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Nombre d’usines clandestines de fabrication de cigarettes de contrefaçon démantelées en Belgique depuis 2019.
Pour être écoulées en France, principalement (voir le 8 août).
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Nombre d’usines clandestines de fabrication de cigarettes de contrefaçon démantelées en Belgique depuis 2019.
Pour être écoulées en France, principalement (voir le 8 août).

Quand on cherche à marginaliser – voire à interdire comme cela est déjà le cas en France – un moyen de consommer la nicotine sans passer par la combustion… voilà ce qui se passe et on ne saurait s’en étonner.
On a appris ce 10 août que l’OLAF (Office européen de Lutte anti-Fraude) vient d’aider les autorités de Lituanie à fermer une usine clandestine de sachets de nicotine à Kaunas (300 000 habitants, c’est la 2ème ville du pays et son plus important port fluvial).
En fait, il a été découvert une ligne opérationnelle complète : production-conditionnement-étiquetage. Avec les marques de plusieurs fabricants connus.
330 000 boîtes complètes ont été saisies correspondant à 30 références différentes. On n’a pas d’information sur les dosages…
Les marchés visés étaient apparemment les suivants : les pays baltes et scandinaves ; les Émirats arabes unis.

3 jours après la découverte d’une nouvelle usine clandestine de fabrication de cigarettes de contrefaçon en Belgique – la 11e depuis le début de l’année (voir le 8 août 2026) – le Journal du Dimanche (du 9 août) a publié un article confondant (« Comment la Belgique arrose la France en fausses cigarettes ») sur le sujet, signé Geoffroy Antoine.
Ce que nous y avons appris :
Depuis 2019, 62 usines clandestines de fabrication de cigarettes ont été démantelées en Belgique : « un record en Europe de l’Ouest. Ce qui n’était qu’un pays de transit est devenu l’atelier de la contrefaçon qui alimente la France, premier marché européen des fausses cigarettes. » (Voir 9 juin 2026 / KPMG).

Le mouvement porte un nom, le « offshoring » (délocalisation). Les réseaux venus de Pologne, de Slovaquie, d’Ukraine et de Moldavie ont rapproché leurs lignes de production des marchés les plus taxés, donc les plus rentables. « Il y a énormément d’usines désaffectées chez nous, en zones rurales. Les trafiquants se les approprient pour y installer leurs machines », explique un policier bruxellois.
Les fabricants reproduisent les paquets neutres français, avertissements sanitaires et codes de traçabilité compris.
Les méthodes de convoyage sont de plus en plus discrètes. Fini les camions de 30 tonnes : la marchandise part fragmentée dans des utilitaires chargés de 3 000 cartouches qui se fondent dans le flux et limitent les pertes en cas de contrôle.
Côté belge, une ligne de production coûte jusqu’à un million d’euros et s’amortit en deux semaines.
11 ème
Les autorités belges viennent de démanteler la onzième usine clandestine de fabrication de cigarettes de contrefaçon découverte depuis le début de l’année (voir le 8 août).
Pas étonnant que des convois chargés de cigarettes de contrefaçon déferlent sur le Nord de la France… (voir ci-dessous)
Ce 6 août au matin, une ancienne usine de Monceau-sur-Sambre (agglomération de Charleroi) qu’on pensait à l’abandon a été envahie de douaniers du SPF Finances belge. À l’intérieur se trouvait une usine illégale de cigarettes… (Nous reprenons l’essentiel de l’information de plusieurs médias belges).
« On a trouvé sur place 42 couchages, des travailleurs vietnamiens vu les papiers qu’ils ont fournis », explique la porte-parole du SPF Finances, Florence Angelici.
La fabrique illégale était énorme : « nous avons saisi 19 tonnes de tabac et un million de cigarettes. C’est la 11e fabrique illégale qu’on démantèle cette année, avec 180 millions de cigarettes saisies. Notre record était de 12 en 2024, on y est presque et l’année est loin d’être terminée. » (voir les 26 juin 2026, 18 juin 2026 et 20 avril 2026).
Les enquêteurs ont dû découper un mur pour pénétrer dans l’entrepôt. Celui-ci avait été isolé pour éviter que le son des machines s’entende à l’extérieur.
Les enquêteurs confirment aussi qu’il s’agit d’une installation particulièrement importante. « Le niveau de dénombrement de couchettes pour les ouvriers est particulièrement élevé. »
« Plus loin, il y a une cuisine, il y a des logements, et encore après, il y a toute la portion de pièces où les machines pour confectionner les cigarettes et les mettre en paquet. C’est une petite ville », raconte encore un enquêteur.
(À suivre)

