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28 Mai 2026 | Observatoire, Récents
 

Les volumes de tabac vendus dans le réseau des buralistes ont diminué de 8,2 % par rapport à 2024. C’est ainsi que l’OFDT / Observatoire français des drogues et des tendances addictives (voir 26 février 2026 et 18 juillet 2025) débute un communiqué-bilan sur le tabagisme en 2025 (voir 27 mai 2026).

Certains départements frontaliers (Nord, Pas-de-Calais, Ardennes) sont moins concernés par cette baisse. La hausse des taxes en Belgique et au Luxembourg ayant entraîné un report sur le territoire français des acheteurs qui allaient auparavant se fournir à l’étranger témoigne de l’utilité de politiques publiques mises en œuvre au niveau européen (ndlr : il y aurait des choses à dire sur le sujet… on y reviendra / LMDT).

Malgré la diminution des volumes, le chiffre d’affaires global du tabac atteint 18,4 milliards d’euros en 2025 : il s’avère quasi stable depuis 2017, avec une croissance moyenne de 0,2 % par an. En effet, après l’augmentation des prix en 2024, la hausse des prix des cigarettes demeure modérée en 2025 (le prix moyen du paquet de cigarettes de la marque la plus vendue passant de 12,54 euros à 13 euros, tandis que le prix moyen du paquet de tabac à rouler de la marque la plus vendue reste inchangé à 23,90 euros)… (ndlr : là encore… on reviendra sur le sujet / LMDT).

La diversification du marché du tabac se confirme

À noter que si les ventes de cigarettes et de tabac à rouler baissent toutes deux en 2025 comparativement à 2024 (-8,7 % et -9,6 % respectivement, un peu moins que sur l’année précédente), celles des autres produits du tabac restent assez stables, avec une progression de 0,3 %.
Les évolutions sont cependant contrastées : entre la baisse de 22,9 % pour le tabac à chauffer et de 2,4 % pour les cigares, mais la hausse de 5,8 % des autres tabacs à fumer (narguilé, tabac à pipe, à tuber, blunts, etc.). Ces autres produits du tabac représentent 8 % de parts de marché en 2025, contre 3 % en 2017.

Le tabagisme à des niveaux toujours plus bas

En 2024, moins d’un cinquième des adultes de 18 à 75 ans déclaraient fumer quotidiennement – un niveau toujours plus bas. Chez les adolescents, le tabagisme a fortement régressé ces 15 dernières années avec 5,6 % de fumeurs quotidiens chez les lycéens en 2024 contre 30,8 % en 2010. En parallèle, le vapotage progresse, notamment chez les jeunes : 4 % des lycéens vapotaient exclusivement quotidiennement en 2024, contre 0,8 % en 2022.

L’intérêt pour sortir du tabagisme se poursuit

Entre 2024 et 2025, l’utilisation de l’aide au sevrage augmente toujours. Cela se reflète dans l’augmentation des ventes et des remboursements des traitements de substitution nicotinique (+7 % de ventes de traitements), portés principalement par les substituts sous forme orale, puis par les timbres transdermiques (patchs).
On note aussi l’augmentation de la fréquentation des dispositifs d’aide à l’arrêt tels que les lignes d’écoute (environ 61 000 appels traités par les tabacologues de Tabac Info Service en 2025, une hausse de 5,2 % par rapport à 2024).
Enfin, au cours de la période 2016-2019, environ 1,8 million de tentatives d’arrêt ont été attribuées à l’opération #MoisSansTabac, qui fêtait en novembre 2025 sa dixième édition.

27 Mai 2026 | Observatoire
 

Les volumes de tabac vendus dans les réseaux de buralistes ont réduit de 8,2 % par rapport à 2024, selon l’Observatoire français des drogues et des tendances addictives (OFDT) (voir 26 février 2026 et 18 juillet 2025).
Les Français, et notamment les jeunes, fument moins – même si l’usage de la cigarette électronique continue de progresser. C’est ainsi que débute une dépêche de l’Agence France-Presse que nous reprenons.

La baisse des ventes légales de tabac s’est poursuivie en 2025 en France, relève l’Observatoire français des drogues et des tendances addictives (OFDT) dans un contexte de tabagisme à « des niveaux toujours plus bas ».

