Une fenêtre sur l’actualité quotidienne de tous les événements liés directement ou indirectement au tabac
21 Mai 2026 | Institutions
 

Si près de deux tiers des fumeurs déclarent vouloir arrêter, ils sont encore trop peu nombreux à y parvenir durablement.
À l’occasion de la Journée mondiale sans tabac, Santé publique France invite chaque fumeur à faire une tentative d’arrêt et mobilise les réseaux sociaux pour amplifier le mouvement.
Nouveaux résultats, campagne d’incitation à l’arrêt et appel à l’engagement : l’enjeu est clair, faire du 31 mai un moment clé pour enclencher le changement vers une vie sans tabac.

Nous reprenons le communiqué publié par Santé publique France en vue de « La Journée mondiale sans tabac ».

Une dynamique positive… marquée par de fortes inégalités

Santé publique France a analysé les données du Baromètre de Santé publique France 2021 (voir 29 mai 2024 et 10 juin 2025) pour mieux comprendre les dynamiques d’arrêt du tabac et les profils de ceux qui parviennent à arrêter.

Cette analyse publiée aujourd’hui dans le BEH montre que près d’un quart des adultes de 18 à 85 ans de France hexagonale sont des ex-fumeurs quotidiens (23,9 %), et parmi ces derniers, près d’un tiers a arrêté dans les 5 années précédentes (29,8 %).
Ces deux chiffres sont en hausse par rapport à 2010 et montrent que les arrêts du tabac ont largement contribué à la baisse du tabagisme observée entre 2016 et 2019. Lire la suite »

16 Mai 2026 | Institutions
 

L’Organisation mondiale de la Santé dénonce « les tactiques agressives de l’industrie du tabac » pour promouvoir les sachets de nicotine, qui libèrent de la nicotine par la muqueuse buccale.
Nous reprenons la dépêche de l’AFP sur le sujet.
(Rappelons que les sachets de nicotine sont, déjà, interdits en France / voir 6 septembre 2025 et 1er avril 2026… ce que l’AFP oublie de mentionner).

L’Organisation mondiale de la Santé (OMS) a mis en garde, dans un rapport publié ce 16 mai, contre l’augmentation de la consommation de sachets de nicotine dans le monde, dénonçant les tactiques agressives de l’industrie du tabac pour séduire la jeune clientèle.

Ces petits sachets, qui libèrent de la nicotine par la muqueuse buccale une fois placés entre la gencive et la lèvre, remodèlent rapidement le marché mondial du tabac et des produits à base de nicotine.

« Les gouvernements constatent une diffusion rapide de ces produits, notamment chez les adolescents et les jeunes qui sont ciblés d’une manière agressive par le biais de tactiques commerciales trompeuses », déclare Etienne Krug, le chef du département déterminants de la santé, promotion et prévention de l’OMS. Ces produits, qui contiennent de la nicotine et des arômes sucrés, « sont conçus pour être addictifs », avertit-il dans un communiqué. Lire la suite »

15 Mai 2026 | Institutions
 

Ces dernières années, le tabac s’est imposé comme l’un des dossiers les plus suivis par les services de l’État, qui mène des actions régulières pour réguler le marché et les trafics partout en France, mais aussi des opérations XXL qui mobilisent en plus les policiers et gendarmes.
C’est ainsi que débute un article de l’Union (du 7 mai).

Dans nos régions, une mobilisation croissante des services des Douanes témoigne d’une volonté particulière de lutter contre les trafics : l’introduction clandestine de tabac, mais aussi les cigarettes contrefaites.

« La lutte contre le tabac de contrebande est l’une des grandes priorités d’actions douanières au niveau national », explique Anne Ladure, de la direction régionale des Douanes et droits indirects d’Amiens.

Dans l’Aisne, la direction régionale d’Amiens revendique une hausse des saisies de 120 % de 2024 à 2025 : soit 1,3 tonne de tabac de contrebande en 2024, et 2,84 tonnes en 2025.

