Une fenêtre sur l’actualité quotidienne de tous les événements liés directement ou indirectement au tabac
1 Mar 2026 | Observatoire
 

Une vaste étude génétique identifie des variants rares capables de réduire fortement la consommation de cigarettes. Ces différences biologiques pourraient expliquer pourquoi certaines personnes résistent mieux à l’addiction que d’autres. Nous reprenons l’article d’Ariane Polge que Science & Vie consacre au sujet (le 27 février).

Face au tabac, tous les fumeurs ne sont pas égaux. Certains deviennent rapidement dépendants, tandis que d’autres limitent spontanément leur consommation ou parviennent à arrêter plus facilement. Longtemps attribuées à la motivation ou à l’environnement, ces différences pourraient aussi avoir une origine biologique. Pour certains individus, la résistance au tabac est inscrite dans leur biologie.

Pourquoi la dépendance à la nicotine varie autant d’une personne à l’autre

La dépendance au tabac résulte d’un mécanisme bien connu. La nicotine se fixe sur des récepteurs spécifiques du cerveau, ce qui active les circuits de récompense et renforce l’envie de consommer. Cependant, l’intensité de cette réponse varie fortement selon les individus.

Pour comprendre cette variabilité, une équipe internationale a analysé les génomes de 37 897 fumeurs participant à une cohorte de santé à Mexico. Les chercheurs ont ensuite comparé ces résultats avec des bases de données issues du UK Biobank et de Biobank Japan afin de vérifier si les effets observés se retrouvaient dans différentes populations.
L’objectif était d’identifier des variantes génétiques rares capables d’influencer directement le comportement tabagique. Lire la suite »

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17 Sep 2025 | Associations
 

Dans sa dernière campagne « Carton rouge : le marketing agressif des paris sportifs », Addictions France (voir 26 juin 2025) révèle les pratiques promotionnelles des opérateurs de jeux d’argent et de hasard. Pour ces derniers, les paris sportifs représentent un secteur particulièrement lucratif : au cœur d’un marché en plein essor, ils ciblent délibérément les jeunes et encouragent des comportements addictifs, profitant d’un cadre réglementaire insuffisant.
C’est ainsi que débute un communiqué d’Addictions France dont nous reprenons l’essentiel.

Une publicité omniprésente qui incite à jouer toujours plus

Pour séduire toujours plus de joueurs, les opérateurs de jeux déploient des stratégies marketing massives : sponsoring de clubs de football et de fédérations sportives, publicités ciblées pendant les matchs, slogans accrocheurs… L’objectif : rendre le pari sportif incontournable dans les compétitions sportives.

Les parieurs sont incités à miser toujours plus grâce à une combinaison de visuels attractifs qui jouent sur les émotions fortes, des figures emblématiques et la promesse de gains faciles. Le rapport d’Addictions France met en avant les techniques incitatives des opérateurs et la systématisation des gratifications financières : freebets, offres promotionnelles, notifications, publicités interstitielles…

En 2024, année marquée par l’Euro et les Jeux olympiques de Paris, les opérateurs de jeux ont annoncé à l’ANJ un investissement publicitaire record de 670 millions d’euros. Une stratégie qui a porté ses fruits : selon un sondage IFOP réalisé pour Addictions France, 62 % des parieurs déclarent avoir joué sous l’influence de la publicité, et 83 % de ceux exposés à des contenus d’influenceurs affirment que cela leur a donné envie de parier.
« L’industrie des paris sportifs prospère sur l’illusion et la dépendance. Elle veut faire croire qu’aimer le sport, c’est parier. Il est temps d’en finir avec cette banalisation qui menace la santé publique », dénonce Myriam Savy, directrice de la communication et du plaidoyer chez Addictions France.

Une législation dépassée face au numérique : Addictions France appelle à renforcer la réglementation

Malgré les règles établies par l’Autorité nationale des jeux (ANJ) – dont les moyens sont clairement insuffisants –, Addictions France révèle les carences majeures du cadre de régulation actuel. D’après l’enquête menée par l’association, près de 30 % des contenus d’influenceurs ne respectent pas les directives de l’ANJ, et 80 % négligent les messages de prévention obligatoires. Les formats éphémères comme les stories échappent largement à tout contrôle.

