Une fenêtre sur l’actualité quotidienne de tous les événements liés directement ou indirectement au tabac
12 Mai 2022 | Trafic
 

Nous reprenons le communiqué publié, dans la soirée du 11 mai, par le Service d’Enquêtes judiciaires des Finances (SEJF), la Douane et la DGFIP. 

•• Le 7 juin 2021, le procureur de la République près le tribunal correctionnel de Nice saisissait le Service d’ Enquêtes judiciaires des Finances  (SEJF) – unité de police judiciaire commune à la Direction  générale des Douanes et Droits  indirects (DGDDI) et à la Direction  générale des Finances  publiques (DGFIP), d’une enquête portant sur une fraude présumée visant à obtenir indûment de l’État une indemnisation au titre du dispositif d’activité partielle (chômage partiel) mis en place dans le contexte de la pandémie de COVID 19.

L’information avait pour origine une dénonciation du Ministère du Travail qui faisait suite à une alerte de la Direction départementale des Finances publiques du Val de Marne (DDFiP) qui émettait des doutes sur le fondement de l’indemnisation d’un montant de 124 000 euros obtenue par une entreprise ne paraissant avoir aucune activité.

•• L’enquête du SEJF confirmait rapidement ces soupçons et mettait en évidence que cette fraude était le fait d’une organisation criminelle ayant recours à l’utilisation de fausses identités, utilisant des moyens d’anonymisation pour communiquer, dirigeant de multiples structures juridiques fictives en France et à l’étranger (…) dans le cadre d’activités de contrebande de tabac et de stupéfiants, notamment en provenance des Émirats Arabes Unis et de la Colombie.

À la lumière de ces éléments, le 11 février 2022 la Juridiction nationale chargée de la Lutte contre la Criminalité organisée (JUNALCO) se saisissait des faits et trois juges d’instruction étaient désignés pour poursuivre l’enquête.

•• À cette fin, les magistrats instructeurs délivraient une commission rogatoire au SEJF et à la Direction centrale de la police judiciaire (DCPJ). Durant trois mois, le travail mené conjointement par le SEJF, l’Office anti-stupéfiants (OFAST), le service de police judiciaire de Nice, assistés de nombreux autres services de la douane et de la police judiciaire, permettait de confirmer l’ampleur de la fraude, et notamment d’attribuer à cette organisation criminelle l’importation de 12 tonnes de tabac saisis par les autorités belges en août 2021, de 600 kilos de cocaïne saisis en septembre 2021 dans le port de Carthagène par les autorités colombiennes ainsi que  le blanchiment de plusieurs millions d’euros.  Lire la suite »

8 Mai 2022 | International, Profession
 

C’est la saison des récoltes mais dans les exploitations de tabac au Malawi, l’effervescence est peu à peu retombée au fil des ans : des cours du marché toujours plus bas étranglent les producteurs dont certains misent désormais sur le cannabis.

C’est ainsi que démarre une dépêche AFP signée par Jack McBrams que nous reproduisons (voir 27 juin 2020). Et où l’on voit que les préoccupations des tabaculteurs du Malawi rejoignent celles de leurs collègues du Zimbabwe (voir 19 avril 2022).

•• Le Malawi (enclavé dans le sud-est de l’Afrique / 18 millions d’habitants) est un des pays les plus pauvres de la planète mais se place au 7ème rang mondial des producteurs de tabac, dont il tire 70 % du produit de ses exportations, selon des chiffres du gouvernement.

Chikumbutso Chekeni est cultivateur depuis 22 ans. Sous un soleil brûlant, il attache avec l’aide de sa femme les longues feuilles encore vertes pour ensuite les faire sécher. Nambuma, à 35 kilomètres de la capitale Lilongwe, était autrefois une ville prospère comptant de vastes exploitations.

« Ces prix bas nous tuent » lâche-t-il à l’AFP. Le cours de « l’or vert du Malawi » a dramatiquement diminué en raison d’une baisse de la demande mondiale et des campagnes antitabac. Chikumbutso Chekeni ne connaît rien d’autre. Et même si cette année a été particulièrement mauvaise, il continue.

