
Nous nous sommes fait l’écho d’un fait divers sortant de l’ordinaire, ici-même, le week-end dernier (voir le 2 mai).
Cela se passe dans le Cher (département « tranquille » où l’on a appris – ce week-end avec cette histoire de rave-party – que l’Etat de droit avait du mal à s’imposer sur tout le territoire).
Le 27 avril dernier, quatre hommes ont été interpellés, par la gendarmerie, dans le cadre de l’un de ces trafics de tabac-stups qui prolifèrent partout sur le territoire.
Mais le fait à relever consiste dans les volumes de tabac (venant du Luxembourg comme de Belgique) et de stups dont disposait ce réseau approvisionnant ses clients, de village en village, en « mode food-truck » : 7,7 tonnes de tabac, 80 kilos de cannabis, 5,6 kilos de cocaïne. Excusez du peu.
Nous voyons ainsi, sous nos yeux, se développer une nouvelle sorte de trafic de tabac se conjuguant à celui de stups à une grande échelle, dans de nouvelles proportions.
Avec ces chiffres, ce trafic devient d’une autre gravité. Plus alarmante.
Depuis la sortie de l’information – reprise par quelques médias nationaux – pas un commentaire… pas une seule réaction officielle.
Ne serait-ce que pour amplifier cette information significative dans les médias.
… Pour que l’opinion publique se rende compte à quel point l’activité légale des buralistes est menacée.
… Pour alerter de cette grave évolution dans la nature même des trafics de tabac. En complète synergie avec les mafias de la drogue.
Quand les trafiquants ne sont pas les mêmes…
Et aussi…
- …pour s’interroger sur le fait qu’il n’existe aucune consolidation de leurs saisies de tabac entre les Douanes, la Gendarmerie, la Police nationale et les polices municipales. Connaître le bilan annuel de toutes les saisies de tabac – et pas seulement celui des Douanes – serait bien utile. On doit bien ces chiffres aux buralistes qui en sont les premières victimes.
- pour demander haut et fort, au ministre de l’Intérieur, pourquoi son Projet de Loi Ripost (contre les phénomènes troublant l’ordre public / voir 26 mars 2026) ne prend pas en compte les trafics de tabac.
- pour remarquer que le « Plan tabac 2023-2025 » des Douanes contre les trafics…n’a toujours pas été renouvelé (voir 6 janvier 2026). On n’en connaît pas le bilan. Non plus.
Jean-Paul Vaslin




