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24 Oct 2025 | Institutions, Profession
 


Partageant l’objectif de mieux comprendre les dynamiques du marché parallèle du tabac, nous saluons la création et la publication des premiers résultats de l’étude TAFE (Tabac échappant à la fiscalité nationale), pilotée par la DGDDI et la MILDECA, que nous appelions de nos vœux depuis de nombreuses années (voir les 23 et 22 octobre).

C’est ainsi que débute une communication d’Imperial Brands Seita que nous reprenons.

Les recettes fiscales non perçues à hauteur de 4,3 milliards d’euros en 2023, aujourd’hui mises en lumière, correspondent à celles que nous évoquions déjà à l’époque — elles ont, sans surprise, augmenté depuis.

Dans un contexte où les enjeux de santé publique, de sécurité et de fiscalité sont majeurs, nous attendons avec impatience la publication intégrale de la méthodologie employée, afin de pouvoir analyser en détail les protocoles de collecte et de traitement des données.

Même si nous comprenons que ces premiers résultats nécessitent encore des garanties de fiabilité pour mieux appréhender l’ampleur réelle du phénomène, il est regrettable que la dimension digitale du marché parallèle ne soit pas mise en avant, ainsi que la contrefaçon de marques authentiques, alors que ces deux pans constituent une part croissante et préoccupante de ce trafic.

Imperial Brands – Seita demeure bien évidemment disponible pour contribuer à une lecture critique et constructive de cette étude, dans un esprit de dialogue et de responsabilité.

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24 Oct 2025 | Vapotage
 

Ce mercredi 22 octobre, les députés de la Commission des Finances ont rejeté la surfiscalisation des produits du vapotage prévue dans le Projet de loi de Finances (voir le 23 octobre).

France Vapotage appelle les parlementaires à aller au bout de leur logique, à rejeter en séance publique toute confusion entre le vapotage et le tabagisme, et à protéger ainsi l’outil reconnu scientifiquement comme le plus utilisé et le plus efficace pour arrêter de fumer.

Nous reprenons le communiqué de France Vapotage.

Les députés de la Commission des Finances ont pris hier deux positions fortes :

En distinguant les différentes catégories de produits – « fumés », « chauffés », « inhalés ». C’est un soulagement pour les consommateurs : classer les produits du vapotage, sans combustion de tabac qui produit goudrons et monoxyde de carbone, parmi les « produits à fumer », c’est confondre un fléau et une solution éprouvée.

En réduisant à zéro le taux prévu dans le texte initial. C’est un soulagement pour la filière française du vapotage, composée majoritairement de commerces de proximité et de TPE/PME innovantes, qui produit plus de 70 % des e-liquides consommés dans notre pays et représente plus de 20 000 emplois directs et indirects au cœur des territoires.

Les 4 millions de vapoteurs, inquiets, peuvent se féliciter des prises de position claires formulées par des députés issus de la quasi-totalité des groupes politiques de l’Assemblée nationale.

Oui, la cigarette électronique est « bien moins nocive pour la santé que le tabac » (Aurélien Le Coq), et son moindre coût est une « incitation très forte » à quitter le tabagisme pour le vapotage (Pierre Cazeneuve, Guillaume Kasbarian).

France Vapotage appelle maintenant les députés à rejeter l’intégralité du dispositif prévu à l’article 23 :

  • Non à l’interdiction de vente en ligne, qui provoquera instantanément la fermeture de tous les sites e-commerces, détruira 3 000 emplois et restreindra l’accès aux produits du vapotage.
  • Non au principe même des accises, qui assimile les produits du vapotage à ceux du tabac, et dont la seule mise en place aurait des coûts administratifs élevés pour l’État comme pour les entreprises. Il serait par ailleurs stupéfiant de la justifier par le processus de révision des directives européennes, à peine engagé et dont l’aboutissement n’est pas envisageable avant 2028.
21 Oct 2025 | Profession
 

Paneau contre la loi finances 2025 contre la taxation des e-liquides

Alors que le Projet de Loi de Finances 2026 est arrivé ce 20 octobre en Commission des Finances à l’Assemblée nationale, il contient un certain nombre de nouvelles taxes, dont une sur les liquides pour vapoteuses (voir les 16 et 20 octobre).
Des professionnels s’insurgent, y compris à Valence, dans la Drôme.
Nous reprenons ici un sujet de ICI France Bleu Drôme.

