Une fenêtre sur l’actualité quotidienne de tous les événements liés directement ou indirectement au tabac
26 Nov 2022 | Observatoire
 

La France est le deuxième consommateur de jus de fruits en Europe (18 litres de jus de fruits par personne et par an). Pourtant ce marché est à la peine, victime de la désaffection à l’égard du sucre et de la concurrence de plusieurs autres boissons sans alcool.

Depuis 2015, les ventes ont entamé une glissade régulière et les derniers chiffres de Nielsen confirment la tendance de 2 % à 3 % de volume en moins par an.

•• Selon Les Échos, le PNNS (Programme national Nutrition et Santé) a enfoncé le clou en janvier 2020, en déplaçant les jus de fruits de la catégorie des cinq « fruits et légumes à manger chaque jour » à celle des « boissons sucrées ».

Les chiffres montrent d’ailleurs que les jus de fruits sont à la traîne sur le vaste marché des boissons sans alcool de 8,3 milliards d’euros, qui a progressé de 6,2 % en un an.

Sur douze mois glissants, au 4 octobre, les colas, qui sont toujours les grands leaders des boissons sans alcool, ont vu leurs ventes augmenter de 0,6 % en volume et 6,4 % en valeur. Les énergétiques ont fait le plus grand bond à près de 18 % en volume et 22 % en valeur. Très bien placées aussi, les boissons à base de thé ont progressé de 4,7 % et 10,6 %.

Dans le même temps, les jus de fruits ont reculé de 2,7 % et 0,7 %. Pour certains, comme le pamplemousse, c’est la bérézina avec un plongeon de 90 %.

•• « Les prix jouent un rôle incontestable », selon Emmanuel Vasseneix, président de Unijus. Un jus de fruits coûte beaucoup plus cher à fabriquer qu’une boisson à base de fruits type Oasis, leader de sa catégorie et il se vend près de deux fois plus cher. Lorsque la matière première flambe, et c’est de plus en plus souvent le cas avec le réchauffement climatique, « les hausses portent sur 100 % d’un jus de fruits quand elle ne portera que sur 20 % d’une boisson à base de fruits » poursuit-il. Lire la suite »

23 Nov 2022 | Observatoire
 

Le Black Friday, cette période de promotions importées des États-Unis, sera cette année encore le pic commercial de l’année pour la plupart des distributeurs, surtout les e-commerçants puisque c’est Amazon qui a lancé la mode (voir 3 décembre et 21 novembre 2021). Décryptage des Échos.

Les Français se ruent sur les offres pour faire leurs cadeaux de fin d’année à prix cassés. Dans une enquête, PWC indique que 43 % des achats de Noël sont effectués pendant le Black Friday par les 70 % des consommateurs qui prévoient de participer à l’opération.

•• La fête de la consommation s’étend sur dix jours, du vendredi précédent (le 18 novembre) au lundi suivant (le 28) et l’intensité promotionnelle va crescendo du début à la fin avec un pic le jour dit. Les professionnels parlent de la « Black Week ».

Certains commerçants comme Cdiscount poussés par l’atonie des ventes de produits d’équipement provoquée par les arbitrages des consommateurs en temps d’inflation (on mange d’abord, on change sa machine à café ensuite) ont commencé au début du mois leur « Black November ».

•• L’inflation pousse à l’action. Dans une étude sur Noël, NielsenIQ pointe que 65 % des consommateurs anticipent la hausse des prix des produits tels que l’alimentation, les boissons, les cadeaux ou bien encore ceux d’hygiène-beauté et que 71 % d’entre eux s’attendent à une augmentation des prix de 15 % sur l’alimentaire, quand 67 % anticipent une hausse de près de 20 % sur les cadeaux.

Si PwC indique que le textile est le premier segment en termes d’intentions d’achat, les opérateurs mettent traditionnellement en avant les promotions sur le jouet et les produits techniques, bruns ou blancs. « Le Black Friday, c’est l’occasion d’acheter un produit qui vaut cher avec une belle décote », explique Julien Peyrafitte. Les rabais iront jusqu’à 50 %, voire 60 %.

•• Cette année, le Black Friday correspond au début de la Coupe du monde de football. Le Mondial est à chaque fois l’occasion d’un pic de ventes de téléviseurs. Lire la suite »

18 Nov 2022 | International, Observatoire
 

Lors des élections américaines du midterm (à mi-mandat), de la semaine dernière, les résultats de référendums ont ouvert la voie à la légalisation du cannabis dans les États du Maryland (6 millions d’habitants) et du Missouri (6 millions d’habitants aussi).

D’après Newsweed, il s’agit des 20ème et 21ème États (sur 50) à légaliser le cannabis (voir 13 septembre 2022, 13 mai 2021).

