Une fenêtre sur l’actualité quotidienne de tous les événements liés directement ou indirectement au tabac
6 Nov 2026 | Trafic
 

Scène de la délinquance et d’un trafic ordinaires : le 17 août, à Lisieux, les policiers « filochaient » (faisaient une filature) trois individus soupçonnés de vol.
Ils décident de les contrôler quand ceux-ci rejoignent une voiture dont ils demandent au conducteur d’ouvrir le coffre… Bingo.
À l’intérieur, 161 paquets de cigarettes.

Le conducteur ne fait pas de difficultés pour reconnaître qu’il se livre au trafic de tabac. Moyen d’affranchir ses passagers ?
Peu importe, il est passé au tribunal de Lisieux ce 3 novembre.
Pour une condamnation à 4 mois de prison avec sursis et 2 173 euros d’amende.
(Voir 15 octobre 2026, 18 septembre 2026 et 15 mai 2026).

5 Nov 2026 | Trafic
 

En quelques années, la revente de cigarettes à bas prix a quitté ses bastions parisiens pour gagner les gares de banlieue et de grande couronne. Derrière les vendeurs, des filières organisées importent des contrefaçons fabriquées en Belgique, les stockent dans des box de banlieue et blanchissent leurs gains. Nous reprenons un sujet de VL Média (le 3 novembre).

Le paquet s’y vend 5 à 6 euros, contre 11 à 13 euros chez le buraliste. Dès février 2024, la chambre syndicale des buralistes d’Île-de-France recensait au moins une cinquantaine de points de vente de ce type dans la région. Les constatations douanières liées au tabac sont passées d’environ 15 500 en 2020 à 20 500 en 2025, soit 56 par jour. Interrogé par Le Parisien le 7 octobre 2026, Nicolas Monnier, chef du bureau Lutte contre les trafics et la criminalité organisée de la douane, estime que « les réseaux de tabac se structurent progressivement comme ceux des stupéfiants ». L’ampleur exacte du marché reste discutée : Imperial Brands Seita, filiale d’un fabricant de tabac, estime la contrefaçon à 15,3 % de la consommation francilienne fin 2025, quand l’association Contre-Feu (ex-Alliance contre le tabac) conteste ce qu’elle présente comme un récit alarmiste des industriels. Lire la suite »

4 Nov 2026 | Trafic
 

« On est en train de rebâtir un plan de lutte anti-trafic à Bordeaux contre le narcotrafic. En particulier sur les zones sensibles : Victoire, Gintrac, Capucins et Victor-Hugo. » C’est ainsi que débute un message LinkedIn d’Antoine Bairras, président des buralistes de Gironde (voir les 22 octobre et 31 juillet).

Le maire s’est satisfait de ces fermetures lors de son premier conseil local de sécurité et de prévention de la délinquance.

La Fédération des buralistes de Gironde salue les décisions prises par la préfecture concernant cinq établissements du cours Victor-Hugo, visés par des fermetures administratives à la suite de faits de détention et de vente illicites de tabac.

Ces mesures constituent un signal fort dans la lutte contre le marché parallèle, qui pénalise quotidiennement notre réseau de buralistes et fragilise les commerces respectueux de la réglementation. Lire la suite »

4 Nov 2026 | Trafic
 

Ce 30 octobre 2026, devant le tribunal correctionnel de Chartres, Shain F., 30 ans, entrepreneur de Dreux, a été condamné à 36 mois de prison, dont 22 mois avec sursis probatoire. Autrefois mis en avant comme un exemple de réussite locale, il a été jugé pour un trafic de tabac d’ampleur en Eure-et-Loir et des opérations de blanchiment d’argent dans des casinos. Il écope également d’une amende douanière de 60 000 euros. Nous reprenons l’information d’Emmanuel Senecharles de 28.tv (le 3 novembre).

Un homme qui n’est pas inconnu dans le Drouais. En 2015, alors âgé de 18 ans, le jeune homme avait fait parler de lui en recevant le soutien du maire de Dreux, Gérard Hamel, pour lancer un cybercafé dans le quartier des Bâtes. Il affirmait alors sa volonté de réussir sans verser dans l’économie souterraine. Mais plus de dix ans plus tard, la réalité établie par la justice s’avère bien différente.

