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1 Juin 2026 | Profession
 

Trois syndicats professionnels de la filière du CBD en France ont publié un communiqué commun dénonçant une position ministérielle qui « déforme la réalité scientifique et condamne arbitrairement la filière française » et menaçant le Gouvernement d’une « procédure contentieuse », faute de « l’ouverture d’une vraie concertation avec l’ensemble des parties prenantes ».
En effet, depuis le 15 mai 2026, les denrées alimentaires au cannabidiol sont interdites à la vente dans l’Hexagone (voir 11 mai et 13 mai).

L’UIVEC (Union des Industriels pour la valorisation des Extraits de Chanvre), l’AFPC (Association française des Producteurs de Cannabinoïdes) et l’UPCBD (Union des Professionnels de Cannabis Bien-être et de Détente) s’insurgent contre l’interprétation du ministère de l’Agriculture, évoquant les positions de l’Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA) qui pourtant « n’a jamais conclu à la dangerosité du CBD ». Lire la suite »

28 Mai 2026 | Observatoire
 

Les volumes de tabac vendus dans le réseau des buralistes ont diminué de 8,2 % par rapport à 2024. C’est ainsi que l’OFDT / Observatoire français des drogues et des tendances addictives (voir 26 février 2026 et 18 juillet 2025) débute un communiqué-bilan sur le tabagisme en 2025 (voir 27 mai 2026).

Certains départements frontaliers (Nord, Pas-de-Calais, Ardennes) sont moins concernés par cette baisse. La hausse des taxes en Belgique et au Luxembourg ayant entraîné un report sur le territoire français des acheteurs qui allaient auparavant se fournir à l’étranger témoigne de l’utilité de politiques publiques mises en œuvre au niveau européen (ndlr : il y aurait des choses à dire sur le sujet… on y reviendra / LMDT).

Malgré la diminution des volumes, le chiffre d’affaires global du tabac atteint 18,4 milliards d’euros en 2025 : il s’avère quasi stable depuis 2017, avec une croissance moyenne de 0,2 % par an. En effet, après l’augmentation des prix en 2024, la hausse des prix des cigarettes demeure modérée en 2025 (le prix moyen du paquet de cigarettes de la marque la plus vendue passant de 12,54 euros à 13 euros, tandis que le prix moyen du paquet de tabac à rouler de la marque la plus vendue reste inchangé à 23,90 euros)… (ndlr : là encore… on reviendra sur le sujet / LMDT).

La diversification du marché du tabac se confirme

À noter que si les ventes de cigarettes et de tabac à rouler baissent toutes deux en 2025 comparativement à 2024 (-8,7 % et -9,6 % respectivement, un peu moins que sur l’année précédente), celles des autres produits du tabac restent assez stables, avec une progression de 0,3 %.
Les évolutions sont cependant contrastées : entre la baisse de 22,9 % pour le tabac à chauffer et de 2,4 % pour les cigares, mais la hausse de 5,8 % des autres tabacs à fumer (narguilé, tabac à pipe, à tuber, blunts, etc.). Ces autres produits du tabac représentent 8 % de parts de marché en 2025, contre 3 % en 2017.

Le tabagisme à des niveaux toujours plus bas

En 2024, moins d’un cinquième des adultes de 18 à 75 ans déclaraient fumer quotidiennement – un niveau toujours plus bas. Chez les adolescents, le tabagisme a fortement régressé ces 15 dernières années avec 5,6 % de fumeurs quotidiens chez les lycéens en 2024 contre 30,8 % en 2010. En parallèle, le vapotage progresse, notamment chez les jeunes : 4 % des lycéens vapotaient exclusivement quotidiennement en 2024, contre 0,8 % en 2022.

L’intérêt pour sortir du tabagisme se poursuit

Entre 2024 et 2025, l’utilisation de l’aide au sevrage augmente toujours. Cela se reflète dans l’augmentation des ventes et des remboursements des traitements de substitution nicotinique (+7 % de ventes de traitements), portés principalement par les substituts sous forme orale, puis par les timbres transdermiques (patchs).
On note aussi l’augmentation de la fréquentation des dispositifs d’aide à l’arrêt tels que les lignes d’écoute (environ 61 000 appels traités par les tabacologues de Tabac Info Service en 2025, une hausse de 5,2 % par rapport à 2024).
Enfin, au cours de la période 2016-2019, environ 1,8 million de tentatives d’arrêt ont été attribuées à l’opération #MoisSansTabac, qui fêtait en novembre 2025 sa dixième édition.