Face à ce constat, Addictions France appelle à des mesures concrètes pour réduire l’exposition des jeunes à la survalorisation des paris sportifs afin de limiter les risques d’addiction au jeu :

  • Réduire le volume de publicités pour des jeux d’argent, notamment en interdisant la publicité sur les réseaux sociaux, à la TV ou à la radio ;
  • Interdire le sponsoring par des opérateurs de jeux ;
  • Interdire les gratifications financières (bonus, freebets…) ;
  • Instaurer des sanctions réellement dissuasives et, comme pour la loi Evin, habiliter les associations de lutte contre les addictions à poursuivre en justice les contrevenants.
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12 Sep 2025 | Observatoire
 

De quoi relativiser les cris d’orfraie lancés par ces associations avertissant d’un péril nicotine et tabac chez les jeunes qui monterait en puissance …

L’OFDT (Office français des Drogues et des Tendances addictives) vient de publier les résultats de l’enquête ESPAD (European School Survey Project on Alcohol and other Drugs) portant sur les addictions des mineurs de 16 ans en Europe.

Rappelons que l’enquête ESPAD existe depuis 1999 et qu’elle livre une photographie des usages précoces tout en offrant une comparaison dans le temps : 113 882 adolescents nés en 2008 ont été questionnés dans 37 pays dont 3 376 en France (entre avril et juin 2024). Du lourd.


Pour la France l’enquête révèle que 3,1 % des ados de 16 ans interrogés font un usage quotidien de cigarettes.

Cette statistique a été divisée par … 5 depuis 2015. Époque où nous en étions à 16 %.
Pour comparaison, nous en sommes, actuellement, à 19,1 % en Hongrie.

Quant à la simple « expérimentation » de la cigarette, elle est de 20 % parmi ces jeunes consommateurs (32 % en 2015).


Alors qu’ils « expérimentent » le vapotage à hauteur de 38 % (44 % en 2015).
20 % déclarant avoir vapoté au cours du mois.


Il s’avère que l’expérimentation du cannabis est de 8,4 %. Là aussi, il y a une baisse… spectaculaire : 31 % en 2015.
Quant à l’expérimentation d’autres drogues dites dures (cocaïne, MDMA, LSD …), elle ressort à 3,9 %.


Côté alcool, nous en sommes à 68 %, côté expérimentation, et à 40 % pour l’usage au cours du mois.
(Voir aussi le 23 mai)

29 Août 2025 | Observatoire
 

carte-dom-bytelEn 2023, l’enquête « Escapad » menée par l’OFDT (Observatoire français des Drogues et des Tendances addictives) a interrogé 2 869 jeunes de 17 ans en Guadeloupe, Martinique, Guyane, La Réunion, Nouvelle-Calédonie et Polynésie française.
Ses résultats viennent de sortir et confirment des niveaux d’usage de substances psychoactives souvent inférieurs à ceux observés en France hexagonale, tout en mettant en lumière des spécificités territoriales marquées.
Nous reprenons des extraits du communiqué de l’OFDT, publié fin juillet.

Tabac

Dans la majorité des territoires ultramarins, les jeunes de 17 ans consomment moins de tabac et d’alcool que leurs homologues de France hexagonale.
Le taux le plus bas de tabagisme quotidien est enregistré en Guadeloupe (5 % contre 15,6 % en métropole).
La Nouvelle-Calédonie fait exception, avec un niveau de tabagisme quotidien à 17 ans de 24,6 %.

Alcool

L’usage régulier d’alcool y est supérieur à la France hexagonale (11,2 % contre 7,2 %) et en hausse constante depuis 2017.
Les alcoolisations ponctuelles importantes répétées (≥ 3 épisodes dans le mois de consommations d’au moins 5 verres d’alcool en une occasion) y sont également très fréquentes (30,2 % contre 13,6 % en France hexagonale), tout comme en Polynésie française (22,8 %).

Cannabis et autres substances

Trois territoires se distinguent par un usage régulier de cannabis plus élevé qu’en métropole : La Réunion, la Polynésie française et la Nouvelle-Calédonie.
À l’inverse, la Martinique, la Guadeloupe et la Guyane affichent des niveaux plus faibles, en recul depuis plusieurs années, toujours selon l’OFDT.

(Voir aussi le 25 juillet 2014)

18 Juil 2025 | Observatoire
 

Une enquête de l’Observatoire français des drogues et des tendances addictives (OFDT) révèle une évolution dans la perception des risques liés aux substances psychoactives par les Français.
Nous reprenons des extraits de la dépêche consacrée par l’AFP au sujet.

