Une fenêtre sur l’actualité quotidienne de tous les événements liés directement ou indirectement au tabac
16 Mai 2026 | Trafic
 

Le 10 mars, la Douane découvre plus de 1 200 pots de tabac à rouler dans le véhicule d’un particulier contrôlé entre Audun-le-Tiche et Aumetz, à deux pas de la frontière luxembourgeoise.

Le transporteur d’une telle cargaison doit être en capacité de fournir un justificatif, or, lui n’en possède pas…
Devant le tribunal de Thionville, le conducteur caennais admet immédiatement manquer de revenus et avoir accepté de réaliser le trajet entre le Luxembourg et Caen – 1 300 kilomètres aller-retour – dans le but d’éponger une dette de 300 euros.

On lui aurait fourni voiture et GPS, et ladite voiture se serait « magiquement » remplie lors de son passage au Grand-Duché, où le tabac est bien moins cher qu’en France.

Celui qui transportait 152 kilos de tabac compte à son actif plusieurs condamnations, la plupart pour violences.

Le tribunal de Thionville vient de le condamner à 4 mois d’emprisonnement, ainsi qu’à une amende douanière à la valeur des produits récupérés, soit 91 200 euros.

(Voir aussi les 1er mai 2025 et 6 février 2025).

15 Mai 2026 | Trafic
 

 « Aujourd’hui, j’ai représenté les 314 buralistes du Calvados devant la cour d’appel de Caen, accompagné de notre avocat, dans une affaire de trafic de 12 tonnes de tabac dans l’agglomération caennaise. » (Voir le 16 juin 2024).
Nous reprenons la communication Linkedin de Brigitte Van Lancker, présidente des buralistes du Calvados et vice-présidente de la Confédération (voir 6 mai 2025).

« Cette audience a surtout été l’occasion de rappeler une réalité souvent oubliée : derrière chaque bureau de tabac, il y a des femmes, des hommes, des familles… et souvent le dernier commerce de proximité de nos communes.

« Il a fallu expliquer notre métier, nos responsabilités, notre rémunération uniquement basée sur des commissions, mais aussi notre place dans le tissu local.

« Je tiens à remercier les services des Douanes pour leur engagement dans la lutte contre les trafics qui fragilisent notre réseau.

« Cette affaire, déjà jugée en juillet 2024, avait conduit à des peines de prison ferme aujourd’hui purgées. Lors de cette audience en appel, les deux principaux prévenus ne se sont ni présentés, ni fait représenter par un avocat. «

14 Mai 2026 | Trafic
 

« Il y a quelques jours, la Brigade de Marseille Port a procédé à la saisie de 210 paquets de cigarettes dissimulés dans une cachette aménagée originale qui n’a pas trompé les collègues… au filtre. » C’est ainsi que démarre un message, sur LinkedIn, d’Aymeric Atamaniuk (chef du Pôle d’Action économique de Marseille).

Loin des 26 tonnes récemment interceptées dans le fret commercial (voir 8 mai), ce trafic « de fourmis », souvent destiné au marché clandestin local, alimente l’économie parallèle.

« Le chauffeur a écopé d’une amende administrative raisonnable de 740 euros… disons que c’était son premier passage malgré les 336 0000 km affichés au compteur du véhicule ! »

(Voir aussi le 2 avril 2026).

14 Mai 2026 | Trafic
 

On sait que la consommation d’essence a chuté de – 30 % depuis début mai à cause des tarifs actuels des carburants en France. Mais qu’en est-il de ces habitants de la région Occitanie pour qui un voyage dans la Principauté se résume à l’achat du triptyque alcools-tabac-carburant ?
Nous reprenons un article de Nicolas Stival sur ActuToulouse.

Ce 12 mai, le litre de diesel dépasse 1,70 euro dans la principauté pyrénéenne, celui du sans-plomb 95 approche 1,60 euro, surpassé par le sans-plomb 98 (1,65 euro). Lire la suite »

14 Mai 2026 | Trafic
 

Un important trafic de cigarettes a été mis à mal, ce 11 mai, par les gendarmes de la compagnie de Marmande (Lot-et-Garonne). Au petit matin, ils ont effectivement interpellé un homme suspecté de faire du trafic dans le centre-ville de Miramont-de-Guyenne (à 23 kilomètres de Marmande). Nous reprenons un article de Jeremy Colin dans Le Républicain de Lot-et-Garonne.

C’est à partir d’un long travail d’enquête et de prise de renseignements mené conjointement avec la brigade de Miramont, que cette prise a pu être effectuée.
Les gendarmes ont effectivement eu des informations sur un individu revendant des cigarettes, au cœur de la bastide de Miramont-de-Guyenne.
Selon leurs renseignements, celui-ci se fournissait via un contact en Espagne, en dehors du « circuit normal » des estanqueros de l’autre côté de la frontière.

