Une fenêtre sur l’actualité quotidienne de tous les événements liés directement ou indirectement au tabac
19 Mai 2026 | Vapotage
 

Commision Affaires sociaklesNous avons annoncé, ici-même, que la proposition de loi de Nicolas Thierry (Écologiste/Gironde) et de Pierre Cazeneuve (Ensemble pour la République/Hauts-de-Seine) visant à généraliser le paquet neutre ne serait pas examinée avant cet été comme l’avaient imaginé ses auteurs (voir le 13 mai).

Nous avions précisé que cette idée de paquet neutre pourrait revenir sous forme d’amendements lors des discussions budgétaires de la rentrée…

En tout cas, les deux auteurs de la proposition de loi n’ont pas attendu et ont déjà redéposé leur proposition de loi : « pour un paquet neutre pour les produits avec nicotine ».
Elle est enregistrée à la présidence de l’Assemblée nationale au 12 mai.

De quoi tenir le sujet au chaud et, pourquoi pas ?, le faire réapparaître lors de la campagne des élections présidentielles…

 

Nicolas thierry

La proposition de loi de Nicolas Thierry (Écologiste / Gironde / photo / voir le 14 avril) et Pierre Cazeneuve (Ensemble pour la République / Hauts-de-Seine) — visant à généraliser le paquet neutre — ne sera pas examinée d’ici cet été comme l’avaient imaginé ses auteurs.

Réunie ce 12 mai, la conférence des présidents de groupes de l’Assemblée nationale n’a pas inscrit cette proposition de loi parmi les textes à travailler d’ici les vacances parlementaires.

Ce qui ne veut pas dire que le texte va passer aux oubliettes.
Les discussions budgétaires de la rentrée pourraient voir cette idée de paquet neutre revenir sous forme d’amendements. Quitte à apparaître, au même moment, dans le programme électoral d’un (ou plusieurs) candidat(s) aux élections présidentielles.

Rappelons que le candidat Macron, en 2017, avait inscrit le paquet à 10 euros en bonne place dans son programme électoral de l’époque (voir 3 mars 2017).

Rappelons que cette proposition de loi ne concerne pas que le vapotage — comme il a été beaucoup dit — mais aussi les cigares, les cigarillos, le tabac chauffé, le tabac à pipe et à mâcher.

4 Mai 2026 | Institutions
 

Peut-on vraiment interdire le tabac à toute une génération ? C’est en tout cas le pari ambitieux lancé par le Royaume-Uni.
Le 20 avril dernier, le Parlement britannique a adopté le projet de loi interdisant aux personnes nées à partir du 1er janvier 2009 d’acheter des produits en contenant, sur tout le territoire, y compris lorsque celles-ci auront atteint la majorité (voir le 22 avril et 24 avril).
En cas d’infraction, les consommateurs ne seront pas sanctionnés.
En revanche, les commerçants qui enfreindraient la loi en vendant du tabac ou des produits associés, comme les feuilles à rouler, risqueront une amende équivalente à 230 euros.
Pour Le Point, le professeur Amine Benyamina, chef du service de psychiatrie et d’addictologie à l’hôpital Paul-Brousse et président de l’association Addictions France (voir le 26 juin 2025), analyse la portée de cette loi.
C’est ainsi que débute un entretien (avec Maïlys Brunel) publié sur le site de l’hebdomadaire Le Point que nous reprenons.

Le Point : Qu’est-ce que vous inspire la décision du Royaume-Uni d’interdire la vente de tabac aux personnes nées après 2008 ?

Amine Benyamina : Je pense qu’elle est audacieuse, très clairement, mais intéressante.
Il y a une portée symbolique forte : d’emblée, on positionne une génération et une société sans tabac fumé. Je dis bien tabac fumé, parce que les Britanniques ont échappé à la lutte contre la nicotine comme seul ennemi. En France, on a encore ce débat qui n’est pas réglé.

Le Point : A-t-on déjà des données ou des expériences comparables dans d’autres pays pour en mesurer l’impact ?

Amine Benyamina : Pas vraiment. L’Australie est restée au milieu du gué sur son interdiction, on ne sait pas encore ce que ça donne. Il y a aussi les Maldives (voir 2 mai 2025), mais c’est plus facile dans un archipel ou dans un pays avec un système politique différent du nôtre. Lire la suite »

 

À l’heure où le Parlement britannique vient d’adopter le Tobacco and Vapes Bill instaurant une interdiction générationnelle de la vente de tabac (voir les 22 et 24 avril), Imperial Brands Seita publie les résultats d’une étude inédite sur l’attachement des Français à la liberté et à l’égalité.
Les données révèlent une adhésion très minoritaire au principe même d’une législation qui créerait des droits différenciés selon la date de naissance.
Nous reprenons le communiqué d’Imperial Brands Seita.