Les vapoteuses sont déjà taxées. La piste envisagée dans le projet de loi de finances 2026 est de rajouter des taxes en fonction de la quantité de nicotine contenue dans les liquides. Au moins 10 %, voire plus selon les produits. Le flacon de 10 millilitres pour vapoteuse pourrait ainsi augmenter jusqu’à 50 centimes d’euro.

Évidemment, les vendeurs de cigarettes électroniques sont vent debout. Une pétition circule depuis la semaine passée, notamment dans la boutique de Max, à Valence : « Ça nous fout un peu en rogne. La hausse va faire mal. Pour un liquide de 50 ml vendu aujourd’hui 20 euros, on passe à 21 euros 50 ; pour un liquide de 100 ml à 24,90 euros, on passe à 27. Et pour des liquides de 200 ml, ça peut facilement monter jusqu’à une trentaine d’euros à peu près. »

Pour les vapoteurs croisés à Valence, cette future taxe ne peut pas être considérée comme une mesure de santé publique : « Quand c’est pour limiter les abus, je peux comprendre. Quand c’est pour faire de la prévention auprès de la jeunesse, c’est bien aussi. Mais il y a d’autres solutions que les taxes pour faire de la prévention. »

« C’est difficile d’être toujours plus taxés et de voir les produits augmenter au fil du temps » nous glisse un autre adepte de la cigarette électronique.

D’après le Projet de Loi de Finances 2026, il sera également interdit pour les boutiques de vape de vendre en ligne.

20 Oct 2025 | Institutions
 

Assemblée Nationale. Image linkedin

Ce lundi, la Commission des Finances de l’Assemblée nationale entame l’examen du Projet de loi de finances (PLF) pour 2026, soit le début d’un marathon budgétaire qui s’annonce d’autant plus dense que le Premier ministre a annoncé ne pas faire appel au 49.3.

La météo parlementaire annonce une pluie d’amendements. Il en sera de même pour le PLFSS (Projet de loi de financement de la Sécurité sociale) examiné dans la foulée. Bref, il y aura des débats.

Nous avons déjà attiré l’attention de nos lecteurs sur l’article 23 du Projet de loi de finances (voir le 16 octobre), lequel tend – au-delà du sujet fiscal – à définir et à recadrer la vente de l’ensemble des produits à fumer. Et, par extension, à vapoter.

La proposition de taxation, comprise dans cet article, fait beaucoup débat (voir le 18 octobre). Mais au moment où tant le Gouvernement que le Parlement ont soif de nouvelles recettes fiscales, pas besoin d’être grand clerc pour savoir comment, le sujet posé, cela va se terminer…

L’intérêt de cet article du Projet de loi de finances est qu’il pose officiellement le sujet d’un réseau agréé de distribution des produits du vapotage et du CBD, avec un meilleur encadrement et l’interdiction du commerce en ligne.

Une démarche inédite qui mérite d’être suivie attentivement.

– Jean-Paul Vaslin

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26 Sep 2025 | Institutions, Profession
 

Invitée à une table ronde organisée par la commission des Affaires sociales de l’Assemblée nationale le mercredi 24 septembre 2024 (voir le 24 septembre), Imperial Brands-Seita a profité de cet échange opportun avec la représentation nationale pour faire un état des lieux du marché de la nicotine et pour partager ses propositions.
C’est ainsi que débute un communiqué d’Imperial Brands-Seita que nous reprenons.

Au regard des échanges avec les députés, Imperial Brands-Seita entend rappeler que :

  • OUI, le marché parallèle est une réalité et non une invention de l’industrie. Quel que soit le chiffre invoqué, toutes les études démontrent que le trafic de tabac est à un niveau tel qu’il met en péril le monopole de distribution des buralistes et affaiblit tous les acteurs du marché légal au profit de réseaux criminels pour qui le tabac est devenu un revenu important.
  • OUI, le matraquage fiscal sur les produits du tabac est un échec. À maintes reprises, des études et rapports (notamment parlementaires) ont souligné l’inefficacité de cette « stratégie » de santé publique qui pousse le consommateur vers le marché parallèle et réduit les revenus fiscaux de l’État.
  • OUI, il existe bien une traçabilité européenne des produits du tabac instaurée en 2019 et conforme au Protocole de l’OMS, conformité confirmée par l’État français. Contrairement à ce qui est régulièrement avancé, ce système permet de suivre un paquet de cigarettes depuis son lieu de fabrication jusqu’à son point de vente.
  • OUI, la filière tabac, à commencer par Imperial Brands-Seita, opère sa transformation industrielle en investissant massivement dans la recherche et le développement de produits à moindres risques comme la vape. Ce produit dit de nouvelle génération offre au fumeur adulte une solution efficace pour sortir du tabac et diminuer progressivement sa consommation de nicotine.
  • OUI, l’interdiction de vente de produits nicotiniques aux mineurs existe et doit être appliquée avec une extrême rigueur. C’est pour cela qu’Imperial Brands-Seita réserve exclusivement ses produits au réseau des buralistes, des professionnels avisés et connaisseurs de leurs produits.

