Une fenêtre sur l’actualité quotidienne de tous les événements liés directement ou indirectement au tabac
4 Juin 2026 | Pression normative
 

Un conducteur jettant son mégot par la fenêtre de sa voiture« Je n’arrive pas à y croire » : stupeur de l’ancien maire de Ribaute, dans l’Aude, après les gardes à vue de trois agents de l’Office national des forêts (ONF) dans l’enquête sur le gigantesque feu des Corbières en 2025.
Nous reprenons l’information de France 3 Occitanie.

Ils sont soupçonnés de négligence, une cigarette jetée de leur véhicule pouvant être à l’origine de l’incendie qui a détruit 17 000 hectares et fait un mort.

Après avoir entendu un certain nombre de témoignages très précis et après avoir visionné des vidéos et des photos prises par ces témoins, le lieu identifié initialement comme étant celui du départ du feu, par les enquêteurs, ne serait pas le bon. Il s’agirait d’un foyer secondaire qui se serait embrasé par contact de flammes.

L’incendie aurait pu partir dans le même secteur, un peu plus loin, mais en bordure de la route. Cette nouvelle donnée accrédite et conforte la thèse du jet de mégot depuis un véhicule.

(Voir aussi le 25 août 2025)

 

    1. C’est plus précisément le ministre de la Santé thaïlandais, Pattana Promphat, qui l’a fait savoir.

Et ce sont ses services qui préparent le texte s’inspirant de ce qui vient d’être adopté au Royaume-Uni (voir 22 avril 2026) : l’interdiction définitive de vendre du tabac à toute personne née après une certaine date (en l’occurrence, toute personne née après le 1er janvier 2009).

Une mesure qui existe aussi aux Maldives (voir 3 novembre 2025). Sachant que, là-bas, l’interdiction s’applique aussi aux produits du vapotage.

Pour en revenir à la Thaïlande, l’interdiction d’acheter du tabac s’applique à toute personne ayant moins de 20 ans.

Précisons que la Thaïlande (71 millions d’habitants) est un pays de culture de tabac, ce qui laisse prévoir certaines « résistances culturelles » au projet.
Le vapotage est officiellement banni là-bas.

(Voir aussi les 30 avril 2025 et 6 mai 2022).

 

L’Alliance Contre-Feu et 25 associations pressent le Gouvernement d’adopter la proposition de loi pour une « génération sans tabac » (voir 4 novembre 2026). Nous reprenons leur communication.

À l’occasion de la Journée mondiale sans tabac, un collectif de 26 organisations mené par Contre-Feu, l’Alliance contre l’industrie du tabac, lance un appel solennel au Gouvernement.
Dans une tribune publiée dans le quotidien La Croix, ces acteurs majeurs de la santé publique et de la défense de l’environnement, parmi lesquels la Ligue contre le cancer, la Fondation du Souffle ou encore la Fédération française de cardiologie, exhortent l’exécutif à se saisir en urgence de la proposition de loi visant à interdire la vente de produits du tabac aux jeunes nés après 2014. Lire la suite »

1 Juin 2026 | Pression normative
 

Cigarette à la main en terrasse

À l’occasion de la Journée mondiale sans tabac, un constat s’impose : informer et culpabiliser ne suffisent plus. Pour aider les fumeurs à décrocher, la science du comportement et l’accompagnement psychologique s’avèrent bien plus efficaces que la seule injonction rationnelle, explique Jérôme Palazzolo, psychiatre et psychothérapeute, professeur à l’Université Côte d’Azur, dans le JDD / Journal du Dimanche (du 31 mai).

Le tabagisme demeure, en 2026, la première cause évitable de mortalité. Ce constat, largement partagé, pourrait laisser penser que l’enjeu relève désormais de la seule information. Or, la persistance d’une prévalence élevée, notamment dans les populations les plus vulnérables, nous rappelle une évidence clinique : on ne change pas un comportement complexe par la seule injonction rationnelle.

