Une fenêtre sur l’actualité quotidienne de tous les événements liés directement ou indirectement au tabac
19 Avr 2024 | Profession
 

Poursuivre le travail de transformation des buralistes. C’est ce que vise la convention signée le 22 mars entre la CCI Alsace Eurométropole et les fédérations des buralistes des Haut-Rhin et Bas-Rhin, dans le cadre du Protocole « saison 2 » pour la période 2023-2027 (voir 15 mars 2024).

Le chiffre d’affaires des commerces est impacté par l’augmentation du prix du tabac, phénomène accru en Alsace par la concurrence des pays frontaliers. Environ la moitié des points de vente ont disparu les vingt dernières années dans les deux départements alsaciens, qui en comptent aujourd’hui un peu plus de 400.

L’objectif du fonds de transformation est d’accompagner la diversification des commerces vers de nouvelles activités : le vapotage, le dépôt de colis, la vente de souvenirs, glaces, boissons, etc.

« L’idée est de rendre les points de vente moins dépendants de la vente de tabac, mais il n’y a pas de cahier des charges imposé », souligne, dans Les Échos.fr, Régis Kindbeiter, président de la fédération des buralistes du Haut-Rhin. Les conseillers de la CCI sont chargés de guider les buralistes en fonction de leur implantation et des besoins locaux.

75 bureaux de tabac alsaciens ont bénéficié du premier fonds d’aide entre 2020 et 2023. « Dans le Bas-Rhin, 33 buralistes en ont profité pour agrandir et rénover leur point de vente. Mais dans le même temps, 44 ont fermé », souligne Thierry Moreno, président de la fédération des buralistes du Bas-Rhin. (Voir 28 juin et 20 mai 2023).

18 Avr 2024 | Profession
 

« Les buralistes vendront-ils encore du tabac demain ? » Une question posée dans l’édition des 13-14 avril de Ouest France, en complément de lentretien avec Philippe Coy (voir 14 avril). Réponse chez le patron dun tabac-presse au cœur de Rennes qui a bouclé la Transformation de son établissement.

Comme dans tous les tabacs-presse, les présentoirs débordent de magazines, une odeur d’encre flotte dans l’air, chaque centimètre carré est optimisé. Mais désormais, ici, on y voit plus clair.

•• Le propriétaire des lieux a bénéficié du Fonds de Transformation pour rénover et apporter de nouveaux services : « trois semaines de travaux l’été dernier qui ont valu le coup », explique Thierry Simon, 54 ans. Dans ce commerce qui accueille plus de 1 000 clients par jour, le chiffre daffaires avait besoin d’être dynamisé. L’ancien traiteur reconverti buraliste, depuis douze ans, a vu ce fonds de transformation comme « une motivation supplémentaire ».

Situé sous les arcades d’une grande place minérale, le tabac-presse de Thierry Simon propose désormais « une large gamme de cigarettes électroniques, une cave à cigares, une borne PMU … » détaille le patron. Côtoyant les autres produits déjà en vente de longue date : presse, souvenirs, confiseries, boissons, électronique…

•• Il propose aussi de plus en plus de services. Notamment bancaires : « depuis janvier je propose laccès à la banque Nickel. Les gens effectuent beaucoup de dépôts sur leur compte ». Ou encore de services publics. Depuis 2020, il est possible d’y régler ses impôts, ses amendes ou ses factures (cantine, crèche, hôpital…). « Ça demande un peu de formation pour tout ça » reconnaît-il.

Malgré la baisse des volumes au niveau national, le tabac constitue encore la majeure partie du chiffre d’affaires de Thierry Simon. Et depuis ses travaux de rénovation « le chiffre d’affaires est même en progression » constate-t-il. Les clients se tournent vers les cigares ou bien les cigarettes électroniques. « Des produits à marge », relève le buraliste.

14 Avr 2024 | Profession
 

Les ventes sont en baisse chez les buralistes depuis plusieurs années. La diminution du nombre de fumeurs nest pas la seule explication. Dans un long entretien avec Ouest France, Philippe Coy explique comment la profession se transforme.

•• Pourquoi le marché du tabac est-il perturbé pour les buralistes ?

Philippe Coy : Une part résiduelle est liée à une baisse de la consommation du tabac dit traditionnel, les  clients sorientant  aussi vers le vapotage, mais la profession est surtout confrontée à des achats de contournement à l’étranger ou via des réseaux illégaux très structurés. LOuest nest pas épargné. On peut estimer que 30 % de la consommation du tabac nest pas issue dun achat officiel dans le réseau des buralistes. Il y a 20 ans, c’était 0,3 % … Plus le tarif des paquets de cigarettes a été augmenté, plus les acheteurs ont contourné le marché légal.  Lire la suite »

2 Avr 2024 | Profession
 

Six ans après la signature du premier protocole entre l’État et la Confédération nationale des buralistes visant à la Transformation du réseau (et reconduit sur la période 2023-2027 / voir 20 janvier 2023, 15 mars 2024), où en est-on en Occitanie ? Éléments de réponse dans La Gazette du Midi avec Thierry Arnaudin, président régional des buralistes dOccitanie.

