Une fenêtre sur l’actualité quotidienne de tous les événements liés directement ou indirectement au tabac
15 Mai 2026 | Institutions
 

Ces dernières années, le tabac s’est imposé comme l’un des dossiers les plus suivis par les services de l’État, qui mène des actions régulières pour réguler le marché et les trafics partout en France, mais aussi des opérations XXL qui mobilisent en plus les policiers et gendarmes.
C’est ainsi que débute un article de l’Union (du 7 mai).

Dans nos régions, une mobilisation croissante des services des Douanes témoigne d’une volonté particulière de lutter contre les trafics : l’introduction clandestine de tabac, mais aussi les cigarettes contrefaites.

« La lutte contre le tabac de contrebande est l’une des grandes priorités d’actions douanières au niveau national », explique Anne Ladure, de la direction régionale des Douanes et droits indirects d’Amiens.

Dans l’Aisne, la direction régionale d’Amiens revendique une hausse des saisies de 120 % de 2024 à 2025 : soit 1,3 tonne de tabac de contrebande en 2024, et 2,84 tonnes en 2025.

Concernant les brigades de Reims et de Charleville-Mézières, on dénombre 3,7 tonnes de saisies sur les premiers mois de l’année 2026.
En 2025, la direction régionale des Douanes de Reims a traité des dossiers équivalant à une valeur de 2 millions d’euros.

4 Mai 2026 | Profession
 

Une page entière du quotidien La Montagne consacrée aux buralistes du Puy-de-Dôme, dans le numéro de ce 2 mai…pas moins.
Ce qui impressionne, ce sont la clarté des messages, le bon déroulement d’arguments compréhensibles et la force évidente des exemples.
L’intérêt ? Avec ce genre d’article dans la presse locale, la situation des buralistes est mieux comprise par les Français.
Or, cela a toujours été la force du réseau : sa proximité et sa popularité auprès de nos concitoyens.

Première partie de la page :

Le témoignage poignant de Cathie et Martial Bidon, buralistes dans un bar-tabac de Clermont-Ferrand.
Le journaliste rappelant que les addicts au tabac fréquentent de moins en moins les commerces officiels. Ils se fournissent sur le marché illégal.
« Les clients ne se cachent même pas. Ils sont complètement décomplexés. »
« Les gens font des voyages réguliers en Espagne pour s’approvisionner. »
« Certains en ont fait leur métier et font des allers-retours toutes les semaines. »
« Il s’en vend aussi sous le manteau dans la rue, dans des épiceries de nuit, c’est le nouveau monde… »

Seconde partie :

Le travail et les prises de position responsables de Vincent Charbonnel, président des buralistes du Puy-de-Dôme et administrateur de la Confédération (voir les 9 et 23 avril).
Sa collaboration avec les autorités, notamment les Douanes qui ont annoncé la saisie de 4,5 tonnes de tabac de contrebande en 2025 : « 4 tonnes, ça représente le CA annuel de 4 à 5 bureaux de tabac sur l’année. C’est donc énorme. Le marché illégal explose. »
Ses revendications : « On demande un moratoire sur le prix du paquet de cigarettes. On considère que le prix est trop élevé par rapport aux autres prix européens. »
« J’aimerais que l’Etat fasse aussi une campagne de communication pour dire que le tabac s’achète uniquement chez les buralistes. »

29 Avr 2026 | Trafic
 
Un policier dans une épicerie

(Photo Police nationale)

À Nîmes, l’établissement RS Drive Shop a été contraint de fermer pour une durée de quatre mois. Cette décision fait suite à la détention frauduleuse de tabac en vue de sa revente.
Le commerce était par ailleurs en récidive pour des faits similaires.

À Alès, l’épicerie Stalingrad Alimentation est quant à elle fermée pour une durée d’un mois pour des faits identiques.

Ces mesures ont été prises sur décision du Préfet du Gard, dans le cadre de la lutte contre le commerce illégal de tabac, est-il précisé dans leréveildumidi.com.

(Voir aussi les 25 avril et 13 avril 2026)

26 Avr 2026 | Trafic
 

Un buraliste de Bordeaux, âgé de 40 ans, a été mis en examen pour blanchiment du produit d’un trafic de stupéfiants et participation à une association de malfaiteurs. Il est soupçonné d’avoir aidé des trafiquants à blanchir l’argent des stups en achetant des tickets gagnants de jeu. Nous reprenons l’information de ICI Bordeaux. Ainsi que la réaction de la fédération des buralistes : « ces individus n’ont pas leur place dans notre profession. »

Dans un communiqué de presse, le Parquet de Bordeaux explique que « les investigations menées par la Division de la criminalité organisée du Service interdépartemental de police judiciaire de la Gironde ont conduit, au mois de janvier dernier, à la mise en examen d’un buraliste détaillant de la Française des jeux, pour blanchiment du produit d’un trafic de stupéfiants et participation à une association de malfaiteurs. » Lire la suite »

25 Avr 2026 | Vapotage
 

E-cigarette vapoteurLa police du land de Bavière a, récemment, annoncé qu’en l’espace de moins d’un mois, deux décès et une personne hospitalisée en réanimation ont été signalés suite à la consommation de cigarettes électroniques, dont les liquides étaient notamment contaminés par un opioïde de synthèse.

