Une fenêtre sur l’actualité quotidienne de tous les événements liés directement ou indirectement au tabac
15 Sep 2026 | Observatoire
 

Le Groupement d’Intérêt public OFDT (Observatoire français des Drogues et des Tendances addictives) – dépendant de l’État – est dirigé par un nouveau directeur depuis le 1er septembre : Antoine Devémy.

Cet ingénieur-chimiste de formation dirigeait jusqu’à maintenant des établissements dépendant du Service commun des Laboratoires (Douane et DGCCRF) – dont celui de Paris – réalisant des analyses de produits, notamment des stupéfiants. Il a fait une partie de sa carrière à la Gendarmerie nationale.

Rappelons que l’OFDT publie régulièrement des études officielles sur les ventes de tabac (voir 28 mai 2026) et la consommation des produits du vapotage (voir 4 mars 2026).

Ces études sont régulièrement reprises par la presse. Elles témoignent de la baisse du marché officiel des cigarettes.

Elles ont contribué à sensibiliser sur l’utilisation des produits du vapotage par les jeunes consommateurs.

1 Sep 2026 | Observatoire
 

Arrêter de fumer tient souvent du parcours du combattant, entre patchs, gommes et rechutes. La cigarette électronique s’est imposée comme béquille, sans qu’on sache vraiment si elle valait mieux que le reste. Une vaste synthèse tranche enfin en faveur du vapotage anti-tabac, tout en pointant sa grande inconnue.
C’est ainsi que débute un article de Science et Vie (signé Adrien Bar Hiyé) que nous reprenons.

Une équipe pilotée par Nicola Lindson à l’université d’Oxford a établi, dans une synthèse parue le 26 août 2026 dans la Cochrane Database of Systematic Reviews (voir les 19 septembre 2023 et 1er décembre 2022), que les cigarettes électroniques à nicotine aident quatre fumeurs de plus sur cent à décrocher que les patchs et les gommes. Ces dispositifs se sont répandus plus vite que les preuves de leur efficacité, et leur place dans le sevrage restait discutée. Le vapotage anti-tabac s’appuie sur des données jugées de haute certitude, même si son innocuité à long terme reste sans réponse.

Le résultat central tient en un écart. Comparées aux traitements nicotiniques classiques, les patchs et les gommes vendus en pharmacie, les cigarettes électroniques à nicotine permettent à environ quatre personnes de plus sur cent d’arrêter durablement. Face aux modèles sans nicotine, l’avantage tombe à deux sur cent, ce qui confirme le rôle propre de la molécule. Lire la suite »

15 Août 2026 | Observatoire
 

La France a perdu près de 1 800 distributeurs automatiques de billets (DAB) l’an dernier, affirme le 23 juillet le Comité national des Moyens de Paiement (CNMP), présidé par la Banque de France, sans pour autant gêner, selon lui, un bon accès aux espèces. Nous reprenons la dépêche AFP sur le sujet (extraits).

Le nombre de distributeurs automatiques de billets était de 40 800 au 31 décembre de l’année dernière, contre 42 500 un an auparavant (-4,2 %) et 52 600 en 2018 (-22,5 %).
L’ensemble de ces DAB sont répartis sur 28 660 sites (il peut y avoir plusieurs automates par site) dans quelque 6 500 communes.

L’étude réalisée par la Banque de France ajoute aux DAB des « points privatifs » de distribution de liquide, en augmentation de 5,5 % sur un an.

Ce sont au total 30 057 commerces (supérette, boulanger, bureau de tabac…) qui proposent aux clients d’une banque partenaire des espèces contre un paiement du même montant par carte

Ce service, proposé entre autres par la Banque postale et le Crédit Agricole, n’a cependant pas grand-chose à voir avec un automate : il n’est accessible qu’aux clients d’une seule banque et uniquement aux horaires d’ouverture du commerçant.
« On est toujours à un excellent niveau » d’accessibilité des espèces, a estimé le directeur des études et de la surveillance des paiements de la Banque de France Alexandre Stervinou, lors d’une conférence de presse.
Le montant total retiré aux distributeurs de billets l’an dernier en France avoisine les 100 milliards d’euros.

