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3 Fév 2026 | Vapotage
 

Le Projet de Loi de Finances pour 2026, considéré comme adopté par le Gouvernement, ne comporte plus aucune des dispositions prévues dans l’article 23 (voir 2 février et 22 janvier 2026).
Ni dans sa version initiale, qui menaçait de soumettre les produits du vapotage aux accises en les assimilant à des produits du tabac, ni dans sa version amendée par l’Assemblée nationale, qui posait les jalons d’un cadre réglementaire adapté sans surfiscalisation (voir 17 janvier / France Vapotage).
Pour les entreprises françaises de la filière, la fin de cette longue séquence est une immense source de soulagement… mais elle laisse un goût d’inachevé.

C’est ainsi que débute un communiqué de France Vapotage que nous reprenons.

Le scénario du pire écarté, en tout cas à court terme

Il n’y aura donc pas d’accises pour les produits du vapotage cette année. C’est une excellente nouvelle pour les entreprises françaises, pour les vapoteurs et pour tous les fumeurs encore en recherche d’une solution efficace pour sortir du tabac.
Si l’article 23 a été écarté dans son intégralité, c’est d’abord parce qu’il s’agissait d’un article fourre-tout, mal ficelé, traitant de sujets très différents, et qui ne justifiaient pas une approche strictement budgétaire. Le Gouvernement a préféré se débarrasser d’une sacrée épine dans le pied, abandonnant un article fortement critiqué au Sénat comme à l’Assemblée nationale. Lire la suite »

 Commentaires fermés sur Adoption du PLF sans son article 23 : la réaction de France Vapotage  ,
2 Fév 2026 | Pression normative
 

Assemblée nationale HémicycleL’article (23) créant (notamment) une taxe sur les produits de vapotage a été retiré in extremis du budget 2026 sur le point d’être adopté (voir 21 janvier 2026).
Le projet ne peut que resurgir ces prochains mois, notamment sous la pression de l’Union européenne.
C’est ainsi que débute un article de Denis Cosnard, dans Le Monde (du 31 décembre) que nous reprenons.

Le bruit ne trompe pas.

Le cliquetis sec des machines, les flacons de verre qui s’entrechoquent, la respiration des presseurs pneumatiques utilisés pour coller les étiquettes : schlik, ouhhh, schlik, ouhhh… Une petite usine est bien nichée là, au deuxième étage d’un vaste immeuble, dans le 19e arrondissement de Paris.
« Chaque machine a son rythme, donc dès qu’il y a un problème les opérateurs et opératrices le repèrent rien qu’à l’oreille », explique Jean Moiroud, le patron de Fuu, un fabricant de liquide pour le vapotage, en traversant le plateau, sourire aux lèvres.
C’est qu’un problème, il vient d’en éviter un, et un gros. À la mi-octobre 2025, le projet de Budget pour 2026 préparé par le premier ministre, Sébastien Lecornu, a mis en émoi les professionnels des cigarettes électroniques et du cannabidiol (CBD), un dérivé du chanvre présent dans certains liquides de vapotage.
L’article 23 du projet prévoyait de créer une taxe sur les produits de vapotage, d’interdire leur vente en ligne et d’obliger tous les magasins spécialisés à obtenir un agrément administratif, sur le modèle des bureaux de tabac (voir 16 octobre 2025).
En séance, certains députés avaient même proposé d’accorder aux buralistes un monopole sur ces produits.

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 Commentaires fermés sur La taxe sur le vapotage bien partie pour revenir sur la table à l’automne (Le Monde)  , ,
17 Jan 2026 | Vapotage
 

Les députés ont adopté en séance publique, ce 15 janvier, l’article 23 du projet de loi de finances 2026, modifié par deux amendements identiques (voir les 10 décembre et 16 octobre 2025).
France Vapotage se félicite de ces votes qui marquent une étape déterminante pour l’ensemble de la filière française du vapotage.
Ils consacrent une approche responsable et pragmatique, conforme aux positions défendues par France Vapotage depuis sa création et tout au long des travaux parlementaires.
Nous reprenons ce communiqué de France Vapotage, publié ce 16 janvier, avant les dernières déclarations du Premier ministre hier soir.

