Une fenêtre sur l’actualité quotidienne de tous les événements liés directement ou indirectement au tabac
15 Sep 2026 | International
 

Contre-temps dans le processus visant à la révision de la Directive Fiscalité du Tabac (TTD / Tobacco Taxation Directive).

On connaît les termes de cette TTD (voir 21 juillet 2025) consistant principalement – selon le vœu de la Commission européenne elle-même – en un rehaussement de la fiscalité du tabac en Europe (sans en arriver au niveau de fiscalité et de prix que connaît la France…).

Sachant que cette nouvelle vague fiscale intégrerait aussi « des taux minimums « pour le vapotage, le tabac chauffé et les sachets de nicotine » (voir 21 juillet 2025).

Or la Suède est apparue jusqu’à maintenant comme un opposant particulièrement pugnace à cette politique de hausse fiscale, en particulier son volet sur les sachets de nicotine.

Avec la crédibilité d’un pays ayant le taux de tabagisme le plus faible d’Europe (voir le 26 mai 2026)…

L’Irlande, qui préside actuellement le Conseil de l’Europe, vient donc d’annoncer qu’un vote important sur cette nouvelle Directive Fiscalité, initialement prévu pour ce mois d’octobre, est reporté à… novembre.

Lors du prochain conseil ECOFIN des ministres des Finances.

Pour cause de délai nécessaire… à la formation d’un nouveau gouvernement en Suède suite aux élections de ce dimanche 13 septembre.

Petit détail : le vote à Bruxelles requiert l’unanimité des membres pour que cette réforme à caractère fiscal soit adoptée (voir aussi 1er avril 2026).

On reviendra sur le sujet.

19 Juin 2026 | International
 

Photographie du parlement européen à Bruxelles

Ce 17 juin, en session à Strasbourg, le Parlement européen a rejeté un rapport-clé dans le cadre du processus de la révision de la Directive fiscalité tabac (Tobacco Taxation Directive / TTD), laquelle prévoyait des hausses des taux minimums d’accises dans les pays membres (sans aller forcément au même niveau que la France) ainsi que la mise en place d’une taxation sur les produits à nicotine de nouvelle génération (produits du vapotage, tabac chauffé, sachets de nicotine / voir le 21 juillet 2025).

Le rapport a été nettement rejeté par 439 voix contre, 181 pour et 38 abstentions. Cela veut dire que le Parlement n’aura pas de position commune sur le sujet. Ce que certains considèrent comme regrettable car les débats ont été techniquement de qualité et sans a priori « idéologique ».

De toutes façons, au-delà même du Parlement, toutes les décisions relevant de la fiscalité (tabac ou autre) dépendent d’une décision à l’unanimité des pays membres du Conseil européen. Il semble qu’on soit loin d’y arriver.

Pour le moment, la procédure va donc continuer. Même si l’absence d’une position commune du Parlement européen complique les choses.

10 Juin 2026 | International
 

La consultation publique sur la révision de la Tobacco Products Directive (TPD) est en ligne (voir les 4 juin et 26 mai).
Alors que les institutions européennes préparent les prochaines étapes du processus législatif, il est temps de rappeler les principes qui, selon nous, devraient guider la future réglementation.
C’est ainsi que débute un communiqué de Nicotine World (voir 29 mai) que nous reprenons.

Une fenêtre d’opportunité historique

Adoptée en 2014, la directive actuelle a contribué à harmoniser les règles applicables aux produits du tabac au sein de l’Union européenne. Elle a accompagné le recul du tabagisme dans de nombreux États membres et posé les premiers jalons réglementaires pour les cigarettes électroniques.

Mais le paysage a profondément changé en dix ans : les alternatives à la cigarette sont aujourd’hui utilisées par des millions d’Européens. Les connaissances scientifiques ont progressé, de nouvelles catégories de produits sont apparues. Lire la suite »

22 Mai 2026 | International
 

Alors que le Parlement européen s’apprête à voter sur le plan européen de santé cardiovasculaire.
Alors que l’UE fait progresser ses travaux sur le plan européen de lutte contre le cancer, une question fondamentale plane sur Bruxelles : la politique de santé publique de l’UE est-elle alignée sur les réalités de la maladie dans l’Europe moderne, ou sur ce qui est politiquement le plus facile à réglementer ?
Nous reprenons un article, publié depuis Bruxelles, par The European Times (le 8 mai).