Les investigations judiciaires ont établi qu’entre le 31 juillet 2025 et le 28 janvier 2026, Shain F. organisait la revente frauduleuse de tabac manufacturé à Saint-Lubin-des-Joncherets ainsi que dans l’ensemble du département d’Eure-et-Loir, sans disposer du statut réglementé de débitant de tabac ou de revendeur agréé. Lire la suite »

2 Nov 2026 | Trafic
 

Le trafic de tabac imprègne tellement notre pays qu’il en prend un tour banal. À tel point qu’il faut beaucoup de persévérance aux gendarmes pour reconstituer le fil d’un trafic au cœur d’une France profonde connaissant les affres des problèmes de pouvoir d’achat.

Ainsi, il aura fallu du temps avant que les gendarmes de Vitré n’arrivent à coincer un couple de La Guerche-de-Bretagne (4 500 habitants, à une vingtaine de kilomètres de Vitré).
Avec un stock de tabac de contrebande découvert ce 26 octobre.

Bénéfice estimé de leur trafic : plus de 450 000 euros en trois ans.
Condamnation : 15 mois avec sursis pour les deux.

2 Nov 2026 | Trafic
 

La Belgique fait face à une progression préoccupante du marché illégal des produits contenant de la nicotine. Cigarettes contrefaites, cigarettes de contrebande, cigarettes électroniques jetables et sachets de nicotine figurent parmi les produits concernés par les préoccupations des autorités et des professionnels du secteur. Au-delà des pertes économiques pour les acteurs légaux, ces circuits parallèles soulèvent des questions relatives à la traçabilité, à la composition des produits et à la protection des consommateurs. Face à cette évolution, les services de police et les organisations spécialisées renforcent leurs actions pour identifier les réseaux clandestins, démanteler les installations illégales et sensibiliser le public aux risques liés à ces produits.

C’est ainsi que débute une communication de Nicotine World (voir les 31 octobre et 6 août 2026, que nous reprenons).

Des contrefaçons inondent le marché des produits du tabac

Les produits du tabac et de la nicotine sont eux aussi concernés par le phénomène des contrefaçons. La fabrication clandestine de cigarettes, l’importation de produits de contrebande et la commercialisation de produits nicotiniques en dehors des circuits autorisés constituent plusieurs facettes d’un marché illégal aux formes diverses.

Les cigarettes contrefaites peuvent notamment être fabriquées dans des installations clandestines, sans respecter nécessairement les exigences applicables à la production légale. Les produits peuvent ensuite être distribués par l’intermédiaire de réseaux qui cherchent à échapper aux contrôles douaniers, fiscaux et sanitaires.

Sachets de nicotine et vapoteuses également concernés

Les cigarettes électroniques et les sachets de nicotine sont également concernés par les préoccupations relatives à la provenance et à l’authenticité des produits commercialisés. Il convient toutefois de distinguer les différentes situations : un produit contrefait reproduit ou imite illégalement un produit existant, tandis qu’un produit de contrebande est introduit ou commercialisé en dehors des circuits légaux. Un produit non conforme peut, quant à lui, ne pas respecter certaines exigences réglementaires sans être nécessairement une contrefaçon. Lire la suite »

1 Nov 2026 | Trafic
 

Surprise, surprise… Le 10 octobre, les gendarmes de Montauban ont procédé à des contrôles dans des bus revenant du Pas de la Case.

L’opération s’est déroulée en fin de journée au péage de Bressols (à l’entrée de Montauban).

Au total, 21 passagers ont été verbalisés en raison des quantités d’alcool et de cigarettes qu’ils transportaient, supérieures aux seuils autorisés.

Les saisies portent sur 42 cartouches de cigarettes, 2,3 kilos de tabac à rouler et près de 20 litres d’alcool.