Fumer ne se résume pas à une consommation de nicotine. C’est un comportement appris, entretenu par des renforcements multiples – biologiques, émotionnels, cognitifs et sociaux. La cigarette apaise, structure, accompagne. Elle s’inscrit dans des routines, des contextes, parfois dans une identité. Dès lors, l’arrêt ne peut être envisagé comme une simple décision, mais comme un processus de transformation. Lire la suite »

29 Mai 2026 | Pression normative
 

Chaque année, le 31 mai, la Journée mondiale sans tabac remet la lutte contre le tabagisme au centre du débat public. C’est nécessaire. Mais cette journée, organisée par l’OMS depuis 1987 pour mieux faire connaître les dangers du tabac, ne peut pas se limiter à rappeler que le tabac tue. Nous le savons. Le tabagisme demeure d’ailleurs la plus importante épidémie évitable à laquelle les soignants sont confrontés au quotidien. Cette journée doit aussi poser une question plus difficile, plus concrète, et trop souvent évitée : comment aider réellement les fumeurs à sortir du tabac ? C’est ainsi que commence une tribune signée par Norbert Neuvy (fondateur de Nicotine World / voir 18 février 2026 et 15 novembre 2025).

Le tabac reste l’une des premières causes de mortalité évitable dans le monde. Cancers, maladies cardiovasculaires, pathologies respiratoires chroniques : les conséquences sanitaires sont connues, documentées, massives. En France, malgré des progrès encourageants, des millions de personnes continuent de fumer chaque jour.

Selon Santé publique France, la prévalence du tabagisme quotidien est passée de 25 % en 2021 à 17,4 % en 2024. Chez les 18-29 ans, la baisse est encore plus nette, de 29 % à 18 % sur la même période. Ces chiffres sont positifs. Mais ils ne doivent pas masquer une réalité : pour une partie des fumeurs, l’arrêt brutal ne fonctionne pas. C’est précisément là que la réduction des risques doit intervenir. Lire la suite »

28 Mai 2026 | Pression normative
 

Elle fait son retour sur les écrans : alors que les associations anti-tabac mènent depuis des années des campagnes de prévention, elles alertent aujourd’hui sur un retour de la cigarette mise en avant dans les médias. Dans des scènes de films, de séries, des clips de musique ou même sur les photos d’influenceurs sur les réseaux sociaux, les associations pointent du doigt une forme d’incitation à fumer qui cible en particulier le jeune public.
Nous reprenons un sujet de RTL ce 24 mai.

« C’est clairement une contre-attaque menée par l’industrie », déplore Emmanuel Ricard, médecin de santé publique et porte-parole de la Ligue contre le cancer.
Invité de RTL ce 24 mai, il explique qu’il y a depuis quelques années une baisse de la consommation de tabac chez les jeunes : « Chez les lycéens, c’est 5,5 % des jeunes qui sont dans les enquêtes fumeurs », ce qui pousse l’industrie du tabac à trouver de nouveaux moyens d’attirer ces jeunes consommateurs, puisqu’elle « perd et a besoin de 200 000 nouveaux consommateurs chaque année ». Lire la suite »

27 Mai 2026 | Pression normative
 

Sept Français sur dix soutiennent l’interdiction du vapotage dans les zones non-fumeurs, selon un sondage OpinionWay pour la Ligue contre le cancer (voir le 26 mai). Nous reprenons l’article du Parisien / Aujourd’hui en France sur le sujet.

Ils sont une majorité à le penser. Sept Français sur dix soutiennent l’idée d’une interdiction du vapotage dans les zones non-fumeurs, indique un sondage cité par RMC ce 25 mai. Le sondage a été mené par l’institut OpinionWay, pour la Ligue nationale contre le cancer, une association militant pour la prévention, les dépistages et la recherche sur les cancers.

Interdire le vapotage dans les espaces sans tabac permettrait de « réduire la visibilité et l’attractivité de la cigarette électronique, toujours plus glamour avec ses goûts et ses jeux de lumière, et abusivement présentée comme inoffensive, avant que sa consommation ne s’installe durablement », développe l’association dans un communiqué cité par RMC.

La cigarette électronique est plébiscitée par « deux types de publics », selon la Ligue contre le cancer : « les fumeurs qui substituent la nicotine », mais aussi « des jeunes », de plus en plus nombreux à vapoter.