1. Une solution consensuelle, équilibrée et solide

La rédaction initiale de l’article 23 mettait en risque les entreprises françaises du secteur, mais aussi le vapotage dans son ensemble malgré son rôle reconnu dans la sortie du tabagisme.
La solution proposée par les parlementaires, largement adoptée par un vote transpartisan, permet :

  • la distinction claire et nette entre produits à fumer (avec combustion) et produits du vapotage (sans combustion de tabac) ;
  • le rejet de toute ouverture à une fiscalité de type accise sur les produits du vapotage ;
  • la préservation des différents canaux de distribution : vape shops, vente en ligne, buralistes ;
  • la mise en place d’un système d’agrément assoupli pour les commerçants, visant à structurer et professionnaliser le secteur tout en évitant la vente dans des lieux inappropriés.

Ces amendements de compromis écartent ainsi les solutions excessives, déconnectées des réalités économiques et sanitaires, qui auraient au final fragilisé la filière et la lutte contre le tabagisme.
France Vapotage salue le soutien à ces amendements du Gouvernement et du rapporteur général de la Commission des finances, qui ont souligné l’efficacité du vapotage pour sortir du tabagisme.

2. La preuve de la pertinence d’un dialogue constructif entre toutes les parties prenantes

Ces votes sont notamment le fruit d’un travail de fond mené par France Vapotage, fondé sur le dialogue, la crédibilité, l’expertise et la transparence (voir le 9 décembre 2025).

Le sérieux, la mobilisation et l’unité de ses membres ont pesé de manière décisive dans les échanges avec les pouvoirs publics. Le député Nicolas Ray a d’ailleurs salué la construction d’un compromis « avec les filières concernées ».

Cette avancée législative représente ainsi une reconnaissance importante de la filière française du vapotage. Il ouvre la voie à la poursuite de discussions constructives avec l’ensemble des parties prenantes, dans un cadre que nous l’espérons désormais plus serein.

France Vapotage demeure vigilante quant à l’issue des débats budgétaires, puis à la suite des négociations visant à établir un cadre européen commun.

Notre fédération continuera à plaider pour l’unité du secteur et à défendre, avec la même détermination, une filière française du vapotage responsable et structurée, créatrice de valeur dans les territoires, soucieuse de la sécurité des consommateurs et de la protection des mineurs.

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28 Déc 2025 | Trafic
 

« Les cigarettes de contrefaçon représentent 19 % des cigarettes saisies, soit 8,5 fois plus qu’en 2020. »

Christophe Blanchet, vice-président de l’Assemblée nationale (Les Démocrates), auteur d’une proposition de loi pour intensifier la lutte contre les trafics de tabac (voir le 24 décembre).

24 Déc 2025 | Trafic
 

Il peut sembler anodin mais le trafic de tabac prend de plus en plus d’ampleur et menace la santé et la sécurité des Français.
Vice-président de l’Assemblée nationale et député Les Démocrates, Christophe Blanchet (voir 30 novembre 2021) a détaillé pour C News, le 23 décembre, sa proposition de loi pour intensifier la lutte.
Nous reprenons l’essentiel du sujet de Quitterie Desjobert.

Un danger qui prend de l’ampleur.

Face à la croissance rapide du trafic de tabac qu’il qualifie de « narcotrafic bis », le vice-président de l’Assemblée nationale Christophe Blanchet porte une proposition de loi visant à intensifier la lutte contre ce crime organisé et à rendre les peines plus lourdes.

« Depuis 2020, j’alerte sur les dangers de ce trafic » rappelle, pour C News, Christophe Blanchet, qui a remis successivement, en 2020 (voir 11 décembre 2020) avec Pierre-Yves Bournazel (Horizons) et en 2023 avec Kévin Mauvieux (Rassemblement national), deux rapports d’information sur la lutte contre la contrefaçon.

Dans ces derniers, outre les dangers des colis contrefaits en provenance de Chine, le député MoDem a « identifié et mis en garde contre le sujet du tabac contrefait », qui prend une envergure de plus en plus grande en France. Lire la suite »

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17 Déc 2025 | Récents, Trafic
 

Emmanuel Macron a annoncé, ce 16 décembre à Marseille, que l’amende forfaitaire délictuelle (AFD) pour usage de drogue « va passer à 500 euros », contre 200 euros aujourd’hui.

