Une fenêtre sur l’actualité quotidienne de tous les événements liés directement ou indirectement au tabac
21 Avr 2026 | Profession
 

La nouvelle maire d’Escaudain, Catherine Mercier-Dhennain, 57 ans, combine sa nouvelle fonction avec son métier de buraliste.
Élue de longue date, elle endosse néanmoins de nouvelles responsabilités dans sa commune de près de 10 000 habitants (ndlr : Escaudain étant situé tout près de Denain dans le Nord).
Nous reprenons un sujet de Yannick Lefrère sur L’Observateur.fr

« Le dimanche, le repas de famille avec mes enfants et mes petits-enfants, c’est précieux. » Maire ou pas, il y a des choses auxquelles Catherine Mercier-Dhennain ne renoncera pas. Comme sa marche quotidienne de 7 km avec ses deux chiens, mise en suspens durant la campagne, mais qu’elle compte reprendre « pour le corps et l’esprit. ».

À Escaudain, l’édile de 57 ans, élue le 22 mars dernier, découvre un quotidien qui ne laisse que peu de répit. « C’est de la folie », souffle-t-elle.
Dossiers, réunions, budget, urgences… « Il faut être sur tous les fronts. C’est une promesse faite aux Escaudinois. »
Cette ancienne salariée d’une entreprise à Denain, aujourd’hui buraliste à Rœulx (à une cinquantaine de kilomètres) avec son mari et son fils, a dû se réorganiser.
« Sans ma famille, je n’aurais pas pu faire la campagne. Aujourd’hui encore, ils prennent le relais. » Elle est gérante du point de vente et maire… mais délègue.
« Je suis obligée. Peut-être qu’on devra embaucher. » Rien pourtant ne la prédestinait à ce rythme effréné. Ou plutôt si : une constance forgée au fil des années.

Élue depuis 18 ans, longtemps dans l’opposition, elle s’est construite patiemment. En 2020, elle monte son propre groupe. Indépendante. « Je n’ai pas de modèles en politique, j’écoute tout et je me fais mon propre avis. » L’engagement est une histoire de famille. Fille d’Albert Dhennain, ex-adjoint à la culture, elle a grandi dans cet univers. « Il avait créé une chorale, un club de danse. J’étais choriste. »

Petite dernière d’une fratrie de cinq enfants, elle est la seule à avoir pris la relève. Sa mère, 95 ans, lui dit : « Si ton père était encore là, il serait fier. »
Mais aussi : « Tu ne seras plus beaucoup chez toi. »
Sur la place des femmes, elle refuse les discours tout faits. « Je ne suis pas féministe », tout en constatant : « Il y a encore beaucoup plus d’hommes maires. Plus que la parité, l’important, c’est la compétence. » Dans son équipe, elle salue toutefois « ces femmes, parfois jeunes, qui arrivent à concilier. »

9 Avr 2026 | Institutions
 

17 jours après son élection, le tout nouveau maire de Clermont-Ferrand, Julien Bony, s’est réuni avec les buralistes… de sorte à concrétiser l’engagement au dialogue et au travail commun pris pendant la campagne électorale (les représentants des buralistes ayant rencontré localement les principaux candidats/voir le 22 janvier 2026).

Le lieu même de l’échange étant hautement symbolique : chez François Borne, buraliste qui avait accueilli dans son établissement Gabriel Attal, alors ministre des Comptes publics, en octobre 2022. Là où le ministre a peaufiné sa célèbre formule, reprise la semaine suivante au congrès des buralistes : « la peur doit changer le camp « (voir le 8 et 7 octobre 2022).

Julien Bony était accompagné de son adjoint au Commerce, Stanislas Renié, et de son adjoint à la Sécurité, Gérard Sertelet. Vincent Charbonnel, président des buralistes du Puy-de-Dôme, s’étant déplacé avec Agnès Valleix et Thomas Gouvart du conseil d’administration de la fédération.

Les buralistes ont ouvert 4 dossiers concrets avec la nouvelle équipe municipale : une présence accrue de la police municipale contre les trafics (avec la préparation d’une convention) ; une meilleure utilisation des caméras de surveillance pour protéger les points de vente ; la lutte contre les mégots mal jetés ; le rôle d’alerte des buralistes, auprès de la mairie, à l’égard des personnes en danger ou en détresse.

 

Lisnard, maire de CannesLa ministre de la Santé Catherine Vautrin a annoncé, ce 30 mai, que les plages, les jardins publics, les abords des écoles, les abris de bus, les équipements sportifs seront tous considérés comme des espaces sans tabac à partir de ce 1er juillet (voir 30 et 31 mai 2025).
Sachant que le non-respect de l’interdiction pourra engendrer une amende de 4e classe : 135 euros.

Mais concrètement, comment réagissent ceux qui seront chargés de faire appliquer cette nouvelle mesure, au quotidien sur le terrain : les maires ?
Les médias les ont peu interrogés.

On se souviendra seulement de la réaction de David Lisnard (maire de Cannes, président de l’Association des maires de France) à propos de la généralisation d’espaces sans tabac, déjà annoncée dans le cadre du plan anti-tabac 2023-2027.
Extraits de son message, repris à l’époque par Nice-Matin (voir le 2 décembre 2023) :

«… Beaucoup vont applaudir. Pas moi. »

« Interdire la cigarette dans les restaurants, c’était une grande mesure. Mais là, c’est une séance de communication pour occuper l’espace médiatique. »

« Qui va faire appliquer ces mesures ? »

« L’État ? Vous croyez que les gendarmes ou la police nationale vont aller vérifier dans les squares ? »

« Ils n’arrivent pas à assurer l’essentiel, comme la sécurité dans la rue ou dans les bals. »

« Et si ce n’est pas l’État, ça sera les villes. Avec quel transfert de coûts ? »

À Cannes, on a deux plages sans tabac, et c’est déjà assez compliqué comme cela… »