« On craint d’être en retard d’une guerre, et que ce qu’on gagne sur la cigarette on le perde sur le vapotage », déplore le docteur Emmanuel Ricard, directeur de la prévention à la Ligue contre le cancer, auprès de RMC.

En février, l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses) alertait déjà sur les risques de la cigarette électronique sur la santé, identifiant de possibles « effets cardiovasculaires, respiratoires et cancérogènes, y compris en l’absence de nicotine dans les produits » (voir 6 et 12 février).

En principe, le vapotage est interdit dans les établissements scolaires, ainsi que dans les moyens de transport fermés, ou encore les lieux accueillant des postes de travail fermés, couverts et à usage collectif.

26 Mai 2026 | Pression normative
 

Faudrait-il étendre au vapotage les zones sans tabac en France ? Une large majorité de Français y seraient favorables (7 sur 10), selon un sondage OpinionWay pour la Ligue contre le cancer que RMC dévoile ce 25 mai.
Nous reprenons son information.

Depuis bientôt un an, il est déjà interdit de fumer sa cigarette sur les plages, dans les parcs, les abribus ou les écoles (voir les 30 mai et 1er juillet 2025).
Avec ce nouveau sondage, la Ligue contre le cancer milite pour que cette interdiction soit étendue à la vapoteuse : la cigarette électronique.

Il faudrait ainsi, selon la Ligue contre le cancer, « réduire la visibilité et l’attractivité de la cigarette électronique, toujours plus “glamour” avec ses goûts et ses jeux de lumière, et abusivement présentée comme inoffensive, avant que sa consommation ne s’installe durablement », écrit l’association dans son communiqué.

« On a deux types de publics, les fumeurs qui substituent la nicotine, mais aussi de plus en plus de jeunes qui consomment », poursuit sur RMC le docteur Emmanuel Ricard, médecin en santé publique et directeur de la prévention à la Ligue contre le cancer.
« On craint d’être en retard d’une guerre, et que ce qu’on gagne sur la cigarette on le perde sur le vapotage », s’inquiète-t-il. Lire la suite »

 

En principe, Milan (1 360 000 habitants) a décidé de devenir une ville où il est interdit de fumer dans l’espace public… à moins de se retrouver dans un lieu isolé où il soit possible de maintenir une distance de 10 mètres entre le fumeur et d’autres personnes (voir 26 décembre 2024 et 20 janvier 2021).

Ce 18 mai, une motion a été présentée au conseil municipal avec une mesure imposant l’interdiction absolue de fumer, y compris dans les lieux isolés où il était encore permis de fumer en respectant la distance de 10 mètres.

Elle a été rejetée par le conseil municipal : 20 contre (dont celle de la présidente du conseil municipal), 13 pour, 7 abstentions.

 

bieg ben, tamise, angleterre

Le secrétaire d’État britannique à la santé, Wes Streeting, vient de démissionner.
Opportunément, il vient de se découvrir de graves divergences avec le premier ministre travailliste Keir Starmer, dont la formation vient de connaître de graves revers lors des élections locales d’il y a un peu plus d’une semaine.

Wes Streeting a conduit l’aboutissement du processus législatif correspondant au « Generational Ban » (la loi sur la génération sans tabac, interdisant de vendre du tabac, à vie, à toute personne née après le 1er janvier 2009 / voir 22 avril 2026).

Cette démission n’empêchera pas l’application du « Generational Ban » à partir de l’année prochaine.

D’autant que cette prohibition – si on devait l’appeler par son vrai nom – avait été initiée par le gouvernement précédent travailliste de Rishi Sunak (voir le 17 avril 2024).
Dont le Parti conservateur a aussi essuyé une défaite aux dernières élections locales (au profit du – très à droite – Reform Party, seule formation politique à s’opposer au Generational Ban).

Wes Streeting avait multiplié les formules pour souligner le caractère novateur du « Generational Ban » : « un tournant historique pour la santé du pays… On stoppe le cycle de l’addiction tabagique pour les générations futures… Mieux vaut prévenir que guérir… Nous protégeons des jeunes qui jamais n’accéderont au tabac ».

La politique…