Imperial Brands-Seita est convaincue que l’évolution du marché de la nicotine en France passe par un grand plan mené par l’État en partenariat avec tous les acteurs de la filière, dont les fabricants.

Le consommateur doit être au cœur de nos réflexions et nous devons, nous, État comme acteurs de ce marché, lui apporter des solutions concrètes et efficaces.

Imperial Brands-Seita s’inscrit résolument dans cette démarche partenariale et constructive.

17 Sep 2025 | Institutions
 

Assemblée nationaleOn sait que la Commission des affaires sociales de l’Assemblée nationale avait prévu des auditions sur le sujet le mercredi 24 septembre prochain (voir 26 août).

Elles se dérouleront sous forme de deux tables rondes.

La première réunira des représentants du Comité national contre le tabagisme (CNCT), de l’Alliance contre le tabac (ACT) et d’Addictions France.

La seconde réunira des représentants de Philip Morris France, Japan Tobacco International, British American Tobacco et Imperial Brands-Seita.

Il semblerait que l’ex-ministre de la Santé et député Horizons Frédéric Valletoux, président de la Commission, veuille aborder particulièrement le problème des achats frontaliers de cigarettes (voir 27 août).

Sans les buralistes ?

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11 Sep 2025 | International, Récents
 

Ce 9 septembre, le conseil des ministres du gouvernement espagnol a adopté un avant-projet de loi anti-tabac définissant un certain nombre de nouvelles règles.
En voici les points principaux.
Sachant que l’on notera, tout de suite, que les sachets de nicotine restent autorisés et qu’il n’y aura pas de paquet neutre contrairement à ce qui avait été annoncé (voir le 25 novembre 2024).

La définition de nouvelles règles pour les produits de nouvelle génération :

  • Produits du vapotage (avec ou sans nicotine) dans toutes leurs composantes
  • sachets de nicotine (naturelle ou synthétique)
  • produits à base d’herbe (à fumer ou à vaporiser)
  • chichas
  • produits à chauffer (tabac ou autre).

L’idée est de donner le même cadre réglementaire à ces produits que pour le tabac sur des sujets comme l’interdiction de vente (et de consommer) aux mineurs, la prohibition de certains arômes, la publicité et les opérations de promotion, par exemple. Y compris la vente par Internet.

Rien n’est indiqué, pour le moment, concernant le réseau de vente. On sait que c’est un point sur lequel la Union de los Estanqueros (buralistes) insiste de son côté pour obtenir une exclusivité (pour ne pas dire monopole)… Mais rien n’est joué.

D’ailleurs, le texte ne parle absolument pas de fiscalité, non plus. Il n’est pas dit que le gouvernement espagnol s’engage vers une hausse des accises tabac.

L’interdiction des cigarettes électroniques jetables / puffs.

L’extension de zones non-fumeurs et non-vapoteurs :

  • les terrasses de bars (sachant que beaucoup de règlements municipaux incluaient déjà cette règle pour les cigarettes)
  • les extérieurs de centres dédiés à la santé, à l’éducation et à vocation sociale (dans un périmètre de 15 mètres)
  • les parcs pour enfants
  • les gares et stations de transport public
  • les installations sportives
  • les spectacles et concerts à l’air libre.

Le renforcement des sanctions en cas d’infractions par rapport à ces nouvelles règles.

La création d’un observatoire de la prévention du tabagisme ayant vocation de coordination administrative.

Après cette approbation du conseil des ministres, le texte va être soumis à une consultation publique (laquelle ne devrait pas tarder), puis va passer par le conseil d’État espagnol avant d’être soumis au débat parlementaire.

