Une fenêtre sur l’actualité quotidienne de tous les événements liés directement ou indirectement au tabac
 

Le gouvernement fédéral belge a fait connaître, ce 2 décembre, les axes principaux de son plan anti-tabac. La plupart des mesures annoncées, qui doivent faire encore l’objet d’une concertation entre les différentes institutions du pays, entreront en vigueur après 2024, … soit après les prochaines élections, d’après rtbf.be.

Le ministre fédéral de la Santé, Frank Vandenbroucke en avait fait un de ses objectifs principaux : « nous misons résolument sur un plan anti-tabac avec de grandes ambitions pour une génération sans tabac. Pour ce faire, nous allons rendre le tabagisme moins attrayant et plus difficilement accessible. Notre objectif ultime est que les enfants soient de moins confrontés aux cigarettes. »

•• Depuis 2009, il est interdit de fumer dans les bâtiments accessibles au public (comme les cafés et les restaurants).

Il est question à présent d’étendre cette interdiction à certains lieux en plein air. Les cigarettes seront ainsi bannies des parcs d’attractions, des parcs animaliers, des fermes pour enfants (pendant les activités) et des plaines de jeux à partir du 1er janvier 2025.

•• La Chambre a voté récemment une loi qui interdit la vente de cigarettes via des distributeurs automatiques à partir de 2024 (voir 26 octobre 2022). La volonté fédérale est de réduire encore plus le nombre de points de vente.

Sachant que l’on trouve du tabac dans de multiples réseaux en Belgique. Le seul réseau « référent » et spécialisé étant celui des tabac-libraires-presse représenté, dans la région de Bruxelles et en Wallonie, par Prodipresse (ndlr / voir 30 novembre).

Il est question, par exemple, d’interdire l’achat de paquets de cigarettes dans les bars et cafés à partir du 1er janvier 2025. Ainsi que dans les festivals. Le gouvernement fédéral a également conclu un accord pour mettre fin à la vente de tabac dans les supermarchés d’ici 2028.

30 Nov 2022 | Pression normative
 

Cigarettes, vapoteuses ou autres dérivés du tabac sont interdits, depuis ce 28 novembre, devant tous les groupes scolaires et les crèches de la Ville de Lyon. Des sanctions ne sont toutefois pas à l’ordre du jour. 

« L’objectif est de faire une génération sans tabac, que les jeunes qui auront 20 ans en 2030 puissent vivre sans tabac. Depuis 2015, il n’y a pas eu d’évolution législative, aujourd’hui il faut aller plus loin et les villes ont leur rôle à jouer », fait valoir, dans Lyon Capitale, Céline de Laurens, l’adjointe au maire déléguée à la Santé et à la prévention, tout en soulignant qu’actuellement 26 % des jeunes d’Auvergne-Rhône-Alpes fument.

•• Près de dix ans après la création du premier espace sans tabac du Rhône sur la plage des Sapins, en 2013, le nombre de zones où la cigarette est interdite va donc passer de 103 à plus de 450 à la suite de l’arrêté pris par la Ville de Lyon. Lire la suite »

14 Nov 2022 | Trafic
 

Terra Nova se présente comme un « think-tank progressiste » et dispose d’une certaine influence dans les cercles politiques, médiatiques ou de hauts fonctionnaires. On a connu ses positions favorables au cannabis (voir 4 octobre 2016, 23 octobre 2020).

Et le moins que l’on puisse dire est que cette fondation n’est pas défavorable aux outils « traditionnels » de la lutte anti-tabac : paquet neutre, prix, etc … Mais notre attention a été attirée par une note de la fondation, publiée le 10 novembre. Son titre : « l’efficacité des politiques publiques : 3 cas – sécurité routière, tabac, alcool – et quelques questions ». Son auteur est un universitaire, Christian Ben Lakhdar.

