
Alors que le Parlement européen s’apprête à voter sur le plan européen de santé cardiovasculaire.
Alors que l’UE fait progresser ses travaux sur le plan européen de lutte contre le cancer, une question fondamentale plane sur Bruxelles : la politique de santé publique de l’UE est-elle alignée sur les réalités de la maladie dans l’Europe moderne, ou sur ce qui est politiquement le plus facile à réglementer ?
Nous reprenons un article, publié depuis Bruxelles, par The European Times (le 8 mai).
Le cadre même de la Commission reconnaît l’ampleur du défi.
Les maladies cardiovasculaires, le diabète et l’obésité sont en nette augmentation, notamment chez les jeunes Européens. Pourtant, l’analyse des politiques mises en œuvre par l’Union révèle un déséquilibre frappant. La réglementation reste fortement concentrée sur la nicotine et les mesures liées au tabac, tandis que les principaux facteurs de risque de maladies – obésité, mauvaise alimentation, consommation excessive de sucre, aliments ultra-transformés et alcool – ne sont abordés que de manière fragmentaire ou limitée.
Il ne s’agit pas d’un argument contre la lutte antitabac. Réduire le tabagisme demeure un objectif légitime et positif de santé publique, et les progrès accomplis dans ce domaine doivent être salués. Cependant, le succès implique la responsabilité de s’adapter.
La consommation de tabac est en baisse dans une grande partie de l’Europe, sous l’effet conjugué de l’évolution des comportements des consommateurs, de l’innovation et de transformations sociétales plus larges.
Parallèlement, le fardeau sanitaire s’est déplacé ailleurs, et les politiques publiques n’ont pas suivi le même rythme. Lire la suite »






« Je crains que les Européens ne ferment les yeux sur le marché illégal. C’est exactement ce qui s’est passé en Australie. Ils regardent le marché légitime et disent : nous l’avons contrôlé, mais ils ne s’occupent pas des opérateurs criminels et des cigarettes électroniques non conformes. » 