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5 Sep 2025 | Institutions
 

Assemblée nationale

Le 24 septembre prochain, les principaux représentants des industriels du tabac seront auditionnés par l’ensemble des députés de la Commission des affaires sociales, à l’initiative de son président Frédéric Valletoux. Les cigarettiers auront à répondre à de nombreuses accusations, notamment pour leur rôle dans l’organisation du commerce parallèle de tabac (voir les 26 et 27 août).
C’est ainsi que débute un article du magazine Consommation et Société que nous reprenons.

Les quatre majors du tabac auront, fin septembre, à rendre des comptes devant l’Assemblée nationale. Une journée à laquelle participeront aussi les représentants des buralistes et les principales associations engagées dans la lutte contre le tabagisme. À la manœuvre de cette journée, le député Frédéric Valletoux, ancien ministre de la Santé, qui fait preuve d’un grand activisme législatif dans ce domaine. « Les questions posées pourraient être très diverses », révèle un des membres de la commission à Politico, entretenant ainsi un flou artistique sur cette journée, qui verra en parallèle (et en principe… / ndlr) la présentation du projet de loi de financement de la Sécurité sociale en Conseil des ministres. Mais quelques grands sujets pourraient émerger.

Le serpent de mer des achats frontaliers

Frédéric Valletoux avait, fin 2023, déposé une proposition de loi visant à instaurer, à l’échelle européenne, des quotas de livraison par pays, alignant ainsi l’Union européenne sur le protocole de l’OMS « pour lutter contre le commerce illicite de tabac », ratifié par la France et l’Union européenne, mais encore très partiellement appliqué sur le continent. « Je souhaite qu’on mette en œuvre ce protocole de l’OMS, ratifié et applaudi par vingt pays en 2016. Son principe est simple : une cigarette doit être achetée là où elle est fumée. Autrement dit, il faut livrer dans chaque pays autant de cigarettes dont a besoin la population locale », résumait Frédéric Valletoux dans un récent interview, visant implicitement le Luxembourg ou encore Andorre, qui reçoivent largement plus de cigarettes qu’ils n’ont de fumeurs.

Thibault Bazin, rapporteur général de la Commission des affaires sociales, s’était lui aussi ému, dans une question au gouvernement, de la « concurrence déloyale » qu’imposait cette situation aux buralistes français. Ce commerce parallèle des marchés frontaliers de la France ferait perdre « 3 milliards d’euros en recettes fiscales », selon Frédéric Valletoux. Lire la suite »

2 Sep 2025 | Institutions
 

Les parlementaires socialistes ont déjà présenté un contre-budget pour justifier leur vote « contre la confiance au Gouvernement Bayrou le 8 septembre ».

Le document, intitulé « Un budget pour bâtir l’avenir », présente notamment un plan de « 14 milliards d’euros d’économies sans mettre à contribution les travailleurs et les services publics. »

Et à la rubrique « Choc de prévention en santé », on peut y voir apparaître les mentions suivantes : « renforcement du contrôle de la vente aux mineurs de tabac et d’alcool » et « plafonnement des achats transfrontaliers ».

Plafonnement des achats transfrontaliers ? Est-ce à dire que le PS souhaite revenir à la limite des 2 cartouches de cigarettes pouvant être ramenées d’un autre pays de la Communauté européenne (contre 4 actuellement – voir 8 août) ?

En tout cas, le PS – à l’instar de certains de ses maires (voir 1er septembre) – ferait bien de s’occuper de cette fraude majuscule que représente l’ensemble des trafics du tabac : des ventes à la sauvette au… commerce illégal en ligne.

On parle aussi dans ce document d’une taxe sur la malbouffe qui devrait ramener 200 millions d’euros… À suivre.

26 Août 2025 | Institutions
 

Assemblée nationale

Le Premier ministre, François Bayrou, a choisi de ne pas présenter l’articulation de son plan d’économies lors de sa conférence de presse d’hier (voir le 25 août). Il n’est pas sûr que l’on y gagne en termes de clarté et de prises de décision rapides…

Concernant le secteur tabac, on sait seulement que la Confédération des buralistes, les associations anti-tabac et les industriels du tabac seront auditionnés – les uns après les autres – le mercredi 24 septembre par la Commission des Affaires sociales de l’Assemblée nationale.

La Commission des Affaires sociales est présidée par Frédéric Valletoux, député Horizons et ancien ministre de la Santé (voir les 1er et 7 avril).

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