(voir les 18 juillet 2026, 27 août 2024, 20 juillet 2022)

23 Juil 2026 | Observatoire
 

Pour Patrick Coquart (chercheur associé à l’IREF / Institut de recherches économiques et financières / voir les 5 juin 2025 et 16 décembre 2024), la fiscalité comportementale ne peut être efficace que si elle reste cohérente, lisible et proportionnée à l’objectif poursuivi.
À travers l’exemple du tabac, il alerte sur les limites d’une fiscalité devenue si lourde qu’elle risque moins de modifier les comportements que de nourrir les marchés parallèles.
Voici son argumentaire.

La fiscalité comportementale repose sur une idée simple : utiliser l’impôt pour orienter les comportements et, accessoirement, financer l’action publique. En matière de santé publique, cette logique est régulièrement mobilisée pour justifier la hausse des taxes sur les produits jugés nocifs, en particulier le tabac, l’alcool ou les boissons sucrées.

Sur le principe, l’objectif peut sembler légitime. Si certains comportements engendrent des coûts pour la collectivité, il n’est pas absurde que la fiscalité cherche à les prendre en compte. Mais encore faut-il que cette fiscalité soit cohérente, compréhensible et réellement efficace. Lire la suite »

17 Juil 2026 | Observatoire
 

Cigarette à la main en terrasse

Lorsqu’une personne décide d’arrêter de fumer, elle peut rapidement être confrontée à une sensation intense et parfois difficile à gérer : le « craving ». Ce terme, largement utilisé dans le domaine des addictions, désigne une envie forte et irrépressible de consommer une substance, ici la cigarette.
Nous reprenons une communication de Nicoswitch (voir le 30 mai 2024).

Le « craving » ne se limite pas à une simple envie passagère. Il s’agit d’un mécanisme psychologique et physique lié à la dépendance à la nicotine. Lorsque le corps est privé de nicotine après un arrêt du tabac, le cerveau réclame la substance à laquelle il était habitué. Cette réaction peut provoquer un besoin urgent de fumer, accompagné d’irritabilité, de nervosité ou d’une difficulté à se concentrer.

Pourquoi le « craving » apparaît-il ?

La nicotine agit directement sur le système de récompense du cerveau en stimulant la libération de dopamine, un neurotransmetteur associé au plaisir et à la sensation de bien-être. Avec le temps, le cerveau s’habitue à recevoir cette stimulation de manière régulière. Lire la suite »

28 Juin 2026 | Observatoire
 

Toluna Harris Interactive vient de réaliser une enquête sur les intentions des Français à propos de leurs congés estivaux (échantillon de 2 000 Français interrogés en ligne du 29 mai au 4 juin).
Les principaux enseignements :

  • 69 % ont l’intention de « partir en vacances » (même proportion que l’année dernière) et 42 % sont « certains » de partir cet été.
  • 58 % de ceux qui ont l’intention de partir cet été ont choisi de rester en France (comme l’année dernière).
  • 74 % de ceux qui vont partir estiment que « le sujet des prix » (carburants mais aussi autres produits de consommation courante…) va être très important pendant leurs vacances.
  • 34 % de ceux qui partent ont décidé de raccourcir leur séjour.
15 Juin 2026 | Observatoire, Trafic
 

Selon l’Empty Pack Survey, étude sur le marché illicite du tabac réalisée chaque année par Imperial Brands Seita dans 126 villes de France métropolitaine, issue d’une collecte des paquets vides dans l’espace public (voir 11 juin 2026), la part de la contrefaçon dans la consommation de tabac à Limoges atteignait 22,5 % au quatrième trimestre 2025, contre seulement 1,7 % à la même période en 2018.