•• Avec des paquets de cigarettes qui dépassent désormais les 11 euros et un marché parallèle qui se porte bien en France, la vente de tabac est-elle encore aujourdhui la principale source de revenus des débitants ?

Thierry Arnaudin : La réalité nest pas la même pour tous et dépend principalement de la situation géographique du buraliste, autrement dit sil est installé en plein centre-ville, en périphérie ou en zone rurale. Pour certains, lactivité tabac représente plus que 70 % de leur chiffre daffaires, pour dautres ce chiffre tombe à 20 %.  Lire la suite »

2 Avr 2024 | Profession
 

À lhippodrome de Vichy, ce 16 mars, Laurent Mazal, président de la Fédération des buralistes de lAllier depuis douze ans (et administrateur de la Confédération), a ouvert lassemblée générale des buralistes du département en présence de Pascale Trimbach, préfète, et dHervé Garnier, vice-président de la Confédération ainsi que de représentants dinstitutions.

Les points-clés dans La Montagne.

• Carole Taurin, directrice adjointe des Douanes, a fait le point sur les prises douanières en matière de contrefaçon, les fermetures d’épicerie de nuit et sur le protocole d’accord sur la Transformation des buralistes. Le lieutenant-colonel Adween de la Gendarmerie – qui travaille en étroite relation avec les Douanes – note que « les moments sensibles pour un buraliste sont à louverture et à la fermeture du magasin. Il y a eu quatre vols et cambriolages en Allier en 2023 ainsi que six trafics de tabac ».

• Jean-Claude Perot, président de la Chambre de commerce et dindustrie et Laurent Mazal ont signé une convention départementale. « Le fonds de Transformation se poursuit de 2023 à 2027. Votre métier a changé et vous êtes les composants de l’économie locale » a expliqué le premier. « Ce partenariat facilite la mise en œuvre de dispositifs tel que le dispositif « Alerte commerce » qui envoie des SMS aux 168 buralistes, en action préventive ».

• La préfète Pascale Trimbach a rappelé lattachement des services de l’État au réseau : « Notons trois pôles … Le programme permettant de suivre les commerces sensibles, avec la police : vous êtes des lanceurs dalerte. Le deuxième pôle est lhumain car vous rencontrez toutes les populations. Vous êtes les sentinelles de la ruralité. Il y aura la création de lobservatoire de la ruralité. Le troisième pôle est votre palette, tabac, jeux, fiscalité, multiservices, sur le terrain. Quelque part, vous êtes assimilés au service public ».

• Le président départemental a évoqué sa principale préoccupation qui est la vente illégale du tabac sur le marché parallèle. « Aujourdhui, le réseau est en difficulté. Il faut faire bouger les lignes », dit-il.

Ses propos ont été appuyés par Hervé Garnier : « Le tabac est notre ADN. La situation montre une hausse des prix, la pluralité dacteurs, les marchés illégaux, une politique d’indexation de l’État. Nous demandons un moratoire fiscal. Une transformation du réseau est nécessaire ainsi que la lutte contre la cybercriminalité avec un plan national de lutte contre les trafics. Nous avons un protocole daccord pour sécuriser le réseau, pour gagner en sécurité, accélérer la transformation, et accompagner les plus exposés afin de garantir la pérennité des commerces des buralistes. Nos trois chantiers concernent : l’éthique, une priorité daction ; défendre notre position sur la nicotine et enfin, en 2024, aller de la diversification à la différenciation ».

28 Mar 2024 | Profession
 

Voulant faire oublier les clichés du PMU de papa, l’opérateur de paris hippiques veut à présent faire dans le « premium » annonce France Bleu Gironde. Sylvain Dominé, directeur des Réseaux Commerciaux de PMU, était, en effet, à Bordeaux ce 26 mars pour présenter les « Paris mutuels urbains ».

Derrière cette dénomination, qui est en fait le nom originel des PMU, se cachent des espaces pensés spécifiquement pour les grandes villes. « On a voulu reconquérir les centres-villes » a expliqué Sylvain Dominé sur France Bleu Gironde.