Même pas peur… Onze personnes liées à une organisation criminelle active dans la production illégale de cigarettes ont été condamnées, ce 25 juin, par le tribunal correctionnel de Bruxelles, à des peines allant de 18 mois à cinq ans de prison, rapporte Belga. La plupart des prévenus ne se sont pas présentés à l’audience…
L’enquête avait débuté en octobre 2022, lors d’un contrôle de police à Vilvorde. Trois personnes se trouvaient à bord d’un véhicule dans lequel les policiers avaient découvert 46 000 euros, 7 000 dollars, mais aussi du matériel professionnel de contre-espionnage. Les enquêteurs avaient également trouvé un carnet contenant des notes sur des entrepôts et du tabac, ainsi que la carte d’accès à une chambre d’hôtel.
La suite de l’enquête a permis de mettre au jour une organisation criminelle qui louait des entrepôts à différents endroits en Flandre pour y installer temporairement des fabriques clandestines de cigarettes. Pour éviter d’attirer l’attention, ces entrepôts étaient loués par des gérants de sociétés de transport. Les installations étaient ensuite régulièrement déplacées après quelques mois, afin de compliquer leur détection par les autorités. Lire la suite »

C’est au cours de ce mois de mai qu’un réseau clandestin de fabrication, de stockage et d’écoulement de cigarettes de contrefaçon vient d’être démantelé dans le centre de l’Allemagne. 120 agents ayant été engagés dans l’opération.
L’Allemagne, qui n’est pas en reste avec la Belgique (voir le 18 juin 2026), l’Italie (voir le 10 juin 2026) et l’Espagne (voir le 6 juin 2026).
En fait, les enquêteurs ont découvert une usine et deux entrepôts.
L’un avec 10 millions de cigarettes sur place à Ahlen (Nord-Rhin-Westphalie) ; l’autre à Rüsselsheim, en Hesse (à une trentaine de kilomètres de Francfort), avec 9 millions de cigarettes.
75 000 euros d’argent liquide ont également été retrouvés dans les installations.
D’après les enquêteurs, le réseau avait déjà écoulé 80 millions de cigarettes sur le marché allemand. Pas moins.
Trois responsables de ce réseau sont sous les verrous.
(Voir aussi les 21 mars 2025 et 28 août 2020.)

Une usine clandestine de fabrication de cigarettes vient d’être démantelée à Thuin par la Police judiciaire fédérale de Charleroi et la Douane.
Soit une chaîne de production complète mise au jour dans un hangar isolé. Sept personnes ont été arrêtées lors de l’intervention.
Précisons que Thuin est à 32 kilomètres de Maubeuge.
Cette opération porte à six le nombre total d’usines clandestines de cigarettes démantelées en Belgique depuis le début de l’année 2026.
Elle illustre la qualité de la mobilisation des services spécialisés dans la lutte contre la fraude organisée et le commerce illicite du tabac, reprend le communiqué officiel.
Menée en étroite collaboration avec le Parquet de Charleroi, elle souligne également l’importance de la coopération entre les différents services impliqués.

C’est sur la commune de Spilimbergo (dans le Frioul, à 110 kilomètres au nord-est de Venise) que les douaniers italiens (Guardia di Finanza) viennent de découvrir une usine de fabrication de cigarettes, manifestement prête à être déménagée.
En effet, les douaniers italiens ont commencé par intercepter un camion (avec un chauffeur moldave) sortant de l’usine, en direction de la frontière autrichienne, avec des éléments entrant dans une ligne de fabrication de cigarettes qui, manifestement, avaient récemment servi.
Puis ils ont perquisitionné une usine clandestine de 9 000 mètres carrés avec deux lignes de fabrication de cigarettes.
Deux groupes électrogènes au diesel apportaient l’énergie complémentaire à l’électricité.
Une salle de télésurveillance — en liaison avec un réseau de caméras extérieures — permettait de veiller à la tranquillité des lieux.
En stock : 78 tonnes de tabac transformé, 25 millions de paquets de cigarettes à plat de marques connues et 48 millions de filtres.
D’après les premières estimations, l’usine pouvait produire entre 2 et 5 millions de cigarettes par jour.
Au moment de l’arrivée des douaniers, les six opérateurs ukrainiens se sont barricadés pour avoir le temps de détruire leurs téléphones portables.
Ils sont tous en détention provisoire.
(Voir aussi les 19 décembre 2025, 18 octobre 2025 et 29 juillet 2025).

Les douaniers de Bourg-en-Bresse, dans l’Ain, viennent de mettre au jour un atelier de fabrication artisanale de tabac.
La marchandise était destinée au marché local d’Oyonnax. C’est ce que nous apprend France 3 Auvergne-Rhône-Alpes.
Le 21 mai dernier, la Brigade de surveillance intérieure des Douanes de Bourg-en-Bresse et le Pôle tabac du bureau des contributions indirectes et de la viticulture de Bourg-en-Bresse ont réalisé une visite domiciliaire sur ordonnance à Oyonnax. Une démarche qui équivaut à une perquisition pour la Douane.
Les opérations de fouille ont permis de découvrir au domicile 2,6 kilos de tabac brut, 83 paquets de cigarettes de confection complètement artisanale, des précurseurs (filtres, papiers, blisters et paquets Marlboro). Au cours de la fouille, une machine à filmer et 700 euros en numéraire, ainsi que 64 grammes de cannabis et un pistolet à plomb, ont également été découverts.
À suivre.
(Voir 2 mars 2025 / Ain).