Une fenêtre sur l’actualité quotidienne de tous les événements liés directement ou indirectement au tabac
8 Mar 2026 | Profession
 

La Fédération départementale des buralistes de l’Eure-et-Loir a prévu son assemblée générale annuelle, ce 8 mars, à l’Hippodrome de Chartres. Nous reprenons une information de actuChartres.

L’événement s’adresse aux 171 buralistes du département, sous la présidence de Michel-Dominique Philippe (photo), avec pour ambition de « présenter la stratégie du réseau pour faire face aux déséquilibres du marché, renforcer l’économie légale et répondre, de manière responsable, aux enjeux posés par les marchés parallèles et les trafics ».

Une insécurité croissante, des services de proximité qui disparaissent… Le contexte actuel est particulièrement source d’inquiétudes pour les buralistes : développement massif des trafics, insécurité croissante, désengagement progressif des services de proximité…

Les buralistes d’Eure-et-Loir entendent donc porter un message clair : « Fédérer, conquérir et innover », c’est le credo des buralistes du département qui se veulent « en mouvement pour les territoires ». Lire la suite »

5 Mar 2026 | Profession
 

fdj umay

Engagée avec l’application Umay depuis 2024 dans un partenariat, la Française des Jeux (FDJ) dresse aujourd’hui le bilan de cette association visant à faire des points de vente du réseau FDJ des lieux de refuge pour les personnes en proie à des situations malveillantes dans la rue (voir 8 mars 2024 et 9 décembre 2024).

Les points de vente, des lieux de sécurité

Depuis l’établissement du partenariat entre la FDJ et Umay, 1 000 buralistes dans la France entière ont fait de leur commerce des espaces sécurisés en s’engageant dans cette initiative. En leur sein, 2 000 victimes ont pu être mises en sécurité.

Pour le groupe, cette démarche est porteuse « de sens » et il « souhaiterait la voir prendre de l’ampleur », rapporte Isabelle Cesari, responsable Raison d’être et Parties prenantes chez FDJ United.
Elle ajoute que « l’ensemble du réseau des points de vente, au-delà de vendre des produits, c’est avant tout le lien social […] Ils connaissent parfaitement leur clientèle ». Les commerces ont aussi de larges horaires permettant ainsi d’accueillir des victimes sur une plus grande amplitude horaire. Lire la suite »

1 Mar 2026 | Profession
 

serdar kaya bureau tabac lineaire

Derrière son comptoir, Florence Lartigue, à Brive (Corrèze), ne s’appuie plus uniquement sur les paquets de cigarettes alignés derrière elle. Dans son bar-tabac devenu aussi bistrot, les vitrines mettent désormais en avant les cigarettes électroniques, les boissons et des produits de snacking. « Un client sur deux n’est plus fumeur », observe-t-elle.
« Aujourd’hui, on ne peut plus se reposer uniquement sur le tabac. » Le constat est partagé partout en France. Les ventes de tabac ont diminué de 11,5 % en 2024 par rapport à 2023, selon l’Observatoire français des drogues et des tendances addictives. Sur un paquet vendu 11,50 euros, environ 82 % du prix revient à l’État.
« Le tabac reste notre ADN, mais ce n’est plus là qu’on se fait de la marge », résume Serdar Kaya, président national de la Confédération des buralistes.
C’est ainsi que débute un article de La Montagne (27 février) que nous reprenons.

À cela s’ajoutent la contrebande et les achats transfrontaliers. Dans le Lot, une buraliste raconte avoir « retrouvé une ancienne clientèle » lorsque les routes vers l’Andorre ont été coupées par des intempéries.
Face à cette pression, la diversification est devenue une nécessité. Grâce aux cigarettes électroniques, colis ou papeterie, les buralistes cherchent des produits plus rentables et susceptibles de générer du passage. « Aujourd’hui, 55 % des ventes concernent des produits à marge », affirme le représentant des buralistes en France. La cigarette électronique est devenue leur troisième source de revenus, derrière le tabac et la Française des jeux.

« On doit se réinventer »

À Varetz, en Corrèze, Marc Menu a transformé en 2022 son établissement de 80 mètres carrés. « Maintenant je vends des cadeaux, des alcools de luxe, des fleurs en plus des cigarettes et des vapes. Ça a considérablement augmenté le nombre de clients et mon chiffre d’affaires », confie-t-il.
Pour ces commerçants, la logique est simple : il faut multiplier les flux. Un client venu retirer un colis peut repartir avec un café ou un jeu à gratter. Florence Lartigue envisage même d’installer un distributeur automatique pour le café, afin de réduire ses charges salariales.

« Il faut évoluer avec la société, notre profession doit se réinventer », ajoute Serdar Kaya.

132 bars-tabacs ont fermé en 2025

Cette transformation est au cœur des consultations lancées par la Confédération en vue des prochaines négociations avec l’État, prévues en 2027. L’accord actuel prévoit 20 millions d’euros par an pour accompagner la profession, dont une part importante dédiée à la modernisation des points de vente. Environ 20 % des buralistes ont déjà franchi le pas.
Dans les négociations à venir, trois axes seront défendus : repenser la rémunération liée au tabac, développer davantage la distribution de produits de vapotage et renforcer la sécurité des établissements.

