Une fenêtre sur l’actualité quotidienne de tous les événements liés directement ou indirectement au tabac
13 Oct 2026 | Profession
 

Non, l’intelligence artificielle (IA) n’est pas l’apanage des grandes enseignes ou du e-commerce.
Orisha prouve que les commerçants de proximité peuvent, eux aussi, tirer parti des technologies les plus avancées pour simplifier leur quotidien. Nous reprenons le communiqué d’Orisha Commerce (voir le 4 octobre 2026).

Bimedia, logiciel de gestion et d’encaissement pour les commerces de proximité d’Orisha Commerce, annonce le déploiement d’une nouvelle version de l’interface MoneyGram sur l’ensemble de ses terminaux. Développée en partenariat avec MoneyGram, cette mise à jour intègre une intelligence artificielle conçue pour simplifier le quotidien des commerces de proximité et éliminer le principal frein du transfert d’argent : le temps d’enregistrement en caisse.

Bimedia, pionnier du transfert d’argent chez les buralistes et marchands de presse

Dès juin 2010, Bimedia s’associe à MoneyGram pour devenir le premier acteur à introduire le transfert d’argent chez les buralistes et les marchands de presse.
En combinant logiciels sécurisés et strict respect du cadre réglementaire (LCB-FT / AML), la solution a permis d’ancrer durablement ce service financier au cœur des commerces de proximité.
Grâce à sa solution Bimedia, Orisha poursuit le développement de son offre pour soutenir la diversification des commerces de proximité. Le groupe s’impose aujourd’hui comme le seul acteur du marché français à intégrer de manière avancée dans la caisse de ses clients l’ensemble des opérateurs de transfert d’argent (Western Union, RIA, Orange Money et MoneyGram), au cœur du premier réseau de vente de proximité en France. Lire la suite »

10 Sep 2026 | Institutions, International
 

Le commerce illicite de tabac en Europe sape les politiques de santé publique et prive l’Union européenne de milliards d’euros de recettes fiscales chaque année, a averti le 8 septembre la Cour des comptes européenne. Nous reprenons un article du Monde réalisé en collaboration avec l’AFP (publié le 8 septembre).

Dans un rapport, assorti de recommandations à la Commission européenne, cette autorité relève que ce commerce parallèle prend de l’ampleur et que des sites clandestins de fabrication de cigarettes ont désormais été découverts dans presque tous les États membres de l’UE.

« Selon les estimations de la Commission, les pertes annuelles pour les budgets de l’UE et de ses États membres se chiffrent à 13 milliards d’euros », ajoute l’auditeur externe de l’Union, citant un chiffre de 2023. Mais il précise qu’il est difficile d’avoir une estimation vraiment fiable de l’impact de ces activités criminelles. « La Commission ne dispose pas de données complètes lui permettant d’estimer la taille du marché, sa structure et son impact économique », est-il souligné dans ce rapport.

Manque de coopération transfrontalière

Aucune législation de l’UE n’impose aux États membres de collecter des données complètes sur ce commerce illicite. Elles ne sont fournies que sur une base volontaire. Les efforts des États membres pour lutter contre ce fléau sont aujourd’hui trop « éparpillés », sans coordination efficace, selon le rapport.

Au niveau européen, les compétences sont « morcelées » entre différents organismes : Europol, l’agence antifraude OLAF, la direction générale de la fiscalité et de l’union douanière (DG TAXUD, département de la Commission européenne), celle de la santé, etc.

Preuve des grandes capacités de nuisance des criminels, des sites clandestins permettant de fabriquer un million de cigarettes « par heure et par machine ». La Belgique est le pays de l’UE qui a déclaré le plus grand nombre d’installations démantelées en 2023 et 2024 (près de 100 au total).

Voir information ci-dessous.

Outre la production, le commerce illicite recouvre aussi la contrebande, qui consiste à traverser une frontière pour profiter des différences de prix et de taxes et vendre un produit avec une marge bénéficiaire.