« Les volumes de tabac vendus dans le réseau des buralistes ont diminué de 8,2 % par rapport à 2024 », indique l’OFDT dans son rapport annuel sur le sujet. Les départements frontaliers sont toutefois moins concernés par cette baisse que les années précédentes. La Belgique et le Luxembourg ont notamment mené des hausses de taxes significatives, ce qui a réduit l’avantage fiscal qui attirait les fumeurs français (sic…).

Les ventes totales en métropole dans ce réseau de commerçants s’élèvent à 30 165 tonnes en 2025, après 32 846 tonnes l’année précédente.

Malgré la diminution des volumes, le chiffre d’affaires global du tabac atteint 18,4 milliards d’euros en 2025, un niveau quasi stable depuis 2017 avec une croissance moyenne de 0,2 % par an. Si les ventes de cigarettes et de tabac à rouler baissent en 2025 par rapport à l’année précédente (respectivement -8,7 % et -9,6 %), celles du narguilé, du tabac à pipe, des blunts ou autres tabacs à fumer grimpent de 5,8 %.

Autre constat dressé par l’OFDT : la France fume moins.

Moins d’un adulte de 18 à 75 ans sur cinq disait fumer quotidiennement en 2024, soit « la prévalence la plus faible jamais enregistrée depuis 2000 », souligne l’OFDT dans son bilan. Cette tendance se retrouve chez les jeunes. Alors qu’en 2010, 30,8 % des lycéens fumaient tous les jours, la proportion chutait à 5,6 % en 2024. En revanche, l’usage quotidien de la cigarette électronique parmi les lycéens poursuit sa progression. « La France fait dorénavant partie de la dizaine de pays, principalement nordiques, dont le niveau de tabagisme quotidien (chez les jeunes / ndlr) est inférieur à 5 % », relève l’OFDT. Cela s’accompagne d’une hausse des ventes de traitements nicotiniques de substitution en pharmacie (+7 % en 2025 par rapport à 2024). Lire la suite »

13 Mar 2026 | Observatoire
 

Un ex-militaire ukrainien de 26 ans, résidant en Belgique, a été contrôlé par les Douanes, en Seine-et-Marne, alors qu’il s’apprêtait à livrer des cigarettes à Paris. Jugé ce 9 mars par le tribunal de Meaux, il a écopé d’une lourde amende. Nous reprenons l’article du Parisien.

Mykhailo roulait tranquillement sur la N 2, en direction de Paris, le 5 mars, au volant d’une Ford S-Max. Soudain, des motards et une voiture des Douanes ont surgi et entouré son véhicule, avant de le sommer de s’arrêter sur le côté, à hauteur de Dammartin-en-Goële (Seine-et-Marne).

Il s’agissait d’un contrôle aléatoire et c’est peu de dire que les fonctionnaires ont eu du flair. Le conducteur, qui arrivait de Belgique, s’apprêtait à déposer 15 cartons quelque part dans la capitale française. À l’intérieur se trouvaient pas moins de 7 500 paquets de cigarettes de marque Marlboro, soit l’équivalent de 97 500 euros à la revente. Un chargement qui a mené ce jeune homme – après quelques heures de retenue douanière – dans les locaux de garde à vue de la gendarmerie. Et pour cause : l’automobiliste, âgé de 26 ans, n’a pas été en mesure de fournir la moindre facture ou tout autre papier officiel. Lire la suite »

12 Mar 2026 | Observatoire
 

Cendrier de poche

On peut lire un pays dans ses palais nationaux, ses grandes lois, ses infrastructures. On peut aussi l’observer à hauteur de caniveau, en suivant la trace la plus modeste qui soit : le mégot de cigarette. Ce déchet minuscule, banal, presque invisible à force d’être partout, raconte pourtant les usages, les tensions et les contradictions de la société française mieux que bien des rapports officiels.
C’est ainsi que débute une tribune de Jean-Laurent Cassely – auteur d’une étude « Quand la géographie des mégots révèle la mutation des territoires » (voir les 2 février et 12 janvier) – dans Le Monde du 7 mars.

1 // Premier enseignement de ce tour de France des mégots : la géographie des cigarettes écrasées n’est pas une géographie des habitants, mais une géographie des usages.

