par ailleurs l’objet d’une vigilance particulière en raison de son impact sur le jeune public : l’Arcom demande aux éditeurs d’éviter de diffuser des images de candidats en train de fumer dans les lieux ouverts.

29 Oct 2026 | Pression normative
 

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Désormais incontournable, le Mois sans tabac revient pour sa 11e édition (ce mois de décembre). C’est ainsi que débute une communication de Santé publique France, organisme dépendant du ministère de la Santé, que nous reprenons.

Que l’on envisage d’arrêter de fumer depuis longtemps ou que l’on souhaite profiter de cette édition pour franchir une première étape, le défi des 30 jours offre un cadre pour se lancer et renforcer sa motivation. Le Mois sans tabac est l’occasion de passer de l’intention à l’action !

Un petit pas pour un grand changement

Au-delà du défi symbolique, cette période permet de s’engager concrètement dans le sevrage, d’apprendre à mieux gérer les envies de fumer et de renforcer progressivement sa confiance dans sa capacité à poursuivre sans cigarette. Dans la plupart des cas, à l’issue des 30 jours d’abstinence, la dépendance diminue et les symptômes liés au manque, comme la nervosité ou l’irritabilité, s’atténuent. Lire la suite »