Concernant les brigades de Reims et de Charleville-Mézières, on dénombre 3,7 tonnes de saisies sur les premiers mois de l’année 2026.
En 2025, la direction régionale des Douanes de Reims a traité des dossiers équivalant à une valeur de 2 millions d’euros.

4 Mai 2026 | Institutions
 

Peut-on vraiment interdire le tabac à toute une génération ? C’est en tout cas le pari ambitieux lancé par le Royaume-Uni.
Le 20 avril dernier, le Parlement britannique a adopté le projet de loi interdisant aux personnes nées à partir du 1er janvier 2009 d’acheter des produits en contenant, sur tout le territoire, y compris lorsque celles-ci auront atteint la majorité (voir le 22 avril et 24 avril).
En cas d’infraction, les consommateurs ne seront pas sanctionnés.
En revanche, les commerçants qui enfreindraient la loi en vendant du tabac ou des produits associés, comme les feuilles à rouler, risqueront une amende équivalente à 230 euros.
Pour Le Point, le professeur Amine Benyamina, chef du service de psychiatrie et d’addictologie à l’hôpital Paul-Brousse et président de l’association Addictions France (voir le 26 juin 2025), analyse la portée de cette loi.
C’est ainsi que débute un entretien (avec Maïlys Brunel) publié sur le site de l’hebdomadaire Le Point que nous reprenons.

Le Point : Qu’est-ce que vous inspire la décision du Royaume-Uni d’interdire la vente de tabac aux personnes nées après 2008 ?

Amine Benyamina : Je pense qu’elle est audacieuse, très clairement, mais intéressante.
Il y a une portée symbolique forte : d’emblée, on positionne une génération et une société sans tabac fumé. Je dis bien tabac fumé, parce que les Britanniques ont échappé à la lutte contre la nicotine comme seul ennemi. En France, on a encore ce débat qui n’est pas réglé.

Le Point : A-t-on déjà des données ou des expériences comparables dans d’autres pays pour en mesurer l’impact ?

Amine Benyamina : Pas vraiment. L’Australie est restée au milieu du gué sur son interdiction, on ne sait pas encore ce que ça donne. Il y a aussi les Maldives (voir 2 mai 2025), mais c’est plus facile dans un archipel ou dans un pays avec un système politique différent du nôtre. Lire la suite »

 

À l’heure où le Parlement britannique vient d’adopter le Tobacco and Vapes Bill instaurant une interdiction générationnelle de la vente de tabac (voir les 22 et 24 avril), Imperial Brands Seita publie les résultats d’une étude inédite sur l’attachement des Français à la liberté et à l’égalité.
Les données révèlent une adhésion très minoritaire au principe même d’une législation qui créerait des droits différenciés selon la date de naissance.
Nous reprenons le communiqué d’Imperial Brands Seita.

L’exemple britannique relance le débat en France

L’adoption au Royaume-Uni d’une interdiction définitive d’achat de tabac pour les personnes nées après le 1er janvier 2009 marque un tournant réglementaire inédit en Europe.
Elle confère une réalité concrète à un dispositif jusqu’ici débattu de manière abstraite en France, où une proposition de loi similaire a été déposée à l’Assemblée nationale.
Face à ce précédent, Imperial Brands Seita a souhaité interroger les Français sur leurs valeurs et leurs attentes en matière de libertés individuelles et de rôle normatif de l’État.
L’étude, réalisée par Toluna-Harris Interactive auprès d’un échantillon représentatif de 2 008 personnes, livre des enseignements qui invitent à la prudence avant toute transposition de ce modèle sur le territoire national. Lire la suite »

29 Avr 2026 | Institutions
 

Au titre historique de « Co-prince d’Andorre », mais aussi « d’enfant des Pyrénées », le Président de la République s’est rendu dans la Principauté ces 27 et 28 avril.

Une visite toute protocolaire, Emmanuel Macron ayant aussi fait ce déplacement en 2019 (voir 14 septembre 2019).

