
La nouvelle maire d’Escaudain, Catherine Mercier-Dhennain, 57 ans, combine sa nouvelle fonction avec son métier de buraliste.
Élue de longue date, elle endosse néanmoins de nouvelles responsabilités dans sa commune de près de 10 000 habitants (ndlr : Escaudain étant situé tout près de Denain dans le Nord).
Nous reprenons un sujet de Yannick Lefrère sur L’Observateur.fr
« Le dimanche, le repas de famille avec mes enfants et mes petits-enfants, c’est précieux. » Maire ou pas, il y a des choses auxquelles Catherine Mercier-Dhennain ne renoncera pas. Comme sa marche quotidienne de 7 km avec ses deux chiens, mise en suspens durant la campagne, mais qu’elle compte reprendre « pour le corps et l’esprit. ».
À Escaudain, l’édile de 57 ans, élue le 22 mars dernier, découvre un quotidien qui ne laisse que peu de répit. « C’est de la folie », souffle-t-elle.
Dossiers, réunions, budget, urgences… « Il faut être sur tous les fronts. C’est une promesse faite aux Escaudinois. »
Cette ancienne salariée d’une entreprise à Denain, aujourd’hui buraliste à Rœulx (à une cinquantaine de kilomètres) avec son mari et son fils, a dû se réorganiser.
« Sans ma famille, je n’aurais pas pu faire la campagne. Aujourd’hui encore, ils prennent le relais. » Elle est gérante du point de vente et maire… mais délègue.
« Je suis obligée. Peut-être qu’on devra embaucher. » Rien pourtant ne la prédestinait à ce rythme effréné. Ou plutôt si : une constance forgée au fil des années.
Élue depuis 18 ans, longtemps dans l’opposition, elle s’est construite patiemment. En 2020, elle monte son propre groupe. Indépendante. « Je n’ai pas de modèles en politique, j’écoute tout et je me fais mon propre avis. » L’engagement est une histoire de famille. Fille d’Albert Dhennain, ex-adjoint à la culture, elle a grandi dans cet univers. « Il avait créé une chorale, un club de danse. J’étais choriste. »
Petite dernière d’une fratrie de cinq enfants, elle est la seule à avoir pris la relève. Sa mère, 95 ans, lui dit : « Si ton père était encore là, il serait fier. »
Mais aussi : « Tu ne seras plus beaucoup chez toi. »
Sur la place des femmes, elle refuse les discours tout faits. « Je ne suis pas féministe », tout en constatant : « Il y a encore beaucoup plus d’hommes maires. Plus que la parité, l’important, c’est la compétence. » Dans son équipe, elle salue toutefois « ces femmes, parfois jeunes, qui arrivent à concilier. »






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