Environ 10 % des cigarettes fumées dans l’UE proviennent soit d’une usine illégale soit de la contrebande, estime la Cour des comptes européenne.

À suivre

(Voir aussi le 7 avril 2026)

 

Le commerce illicite du tabac constitue un phénomène criminel mondial aux lourdes conséquences financières pour l’Union européenne et ses États membres.
C’est ainsi que débute une communication de la Cour des Comptes européenne, du 30 mars 2026, que nous reprenons.

 Si la contrebande demeure un problème bien connu, une autre pratique prend de l’ampleur : la production illégale de produits du tabac contrefaits ne cesse de se développer au sein même de l’UE.

Des sites de fabrication clandestins ont été découverts dans presque tous les États membres.
Ce déplacement de la production depuis certains pays d’Europe orientale (comme la Biélorussie ou l’Ukraine) vers le territoire de l’Union répond à un choix stratégique des organisations criminelles : raccourcir les chaînes d’approvisionnement et être au plus près du consommateur. Nos auditeurs examinent actuellement dans quelle mesure les efforts déployés par l’UE et les États membres pour lutter contre le commerce illicite du tabac portent leurs fruits – ou s’ils risquent, au contraire, de partir en fumée. Le rapport devrait être publié cet été. Lire la suite »

21 Jan 2026 | Institutions
 

Sebastien Lecornu

L’article 23 du projet de loi de finances n’apparaît plus dans la partie recettes du budget sur lequel le Premier ministre va engager sa responsabilité devant le Parlement (49.3).

Rappelons que cet article 23 a provoqué beaucoup de polémiques tant auprès de certains professionnels du vapotage que du CBD.
(Voir les 16 octobre et 17 octobre 2025 ainsi que les 17 et 20 janvier 2026).

Du côté de ses initiateurs, cet article visait à anticiper les vagues fiscales et prohibitionnistes (qui se profilent à l’horizon) en fournissant un cadre cohérent à la vente des produits du vapotage et
du CBD.

Les débats ont été heurtés et décousus.
Mais des ajustements étaient en cours.
Le grand débat sur l’avenir de l’encadrement du vapotage et du CBD n’est pas clos.

12 Nov 2023 | Observatoire
 

Adieu pétrole, gaz et tabac … Après trois ans de débats, prétendre au label durable le plus commun en France (ISR ou Investissement socialement responsable) sera beaucoup plus contraignant à partir du 1er mars 2024 a annoncé le ministère de l’Économie le mardi 7 novembre.

Mis en place par Bercy depuis 2016, le label ISR est la principale reconnaissance pour placer son épargne dans des fonds plus durables pour l’environnement.

Avec près de 1 200 fonds d’investissement reconnus, ce label, qui se veut généraliste en ayant des critères environnementaux mais aussi sociaux et de gouvernance (ESG), est le plus important en Europe.

•• Les critères pour y prétendre ont fait l’objet de trois ans de bataille. Objet de la discorde : le fait que des entreprises, par nature polluantes comme dans le secteur pétrolier, puissent bénéficier de ce label durable. En décembre 2020, un rapport de l’Inspection générale des Finances jugeait que cela causait une « perte inéluctable de crédibilité et de pertinence ».

La nouvelle version du label sera donc plus stricte, allant jusqu’à l’exclusion des entreprises du secteur du tabac ou ayant leur siège social dans des pays non coopératifs fiscalement.

•• Surtout, toute entreprise ayant un nouveau projet dans les hydrocarbures, comme le pétrole ou le gaz, empêchera le fonds qui le porte de prétendre au label, a annoncé mardi le ministre de l’Économie Bruno le Maire, allant ainsi plus loin que la proposition initiale du comité du label ISR, remise au début de l’été.

Le cahier des charges définitif sera publié « d’ici la fin du mois de novembre » pour une entrée en application « à partir du 1er mars », avec une période de transition d’un an, selon l’AFP.