Le cadre même de la Commission reconnaît l’ampleur du défi.

Les maladies cardiovasculaires, le diabète et l’obésité sont en nette augmentation, notamment chez les jeunes Européens. Pourtant, l’analyse des politiques mises en œuvre par l’Union révèle un déséquilibre frappant. La réglementation reste fortement concentrée sur la nicotine et les mesures liées au tabac, tandis que les principaux facteurs de risque de maladies – obésité, mauvaise alimentation, consommation excessive de sucre, aliments ultra-transformés et alcool – ne sont abordés que de manière fragmentaire ou limitée.

Il ne s’agit pas d’un argument contre la lutte antitabac. Réduire le tabagisme demeure un objectif légitime et positif de santé publique, et les progrès accomplis dans ce domaine doivent être salués. Cependant, le succès implique la responsabilité de s’adapter.
La consommation de tabac est en baisse dans une grande partie de l’Europe, sous l’effet conjugué de l’évolution des comportements des consommateurs, de l’innovation et de transformations sociétales plus larges.
Parallèlement, le fardeau sanitaire s’est déplacé ailleurs, et les politiques publiques n’ont pas suivi le même rythme. Lire la suite »

1 Avr 2026 | International
 

Bruxelles se prépare à un vif débat autour de la toute première étude de la Commission européenne sur les effets sur la santé des produits du tabac alternatifs, tels que les cigarettes électroniques.
Parallèlement, le débat sur la manière dont ces produits devraient être taxés se déroule sur le fil du rasoir. C’est ainsi que débute un article de Sarantis Michalopoulos sur le site Euractiv (le 30 mars) que nous reprenons.

Cette étude sur la santé, qui sera bientôt publiée, s’inscrira dans le cadre de la révision de la Directive sur les Produits du Tabac (TPD / voir 24 juin 2025),

qui déterminera si les nouveaux produits – notamment le tabac chauffé et les sachets de nicotine – doivent être traités de la même manière que les cigarettes traditionnelles. Son issue devrait façonner le paysage réglementaire pour les années à venir.

Bien que formellement distincte, la révision de la TPD est indirectement liée aux négociations en cours sur la Directive relative à l’accise sur le tabac (TED) et à la ressource propre provenant de l’accise sur le tabac (TEDOR / voir 21 juillet 2025 et 5 août 2025).

Cette dernière est cruciale pour le budget à long terme de l’UE, Bruxelles prévoyant de lever 11,2 milliards d’euros par an grâce à la taxation du tabac, dans le cadre de ses « ressources propres ».

Le ton du débat a déjà été donné par le Commissaire européen à la Santé, Olivér Várhelyi, qui a déclaré à Euractiv que les produits du tabac alternatifs sont aussi nocifs que les cigarettes conventionnelles (voir 3 octobre 2025).
La Commission devrait d’abord publier une évaluation de la Directive actuelle sur les produits du tabac, dont les conclusions « serviront de base aux prochaines mesures concernant la législation européenne », selon un porte-parole de l’UE.

 Toutefois, Euractiv comprend que le Comité d’examen de la réglementation (RSB) – l’organe de contrôle interne de la Commission – a signalé que le rapport d’évaluation actuellement en discussion au sein des services de la Commission comprend un certain nombre de « mesures prospectives ».

Lire la suite »

5 Fév 2026 | International
 

Le projet de la Commission européenne de financer une partie du prochain budget pluriannuel (2028-2034) de l’Union de 2 000 milliards d’euros grâce à de nouvelles taxes européennes suscite de fortes réserves parmi les États membres. Derrière la proposition d’introduire de nouvelles ressources fiscales communes se joue en réalité un délicat rapport de force politique.
C’est ainsi que débute sur le site Euractiv une information (de Jacob Wulf Wold) dont nous reprenons l’essentiel.

