
La candidate du Rassemblement national à l’élection présidentielle, Marine Le Pen, défend dans un courrier aux buralistes le « gel des taxes sur le tabac ». Nous reprenons une information de Ouest-France.
Une activité « vitale pour la vie sociale » des communes. Alors que la Confédération des buralistes a appelé à une « mobilisation nationale » (voir 20 août et 4 septembre) à partir de lundi pour « défendre nos commerces de proximité et nos territoires » face à une hausse des prix du tabac et à l’essor du marché parallèle de cigarettes, Marine Le Pen s’est adressée à ce secteur dans une « lettre ouverte » publiée par le RN, ce 6 septembre.
Cette mobilisation « est totalement légitime », a-t-elle écrit, assurant vouloir « protéger ceux qui travaillent légalement, combattre réellement ceux qui organisent les trafics, redonner de la visibilité à votre profession », une activité « vitale », selon elle, « pour la vie sociale et économique de nos villes et villages », relate l’Agence France-Presse.
La cheffe de file des députés RN propose notamment deux mesures phares sur le volet économique pour « stopper l’escalade fiscale » : « le gel des taxes sur le tabac et la désindexation du prix sur l’inflation », a-t-elle affirmé.
« L’augmentation permanente du prix du tabac ne peut tenir lieu, à elle seule, de politique publique », a poursuivi la candidate à l’Élysée, qui entend aussi « alourdir fortement les sanctions contre les trafiquants et la vente à la sauvette » et un renforcement des prérogatives des policiers municipaux pour qu’ils puissent notamment « participer aux saisies de produits illicites ».






Depuis plusieurs années, l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) recommande que les taxes représentent au moins 75 % du prix de vente des cigarettes. Si l’objectif affiché est, bien évidemment, de réduire le tabagisme, il est difficile de prouver que cette démarche fonctionne parfaitement. C’est ainsi que débute un article de Gonzalo Delpech dans Contrepoints (le 31 juillet) que nous reprenons.

« Les Français attendent des politiques publiques cohérentes, fondées sur les faits et non sur des réflexes fiscaux »