•• Le secteur s’attend à des récoltes annuelles inférieures de 50 000 tonnes par rapport à la demande. Les volumes et les prix ont été si faibles que la Commission du tabac n’a ouvert la salle des ventes de Lilongwe que trois jours par semaine. Pendant ces trois jours, les enchères n’ont duré qu’une heure et à l’ouverture, les prix étaient déjà inférieurs de 20% à l’année précédente.

« L’avenir du tabac est sombre » prédit un autre producteur, Yona Mkandawire. « À ce moment de l’année, nous devrions avoir des entrepôts pleins et des files de camions, mais il y a beaucoup de vide ici. » Lire la suite »

23 Avr 2022 | International, Observatoire
 

Inquiète de l’augmentation de la criminalité liée au marché de la drogue, la maire d’Amsterdam, Femke Halsema, remonte au créneau sur l’interdiction de vente de cannabis aux touristes (voir 28 février 2020), dans une lettre adressée à son propre conseil municipal le 11 avril.

« Beaucoup de problèmes majeurs de la ville sont alimentés par le marché du cannabis: que ce soient des nuisances causées par le tourisme de la drogue aux crimes graves et à la violence », estime la maire, dans le journal Dutch News. « Interdire la vente aux touristes est une intervention nécessaire … et un premier pas vers la réglementation » a-t-elle ajouté. Lire la suite »

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19 Avr 2022 | International, Profession
 

On sait que le tabac est important dans l’activité agricole et dans les exportations du Zimbabwe, ce pays d’Afrique australe de 15 millions d’habitants (voir 11 avril 2021). Mais ses tabaculteurs s’orientent sérieusement vers une diversification dans le cannabis.

•• Le CEO du Zimbabwe’s Tobacco Industry and Marketing Board, Meanwell Gudu, estime que la demande en cannabis ne va faire que croître alors que celle concernant le tabac devrait décliner de -15% à horizon 2030 : « on considère la culture de chanvre comme l’une des cultures alternatives se présentant à nous. En fait, nous sommes disposés à entrer dans la chaîne industrielle du chanvre. » Lire la suite »

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9 Avr 2022 | Vapotage
 

Le proviseur d’un lycée du Nord a alerté les parents d’élèves sur la circulation, au sein de son établissement, de « Buddha blues », un cannabis de synthèse extrêmement toxique, après l’hospitalisation de deux élèves … tandis qu’une autre a été hospitalisée dans les Hautes-Pyrénées.

Le proviseur du lycée de Fourmies (Nord) a « préféré aller vite » pour sensibiliser les parents, après « deux hospitalisations dans les derniers 15 jours » de lycéens de son établissement ayant consommé cette drogue, a indiqué vendredi le rectorat à l’AFP. Lire la suite »

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25 Mar 2022 | Observatoire
 

Perte de points, suspension de permis, amende élevée, prison… Des automobilistes pourraient, injustement, avoir subi ces lourdes peines prévues en cas de prise illégale de drogue au volant. c’est ce que rapporte dans Le Figaro de ce 25 mars un article que nous reprenons.

Soumise ce vendredi à des juges de Bordeaux, une affaire révèle, en effet, que les tests salivaires ne seraient pas toujours fiables. Utilisés par les forces de l’ordre pour combattre la drogue au volant, ces derniers ne font pas la différence entre le CBD – molécule licite présente dans le cannabis et aujourd’hui en vente libre – et le cannabis, inscrit, quant à lui, sur la liste des stupéfiants, et donc illégal. Lire la suite »

14 Mar 2022 | Observatoire
 

Ouvert le samedi 5 mars en centre-ville de Nogent-sur-Marne (Seine-et-Marne), une boutique de produits à base de CBD n’a pas fait long feu. Le maire a pris un arrêté de fermeture et veut empêcher l’implantation de ces lieux de vente à proximité des écoles. 