Les spécialistes parlent de « hotspots de mégots » pour désigner ces lieux où les filtres se concentrent de manière récurrente. Leur périmètre varie, mais leur logique est toujours la même : ce sont des lieux de vie évidents pour tout le monde.

Dans chaque commune, on les repère sans peine : le parvis et les abords de la gare, la terrasse du café ou du restaurant sur la place centrale, les voies sur berge, la rue piétonne devant le groupe scolaire, les abords du gymnase ou du stade. L’espace public y est moins un décor qu’un support d’activités intenses : on y attend, on y transite, on y consomme, on y sociabilise, on y fait la fête. Lire la suite »

12 Mar 2026 | Observatoire
 

Nous reprenons ci-dessous une tribune collective des experts et professionnels de la santé du Forum francophone sur la Nicotine.

Chaque année en France, le tabac tue près de 75 000 personnes, dont 45 000 par cancer.

Ces chiffres, connus et documentés, placent le tabagisme parmi les premières causes de mortalité évitable dans notre pays. Face à ce fléau sanitaire, des solutions existent. Les alternatives nicotiniques, comme le vapotage ou les sachets de nicotine, peuvent contribuer à réduire l’exposition aux substances cancérogènes pour les fumeurs qui ne parviennent pas ou ne souhaitent pas arrêter brutalement, et ainsi participer aux stratégies de lutte contre les cancers liés au tabac.

Réunis à Paris en juin (voir 7 juin 2025) puis à Genève en novembre dernier (voir 23 novembre 2025) à l’occasion du Forum francophone sur la nicotine,

nous, experts de santé publique, médecins et chercheurs en addictologie, avons débattu des stratégies les plus efficaces pour réduire les ravages du tabagisme. Dans le prolongement de ces premiers travaux, deux des signataires – les Dr Imane Kendili et Marileine Kemme Kemme – ont animé un webinar le mercredi 11 mars, dédié aux professionnels de santé afin d’approfondir le rôle des alternatives nicotiniques dans la réduction des risques de cancer (voir 25 février 2026). Lire la suite »

1 Mar 2026 | Observatoire, Récents
 

Une vaste étude génétique identifie des variants rares capables de réduire fortement la consommation de cigarettes. Ces différences biologiques pourraient expliquer pourquoi certaines personnes résistent mieux à l’addiction que d’autres. Nous reprenons l’article d’Ariane Polge que Science & Vie consacre au sujet (le 27 février).

Face au tabac, tous les fumeurs ne sont pas égaux. Certains deviennent rapidement dépendants, tandis que d’autres limitent spontanément leur consommation ou parviennent à arrêter plus facilement. Longtemps attribuées à la motivation ou à l’environnement, ces différences pourraient aussi avoir une origine biologique. Pour certains individus, la résistance au tabac est inscrite dans leur biologie.

Pourquoi la dépendance à la nicotine varie autant d’une personne à l’autre

La dépendance au tabac résulte d’un mécanisme bien connu. La nicotine se fixe sur des récepteurs spécifiques du cerveau, ce qui active les circuits de récompense et renforce l’envie de consommer. Cependant, l’intensité de cette réponse varie fortement selon les individus.

Pour comprendre cette variabilité, une équipe internationale a analysé les génomes de 37 897 fumeurs participant à une cohorte de santé à Mexico. Les chercheurs ont ensuite comparé ces résultats avec des bases de données issues du UK Biobank et de Biobank Japan afin de vérifier si les effets observés se retrouvaient dans différentes populations.
L’objectif était d’identifier des variantes génétiques rares capables d’influencer directement le comportement tabagique. Lire la suite »

26 Fév 2026 | Observatoire
 

L’OFDT a publié, ce 25 février, les résultats du troisième volet de l’Enquête nationale en collège et en lycée chez les adolescents sur la santé et les substances (EnCLASS) menée en 2024 auprès de 11 000 élèves du secondaire, sur leurs comportements d’usage d’alcool, tabac, cigarette électronique, cannabis et autres substances illicites. Les résultats pour l’année 2024 montrent que les usages continuent de diminuer, quoiqu’avec une ampleur variable, pour la plupart des produits.
C’est en ces termes que débute une communication de l’Observatoire français des Drogues et des Tendances addictives (OFDT), publiée ce 25 février, que nous reprenons.