Nous reprenons des extraits de la note à propos du tabac. Mais on peut déjà donner ses conclusions : la politique de lutte contre le tabagisme par les prix a montré toutes ses limites.  Lire la suite »

 Commentaires fermés sur Une note de la fondation Terra Nova remet en cause l’outil fiscal pour lutter contre le tabagisme  , , ,
6 Nov 2022 | Observatoire
 

« La consommation de tabac est de plus en plus un marqueur social : en vingt ans, si la part de fumeurs quotidiens est passée de 28 % à 18 % dans les catégories supérieures, elle na pas baissé dans les catégories modestes, stagnant à 30 %. » 

Christophe Guilluy (essayiste, auteur de « La France périphérique ») dans son dernier ouvrage « Les dépossédés » (voir 4 novembre).

4 Nov 2022 | Observatoire
 

Ils sont suivis avec attention, les travaux de Christophe Guilluy – essayiste et géographe, auteur des livres « La France périphérique » et « Temps des gens ordinaires » – qui scrute avec précision les mouvements de fond et les évolutions d’ une société française difficile à décrypter.

Il vient de publier un nouvel essai (« Les dépossédés ») portant sur « les classes populaires » et les surprises qu’elles peuvent encore apporter : « ils subissent un éloignement géographique, social, politique et culturel. Ils sont la majorité. Ils sont à l’origine de toutes les contestations actuelles, qui ne ressemblent à aucun des mouvements sociaux des siècles passés : ils sont les dépossédés. »

Christophe Guilluy y met en exergue plusieurs facteurs « d’exclusion » des classes populaires. Dont le tabac (extrait, page 48) : « La consommation de tabac est de plus en plus un marqueur social : en vingt ans, si la part de fumeurs quotidiens est passée de 28 % à 18 % dans les catégories supérieures, elle n’a pas baissé dans les catégories modestes, stagnant à 30 %. » 

 Commentaires fermés sur « La consommation de tabac, un marqueur social » (Christophe Guilluy)  , ,
14 Oct 2022 | Observatoire
 

Nouveau retour sur le sondage réalisé par l’institut Odoxa, pour le compte de Philip Morris France, qui donne un éclairage sur l’opinion des Français concernant la prochaine hausse de la fiscalité des produits du tabac (voir 12 octobre) et sur les vraies raisons qui incitent à réduire ou à arrêter de fumer (voir 13 octobre) … Question sur les alternatives moins nocives que la cigarette.

Il a été posé la question aux fumeurs membres de l’échantillon : et vous, personnellement, si on vous informait sur des alternatives moins nocives que la cigarette, est-ce que cela pourrait vous inciter à arrêter de fumer ?

… oui, certainement : 15 %
… oui, probablement : 46 %
(total, oui) : 61 %  Lire la suite »

 Commentaires fermés sur Fiscalité tabac : le besoin d’information sur les alternatives moins nocives (sondage Odoxa)  , ,
13 Oct 2022 | Observatoire
 

Revenons sur le sondage réalisé par l’institut Odoxa, pour le compte de Philip Morris France, qui a jeté un éclairage sur le peu de crédit qu’accordent les Français à l’efficacité de la prochaine hausse de fiscalité des produits de tabac (voir 12 octobre) … Question sur les raisons ayant incité à réduire ou à arrêter de fumer :

Il a été posé une question aux membres de l’échantillon ayant réduit leur consommation ou arrêté de fumer : « qu’est-ce qui vous a incité à arrêter de fumer ou à diminuer votre consommation de cigarettes ? » :

le fait de vouloir préserver votre santé : 61 %
les hausses des prix du tabac : 30 % Lire la suite »

 Commentaires fermés sur Fiscalité tabac : les raisons qui incitent à réduire ou à arrêter … (sondage Odoxa)  , , ,
12 Oct 2022 | Observatoire
 

Après l’annonce d’une nouvelle augmentation de la fiscalité des produits du tabac, par le Gouvernement (voir 27 septembre) dans le cadre du Projet de Loi de Financement de la Sécurité sociale, l’institut Odoxa a réalisé un sondage pour le compte de Philip Morris France. En voici les premiers enseignements.