Dans le Maryland, l’achat et la possession de jusqu’à 1,5 once de cannabis (42 grammes) seront légaux à partir de 21 ans. Dans le Missouri, c’est aussi à cet âge que l’on pourra acheter jusqu’au double (3 onces). En revanche, en Arkensas et dans les Dakota du Nord et du Sud, les projets de légalisation ont été rejetés.

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15 Nov 2022 | Observatoire
 

Travel Retail poursuit la transformation de son offre de commerces et de services sur le réseau du métro et du RER parisien en attribuant à Lagardère Travel Retail France (voir 25 juillet) un premier lot des boutiques du quotidien, un « convenience store » taillé sur mesure pour répondre aux attentes des voyageurs.

C’est ce qu’annonce un communiqué commun dont nous reprenons l’essentiel.

Avec une offre alimentaire pour toutes les envies de la journée et une offre de dépannage accessible, la boutique du quotidien – développée avec les enseignes de proximité Relay, monop’ et monop’Daily – permet de faciliter la vie des voyageurs et citadins pressés en quête d’un peu (plus) de sérénité.

•• Les boutiques du quotidien : un commerce qui sadapte au tempo des urbains

Ce concept a été créé spécifiquement pour les transports en commun franciliens afin de proposer un commerce malin et inventif qui sait adapter son offre de produits et services au tempo des urbains. Il privilégie des achats plus spontanés et transforme la routine du quotidien en un rituel plaisir.

Un concept testé par RATP Travel Retail et validé auprès de plus de 1 000 voyageurs et qui répond à la fois :
. à des besoins fonctionnels : le croissant chaud du matin, que l’on déguste sur le quai du RER ou les courses du dîner pour sauver la soirée ;
. à une dimension émotionnelle avec des achats spontanés pour faire ou se faire plaisir : fleurs, beauté, cadeaux, etc.
. sans oublier une dimension plus servicielle : recharger son téléphone, récupérer ses courses ou ses colis dans des consignes Click N’Collect, etc.

•• L’implantation sur le parcours quotidien

Face à la fragmentation des parcours d’achat, le métro représente une nouvelle opportunité pour les enseignes de proximité : celle d’être au plus près des voyageurs, de leurs envies et de leurs besoins, en s’insérant sur leurs parcours quotidiens. Autant d’occasions de susciter des achats spontanés. Lire la suite »

12 Nov 2022 | Observatoire
 

L’enseigne française de distribution fondée il y a 90 ans poursuit son développement hors alimentaire avec une nouvelle boutique  entièrement dédiée à l’univers de la maison, avec près de 2 700 références sur 300 mètres carrés.

Cette première adresse s’est ouverte au centre commercial So Ouest de Levallois-Perret (Hauts-de-Seine).

 •• Avec des espaces thématiques (salon, bureau, cuisine, salle de bains, chambre) et donc de la vaisselle, du linge de maison et de la petite décoration. Soit l’ensemble de produits maison de la marque, que l’on retrouve souvent au compte-goutte dans les magasins, entre les vêtements pour bébé et le petit électroménager.

Monoprix a également décidé de jouer la carte vintage Prisunic (racheté par le groupe en 1997), avec des pièces rééditées cette année dans le cadre d’une exposition au Musée des Arts Déco.

 •• « L’engouement pour la décoration intérieure est énorme et s’est amplifié des dernières années avec le Covid et le télétravail car chacun s’est mis à re-regarder son intérieur » analyse, dans Le Parisien, Guillaume Seneclauze, directeur général du groupe Monoprix .

À ce jour, l’univers de la maison représente 8 % du chiffre d’affaires du groupe. Des collections qui se déclinent dans toutes les pièces avec des objets du quotidien imaginés non loin de là puisque le siège de Monoprix est à Clichy. D’où le choix de So Ouest qui fêtera ses dix ans le 18 octobre prochain, et compte 7,5 millions de visiteurs par an (…)

 •• L’enseigne Monoprix Maison se positionne donc sur un marché porteur puisque les Français dépensent en moyenne 532 euros par an pour leur décoration (toujours selon Les Échos Études). Avec évidemment une concurrence importante à commencer par Zara Home et H&M Home. « Nous sommes davantage sur le design accessible, avec des produits uniques et nous sommes un peu moins chers », souligne Lilian Rosas, directrice générale adjointe, et directrice textile, maison et loisirs.

9 Nov 2022 | Observatoire
 

À deux semaines de l’ouverture de la Coupe du monde de football au Qatar, des entreprises des secteurs des jeux d’argent, des médias et de la publicité ont signé, ce 7 novembre, des chartes d’engagement visant à mieux protéger les mineurs et personnes vulnérables aux risques d’addiction.