Ces produits illicites, probablement en provenance de Chine, ont « une puissance similaire à celle du fentanyl et des nitazènes constituent un risque important pour la santé des utilisateurs, notamment en cas d’association avec d’autres substances psychoactives ».

Une association allemande de vendeurs de cigarettes électroniques a vivement réagi sur le sujet par le biais d’une déclaration d’Olivier Pohland, son directeur général : « ces substances n’ont pas leur place dans les cigarettes électroniques.
Les produits légaux vendus par les revendeurs spécialisés n’en contiennent pas et sont soumis à des exigences et des contrôles légaux stricts.
Ce genre de cas relève exclusivement du marché noir, où les produits circulent sans aucun contrôle de qualité et souvent au mépris de la protection des jeunes et des consommateurs. »

« La lutte durable contre le marché noir ne peut être menée qu’à travers des contrôles rigoureux et une éducation approfondie. Or, les initiatives politiques actuelles vont souvent à l’encontre de ce principe et ne feront que renforcer le commerce illégal. »

(Voir 14 novembre 2025)

22 Avr 2026 | International
 

Une nouvelle grande opération de l’Office européen de Lutte anti-Fraude (OLAF, voir 16 octobre 2024) – en coordination avec pas moins de… 30 pays – vient de déboucher sur la saisie du chiffre astronomique de 94 millions de dispositifs de vapotage et de tabac à chauffer non conformes, soit 2,5 tonnes de matériels et produits. C’est la première opération d’initiative européenne de cette taille.

C’est aussi la première fois qu’une opération internationale de cette taille est mise en place concernant les marchés du vapotage et du tabac chauffé.
Nom de code de l’opération : JCO (Joint Customs Opération) VAPE.

Outre les pays membres de la Communauté européenne, la Chine, l’Ukraine, la Turquie et les Philippines ont pris part au dispositif et aux enquêtes ayant permis son bon déroulement.

L’opération a porté sur la période comprise entre le 14 novembre et le 15 décembre derniers.

Les produits saisis circulaient en ne respectant pas les normes appliquées dans les marchés auxquels ils étaient destinés, cela va s’en dire.

21 Avr 2026 | Profession
 

Réunis en assemblée générale, les buralistes mosellans alertent sur la montée des ventes illégales de cigarettes, en particulier dans certains commerces et sur les réseaux sociaux. Ils appellent l’État à renforcer les contrôles et les sanctions.
Nous reprenons l’information de ICI Moselle (sous la plume de Emma Voglimaci).

Sous un chapiteau, à La Grange Condé, à Condé-Northen, environ 170 personnes se sont rassemblées ce dimanche 19 avril pour assister à l’assemblée générale de la Fédération départementale des buralistes de la Moselle. Au menu : la vente de cigarettes illégales et la prolifération des trafics qui impactent leur commerce.

Lunettes de soleil sur la tête, Alexandre profite du soleil avant la réunion. Malgré le beau temps, ce buraliste est en colère : « Ce n’est pas normal. »

À côté de son bureau de tabac, dans une petite commune proche d’Amnéville, un bar vend des cigarettes issues du trafic illégal. Lire la suite »

21 Avr 2026 | Profession
 

Les buralistes d’Indre-et-Loire étaient réunis en assemblée générale, ce dimanche 12 avril. Nous reprenons l’information de La Nouvelle République.

L’occasion de dénoncer, une fois de plus, le marché parallèle et la concurrence déloyale qu’il représente, puisque les cigarettes de contrebande sont bien moins chères que celles qu’on trouve en bureau de tabac.

« On a quelques endroits en Touraine qui sont très connus par les forces de l’ordre pour ce genre de contrefaçon et de contrebande », affirme Matthieu Meunier, le président de la fédération des buralistes en Indre-et-Loire (et membre du directoire de la Coopérative des buralistes). « Le problème, c’est que les pouvoirs publics, encore une fois, ne donnent pas assez de moyens à la Police, à la Gendarmerie et surtout à la Douane pour agir.

Il y a actuellement 234 bureaux de tabac en Indre-et-Loire, cinq de moins que l’an dernier. « Les trafiquants profitent du trafic pour s’enrichir au détriment des petits buralistes qui, eux, commencent à mourir d’un manque d’argent et de commissions. Ça se voit de plus en plus en zone rurale, où on a des petits bureaux de tabac qui ne peuvent plus survivre. »

(Voir 17 janvier 2025 et 19 mars 2023)

 

La chaîne ABC Australie se fait l’écho d’estimations selon lesquelles le marché parallèle du tabac en Australie – pays pionnier du paquet neutre (voir le 1er décembre 2012) – y est supérieur à 60 % de la consommation de cigarettes.

Mais il y a plus grave : les groupes mafieux qui sont derrière ce marché parallèle sont partis à l’assaut du marché officiel des points de vente de cigarettes avec une stratégie de terrain bien précise :

1 / ces points de vente sont menacés, rackettés puis directement agressés par le biais d’incendies volontaires (voir photos / voir 2 avril 2025 et 14 mai 2025).

2 / Tout cela pour que ces points de vente soient rachetés à bas prix par des complices de ces mêmes groupes mafieux…

3 / De sorte que ces établissements rachetés servent au blanchiment de l’argent mafieux tout en écoulant leurs produits illégaux (en les blanchissant, eux aussi, en quelque sorte) par le biais de ce qui a l’apparence du réseau officiel… C’est ainsi que les autorités fiscales locales ont déjà été saisies de 300 « cas suspects ».