Autant d’éléments collectés qui ont donc permis l’interpellation de l’individu, menée par une quinzaine de militaires : le PSIG, appuyé d’enquêteurs et d’une équipe cynophile.

L’individu possédait aussi 700 paquets de cigarettes et 130 paquets de tabac à rouler.

En plus des paquets de cigarettes, les militaires ont effectivement mis la main sur 250 bouteilles d’alcool fort et 2 500 euros d’argent liquide.

Placé en garde à vue, l’individu, qui bénéficie de la présomption d’innocence, a été déféré ce 12 mai devant le parquet d’Agen en comparution immédiate à délai différé, afin de pouvoir préparer sa défense.

(Voir 1er février 2023).

14 Mai 2026 | Trafic
 

Depuis le 29 avril, le bar-tabac Le Longchamp à Gien est frappé d’un arrêté préfectoral de fermeture administrative temporaire. Motif : des troubles à l’ordre public dus à divers trafics de stupéfiants qui sévissent dans les alentours. Le couple de commerçants, quant à lui, dénonce une situation inique.
Nous reprenons l’article de La République du Centre.

Pour ce qui est du motif, la préfecture précise : « Le bar Le Longchamp a fait l’objet d’une fermeture administrative de quatre semaines en raison de troubles à l’ordre public répétés, commis aux abords immédiats de l’établissement, pour la plupart en lien avec le trafic de stupéfiants. »
Une mesure que les deux commerçants, Sok Mean et Zhou Truong, jugent inique : « Pour nous, c’est une sanction très injuste. On ne comprend pas que ce soit nous qui soyons punis. »

Même si les trafics qui gangrènent le quartier relèvent du secret de polichinelle, les deux commerçants démentent formellement toute immixtion au sein de leur commerce : « On ne tolère pas des gens qui font quoi que ce soit à l’intérieur de chez nous. Et ce qui se passe à l’extérieur, on n’est pas au courant.

Et s’il y a des gens qui font du trafic de stupéfiants, il faut les arrêter, mais ce n’est pas à nous de faire la police dehors. »

12 Mai 2026 | Trafic
 

L’association des « Buralistes en colère » se mobilise contre le trafic de tabac qui représenterait, selon elle, près de 40 % de la consommation en France (voir le 3 mai). Plusieurs professionnels mettent l’État en demeure avant une éventuelle procédure judiciaire. Nous reprenons un sujet de France 3 Auvergne Rhône-Alpes (du 10 mai).

Près de 18,7 milliards de cigarettes illicites seraient consommées en France, soit 38 % de la consommation totale. Face à ce constat, l’association des « Buralistes en colère » a décidé de mettre l’État en demeure, afin de lutter contre ce trafic, « notamment par l’intensification des contrôles et des saisies opérés par les services douaniers ».
« La vente illicite de tabac constitue une atteinte structurelle et systémique au monopole légal confié aux buralistes », poursuit l’association par le biais de son avocat dans la mise en demeure adressée au ministre de l’Économie Roland Lescure, le 27 avril 2026.

« On ne peut pas laisser assassiner la profession en la laissant mourir », lâche Gaëlle Veillet. Cette buraliste, installée en Savoie depuis 2019, est directement touchée, depuis quelques années, par la vente illégale de cigarettes. Lire la suite »

11 Mai 2026 | Trafic
 

Le tribunal judiciaire de Versailles a condamné, ce 8 mai 2026, un homme de 27 ans à trois ans de prison ferme pour avoir transporté 1,1 tonne de cigarettes contrefaites sur l’A10. Déjà recherché pour purger une peine liée à un trafic de drogue, il avait été arrêté le 4 décembre 2025 par les douaniers près du péage de Saint-Arnoult, à Longvilliers.
Nous reprenons l’article de Philippe Dubois sur Info.fr.

Le 4 décembre 2025, vers 22 heures, des agents des Douanes procèdent à des contrôles routiers systématiques sur l’autoroute A10, au niveau du péage de Saint-Arnoult, commune de Longvilliers dans les Yvelines. Un Peugeot Boxer est intercepté. Le chauffeur a 27 ans. Première constatation : il est sans permis de conduire.
La fouille du véhicule révèle une cargaison de 1,1 tonne de cigarettes contrefaites, soit plus de 59 000 paquets. La marchandise est saisie, le conducteur placé en garde à vue.

L’enquête révèle rapidement que le chauffeur n’en est pas à son coup d’essai. Il était activement recherché par la justice pour purger une condamnation antérieure liée à un trafic de stupéfiants. La contrebande de tabac s’inscrit ainsi dans un parcours judiciaire déjà chargé.