« Nous rencontrerons demain François Hollande, député de la Corrèze, pour discuter de notre volonté de continuer d’élargir notre activité économique », précise Frédéric Vergne, président des buralistes en Corrèze.

Le terrain est sensible, les pouvoirs publics veulent réduire la consommation de nicotine, quand la profession cherche, elle, à sécuriser ses revenus.
Les buralistes défendent leur statut de vendeurs agréés, encadrés par des règles strictes, notamment concernant l’interdiction de vente aux mineurs. Si le métier n’est pas en tension, l’équilibre est délicat dans certains territoires. 132 bars-tabacs ont fermé en France en 2025.

Pour préserver leurs marges et maintenir leur existence en zone rurale, les tabacs misent désormais sur un modèle plus large, où la cigarette n’est plus l’unique moteur économique.

28 Fév 2026 | Profession
 

Être buraliste aujourd’hui, c’est faire face à des contraintes de plus en plus nombreuses. La Fédération des Buralistes Paris-Ile de France a construit une palette de services concrets, utiles et accessibles au quotidien, imaginée avec des buralistes et pour des buralistes.
L’idée est simple : avoir une équipe disponible, des outils pratiques et des dispositifs opérationnels pour résoudre les problèmes rencontrés dans son point de vente.
Nous reprenons la communication – sur Linkedin – de la fédération des buralistes Paris-Ile de France.

Un Numéro vert « Marché illégal » : 0800 00 80 20 (anonyme, 7/7)

Pour signaler anonymement un point de vente suspect : décrivez lieu et horaire, notre équipe centralise et transmet aux autorités compétentes pour action.

Formations métier gratuites

Pour participer à des formations pratiques (vape, conformité, sécurité, gestion…) mêlant théorie et exercices : des gestes opérationnels à appliquer dès le lendemain.

Alertes SMS/MAIL sur l’évolution réglementaire

Pour recevoir des alertes : on analyse les textes, les actus et leurs conséquences, et on vous envoie uniquement l’info utile pour rester conforme et réactif.

Partenariat GHR

Accès à des ressources et des offres négociées (espace membre GHR, remises titres-restaurant, tarifs préférentiels) — incluant une réduction protocolaire SACEM (- 28 %) et SPRE (- 5 %).

Conseil juridique

Assistance par téléphone/mail sur transferts/créations de débits, changements de gérance, baux, litiges fournisseurs, droit du travail, retraite… et permanence juridique mensuelle avec avocats (1ère consultation gratuite).

25 Fév 2026 | Profession
 

ezio jeune buralisteIl y a quelques mois, il était encore sur les bancs du lycée. Depuis ce 20 février, Ezio Comte accueille ses premiers clients au Tabac des Forges, à Châtenois-les-Forges (Territoire de Belfort). Un pari audacieux pour ce jeune homme de 18 ans, qui s’impose déjà comme un nouveau visage de la commune.
Nous reprenons un reportage de France Info.

Devant la devanture, une pancarte annonce la couleur : réouverture, changement de propriétaire. À l’intérieur, Ezio Comte s’affaire derrière son comptoir, sourire aux lèvres. En quelques semaines, sa vie a basculé. Il y a encore peu, ce titulaire d’un bac littéraire cherchait sa voie.
C’est en tombant sur une annonce pour la reprise d’un bureau de tabac qu’il a tout décidé. « Je me suis dit allez, on va voir ce que ça donne. J’ai été le visiter, ça m’a plu, alors je me suis lancé. »
(Précisons qu’Enzo est fils de commerçants).

Le paradoxe fait sourire. Ezio ne fume pas, ne joue pas, ne lit pas la presse.
Il reconnaît lui-même n’avoir presque jamais fréquenté ce type de commerce avant d’en devenir propriétaire. Mais derrière cette anecdote, il y a une vraie conviction : celle d’entreprendre. La fibre entrepreneuriale, il l’a dans le sang, ses deux parents étant eux-mêmes commerçants. « Mon rêve, c’était d’entreprendre. J’ai toujours voulu faire de l’entrepreneuriat, pas forcément du bureau de tabac. Et puis au final, on est tombé dedans. »

Un commerce, un lien social

Ce qui motive Ezio, au-delà du projet commercial, c’est le contact humain. Les habitués qui viennent chercher leur journal chaque matin, les anciens du village, les échanges du quotidien… « J’essaie de leur donner le sourire. Si c’est les seules personnes qu’ils voient, ça peut leur faire du bien, même si c’est que 30 secondes. »

Les clients, eux, ont rapidement adopté leur jeune patron. Et ils mesurent ce que représente cette reprise pour la commune. « C’est rassurant pour le village, confie l’un d’eux. On sait tous que les commerces de cœur de village, ça meurt. Là, on a de l’espoir. »

La tête pleine de projets

Pour faire vivre son commerce, Ezio Comte compte diversifier l’offre : CBD, alcool, jouets, snacks… et pourquoi pas une sandwicherie ?
Le Tabac des Forges ouvrira sept jours sur sept, dimanche matin compris. Quant à l’avenir, il l’envisage avec sérénité et humour : « Minimum trois ans, maximum jusqu’à ce que je meure. Pourquoi pas me voir ici dans 60 ans ? »

22 Fév 2026 | Profession
 

La vente de tabac ne suffit plus à maintenir l’activité des buralistes. À Charleville-Mézières, on vend tabac, café et… désormais sextoys connectés. Cette buraliste mise sur l’audace pour diversifier son activité.
Nous reprenons l’article de L’Ardennais (20 février).