Les Français perçoivent aujourd’hui le tabac et l’alcool comme plus dangereux qu’en 1999, tandis que le cannabis et la cocaïne apparaissent moins menaçants, selon une enquête publiée ce 17 juillet par l’Observatoire français des drogues et des tendances addictives (OFDT).

L’enquête sur les représentations, opinions et perceptions sur les psychotropes (EROPP) a été réalisée au cours de l’année 2023 sur le territoire hexagonal, sur un échantillon représentatif de 2 718 personnes âgées de 18 à 75 ans. Lire la suite »

26 Juin 2025 | Institutions
 

Amine Benyamina vient d’être élu, ce 21 juin, président d’Addictions France. Il succède à Bernard Basset.

Fondée en 1872 par Claude Bernard et Louis Pasteur,
Addictions France est une association loi 1901, reconnue d’utilité publique et agréée d’éducation populaire. Son action va de la prévention aux soins, en passant par le travail social.
Les professionnels de l’association interviennent sur toutes les conduites addictives : alcool, tabac, cannabis, médicaments psychotropes, drogues illicites, pratiques de jeu excessives et autres addictions sans substance. En s’appuyant sur une forte implantation régionale.

L’association se veut également force de proposition « pour faire évoluer les opinions et contribuer à la mise en place d’une politique cohérente sur les addictions ».

Professeur de psychiatrie et d’addictologie, Amine Benyamina est déjà président de la Fédération française d’Addictologie (FFA) et du Réseau de Prévention des Addictions (Respadd).

Concernant le tabac, il a déjà déclaré voir « des limites » à la politique de hausse des prix, « mais reste vigilant concernant les initiatives du “lobby du tabac” » (voir les 30 mai 2021 et 11 décembre 2023).

4 Juin 2025 | Observatoire
 

Les ventes de tabac ont chuté de plus de 11 % l’an dernier en France, tandis que le tabagisme est en « diminution continue », souligne l’Observatoire français des drogues et des tendances addictives (OFDT) dans son bilan annuel, publié le 30 mai, au lendemain de l’annonce du Gouvernement de l’interdiction de la cigarette dans certains lieux publics à partir de cet été (voir 30 et 31 mai 2025).

Voici la dépêche AFP sur le sujet. Lire la suite »

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23 Mai 2025 | Observatoire
 

L’info : la consommation de cigarettes, d’alcool et de stupéfiants chez les adolescents baisserait en Europe, mais de nouvelles formes d’addictions se développent.

La source : l’Agence européenne des drogues – EUDA, dans le cadre de sa grande enquête ESPAD (projet européen d’enquête en milieu scolaire sur l’alcool et les autres drogues – voir le 12 novembre 2020).

Soit 113 882 élèves, âgés de 15 à 16 ans, dans 37 pays européens, courant 2024.

Les résultats :

  • Tabac : 18 % des jeunes déclarent avoir fumé au moins une cigarette au cours du dernier mois.
    En 1995, nous en étions à 33 %.
  • Vapotage : 22 % des jeunes déclarent avoir vapoté au cours du dernier mois. Ils étaient 14 % en 2019.
    46 % des filles déclarent avoir vapoté « au moins une fois dans sa vie ». 41 % des garçons.
  • Alcool : 43 % des jeunes déclarent avoir bu de l’alcool les 30 derniers jours. Ils étaient 55 % en 1995.
  • Stupéfiants : 14 % des jeunes déclarent avoir déjà expérimenté une substance illicite (19 % en 2011).
  • Médicaments (dans le cadre d’un usage non médical) comme des sédatifs, tranquillisants et analgésiques : 14 % ont déjà utilisé ces médicaments.
  • Jeux d’argent en ligne : 14 % (des 15-16 ans, rappelons-le) y ont déjà joué.
    Nous en étions à 8 % en 2019.
19 Jan 2025 | Observatoire
 

Suite à la sortie de la nouvelle édition de son rapport « Drogues et addictions, chiffres clés » (voir 15 janvier), l’OFDT (Observatoire français des Drogues et des Tendances addictives) a établi une estimation du nombre d’usagers de substances psychoactives parmi les 11-75 ans et du nombre de joueurs parmi les 18-75 ans en France. 

Nous reprenons la classification de l’OFDT telle que conçue par ce Groupement d’Intérêt public constitué par dix ministères …

Attention : la notion d’expérimentateurs, ici, correspond à, au moins, un usage au cours de la vie (cet indicateur sert principalement à mesurer la diffusion d’un produit dans la population). Lire la suite »

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