L’exemple britannique relance le débat en France

L’adoption au Royaume-Uni d’une interdiction définitive d’achat de tabac pour les personnes nées après le 1er janvier 2009 marque un tournant réglementaire inédit en Europe.
Elle confère une réalité concrète à un dispositif jusqu’ici débattu de manière abstraite en France, où une proposition de loi similaire a été déposée à l’Assemblée nationale.
Face à ce précédent, Imperial Brands Seita a souhaité interroger les Français sur leurs valeurs et leurs attentes en matière de libertés individuelles et de rôle normatif de l’État.
L’étude, réalisée par Toluna-Harris Interactive auprès d’un échantillon représentatif de 2 008 personnes, livre des enseignements qui invitent à la prudence avant toute transposition de ce modèle sur le territoire national. Lire la suite »

22 Avr 2026 | Profession
 

…Le genre de petite « gué-guerre » dont certains raffolent. Alors que ce n’est vraiment pas le moment de baisser la garde devant la multiplication des trafics.

Avec le Projet de Loi Ripost – porté par Laurent Nunez, le ministre de l’Intérieur et qui doit passer prochainement au Sénat (voir le 26 mars 2026) – il est prévu de donner plus de compétences aux policiers et gendarmes dans les zones frontalières.
C’est à dire sur le terrain de prédilection des Douanes qui y disposent de moyens d’intervention plus appropriés (notamment pour fouiller les véhicules chargés en tabac, si l’on veut un exemple).

Les syndicats des Douanes sont immédiatement montés au créneau. Cela ne servait rien d’attendre.

Résultat : le nouveau ministre de l’Action et des Comptes publics, David Amiel (en charge des Douanes et que le président des buralistes, Serdar Kaya, a rencontré ce 14 avril) est vigoureusement intervenu auprès du Premier ministre, Sébastien Lecornu, pour que les prérogatives douanières soient maintenues. Un amendement gouvernemental au Projet de Loi, dans ce sens, est en cours de préparation.

Il devrait en ressortir plus de « synergies » que « de nouvelles attributions de compétences ».

Et ce n’est pas un hasard si David Amiel a fait son premier déplacement officiel… auprès des douaniers du Port de Marseille le 27 mars.

 

La députée socialiste Carmen Andres a présenté, ce 14 avril, en commission au Congrés (l’équivalent de notre Assemblée nationale) une proposition de loi sur le vapotage (voir le 5 mars 2026).

Dans son exposé préalable, la parlementaire a souligné le double objectif du texte : « mieux contrôler l’accès aux produits du vapotage et aux sachets de nicotine ; disposer d’un réseau responsable pour la commercialisation de ces produits. »
Toujours lors de sa présentation, Carmen Andres a confirmé qu’un accord avait été trouvé avec l’opposition (le Parti populaire) sur des amendements.

C’est ainsi que l’on va vers une commercialisation des produits du vapotage exclusivement réservée au réseau des estanqueros (les buralistes espagnols) et aux boutiques de vapotage clairement identifiées.
En excluant tout autre point de vente et Internet.

Les députés ont aussi demandé que le texte prévoit un programme de collecte des déchets du vapotage pour leur recyclage.
Et un renforcement des contrôles des points de vente non agréés.

Lors des débats, Carmen Andres a tenu à remercier l’association des buralistes espagnols : la Union de Asociaciones de Estanqueros de España, présidée par Miguel Angel Martinez Cuadrado. Pour la qualité de son dialogue et de ses apports.

Espérons que le risque de dissolution du Congrés – qui pèse depuis quelque temps sur la vie politique espagnole – ne vienne retarder tout ce travail.

 

Nicolas thierry

Il s’est fait connaître pour sa demande d’interdiction de vendre du tabac – à vie – à toute personne née après le 1er janvier 2014 (voir 4 novembre 2025) : il s’agit du député écologiste de Gironde Nicolas Thierry.
Sur ce sujet, il a reçu un accueil mitigé de ces autres collègues parlementaires. Pour le moment.

Mais Nicolas Thierry rebondit en reprenant une revendication récemment exprimée par le CNCT (voir 20 février 2026) : imposer le paquet neutre à tous les produits du vapotage.
Que ces produits du vapotage contiennent de la nicotine, ou pas… « afin de réduire leur attractivité commerciale ».