À Charleville-Mézières, certaines façades racontent l’histoire.
Celle de l’Elisé Bar, rue Bourbon, en fait partie. Fondé en 1730…installé dans un bâtiment classé, l’établissement est le plus ancien bureau de tabac des Ardennes.
Un lieu chargé de mémoire, repris en 2013 par Sophie, après avoir fait ses armes aux côtés de ses parents dès 2001.

Bar-tabac en bas et restaurant à l’étage : ici, on ne fait pas les choses à moitié. Mais comme beaucoup de buralistes, Sophie a dû se diversifier.« Les cigarettes ne suffisent pas à faire vivre le commerce. Il faut se diversifier. Et puis j’avais aussi envie de varier… les plaisirs à l’occasion de la Saint-Valentin », sourit-elle.

Café à emporter, nouvelles références en boutique, bulle où elle propose du champagne au marché de Noël depuis trois ans place Ducale… En revanche, le point colis, jugé trop complexe à gérer, a été abandonné.
La dernière nouveauté, elle, ne passe pas inaperçue.
Son succès a été immédiat.

19 Fév 2026 | Profession
 

commercantes commercants creuseDans la Creuse, commerçants de proximité de Bourganeuf (2 300 habitants) et Aubusson (3 000 habitants) se mobilisent contre les implantations de points de vente de la Française des jeux dans certains supermarchés. Certains se sont ainsi réunis, ce 16 février, à Bourganeuf pour redire leur opposition et surtout leurs inquiétudes. Nous reprenons le reportage de La Montagne.

« Un client est venu un matin à la boutique : il avait vu un monsieur prendre des photos au Carrefour Market et lui avait demandé pourquoi : c’était, lui a-t-il répondu, en vue d’implanter une borne de la Française des jeux. »

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15 Fév 2026 | Profession
 

Alors qu’une étude établit un lien entre la disparition des bars-tabacs et la progression du RN (voir les 2 et 8 février), le journaliste et essayiste Jean-Laurent Cassely (voir le 2 mars 2025 et 12 janvier 2026) analyse ce que ces fermetures disent de la transformation du lien social.
Ceci à l’occasion d’une interview pour Le Point, de Julie Malo, que nous reprenons.

L’étude fait grand bruit.

Dans une enquête intitulée « Quand les bars-tabacs ferment. L’érosion du lien social local et la progression du vote d’extrême droite en France », parue fin janvier sur le site du Centre pour la recherche économique et ses applications, un constat est dressé. Avec 18 000 fermetures de bars-tabacs entre 2002 et 2022, la France a connu une baisse drastique d’un lieu considéré comme emblématique par nombre d’entre nous (voir les 2 et 8 février 2026).

Or, le chercheur en science politique à l’université de Zurich, Hugo Subtil, à l’origine de l’enquête, le souligne : « Quand le bar-tabac ferme, il est souvent le dernier lieu de sociabilité à disparaître. » Ce qui fait de sa cessation d’activité un pan majeur de l’« effritement des conditions matérielles de la délibération » : « En modifiant concrètement les conditions de la vie collective, ces fermetures affectent la manière dont les citoyens se perçoivent, interagissent et se rapportent aux institutions » et marquent « la recomposition silencieuse de l’infrastructure sociale des territoires et l’érosion d’un mode de vie populaire tout entier ». Lire la suite »

31 Jan 2026 | Profession
 

Le président national de la Confédération des buralistes était, ce 29 janvier, à Valence (Drôme) pour la première journée de la grande consultation en vue d’établir un protocole à adresser en 2027 au futur Gouvernement (voir le 29 janvier).
C’est ainsi que débute un reportage de Ici Drôme Ardèche, signé Lison Bourgeois, que nous reprenons.

C’est la première fois qu’une telle consultation est menée, et elle commence dans la Drôme.

Le président national de la Confédération des buralistes, Serdar Kaya, était ce jeudi 29 janvier à Valence. Il a visité dix bureaux de tabac à Valence et aux environs. C’est la première étape d’un dialogue à travers tout le territoire nommé « Cap Buralistes ». L’objectif est de faire remonter les demandes de terrain afin d’établir un protocole pour la préservation du métier de buraliste, qui sera présenté au futur gouvernement en 2027.

Le premier bureau de tabac visité par le président national de la Confédération des buralistes est celui de Florent Mesona, situé place de la Paix à Valence. Installé depuis un peu plus de six ans, le gérant a décidé de se diversifier depuis mai 2025 en vendant des boissons, du pain, des produits pour vapoter ou encore des confiseries. Aujourd’hui, le tabac et les jeux ne représentent que la moitié de son chiffre d’affaires.

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