27 Mai 2026 | Observatoire
 

Les volumes de tabac vendus dans les réseaux de buralistes ont réduit de 8,2 % par rapport à 2024, selon l’Observatoire français des drogues et des tendances addictives (OFDT) (voir 26 février 2026 et 18 juillet 2025).
Les Français, et notamment les jeunes, fument moins – même si l’usage de la cigarette électronique continue de progresser. C’est ainsi que débute une dépêche de l’Agence France-Presse que nous reprenons.

La baisse des ventes légales de tabac s’est poursuivie en 2025 en France, relève l’Observatoire français des drogues et des tendances addictives (OFDT) dans un contexte de tabagisme à « des niveaux toujours plus bas ».

« Les volumes de tabac vendus dans le réseau des buralistes ont diminué de 8,2 % par rapport à 2024 », indique l’OFDT dans son rapport annuel sur le sujet. Les départements frontaliers sont toutefois moins concernés par cette baisse que les années précédentes. La Belgique et le Luxembourg ont notamment mené des hausses de taxes significatives, ce qui a réduit l’avantage fiscal qui attirait les fumeurs français (sic…).

Les ventes totales en métropole dans ce réseau de commerçants s’élèvent à 30 165 tonnes en 2025, après 32 846 tonnes l’année précédente.

Malgré la diminution des volumes, le chiffre d’affaires global du tabac atteint 18,4 milliards d’euros en 2025, un niveau quasi stable depuis 2017 avec une croissance moyenne de 0,2 % par an. Si les ventes de cigarettes et de tabac à rouler baissent en 2025 par rapport à l’année précédente (respectivement -8,7 % et -9,6 %), celles du narguilé, du tabac à pipe, des blunts ou autres tabacs à fumer grimpent de 5,8 %.

Autre constat dressé par l’OFDT : la France fume moins.

Moins d’un adulte de 18 à 75 ans sur cinq disait fumer quotidiennement en 2024, soit « la prévalence la plus faible jamais enregistrée depuis 2000 », souligne l’OFDT dans son bilan. Cette tendance se retrouve chez les jeunes. Alors qu’en 2010, 30,8 % des lycéens fumaient tous les jours, la proportion chutait à 5,6 % en 2024. En revanche, l’usage quotidien de la cigarette électronique parmi les lycéens poursuit sa progression. « La France fait dorénavant partie de la dizaine de pays, principalement nordiques, dont le niveau de tabagisme quotidien (chez les jeunes / ndlr) est inférieur à 5 % », relève l’OFDT. Cela s’accompagne d’une hausse des ventes de traitements nicotiniques de substitution en pharmacie (+7 % en 2025 par rapport à 2024). Lire la suite »

23 Mai 2026 | Trafic
 

Neuf personnes ont été mises en examen après la découverte de plus d’un million d’euros en liquide dans un bar-tabac du centre de Nîmes dans le cadre d’une enquête sur un trafic de stupéfiants organisé depuis la cellule d’une prison, a indiqué, ce 21 mai, le parquet de Nîmes (voir 20 mai 2026).
Nous reprenons le communiqué de l’AFP.

Une perquisition, le 18 mai, dans cet établissement très connu des Nîmois a permis « de découvrir 1.083.720 euros en numéraire et 4,8 kilos de cannabis », a expliqué lors d’une conférence de presse la procureure de Nîmes, Cécile Gensac.
Les liasses de billets étaient dissimulées dans des caisses, des cartouches à cigarettes ou encore des sacs de courses. Lire la suite »

20 Mai 2026 | Trafic
 

Près d’un million d’euros en espèces a été découvert dans un bar-tabac du centre-ville de Nîmes lors d’une vaste opération menée contre un trafic de stupéfiants. Neuf personnes ont été interpellées ce 18 mai, dont deux mineurs.
Nous reprenons un article de mesinfos.fr.