•• Sur les conséquences de la hausse des prix du tabac

Il a été posé la question suivante à l’échantillon: « voici un certain nombre de reproches concernant la hausse des prix du tabac. Vous personnellement, dites-nous si vous êtes d’accord ou pas d’accord avec chacun de ces reproches. Cette nouvelle hausse des prix du tabac …

… va augmenter les ventes de tabac illicite (contrebande et contrefaçon) :
. d’accord : 87 %
. pas d’accord : 13 % Lire la suite »

 Commentaires fermés sur Fiscalité tabac : les Français ne sont pas convaincus de l’utilité de la hausse des prix  , ,
10 Oct 2022 | Institutions
 

Après deux années marquées par la pandémie de COVID-19 et leurs résultats décevants (voir 3 et 24 décembre 2021), cette nouvelle édition de Mois sans tabac remet le collectif au centre de l’opération grâce à un dispositif qui « met en avant le moteur motivationnel de l’arrêt collectif et l’importance du soutien dans le sevrage », annonce le communiqué de lancement de Santé publique France.

En parallèle, le dispositif propose toujours des informations et des conseils pour que chacun puisse choisir sa stratégie et se lancer dans l’arrêt du tabac. Nous reprenons des extraits du communiqué de Santé Publique France.

•• Cette année, l’habillage de Mois sans tabac fait aussi peau neuve avec une nouvelle charte graphique et un nouveau slogan : « Vous n’étiez pas seul quand vous avez commencé. Vous ne serez pas seul pour arrêter ». Mois sans tabac est un challenge qui se relève, chaque mois de novembre, collectivement, grâce au soutien des différents acteurs (professionnels de santé, partenaires, commerces de proximité, proches…).

Des actions de terrain sont ainsi à nouveau déployées pour être au plus proche des fumeurs. Dans chaque région, deux stands Mois sans tabac animés par les ambassadeurs régionaux, et accompagnés par les partenaires locaux, seront présents lors de journées dédiées dans des centres commerciaux afin de fournir les informations utiles sur l’arrêt du tabac.

•• Parmi l’ensemble des outils disponibles pour soutenir les participants, on retrouve :

Tabac info service, dispositif majeur de l’accompagnement à l’arrêt du tabac, qui comprend le site internet tabac-info-service.fr, le numéro d’aide à distance 39 89, la ligne téléphonique gratuite de Tabac info service, l’application d’e-coaching Tabac info service

les réseaux sociaux

un kit d’aide à l’arrêt Mois sans tabac comprenant le programme de 40 jours (composé de deux phases : 10 jours de préparation et 30 jours de défi), une roue des économies et aussi cette année deux flyers d’informations, l’un détaillant les différents outils disponibles pour arrêter de fumer et l’autre expliquant comment avoir recours à un professionnel de santé pour être accompagné tout au long de l’arrêt.

•• Depuis ce dimanche 9 octobre, 3 spots TV de 30 secondes sont diffusés sur les chaînes nationales, reprenant le slogan de la campagne : « Vous n’étiez pas seul quand vous avez commencé, vous ne serez pas seul pour arrêter ». Ils mettront en scène différentes époques de la vie de fumeurs et différents styles de fumeurs, toujours dans le cadre d’un collectif : le moment où ils se sont mis à fumer et le moment où ils arrêtent. Ces spots seront également déclinés en formats radio et vidéo en ligne pour accroître leur visibilité.

Depuis le début du mois, une campagne d’affichage aux nouvelles couleurs de Mois sans tabac est déployée à grande échelle dans 18 000 pharmacies, ainsi que les centres commerciaux, commerces de proximité et gares. Côté digital, des post sur les réseaux sociaux et des bannières sont visibles sur de nombreux sites.

Le site annonce à ce jour 26 851 inscrits.

9 Oct 2022 | Profession
 

« Les plus pauvres fument plus qu’il y a vingt ans et près de la moitié des chômeurs sont des fumeurs. » 

Extrait de La tribune d’Hippolyte Septier dans l’hebdomadaire Marianne (voir 5 octobre).