Le projet de la Commission visant à lever 406 milliards d’euros grâce à de nouvelles taxes à l’échelle de l’UE afin de financer le prochain budget septennal de 2 000 milliards d’euros relève davantage du marchandage politique que d’un moyen d’atteindre les objectifs fixés au niveau européen (…)

Aujourd’hui, près des deux tiers du budget de l’Union reposent sur des contributions nationales calculées en fonction du revenu national brut de chaque pays qui peuvent être augmentées si nécessaire.
La Commission souhaite réduire cette source de financement en développant des « ressources propres » – (dont le tabac / ndlr)- destinées à financer directement le budget commun tout en soutenant certaines priorités politiques, comme la transition écologique ou la régulation économique.
Elle prévoit de générer environ 58 milliards d’euros par an grâce à de nouvelles taxes sur les grandes entreprises, le tabac, les émissions de carbone et certains produits liés à la transition environnementale, ainsi qu’à des modifications du système douanier. Lire la suite »

5 Nov 2025 | International
 

Les-producteurs-de-tabac-étaient-plusieurs-centaines-à-avoir-fait-le-déplacement-pour-défendre-leur-gagne-pain

Parmi les mesures « hors sol » sur lesquelles la Commission européenne est censée se prononcer à l’occasion de la COP 11 (conférence mondiale antitabac placée sous l’égide de l’OMS) qui se tient à Genève du 17 au 22 novembre (voir le 15 octobre), il y a la suppression annoncée des dernières possibilités dont bénéficiaient certains États membres pour soutenir leur tabaculture.

Les tabaculteurs polonais ne sont pas d’accord et l’ont fait savoir, ce 3 novembre, en manifestant devant la chancellerie du Conseil des ministres polonais.

Rappelons que la Pologne est le 3e producteur de tabac européen. Le pays accueille plusieurs milliers d’agriculteurs faisant du tabac (ce sont souvent des éleveurs), dont un certain nombre sont situés près de la frontière ukrainienne.

2 Nov 2025 | International
 

« Je crains que les Européens ne ferment les yeux sur le marché illégal. C’est exactement ce qui s’est passé en Australie. Ils regardent le marché légitime et disent : nous l’avons contrôlé, mais ils ne s’occupent pas des opérateurs criminels et des cigarettes électroniques non conformes. »

Kingsley Wheaton (directeur de la Stratégie et de la Croissance de BAT / British American Tobacco) à propos des projets de directives européennes (voir 29 octobre).

29 Oct 2025 | International
 

« L’Australie est le pire exemple au monde, puisque 80 % du marché du tabac et de la nicotine est illicite. Si je me souviens bien, la perte pour les contribuables depuis 2019 s’élève à environ huit à neuf milliards de dollars australiens », explique Kingsley Wheaton, directeur de la stratégie et de la croissance de BAT.

Il a ajouté que ces chiffres s’expliquaient par « des taxes d’accise exceptionnellement élevées et des réglementations extrêmes ».

C’est ainsi que débute un article du 13 octobre d’Euractiv, signé Sarantis Michalopoulos, que nous reprenons.

Les décideurs politiques de l’UE et l’industrie du tabac sont en conflit depuis juin, lorsque la Commission européenne a proposé une révision de la directive sur les accises, qui prévoit une augmentation de 139 % des taxes sur les cigarettes, ainsi que des hausses importantes pour les produits alternatifs tels que les cigarettes électroniques, le tabac chauffé et les sachets de nicotine (voir les 24 juin et 21 juillet).

Bruxelles ambitionne une Union « sans tabac » d’ici 2040, avec pour objectif de réduire la consommation de tabac et de nicotine à moins de 5 %. Bruxelles et l’Organisation mondiale de la santé (OMS) insistent toutes deux sur le fait que la taxation, associée à une réglementation stricte, est essentielle pour atteindre cet objectif.

Selon les données de la Commission européenne, le tabagisme est lié à près de 700 000 décès par an dans l’UE, ce qui en fait le plus grand risque sanitaire évitable dans l’Union.

Le contre-exemple australien

Le prix moyen des cigarettes en Australie est d’environ 35 euros. Le pays n’est pas seulement strict en matière de fiscalité, il est également l’un des leaders mondiaux en matière de réglementation du tabac et du vapotage, ayant introduit des emballages neutres et des interdictions d’affichage. Par ailleurs, les cigarettes électroniques ne peuvent être vendues que dans les pharmacies.