29 Oct 2026 | Trafic
 

Le trafic illégal de tabac entre Andorre et la France n’est pas un sujet nouveau. Mais il constitue toujours un « business » de plus en plus florissant, en même temps que se creuse l’écart entre les prix des deux côtés de la frontière : un paquet de cigarettes coûte environ trois fois moins cher dans la Principauté pyrénéenne que chez un buraliste de Toulouse ou d’Ariège.
Et la présence de contrebandiers contribue à augmenter le sentiment d’insécurité des deux côtés de la frontière, comme l’a encore démontré la viralité d’une vidéo de jeunes hommes, dont certains armés de sabres, tournée mi-août au Pas de la Case (voir les 8 octobre 2026 et 24 septembre 2026).

Aussi, les autorités d’Andorre ont décidé d’agir.

C’est ainsi que débute un sujet de Nicolas Stael dans Actu Toulouse, ce 28 octobre.

// Une unité spécialisée dédiée à combattre la contrebande va voir le jour le 1er janvier 2027 dans l’agglomération frontalière. Le directeur de la police andorrane, Bruno Lasne, l’a indiqué le 27 octobre, lors de la cérémonie au cours de laquelle la 59e promotion des agents de police du pays a prêté serment.

Au moins 10 agents composeront cette unité, rapporte le Diari d’Andorra. La lutte antifraude et le contrôle des frontières du pays feront partie des missions qui lui seront confiées. Certains policiers tout juste promus ont été spécialement formés pour intégrer ce nouveau groupe. D’autres fonctionnaires déjà en place dans d’autres services pourront postuler pour les rejoindre.

L’effectif de la police andorrane s’élève désormais à 285 agents, selon le média public RTVA. Il devrait dépasser les 300 en 2027, puisqu’un nouvel appel à candidatures est lancé pour 20 nouveaux postes.

Par ailleurs, la ministre de l’Intérieur et de la Justice, Ester Molné, a annoncé une réforme du Code pénal, dont les contours restent à préciser et qui doit entrer en vigueur en décembre 2026, toujours dans le cadre de la lutte contre la contrebande de tabac. Il s’agit d’intervenir contre un « angle mort » de ce dossier.

28 Oct 2026 | Trafic
 

Saisie de tabac à Pont-de-Salars, en Aveyron : une valeur estimée à 14 000 euros. C’est ce qu’annonce sur LinkedIn, le 26 octobre, David Roméro, président de la Fédération des buralistes de l’Aveyron (voir le 21 septembre).

Une opération menée par la gendarmerie à Pont-de-Salars (à 22 kilomètres de Rodez) a permis la saisie de tabac pour une valeur estimée à 14 000 euros.

Cette intervention illustre l’importance des contrôles et de la mobilisation des services dans la lutte contre les trafics illicites de tabac.

Félicitations aux agents mobilisés pour leur engagement et leur contribution à la lutte contre les circuits de distribution illégaux.

27 Oct 2026 | Trafic
 

Des organisations de santé belges contestent l’idée que les accises alimentent le commerce illicite de cigarettes. Elles appellent à renforcer les contrôles et la prévention pour réduire le tabagisme. Nous reprenons une tribune – publiée dans Le Soir, le 23 octobre – signée par diverses associations dont l’Alliance pour une Société Sans Tabac.

L’industrie du tabac voudrait nous faire croire que le commerce illicite de cigarettes explose en Belgique. Et elle a déjà l’explication toute trouvée : la faute aux accises. Ce n’est pas un hasard si elle tient à diffuser précisément ce message. L’augmentation des accises est en fait une des politiques de santé publique les plus efficaces pour diminuer la prévalence de tabagisme. Et ça, ce n’est pas bon pour le business.

Moins de personnes qui fument, c’est moins de ventes, et donc moins de bénéfices. Alors, comme chaque fois que le gouvernement négocie son budget, l’industrie du tabac ressort sa boîte à outils. Le tour de passe-passe consiste à lier toute mesure de prévention du tabagisme à une hausse du commerce illicite, pour présenter celles-ci comme contre-productives. Pour étayer cet argument, l’industrie finance des études « indépendantes » auprès de cabinets comme KPMG. Et ce sont précisément ces études qui, chaque année, se retrouvent dans la presse belge, alors même que leur crédibilité est vivement contestée dans les milieux scientifiques indépendants.

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