Il imagine ainsi les parieurs venir dans des « bistrots à la française premium », des « endroits de qualité ». Lire la suite »

26 Mar 2024 | Profession
 

Le lien social ne tient parfois qu’à un fil dans les cités des villes et les bourgs des champs. Les 152 buralistes des Deux-Sèvres contribuent à le préserver et à le solidifier, en « mettant le paquet » sur la diversification de leurs activités.

Ce fut le sujet central de lassemblée générale de la fédération des buralistes ce dimanche 24 mars, animée par Denis Humeau (président) et Mariannick Pyfferoen (secrétaire).

« Le nombre de débitants reste stable dans les Deux-Sèvres » a annoncé Denis Humeau selon La Nouvelle République. « Il y a eu une vingtaine de changements lannée dernière et seulement une fermeture sèche. Depuis les années Covid, on reste attractifs même si le marché du tabac est compliqué. Le reste des activités quon développe nous permet de tirer notre épingle du jeu. »  Lire la suite »

26 Mar 2024 | Profession
 

En 20 ans, le département de Meurthe-et-Moselle a perdu la moitié de ses buralistes (178 aujourdhui contre presque 380 au début des années 2000). Mais lhémorragie semble être stoppée a indiqué Hervé Garnier (président de la fédération des buralistes de Meurthe-et-Moselle) lors de lassemblée générale qui sest tenue à Flavigny ce samedi 23 mars (voir aussi 25 mars).

Après la fermeture de trois bureaux en 2022, seuls deux ont mis la clef sous la porte en 2023. « L’avenir est rassurant : on a des reprises, des ventes, des successions… Et surtout, on voit des jeunes arriver dans la profession » a-t-il souligné selon LEst Républicain. À ses côtés, Philippe Coy, présent à Flavigny, acquiesce : « En France, 250 buralistes ont moins de 23 ans aujourdhui, soit 1 % du réseau. Il y en a de plus en plus. »

•• Un constat également observé à l’échelle locale. Gerbéviller, dans le Lunévillois, un jeune homme de 25 ans, a repris le bureau de tabac du village en 2020. Deux ans plus tard, un collègue, alors âgé de 21 ans, s’est lancé à Liverdun.

Plus récemment, un couple de 28 ans a repris le tabac-presse « Le Totem » à Nancy, depuis le 1er février. « Ma conjointe a toujours voulu ouvrir un commerce, raconte le jeune homme. Une opportunité sest présentée et on sest lancé. » Jadis, l’intéressé voyait les bureaux de tabac comme des établissements à la réputation controversée, « qui ne vendent que des cigarettes » note-t-il, « mais avec la diversification dactivités, limage a changé. Aujourdhui, je vois ça comme un commerce de proximité ». En plus du tabac et des jeux à gratter, le couple vend des cartes postales, des boissons, de la confiserie…

« Avoir sa propre entreprise, ça plaît de plus en plus » justifie Alexandre Huguet, « être salarié, pour nous, ce nest pas ce quil y a de plus fou… Et venant de la restauration, ce qui me plaît avec le bureau de tabac, cest que jai un cadre : je sais quand jarrive au boulot, je sais quand je termine. » Autre avantage selon le couple : l’aspect humain. « On a du temps pour discuter avec les clients… Il y a de vrais échanges et cest très plaisant », disent-ils, satisfaits de constater un changement dans la perception de la profession. Une image dépoussiérée aussi grâce à cette nouvelle génération.

•• « Quand les jeunes reprennent, ils font souvent des travaux dans la boutique, ou au moins un coup de propre … Et ça, cest important », souligne Hervé Garnier. Bon pour l’image, mais aussi pour le business… Selon Philippe Coy, le président national, un bureau modernisé, « cest 30 % de chiffre daffaires en plus dès lannée suivante ».

Dans le courant de l’année, deux jeunes femmes de 20 ans devraient reprendre deux affaires dans le département. Preuve d’un réel rajeunissement de la profession en Meurthe-et-Moselle.

25 Mar 2024 | Profession
 

Dans son dernier numéro de mars (voir 6 mars 2024), Le Losange présente un entretien avec Mathilde Keszey-Goffard, présidente de Logista France (voir 4 avril 2023).

À cette occasion, Mathilde Keszey-Goffard énumère plusieurs innovations, à court terme, concernant les activités « hors logistique » de l’entreprise en France.

•• « Un nouveau site Internet au 2ème trimestre 2024 ; le précédent datait de 2014, une éternité dans le monde du numérique ».

•• « Le déploiement du Concept Store de Logista Retail, plus de 400 magasins l’ont déjà adopté. La progression moyenne du chiffre d’affaires y est impressionnante : + 47 % en moyenne sur les 2 ans suivant la rénovation. C’est un élément important dans notre accompagnement de la Transformation du réseau des buralistes. » Lire la suite »