Dans un communiqué publié ce 19 mai, la procureure de la République de Nîmes, Cécile Gensac, indique que l’enquête avait été ouverte « il y a plusieurs mois » autour d’un trafic de cocaïne et de cannabis piloté « depuis une maison d’arrêt du sud-est depuis 2023 ».
Selon le parquet, ce réseau alimentait principalement la région nîmoise grâce à des livraisons de stupéfiants à domicile. Lire la suite »

13 Mai 2026 | Profession
 

Suite aux informations sur la fin de la « tolérance » pour les produits alimentaires contenant du CBD au 15 mai (voir le 11 mai), Newsweed fait le point sur la situation. Nous en reprenons l’essentiel.

Cela n’a rien à voir avec une « interdiction » générale du CBD. Aucun texte législatif ou réglementaire n’existe dans ce sens.

En fait, l’administration française (DGCCRF) va lancer une vague de contrôles visant à exclure de la vente les produits alimentaires et les compléments alimentaires contenant du CBD.

Sont concernés :

  • huiles CBD vendues ou non comme compléments alimentaires,
  • gummies, bonbons, boissons,
  • capsules,
  • produits affichant clairement « CBD », « THC » ou « cannabinoïdes » sur l’étiquetage.

En revanche, certains produits restent hors de ce cadre de contrôle :

  • les graines de chanvre et leurs dérivés (huile de chanvre alimentaire),
  • les infusions aqueuses de feuilles de chanvre,
  • et les cosmétiques (soumis à d’autres règles).
11 Mai 2026 | Profession
 

Huiles, tisanes, bonbons… La Direction générale de l’Alimentation, ayant décidé d’appliquer une réglementation européenne, la vente de produits alimentaires au cannabidiol (CBD) sera interdite à partir de ce 15 mai. Les représentants de la filière s’inquiètent d’une telle décision. Nous reprenons le sujet du Figaro.

Le cannabidiol, plus communément appelé CBD, à usage alimentaire (huiles, tisanes, bonbons), sera interdit à partir du 15 mai, la Direction générale de l’Alimentation (DGAL) ayant décidé d’appliquer la réglementation européenne en la matière, a-t-on appris de plusieurs sources.

« On trouve ça complètement aberrant », a réagi auprès de l’AFP, Paul Maclean, représentant de l’Union des professionnels du CBD (UPCBD). « Cette position que prend la DGAL tue une filière agricole (et) risque de tuer plus de 2 000 boutiques spécialisées qui se trouvent en centre-ville. »
« On peut prendre du CBD, mais on peut juste ne pas le prendre sous forme alimentaire, ce qui n’a absolument aucun sens », s’est-il agacé.

Le CBD à fumer ou sous forme de liquide pour cigarettes électroniques reste autorisé.

Le règlement européen « Novel Food », auquel doit se soumettre tout aliment qui n’est pas traditionnellement consommé au sein de l’UE, est en vigueur depuis 1997 et impose aux nouveaux produits de solliciter une autorisation. Or, selon plusieurs sources, les produits alimentaires contenant du CBD n’en ont pas encore obtenu.

Ainsi, la DGAL, qui tolérait jusqu’ici ces produits sous certaines conditions, a annoncé mi-avril aux représentants de la filière qu’il « n’y aurait plus aucune tolérance pour les produits alimentaires qui contiennent du CBD, à partir du 15 mai ».

5 Mai 2026 | Récents, Trafic
 

Nous nous sommes fait l’écho d’un fait divers sortant de l’ordinaire, ici-même, le week-end dernier (voir le 2 mai).

Cela se passe dans le Cher (département « tranquille » où l’on a appris – ce week-end avec cette histoire de rave-party – que l’Etat de droit avait du mal à s’imposer sur tout le territoire).
Le 27 avril dernier, quatre hommes ont été interpellés, par la gendarmerie, dans le cadre de l’un de ces trafics de tabac-stups qui prolifèrent partout sur le territoire.

Mais le fait à relever consiste dans les volumes de tabac (venant du Luxembourg comme de Belgique) et de stups dont disposait ce réseau approvisionnant ses clients, de village en village, en « mode food-truck » : 7,7 tonnes de tabac, 80 kilos de cannabis, 5,6 kilos de cocaïne. Excusez du peu.