Un taux supérieur aux statistiques régionale et nationale

Un taux qui s’élève à 20,0 % à Bordeaux, à 21,2 % pour la Nouvelle-Aquitaine et à 18,8 % pour l’ensemble de la France.
Pour Hervé Natali, responsable des relations territoriales et de la lutte contre le marché parallèle chez Imperial Brands Seita, « les chiffres observés en Nouvelle-Aquitaine confirment que le trafic de tabac n’est plus un phénomène périphérique. Malgré une prise de conscience accrue, la réponse publique demeure insuffisante face à l’ampleur des trafics. Le recours quasi exclusif au levier fiscal a atteint ses limites et appelle un changement d’approche.
Une stratégie efficace doit s’appuyer sur un arsenal juridique adapté et un renforcement des moyens opérationnels, notamment au niveau local. Sans des ressources humaines, techniques et judiciaires à la hauteur, les pouvoirs publics risquent de perdre durablement le contrôle face à des réseaux criminels structurés et fortement implantés. » Lire la suite »

6 Juin 2026 | Observatoire
 

« Faire entendre la voix du terrain dans les territoires ruraux n’est plus une option, c’est une nécessité. »
C’est ainsi que débute un message sur LinkedIn de Jean-François Vigouroux (vice-président de la Confédération en charge de l’action territoriale). Nous reprenons un extrait de sa communication.

« Le 26 mai 2026, j’ai eu l’honneur de représenter la Confédération, en tant que vice-président et représentant de l’atelier territorial, lors du débat organisé par le groupement rural GMR/FNSEA, avec la participation en visioconférence de Dominique Faure, ex-ministre déléguée chargée des Collectivités territoriales et de la Ruralité.

« Cette rencontre a permis de partager un constat commun. Malgré des secteurs différents, l’ensemble des organisations professionnelles présentes font face à des problématiques similaires. Lire la suite »

 

La 20e édition du rapport KPMG sur les marchés de contrebande et de contrefaçon en Europe, pour 2025, vient d’être publiée (voir ci-dessous).
En voici les chiffres-clés.

53,6 % des cigarettes consommées en France proviennent du marché parallèle (elles n’ont pas été achetées dans le réseau officiel des buralistes). Soit plus de 4 points par rapport à 2024 (voir 11 juin 2025).

41,4 % des cigarettes consommées en France sont clairement identifiées comme des cigarettes de contrebande et de contrefaçon (37,6 % en 2024). Le restant du marché parallèle correspondant à du duty-free ou des achats frontaliers.

Sur l’ensemble des 27 pays de l’Union européenne, 10,3 % de la consommation des cigarettes proviennent de la contrebande et de la contrefaçon.

La France représente 49,1 % de ce marché parallèle des cigarettes au sein de l’Union européenne (et 52,7 % du seul marché de la contrefaçon).

Toujours pour la France, ces chiffres de non-approvisionnement dans le réseau des buralistes génèrent une perte fiscale de 10,4 milliards d’euros.

31 Mai 2026 | Observatoire
 

Chaque année, le 31 mai, la Journée mondiale sans tabac portée par l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) met en lumière les conséquences sanitaires, sociales et économiques du tabagisme. Pour l’édition 2026, l’OMS a choisi d’attirer l’attention sur les stratégies marketing susceptibles d’influencer les comportements des jeunes et d’encourager l’entrée dans les consommations. C’est ainsi que démarre une communication de la Fédération Addiction (voir 6 février 2026) que nous reprenons.

Les stratégies commerciales des industriels évoluent

Alors que le tabac demeure l’une des principales causes de mortalité évitable, les produits du tabac et de la nicotine connaissent des évolutions rapides, accompagnées de nouvelles stratégies de promotion et de commercialisation. Réseaux sociaux, packagings attractifs, dispositifs jetables, arômes variés ou encore recours aux influenceurs participent à la visibilité de ces produits auprès des jeunes publics.

À l’occasion de la Journée mondiale sans tabac du 31 mai 2026, l’OMS alerte sur le risque que ces stratégies contribuent à banaliser les usages. Cette préoccupation est largement partagée par les acteurs de la prévention, qui soulignent l’importance de limiter l’exposition des mineurs aux produits nicotiniques et aux messages promotionnels. Lire la suite »