« 500 euros, parce qu’il faut taper au portefeuille ! » s’est exclamé le chef de l’État, lors d’un échange avec des lecteurs de La Provence.

On peut regretter que ceux qui ont conseillé cette mesure au Président de la République ne lui aient pas suggéré de doubler aussi le montant de l’amende pour achat de tabac de contrebande…
Alors qu’il n’a jamais autant établi que trafics de stups et de tabac sont étroitement liés. Logistiquement et commercialement.

On s’en est encore rendu compte, pas plus tard que la semaine dernière, à la lecture du bilan d’une spectaculaire opération « coup de poing » lancée par le nouveau préfet de Marseille contre 15 points de deal de stups : 7 kilos de cannabis et… 118 kilos de cigarettes de contrebande saisis (voir le 11 décembre).

Rappelons que l’achat à la sauvette de cigarettes de contrebande est sanctionné, en principe, par une amende de 135 euros quand on est verbalisé sur le fait.
Une mesure obtenue de haute lutte par la Confédération des buralistes, présidée par Philippe Coy, à l’époque (26 décembre 2019).
Il n’y avait pas officiellement de sanctions auparavant.

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26 Nov 2025 | Institutions, Profession
 

Sur proposition de l’ancien ministre de la Santé, Frédéric Valletoux, l’Assemblée nationale examine une proposition de résolution européenne visant à lutter contre le marché illicite de tabac via notamment l’instauration de quotas de livraison de tabac par pays, fondés sur la consommation locale (voir ce jour / CNCT et 27 août 2025).

Si Imperial Brands – Seita partage complètement les objectifs de lutter contre le commerce parallèle et de renforcer la traçabilité des produits du tabac, cette mesure des quotas soulève de sérieux doutes quant à sa réelle efficacité mais aussi de nombreuses questions quant à sa conformité juridique.

L’instauration de quotas de vente s’attaque à un seul aspect du marché parallèle : le commerce transfrontalier ! Ils auront peu d’effet sur la contrebande intracommunautaire et aucun effet sur la contrefaçon ni sur les produits de contrebande extra-communautaires alors que nous constatons un développement accéléré des trafics de tabac en provenance d’autres continents par l’intermédiaire de réseaux criminels internationaux.
La contrefaçon gangrène le marché du tabac en France et en Europe ! 7 usines clandestines de cigarettes ont été démantelées en France depuis 2022 et 12 autres usines clandestines (dont une partie de la production était destinée à la France) ont été découvertes chez nos voisins belges en 2024 ! C’est bien plus que tous les sites de production réunis des fabricants historiques en Europe !

➢ Il n’y a pas d’opacité ! La traçabilité du tabac est en vigueur depuis 2019 en France conformément aux recommandations de l’OMS et aux exigences du droit européen avec le système de Track and Trace. Ce système permet aux Douanes de tracer les produits du tabac depuis leur lieu de production jusqu’au lieu de vente.

➢ La France n’a aucune garantie sur la conformité juridique d’un tel système au regard du droit européen car il entraverait des principes fondamentaux comme la libre circulation des biens ou encore la concurrence libre et non faussée, piliers du marché européen.
Enfin, l’industrie du tabac n’a aucun intérêt à développer le marché transfrontalier quand cela se fait au détriment de son activité française. Le commerce transfrontalier détruit de la valeur. Pourquoi, même au niveau européen, nous réjouir d’un phénomène qui détruit notre propre activité ? En tant que fabricant et metteur sur le marché, notre… Enfin, une telle mesure mettrait en péril une filière génératrice d’emplois : plus de 108 000 femmes et hommes travaillent directement ou indirectement dans la filière tabac en France. Imperial Brands – Seita est d’ailleurs le dernier grand fabricant mondial de tabac à avoir conservé une usine en France, à Sandouville en Seine-Maritime.