Nous voyons ainsi, sous nos yeux, se développer une nouvelle sorte de trafic de tabac se conjuguant à celui de stups à une grande échelle, dans de nouvelles proportions.
Avec ces chiffres, ce trafic devient d’une autre gravité. Plus alarmante.

Depuis la sortie de l’information – reprise par quelques médias nationaux – pas un commentaire… pas une seule réaction officielle.
Ne serait-ce que pour amplifier cette information significative dans les médias.
… Pour que l’opinion publique se rende compte à quel point l’activité légale des buralistes est menacée.
… Pour alerter de cette grave évolution dans la nature même des trafics de tabac. En complète synergie avec les mafias de la drogue.
Quand les trafiquants ne sont pas les mêmes…

Et aussi…

  • …pour s’interroger sur le fait qu’il n’existe aucune consolidation de leurs saisies de tabac entre les Douanes, la Gendarmerie, la Police nationale et les polices municipales. Connaître le bilan annuel de toutes les saisies de tabac – et pas seulement celui des Douanes – serait bien utile. On doit bien ces chiffres aux buralistes qui en sont les premières victimes.
  • pour demander haut et fort, au ministre de l’Intérieur, pourquoi son Projet de Loi Ripost (contre les phénomènes troublant l’ordre public / voir 26 mars 2026) ne prend pas en compte les trafics de tabac.
  • pour remarquer que le « Plan tabac 2023-2025 » des Douanes contre les trafics…n’a toujours pas été renouvelé (voir 6 janvier 2026). On n’en connaît pas le bilan. Non plus.

Jean-Paul Vaslin

2 Mai 2026 | Trafic
 

Quatre hommes ont été interpellés ce 27 avril, puis mis en examen, pour leur participation présumée à un trafic de tabac et de stupéfiants pour lequel 7,9 tonnes de tabac ont notamment été saisies, a annoncé, ce 30 avril, la procureure de Bourges, Céline Visiedo. Nous reprenons l’information de l’Agence France Presse.

L’enquête a débuté en juillet 2025 après l’obtention d’un « renseignement » à propos d’allers-retours suspects vers la Belgique et le Luxembourg, a précisé à l’AFP Céline Visiedo. Puis, en janvier 2026, l’enquête a connu une « accélération » avec l’interpellation par les Douanes dans le secteur de Châlons-en-Champagne du principal suspect, alors en possession de 500 kilos de tabac de contrebande et de 3 000 euros en numéraire.

Son lieu de stockage, situé à Saint-Doulchard près de Bourges, sera perquisitionné et y seront découverts notamment 7,7 tonnes de tabac, 80 kilos de cannabis, 5,6 kilos de cocaïne, mais aussi des véhicules « de type Audi Q5, Peugeot 5008, Audi RS4 ». La valeur de ces « quasi 8 tonnes de tabac » est estimée à 3,6 millions d’euros et le préjudice pour l’État est évalué à 3,1 millions d’euros, selon la procureure. Trois coffres-forts saisis renfermaient quant à eux 186 560 euros.

Quatre hommes, âgés de 31 à 46 ans, ont été placés en garde à vue le 27 avril, dont l’organisateur présumé de ce trafic, déjà connu de la justice. « Les rôles restent encore à définir dans la logistique de ce trafic », a ajouté Céline Visiedo, en précisant que « des investigations complémentaires » se poursuivaient.

Le principal suspect se servait « d’un petit fourgon pour vendre à ses clients, qui étaient contactés via les réseaux sociaux », souvent sur des parkings de supermarché. « Un peu à la manière d’un food truck » ou d’un « drive », a expliqué Céline Visiedo.

Ces interpellations menées dans le Cher et dans l’Oise ont mobilisé une cinquantaine de militaires dont des unités d’intervention de la gendarmerie ainsi que des équipes cynophiles, selon le commandant de la section de recherches de Bourges, Marc Peter.

À l’issue de leur garde à vue, les quatre hommes ont été mis en examen notamment pour « importation en contrebande » de tabac, « trafic de stupéfiants » et « blanchiment aggravé ». L’un a été incarcéré et les trois autres remis en liberté sous contrôle judiciaire.

(Voir aussi le 20 avril 2026)