S’il est intervenu (selon l’AFP) dans le débat que connaît actuellement la Principauté « sur la dépénalisation de l’avortement », il semble que le Président de la République se soit gardé d’intervenir sur le sujet délicat de la concurrence particulièrement déloyale imposée à la France concernant certains produits… particulièrement le tabac et l’alcool.
Surtout le tabac, d’ailleurs.

Tout juste a-t-il plaidé pour un accord d’association avec l’Union européenne, en discussion depuis des années et présenté… « comme une promesse d’avenir ».

(Voir les 7 avril 2026 et 17 mars 2026)

14 Avr 2026 | Institutions, Vapotage
 

Opérateur national de la stratégie antitabac en milieu de soins, le RESPADD vient de publier un dépliant sur le vapotage destiné aux professionnels de santé.

S’appuyant sur le rapport de l’Anses, la méta-analyse Cochrane et les données de l’OFDT, le document défend une ligne pragmatique : la vape est un outil de sevrage efficace, dont l’utilité dépasse les réserves institutionnelles encore en vigueur en France.
Nous reprenons l’information de Alistair Servet sur Vaping Post.

Fondé en 1996 par l’AP-HP (Assistance Publique – Hôpitaux de Paris) et la MNH (Mutuelle Nationale Hospitalière), le RESPADD (Réseau des établissements de santé pour la prévention des addictions) est une association qui a été créée pour prévenir et prendre en charge le tabagisme des soignants et des patients. Initialement appelé Réseau Hôpital Sans Tabac, c’est en 2009 qu’elle élargit ses missions à l’ensemble des addictions et prend le nom qu’on lui connaît aujourd’hui. Lire la suite »

9 Avr 2026 | Institutions
 

17 jours après son élection, le tout nouveau maire de Clermont-Ferrand, Julien Bony, s’est réuni avec les buralistes… de sorte à concrétiser l’engagement au dialogue et au travail commun pris pendant la campagne électorale (les représentants des buralistes ayant rencontré localement les principaux candidats/voir le 22 janvier 2026).

Le lieu même de l’échange étant hautement symbolique : chez François Borne, buraliste qui avait accueilli dans son établissement Gabriel Attal, alors ministre des Comptes publics, en octobre 2022. Là où le ministre a peaufiné sa célèbre formule, reprise la semaine suivante au congrès des buralistes : « la peur doit changer le camp « (voir le 8 et 7 octobre 2022).

Julien Bony était accompagné de son adjoint au Commerce, Stanislas Renié, et de son adjoint à la Sécurité, Gérard Sertelet. Vincent Charbonnel, président des buralistes du Puy-de-Dôme, s’étant déplacé avec Agnès Valleix et Thomas Gouvart du conseil d’administration de la fédération.

Les buralistes ont ouvert 4 dossiers concrets avec la nouvelle équipe municipale : une présence accrue de la police municipale contre les trafics (avec la préparation d’une convention) ; une meilleure utilisation des caméras de surveillance pour protéger les points de vente ; la lutte contre les mégots mal jetés ; le rôle d’alerte des buralistes, auprès de la mairie, à l’égard des personnes en danger ou en détresse.

 

Le commerce illicite du tabac constitue un phénomène criminel mondial aux lourdes conséquences financières pour l’Union européenne et ses États membres.
C’est ainsi que débute une communication de la Cour des Comptes européenne, du 30 mars 2026, que nous reprenons.

 Si la contrebande demeure un problème bien connu, une autre pratique prend de l’ampleur : la production illégale de produits du tabac contrefaits ne cesse de se développer au sein même de l’UE.

Des sites de fabrication clandestins ont été découverts dans presque tous les États membres.
Ce déplacement de la production depuis certains pays d’Europe orientale (comme la Biélorussie ou l’Ukraine) vers le territoire de l’Union répond à un choix stratégique des organisations criminelles : raccourcir les chaînes d’approvisionnement et être au plus près du consommateur. Nos auditeurs examinent actuellement dans quelle mesure les efforts déployés par l’UE et les États membres pour lutter contre le commerce illicite du tabac portent leurs fruits – ou s’ils risquent, au contraire, de partir en fumée. Le rapport devrait être publié cet été. Lire la suite »