Les premières générations sans tabac en perspective

En 2024, 7,7 % des collégiens et 30,6 % des lycéens déclarent avoir déjà fumé une cigarette. Le tabagisme quotidien ne concerne que 0,9 % des collégiens et 5,6 % des lycéens. Ces pourcentages sont les mêmes entre garçons et filles au collège mais les lycéennes ont un peu plus expérimenté le tabac que leurs pairs.
Les expérimentations ont globalement baissé depuis 2022, mais pas les usages quotidiens – qui étaient déjà alors en forte baisse.
En contrepoint, la diffusion de la cigarette électronique demeure importante – supérieure à celle des cigarettes de tabac. Lire la suite »

23 Déc 2025 | Observatoire
 

Double page dans Le Parisien (daté du 21 décembre) sur le « grand plan national anti-narcotrafic » du Gouvernement, présenté récemment par Gérald Darmanin (ministre de la Justice) et Vanessa Perrée (procureure à la tête du Parquet national anticriminalité / Pnaco).

Avec force déclarations impressionnantes : « La DZ Mafia reste présente à Marseille et s’étend telle une pieuvre dans de nombreuses villes » ; « 700 personnes liées à la criminalité organisée actuellement incarcérées sont très dangereuses. »
Mais… pas une seule mention des liens de plus en plus étroits, de plus en plus évidents, entre trafics de stups et de tabac comme nous le prouvons ici-même quasi-quotidiennement (voir les 22, 20 et 18 décembre).

Pourtant Gérald Darmanin (ancien ministre des Comptes publics et de l’Intérieur) connaît le sujet.
Il s’en est suffisamment préoccupé et a même tenté, à son époque, de faire travailler Douanes, Gendarmerie et Police nationale sur le sujet.

Tout juste, la procureure évoque, dans l’interview, « des commerces de proximité qui servent de blanchisseuses ».
Sans même citer les bars à chicha et épiceries qui écoulent, désormais, du tabac sur le marché parallèle…

14 Nov 2025 | Observatoire
 

Une étude récente de l’Insee, l’Institut national de la statistique en France, révèle que dans les départements frontaliers, plus d’un ménage sur deux traverse la frontière pour faire ses courses dans les pays voisins, dont le Luxembourg.
C’est le site luxembourgeois Virgule qui rebondit sur cette information sous la plume de Mélodie Mouzon. Extraits.


En 2024, dans les départements français frontaliers, plus d’un ménage sur deux a traversé la frontière pour réaliser des achats physiques par carte bancaire dans un pays voisin. C’est ce que révèle une étude récente de l’Insee, l’Institut national de la statistique et des études économiques en France, réalisée en collaboration avec le Crédit Mutuel.


Ces achats transfrontaliers (tous produits) représentent ainsi 14 % du montant total des dépenses physiques par carte des ménages de Moselle, la proportion la plus importante constatée lors de cette étude. La proportion est de 9,5 % en Meurthe-et-Moselle (…)


En moyenne, les frontaliers ont effectué 34 achats durant l’année 2024 au Luxembourg et ont dépensé 47 euros par transaction. Les courses transfrontalières au Luxembourg sont réalisées en majorité durant la semaine.


Les achats effectués de l’autre côté de la frontière se font principalement dans les stations-service, dans les magasins de tabac, dans les hôtels et restaurants. « Le tabac coûtant moins cher dans les pays voisins, cela incite certains fumeurs à s’approvisionner à l’étranger », précise l’Insee. Un phénomène bien connu au Luxembourg, où les frontaliers profitent également de tarifs plus avantageux sur les carburants.
Rien d’étonnant donc que le poids des achats en stations-service et magasins de tabac soit particulièrement fort au Grand-Duché : il représente 59 % des dépenses des frontaliers dans le pays.


L’Insee relate que les achats au Luxembourg sont souvent effectués par des consommateurs très réguliers, « qui effectuent des dépenses de l’autre côté de la frontière la plupart des semaines. » Près de 50 % du montant total dépensé au Luxembourg par les frontaliers français sont le fait de consommateurs très réguliers.
Cela s’explique par le fait que les consommateurs frontaliers en Moselle et Meurthe-et-Moselle sont aussi nombreux à travailler au Grand-Duché et profitent de leur présence sur le territoire grand-ducal pour y faire des achats.