L’enseigne a déjà ouvert deux magasins en Haute-Normandie – à Barentin et à Duclair – et s’apprête à en ouvrir un troisième près de Rouen. Nogent-sur-Marne est la première commune proche de Paris dans laquelle elle s’implante.

•• Mais ce mardi 8 mars au matin, un arrêté pris par le maire LR, Jacques J-P Martin, fermait le magasin. « Nous n’avons reçu aucune demande d’autorisation préalable d’aménagement, accessibilité, sécurité … Nous avons découvert le magasin le jour de son ouverture » explique-t-on au cabinet du maire qui détaille les deux raisons qui ont motivé l’arrêté : la non-conformité aux normes incendie et la proximité du pôle scolaire avec des écoles, collège et lycées en face.

« Le maire n’est pas contre la liberté de commerce mais il souhaite préserver les jeunes générations et va mobiliser son réseau de parlementaires afin de faire évoluer la loi pour empêcher l’implantation de ces lieux de vente à proximité des écoles notamment », poursuit le cabinet.

••  « D’ordinaire, nous nous présentons toujours au maire avant de démarrer mais cette fois nous n’avons pas pu le faire pour des raisons pratiques. Nous avons vérifié tous les éléments de conformité et allons terminer le dossier d’urbanisme » indique le gérant.

« Nous ne vendons pas aux jeunes de moins de 18 ans. Cela est rappelé clairement sur la devanture du magasin. Nous ne faisons par ailleurs aucunement la promotion du cannabis », rappelle-t-il confiant dans une amélioration de ses relations avec la mairie.

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8 Mar 2022 | Profession
 

Les buralistes jurassiens se sont réunis en assemblée générale ce 6 mars. « Depuis septembre, tous les jours mes clients me demandent si j’ai du CBD … » a-t-on pu y entendre selon Le Progrès

Sandra Salgado, secrétaire générale de la Confédération, les a appelés à la prudence : « êtes-vous sûr du produit que vous vendez ? Aujourd’hui, des commerciaux vous vendent des produits dont la traçabilité n’est pas toujours très claire ». Et d’insister : « la Confédération n’a jamais été contre ( le CBD ). Mais c’est un produit sensible, on ne peut pas faire n’importe quoi … »

Sandra Salgado a incité néanmoins les professionnels jurassiens à la prudence  : « faites confiance à vos élus. Nous sommes des gens sérieux, une profession responsable. Nous n’avons aucun ordre à vous donner, mais des conseils. Les commerciaux font leur business, mais vous, vous avez une éthique. »

 

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7 Mar 2022 | Observatoire
 

Ce 24 février, s’est tenu à Paris le deuxième colloque du Syndicat Professionnel du Chanvre.

Soit une journée de tables rondes, autour desquelles se sont réunis professionnels, experts scientifiques et représentants politiques, partisans d’une filière du CBD française forte et prospère, et qui s’est conclue par la signature d’engagements œuvrant à la réalisation de cet objectif commun.

C’est ce qu’annonce un communiqué que nous reproduisons.

•• En effet, en adéquation avec l’accord intersyndical, signé le 10 Février dernier à l’Assemblée nationale par le Syndicat Professionnel du Chanvre (SPC), l’Association Française des Producteurs de Cannabinoïdes (AFPC) et l’Union des Professionnels du CBD (UPCBD), cinq sociétés du secteur ce sont formellement engagées à atteindre 50 % de matière première d’origine France d’ici la fin d’année 2022.

Les sociétés Green Leaf Company, Yogah, CIDS France, Héméka et Curaleaf France sont donc les premiers professionnels à s’engager concrètement pour défendre le CBD « made in France ».

•• « Ces signatures sont la preuve tangible de l’action des organisations représentatives du Chanvre CBD et des acteurs du secteur, afin de défendre une filière française dont les retombées économiques bénéficieront non seulement aux professionnels, mais également à la communauté nationale » déclare Aurélien Delecroix, président du SPC.

L’UPCBD et l’AFPC saluent pour leur part ces avancées significatives dans le processus de structuration de la filière de chanvre CBD. (Voir aussi 24 et 11 février, 25 janvier).

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