Pour Imperial Brands – Seita, il faut orienter l’action publique vers la lutte contre les réseaux criminels qui élargissent leurs activités en prenant aussi le contrôle du marché du tabac en France et il faut arrêter de s’en prendre aux fabricants, aux buralistes et à toutes celles et tous ceux qui travaillent quotidiennement dans ce secteur d’activité en toute légalité.

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20 Nov 2025 | Institutions
 

Assemblée nationaleL’Assemblée nationale s’est opposée à la taxe sur les produits du vapotage que le Gouvernement avait inscrite dans le Projet de loi de finances 2026. Nous reprenons la dépêche de LCP sur le sujet.

Dans la nuit du 19 novembre au 20 novembre, l’Assemblée nationale a supprimé l’article 23 du Projet de loi de finances pour 2026 (91 voix « pour » la suppression, 53 « contre », 15 abstentions), qui prévoyait notamment de taxer les liquides alimentant les cigarettes électroniques, comme le proposait le Gouvernement (voir 16 octobre).

La taxe imaginée par l’exécutif devait atteindre 30 centimes par flacon de 10 millilitres pour les produits faiblement nicotinés et 50 centimes pour les autres.

L’article prévoyait aussi une interdiction de vente des produits de vapotage sur internet ou dans des magasins situés à proximité des établissements scolaires.

Les députés qui soutenaient la mesure ont tous mis en avant le fait que la cigarette électronique « peut être une entrée dans le tabac pour les adolescents ».

À contrario, les opposants à la taxation comme Aurélien Le Coq (La France insoumise), auteur de l’amendement de suppression qui a été voté, ont affirmé que le vapotage était « l’un des moyens qui permet de sortir du tabagisme », tandis que Marine Le Pen (Rassemblement national) a critiqué l’attitude du Gouvernement qui revient à « taxer tout ce qui bouge ».

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5 Nov 2025 | International
 

Les-producteurs-de-tabac-étaient-plusieurs-centaines-à-avoir-fait-le-déplacement-pour-défendre-leur-gagne-pain

Parmi les mesures « hors sol » sur lesquelles la Commission européenne est censée se prononcer à l’occasion de la COP 11 (conférence mondiale antitabac placée sous l’égide de l’OMS) qui se tient à Genève du 17 au 22 novembre (voir le 15 octobre), il y a la suppression annoncée des dernières possibilités dont bénéficiaient certains États membres pour soutenir leur tabaculture.

Les tabaculteurs polonais ne sont pas d’accord et l’ont fait savoir, ce 3 novembre, en manifestant devant la chancellerie du Conseil des ministres polonais.

Rappelons que la Pologne est le 3e producteur de tabac européen. Le pays accueille plusieurs milliers d’agriculteurs faisant du tabac (ce sont souvent des éleveurs), dont un certain nombre sont situés près de la frontière ukrainienne.

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24 Oct 2025 | Institutions, Profession
 


Partageant l’objectif de mieux comprendre les dynamiques du marché parallèle du tabac, nous saluons la création et la publication des premiers résultats de l’étude TAFE (Tabac échappant à la fiscalité nationale), pilotée par la DGDDI et la MILDECA, que nous appelions de nos vœux depuis de nombreuses années (voir les 23 et 22 octobre).

C’est ainsi que débute une communication d’Imperial Brands Seita que nous reprenons.

Les recettes fiscales non perçues à hauteur de 4,3 milliards d’euros en 2023, aujourd’hui mises en lumière, correspondent à celles que nous évoquions déjà à l’époque — elles ont, sans surprise, augmenté depuis.

Dans un contexte où les enjeux de santé publique, de sécurité et de fiscalité sont majeurs, nous attendons avec impatience la publication intégrale de la méthodologie employée, afin de pouvoir analyser en détail les protocoles de collecte et de traitement des données.

Même si nous comprenons que ces premiers résultats nécessitent encore des garanties de fiabilité pour mieux appréhender l’ampleur réelle du phénomène, il est regrettable que la dimension digitale du marché parallèle ne soit pas mise en avant, ainsi que la contrefaçon de marques authentiques, alors que ces deux pans constituent une part croissante et préoccupante de ce trafic.

Imperial Brands – Seita demeure bien évidemment disponible pour contribuer à une lecture critique et constructive de cette étude, dans un esprit de dialogue et de responsabilité.

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