Une fenêtre sur l’actualité quotidienne de tous les événements liés directement ou indirectement au tabac
1 Juin 2026 | Profession
 

Réunion de travail, ce 28 mai, à la mairie de Bobigny (Seine-Saint-Denis) entre Philippe Alauze (président des buralistes de Paris / Île-de-France), Abdel Sadi, le maire, et Idir Madadi, adjoint délégué à la sécurité publique et à la prévention. Nous reprenons cette communication de la fédération des buralistes de Paris / Île-de-France.

Cette rencontre s’inscrit dans une collaboration engagée depuis maintenant 4 ans pour lutter contre la vente à la sauvette et le commerce illégal de tabac, véritables fléaux pour les commerces de proximité et la sécurité publique.

Les échanges ont permis de faire le point sur les actions menées conjointement, les résultats obtenus sur le terrain ainsi que les perspectives de coopération entre les acteurs locaux et les représentants de la profession.

La mobilisation collective des collectivités locales, des forces de sécurité et des buralistes demeure essentielle pour combattre efficacement les trafics parallèles.

21 Avr 2026 | Profession
 

La nouvelle maire d’Escaudain, Catherine Mercier-Dhennain, 57 ans, combine sa nouvelle fonction avec son métier de buraliste.
Élue de longue date, elle endosse néanmoins de nouvelles responsabilités dans sa commune de près de 10 000 habitants (ndlr : Escaudain étant situé tout près de Denain dans le Nord).
Nous reprenons un sujet de Yannick Lefrère sur L’Observateur.fr

« Le dimanche, le repas de famille avec mes enfants et mes petits-enfants, c’est précieux. » Maire ou pas, il y a des choses auxquelles Catherine Mercier-Dhennain ne renoncera pas. Comme sa marche quotidienne de 7 km avec ses deux chiens, mise en suspens durant la campagne, mais qu’elle compte reprendre « pour le corps et l’esprit. ».

À Escaudain, l’édile de 57 ans, élue le 22 mars dernier, découvre un quotidien qui ne laisse que peu de répit. « C’est de la folie », souffle-t-elle.
Dossiers, réunions, budget, urgences… « Il faut être sur tous les fronts. C’est une promesse faite aux Escaudinois. »
Cette ancienne salariée d’une entreprise à Denain, aujourd’hui buraliste à Rœulx (à une cinquantaine de kilomètres) avec son mari et son fils, a dû se réorganiser.
« Sans ma famille, je n’aurais pas pu faire la campagne. Aujourd’hui encore, ils prennent le relais. » Elle est gérante du point de vente et maire… mais délègue.
« Je suis obligée. Peut-être qu’on devra embaucher. » Rien pourtant ne la prédestinait à ce rythme effréné. Ou plutôt si : une constance forgée au fil des années.

Élue depuis 18 ans, longtemps dans l’opposition, elle s’est construite patiemment. En 2020, elle monte son propre groupe. Indépendante. « Je n’ai pas de modèles en politique, j’écoute tout et je me fais mon propre avis. » L’engagement est une histoire de famille. Fille d’Albert Dhennain, ex-adjoint à la culture, elle a grandi dans cet univers. « Il avait créé une chorale, un club de danse. J’étais choriste. »

Petite dernière d’une fratrie de cinq enfants, elle est la seule à avoir pris la relève. Sa mère, 95 ans, lui dit : « Si ton père était encore là, il serait fier. »
Mais aussi : « Tu ne seras plus beaucoup chez toi. »
Sur la place des femmes, elle refuse les discours tout faits. « Je ne suis pas féministe », tout en constatant : « Il y a encore beaucoup plus d’hommes maires. Plus que la parité, l’important, c’est la compétence. » Dans son équipe, elle salue toutefois « ces femmes, parfois jeunes, qui arrivent à concilier. »

9 Avr 2026 | Institutions
 

17 jours après son élection, le tout nouveau maire de Clermont-Ferrand, Julien Bony, s’est réuni avec les buralistes… de sorte à concrétiser l’engagement au dialogue et au travail commun pris pendant la campagne électorale (les représentants des buralistes ayant rencontré localement les principaux candidats/voir le 22 janvier 2026).

Le lieu même de l’échange étant hautement symbolique : chez François Borne, buraliste qui avait accueilli dans son établissement Gabriel Attal, alors ministre des Comptes publics, en octobre 2022. Là où le ministre a peaufiné sa célèbre formule, reprise la semaine suivante au congrès des buralistes : « la peur doit changer le camp « (voir le 8 et 7 octobre 2022).

Julien Bony était accompagné de son adjoint au Commerce, Stanislas Renié, et de son adjoint à la Sécurité, Gérard Sertelet. Vincent Charbonnel, président des buralistes du Puy-de-Dôme, s’étant déplacé avec Agnès Valleix et Thomas Gouvart du conseil d’administration de la fédération.

Les buralistes ont ouvert 4 dossiers concrets avec la nouvelle équipe municipale : une présence accrue de la police municipale contre les trafics (avec la préparation d’une convention) ; une meilleure utilisation des caméras de surveillance pour protéger les points de vente ; la lutte contre les mégots mal jetés ; le rôle d’alerte des buralistes, auprès de la mairie, à l’égard des personnes en danger ou en détresse.

 

Lisnard, maire de CannesLa ministre de la Santé Catherine Vautrin a annoncé, ce 30 mai, que les plages, les jardins publics, les abords des écoles, les abris de bus, les équipements sportifs seront tous considérés comme des espaces sans tabac à partir de ce 1er juillet (voir 30 et 31 mai 2025).
Sachant que le non-respect de l’interdiction pourra engendrer une amende de 4e classe : 135 euros.

Mais concrètement, comment réagissent ceux qui seront chargés de faire appliquer cette nouvelle mesure, au quotidien sur le terrain : les maires ?
Les médias les ont peu interrogés.

On se souviendra seulement de la réaction de David Lisnard (maire de Cannes, président de l’Association des maires de France) à propos de la généralisation d’espaces sans tabac, déjà annoncée dans le cadre du plan anti-tabac 2023-2027.
Extraits de son message, repris à l’époque par Nice-Matin (voir le 2 décembre 2023) :

«… Beaucoup vont applaudir. Pas moi. »

« Interdire la cigarette dans les restaurants, c’était une grande mesure. Mais là, c’est une séance de communication pour occuper l’espace médiatique. »

« Qui va faire appliquer ces mesures ? »

« L’État ? Vous croyez que les gendarmes ou la police nationale vont aller vérifier dans les squares ? »

« Ils n’arrivent pas à assurer l’essentiel, comme la sécurité dans la rue ou dans les bals. »

« Et si ce n’est pas l’État, ça sera les villes. Avec quel transfert de coûts ? »

À Cannes, on a deux plages sans tabac, et c’est déjà assez compliqué comme cela… »