Selon les données du gouvernement, le tabagisme a considérablement diminué, le taux quotidien tombant à 8,3 %.

Les chiffres officiels sur le commerce illicite du tabac diffèrent des estimations de l’industrie, qui l’évaluent à 33,1 %.

« Je crains que les Européens ne ferment les yeux sur le marché illégal. C’est exactement ce qui s’est passé en Australie. Ils regardent le marché légitime et disent : nous l’avons contrôlé, mais ils ne s’occupent pas des opérateurs criminels et des cigarettes électroniques non conformes », avertit Kingsley Wheaton.

Selon lui, les commerçants illicites peuvent encore réaliser des profits même si 24 conteneurs sur 25 sont saisis, car il suffit qu’un seul arrive à destination en Australie pour qu’ils en tirent un bénéfice. Lire la suite »

11 Oct 2025 | Vapotage
 

À l’approche de la 11ème Conférence des Parties (COP11 / voir le 18 février 2024 – COP10) à la Convention-Cadre de l’OMS pour la Lutte antitabac (CCLAT), le collectif JeSuisVapoteur dénonce avec force les manœuvres de la Commission européenne qui cherche à imposer, en catimini, des mesures radicales contre la vape, les sachets de nicotine et tout autre produit alternatif à la nicotine.
Nous reprenons la communication de JeSuisVapoteur.


Une Europe qui agit sans mandat démocratique

Bruxelles tente d’utiliser une conférence de santé de l’OMS pour faire passer des réglementations extrêmes, contournant ainsi les capitales européennes et les élus du Parlement.
Elle entend notamment :

  • Interdire les arômes des produits du tabac et de la nicotine ;
  • Interdire les sachets de nicotine ;
  • Interdire aux fabricants et revendeurs de communiquer sur la réduction des risques permise par leurs produits et renforcer les sanctions possibles à leur encontre.

Cette approche méprise donc non seulement les cadres légaux, mais ignore également sciemment les données scientifiques pour imposer sa propre vision idéologique.


La réduction des risques ignorée

Les preuves scientifiques sont pourtant claires : les produits sans combustion – tels que la vape et les sachets de nicotine – sont nettement moins nocifs que le tabac fumé (à hauteur de 95 % au moins).
Plus encore, ils participent à réduire l’attrait et la consommation du tabagisme, les inégalités de sevrage tabagique, les coûts de santé dus aux multiples maladies et affections liées, ainsi que les décès qui en découlent.

Mais, plutôt que de s’appuyer sur ces données, la Commission choisit de nier la réduction des risques, allant jusqu’à présenter cette approche comme une « manipulation de l’industrie ».
Une telle déformation de la réalité scientifique met directement en danger les politiques de santé publique et les millions de fumeurs qui cherchent à sortir du tabagisme grâce à des produits efficaces et moins risqués. Elle rouvre grand la porte au tabagisme et au marché noir.


Une dérive anti-démocratique

Il s’agit de rappeler à la Commission européenne qu’à ce jour, aucune position officielle de l’Union européenne n’a été adoptée sur ces sujets : la révision de la Directive tabac est toujours en cours, et les États membres ainsi que le Parlement doivent être consultés.

La Commission doit respecter ce processus démocratique et ne pas préempter la loi européenne lors de la COP11.


JeSuisVapoteur appelle à la transparence et au respect du processus démocratique

JeSuisVapoteur demande à la Commission européenne de faire preuve de transparence, de consulter les parties prenantes et de respecter le rôle des États membres dans l’élaboration des politiques publiques.

Le collectif rappelle également à la Commission la partialité de l’Organisation mondiale de la Santé lorsqu’il est question de la vape.
En continuant à diffuser l’idée d’un effet passerelle de la vape vers le tabac fumé, alors même qu’un consensus scientifique le réfutant existe désormais à ce sujet, l’OMS participe volontairement à désinformer gouvernements et populations.
Nous refusons qu’à la COP11, l’Europe prenne des décisions qui impacteront des millions de citoyens sans débat, sans preuve et sans mandat.

(Voir aussi les 23 septembre et 12 décembre 2024)