Devant le tribunal, ce 8 mai, sa défense s’est appuyée sur un aveu d’inconscience : « Je n’ai pas pensé à ce que je risquais », a-t-il déclaré, expliquant avoir accepté de transporter la cargaison pour financer sa cavale.

Le département des Yvelines est régulièrement traversé par des flux de tabac de contrebande, l’A10 constituant un axe logistique entre le sud-ouest européen et la région parisienne. Le phénomène est particulièrement documenté dans certains quartiers : au Val Fourré à Mantes-la-Jolie, près d’un paquet sur deux vendu serait de contrefaçon, faisant de ce secteur l’un des points de deal de tabac illicite les plus actifs d’Île-de-France (voir le 3 avril 2024).

Le prévenu devra désormais purger à la fois cette nouvelle peine et la condamnation antérieure pour laquelle il était déjà recherché.

11 Mai 2026 | Trafic
 

8 et 10 mois de prison avec sursis ont été prononcés ce 5 mai 2026 à l’encontre de deux hommes originaires du Calvados qui avaient comparu le 17 mars devant le tribunal correctionnel d’Argentan (Orne) pour des infractions douanières en récidive, notamment trafic de tabac et transfert non déclaré de fonds à l’étranger. Le jugement avait été mis en délibéré.
Nous reprenons l’information du Journal de l’Orne.

Les faits remontent à la nuit du 6 mars 2024, au Bourg-Saint-Léonard, où les Douanes contrôlent un utilitaire transportant 1 280 pots de tabac en provenance du Luxembourg, soit 160 kilos, ainsi que plus de 7 000 euros en espèces.
Les deux hommes évoquent d’abord une consommation personnelle, estimée toutefois… à six années pour un gros fumeur. Lire la suite »

10 Mai 2026 | Trafic
 

Homme tatoué, le monde du tabacS’il fallait convaincre encore ceux qui doutent du contrôle de la contrebande de tabac par les mafias les plus organisées et redoutables…

Un procès : depuis le 4 mai et jusqu’au 22 mai, a lieu, devant la 33ème chambre du tribunal correctionnel de Paris, le procès d’un réseau de trafiquants de cigarettes et de cambrioleurs. En l’absence du grand chef, introuvable.

Les prévenus : ils sont 17. Âgés de 33 à 61 ans, ces seize hommes et une femme sont tous originaires de territoires de l’ex-URSS : Tchétchénie, Arménie, Géorgie, Azerbaïdjan et Russie.
Ce conglomérat de bandits aurait commis, entre 2020 et 2024, des infractions de blanchiment d’argent, vols, trafics (notamment de tabac), escroqueries, agressions… Le tout avec la circonstance aggravante de la bande organisée. Ils appartiennent à la célèbre organisation mafieuse Vory V Zakone, traduisible en français par « les voleurs dans la loi ».

Les « voleurs dans la loi » : les Vory V Zakone forment un conglomérat de groupes criminels issus de l’ex-espace soviétique répondant à des règles communes, notamment le suivi d’un code d’honneur.
À leur tête figure un « Vor », sorte d’arbitre médiateur entre différents groupes, tandis que certaines décisions sont prises collectivement.
Après divers événements, dont la chute de l’URSS, ils ont progressivement essaimé dans les années 2000 en Europe de l’Ouest, et notamment en France.
Leurs responsables présentent des tatouages, notamment de roses des vents au niveau des épaules, caractéristiques de l’appartenance à cette organisation criminelle.
Au niveau régional, des « smotriarchi » ou superviseurs, coordonnent l’activité des « chestorki » (pions ou soldats), les exécutants.
Ces derniers sont les auteurs directs de la délinquance dont l’organisation tire profit et qui est constituée, pour l’essentiel, de vols de toutes sortes, de trafic de tabac et d’extorsions.
Précision : ces actes de délinquance peuvent ressembler à une criminalité de faible intensité sans l’analyse contextuelle du fonctionnement de l’organisation criminelle et sans vue d’ensemble.

L’affaire en procès : elle remonte à 2020.
Le « Vor » est en fuite, la dernière fois qu’il a été repéré, c’était en Espagne, courant 2023.
Un « smotriachi » est sur le banc des accusés. Officiellement, chauffeur de VTC. Même si l’affaire est extrêmement compliquée, il lui est attribué matériellement la supervision d’un trafic de cigarettes et de vols dont les fruits étaient notamment écoulés dans une épicerie de Chelles (Seine-et-Marne).
Également sur le banc, un autre « smotriachi » avec de nombreux relais… à Marseille, Nancy et en Auvergne.

À suivre.

(Voir aussi les 5 juin 2018 et 28 juin 2021)