Dans la foulée… sa Proposition de Loi concerne donc également les cigares, les cigarillos, le tabac chauffé, le tabac à pipe et à mâcher.

Le député fait circuler son texte parmi ses collègues d’autres groupes à l’Assemblée nationale au titre de Proposition de Loi transpartisane.
Il entend obtenir suffisamment de signatures pour l’inscrire à l’ordre du jour avant l’été.

Qui sait, dans la confusion actuelle où personne ne comprend plus vraiment ce que fait le Parlement ? Et avec un Gouvernement qui interdit sèchement les sachets de nicotine malgré les engagements pris (voir le 1er avril 2026).

8 Avr 2026 | International, Vapotage
 

Cela s’est passé lors d’un forum régional sur la santé…et à l’initiative d’un élu local de la ville de Cork.

Et sa motion – demandant que la commercialisation des produits du vapotage soit assurée en exclusivité par les pharmacies – a reçu un large soutien

Il faut dire que des dérives comme la vente aux mineurs par certains commerces et la multiplication des offres « marketées » pour les ados ont été largement dénoncées par les participants au Forum.
Un ado (de 15 et 16 ans) sur 5 est devenu vapoteur, ces derniers temps, en Irlande.

Rappelons que l’Australie est le seul pays avoir confié le monopole de la vente des produits du vapotage au réseau des pharmaciens (voir 2 octobre 2024).
Au profit du marché parallèle alimenté à partir des ports et aéroports (voir 16 août 2025).

1 Avr 2026 | Associations
 

Le décret d’interdiction des sachets de nicotine entre en vigueur ce 1er avril.

Ce n’est pas un poisson d’avril. La farce aura été qu’il s’agit de l’une des toutes dernières décisions de feu le Gouvernement Bayrou (voir 6 septembre 2025).

Ceci malgré les fermes engagements de représentants de ce même Gouvernement auprès des responsables de la Confédération des buralistes. Lesquels ont toujours prôné une réglementation intelligente -au bénéfice des fumeurs cherchant des alternatives moins nocives- plutôt qu’une interdiction détournée par le marché parallèle.

La Confédération fait savoir qu’elle a déposé un recours.

Cette interdiction concerne la vente, en elle-même, des sachets de nicotine. D’autres aspects du décret ayant été suspendus par le Conseil d’État (voir 23 décembre 2025).

26 Mar 2026 | Institutions
 

Photo : le parisien

« Ripost » comme Réponses immédiates contre les phénomènes troublant l’ordre public et la tranquillité de nos concitoyens… Laurent Nunez, le ministre de l’Intérieur, a assuré qu’il s’agit « d’un choc d’autorité et même d’un choc d’efficacité ».
Quand on fait de la com, mieux vaut ne pas le faire à moitié.

De toutes façons, le texte ne sera pas examiné au Parlement avant l’automne.
Il comprend des dispositions, un peu « fourre-tout », destinées à lutter contre l’utilisation des mortiers d’artifice ou visant à allonger la durée d’interdiction de stade pour les supporters violents, par exemple.
On y trouve aussi la possibilité de délivrer une amende en cas de rodéos urbains (on pensait que c’était déjà le cas…), plus de facilités pour déloger les squats et la mise en place de délits en cas de consommation de protoxyde d’azote.
Enfin, il y a un rehaussement de l’amende forfaitaire délictuelle pour usages de stupéfiants (de 200 à 500 euros).

Autant de délits contribuant à faire basculer certains espaces urbains en zones de non-droit.
Mais on s’étonnera de ne pas trouver dans ce texte – présenté en conseil des ministres ce 25 mars – la moindre mention au trafic de tabac.

Des essaims de vendeurs à la sauvette de cigarettes harcelant les passants dans de nombreux quartiers ?
Des affrontements hyper-violents et réguliers entre ces mêmes vendeurs à la sauvette ?
Des puffs interdites qui sont écoulées à la porte même des écoles ?
Des épiceries et autres bazars qui proposent cigarettes, vapes… avec du protoxyde d’azote.
Cela ne mérite pas « Ripost » ? À craindre que les sujets tabac et vape soient devenus trop banals.

Pourtant… au titre de préfet, Laurent Nunez se montrait plein d’allant contre les trafics du tabac à l’époque où il signait une convention sécurité avec les buralistes d’Île-de-France (voir le 20 juin 2023).

Photo : Le Parisien