C’est ce qu’annonce un communiqué AFP que nous reprenons.

Chaque secteur a sa charte et des poids lourds parmi les signataires : l’affichage extérieur, signée notamment par JCDecaux ; la télévision, qui a recueilli les signatures de France TV, TF1, M6 ou encore beIn ; la radio avec Radio France, Lagardère (propriétaire d’Europe 1) ou NRJ et surtout la publicité numérique. Lire la suite »

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8 Nov 2022 | Observatoire
 

Surendettement, mensonges, isolement… Les paris sportifs en ligne inquiètent de plus en plus les autorités sanitaires françaises. Si l’addiction au jeu ne date pas d’aujourd’hui, elle menace de devenir un problème majeur face à l’essor fulgurant de ce marché. Ainsi débute une dépêche AFP, signée Julien Dury, que nous reprenons.

« Je me suis enfermé là-dedans : je suis parti en endettement, j’ai fumé tout ce que j’avais », témoigne Paul-Olivier, un ancien parieur de 29 ans. Le jeune homme, qui ne souhaite pas rendre public son nom de famille, a connu une « descente aux enfers » qui l’a vu parier jusqu’à 10 000 euros sur des matchs de football.

•• « Mon cerveau pensait toujours au fait que je pouvais gagner, pas que je pouvais perdre », raconte-t-il. « Je me réveillais, je pensais à ça, je me couchais, je pensais à ça, je me renfermais sur moi et je ne voyais plus mes amis. »

L’ancien parieur, qui est désormais sevré mais ressent toujours une « épée de Damoclès », a connu deux éléments classiques de l’addiction. Il devait sans cesse augmenter la dose, allant jusqu’à parier sur des championnats lointains comme au Kazakhstan. Et il a longtemps caché sa situation à ses proches, malgré une situation financière intenable à force d’ouvrir des crédits bancaires.

•• Son histoire n’est pas un cas isolé. L’addiction aux paris sportifs est un phénomène désormais assez répandu pour que les autorités sanitaires s’en saisissent.

L’agence Santé publique France a lancé une campagne destinée au grand public, la première sur ce thème en France – les pays anglo-saxons étant exposés de plus longue date à cette problématique.

« Particulièrement addictifs, ces paris peuvent avoir des conséquences importantes sur la santé et la situation sociale des joueurs qui les pratiquent et de leur entourage », prévenait l’agence dans un communiqué. La campagne précède de peu la Coupe du monde de football, occasion attendue de longue date par les géants des paris en ligne, parmi lesquels la Française des jeux, Winamax ou Betclic.  Lire la suite »

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6 Nov 2022 | Observatoire
 

« Une tabatière qui devrait faire un tabac » titre le JDD, de ce 6 novembre, en annonçant que Le Louvre va lancer, le 8 novembre, sa treizième campagne d’appel aux dons auprès du public en vue d’acquérir une œuvre d’art pour ses collections.

L’objet exceptionnel en question est une précieuse tabatière du duc de Choiseul (ministre de Louis XV), fabriquée entre 1770 et 1771.

Une petite boite à la monture d’or, dont les 6 faces sont ornées de miniatures d’une finesse incroyable. Prix de vente: 3,9 millions d’euros.

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6 Nov 2022 | Observatoire
 

« La consommation de tabac est de plus en plus un marqueur social : en vingt ans, si la part de fumeurs quotidiens est passée de 28 % à 18 % dans les catégories supérieures, elle na pas baissé dans les catégories modestes, stagnant à 30 %. » 

Christophe Guilluy (essayiste, auteur de « La France périphérique ») dans son dernier ouvrage « Les dépossédés » (voir 4 novembre).

4 Nov 2022 | Observatoire
 

Ils sont suivis avec attention, les travaux de Christophe Guilluy – essayiste et géographe, auteur des livres « La France périphérique » et « Temps des gens ordinaires » – qui scrute avec précision les mouvements de fond et les évolutions d’ une société française difficile à décrypter.

Il vient de publier un nouvel essai (« Les dépossédés ») portant sur « les classes populaires » et les surprises qu’elles peuvent encore apporter : « ils subissent un éloignement géographique, social, politique et culturel. Ils sont la majorité. Ils sont à l’origine de toutes les contestations actuelles, qui ne ressemblent à aucun des mouvements sociaux des siècles passés : ils sont les dépossédés. »

Christophe Guilluy y met en exergue plusieurs facteurs « d’exclusion » des classes populaires. Dont le tabac (extrait, page 48) : « La consommation de tabac est de plus en plus un marqueur social : en vingt ans, si la part de fumeurs quotidiens est passée de 28 % à 18 % dans les catégories supérieures, elle n’a pas baissé dans les catégories modestes, stagnant à 30 %. » 

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