La ministre de la Santé Catherine Vautrin a annoncé, ce 30 mai, que les plages, les jardins publics, les abords des écoles, les abris de bus, les équipements sportifs seront tous considérés comme des espaces sans tabac à partir de ce 1er juillet (voir 30 et 31 mai 2025).
Sachant que le non-respect de l’interdiction pourra engendrer une amende de 4e classe : 135 euros.
Mais concrètement, comment réagissent ceux qui seront chargés de faire appliquer cette nouvelle mesure, au quotidien sur le terrain : les maires ?
Les médias les ont peu interrogés.
On se souviendra seulement de la réaction de David Lisnard (maire de Cannes, président de l’Association des maires de France) à propos de la généralisation d’espaces sans tabac, déjà annoncée dans le cadre du plan anti-tabac 2023-2027.
Extraits de son message, repris à l’époque par Nice-Matin (voir le 2 décembre 2023) :
«… Beaucoup vont applaudir. Pas moi. »
« Interdire la cigarette dans les restaurants, c’était une grande mesure. Mais là, c’est une séance de communication pour occuper l’espace médiatique. »
« Qui va faire appliquer ces mesures ? »
« L’État ? Vous croyez que les gendarmes ou la police nationale vont aller vérifier dans les squares ? »
« Ils n’arrivent pas à assurer l’essentiel, comme la sécurité dans la rue ou dans les bals. »
« Et si ce n’est pas l’État, ça sera les villes. Avec quel transfert de coûts ? »
À Cannes, on a deux plages sans tabac, et c’est déjà assez compliqué comme cela… »




