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Selon le quotidien économique Les Échos, un projet de budget hérité du gouvernement Bayrou envisage la création d’une nouvelle taxe sur le vapotage (voir le 17 septembre). La FIVAPE dénonce fermement cette mesure injuste pour 4 millions d’usagers et contre-productive pour 15 millions de fumeurs.
C’est ainsi que débute une réaction de la FIVAPE (voir 16 septembre) dont nous reprenons l’essentiel.

Le nouveau Premier ministre Sébastien Lecornu n’a pas encore formé son gouvernement. Par conséquent, celui-ci va devoir travailler en urgence sur les projets de lois de finances 2026 (PLF et PLFSS), date limite : le 13 octobre.

La révélation en exclusivité par Les Échos d’un nouveau projet de taxes sur le vapotage initié par le gouvernement Bayrou pour trouver de nouvelles sources de recettes nous inquiète fortement car la mesure pourrait être reprise in extenso pour gagner du temps, nous obligeant, comme l’an dernier, à livrer bataille contre une hérésie sanitaire.

– Efficacité, popularité, le vapotage est l’outil n° 1 d’aide à l’arrêt du tabac en France et dans le monde. La science a parlé : deux fois plus efficace que les substituts nicotiniques, voire trois fois plus chez les plus précaires, comme le montre une récente étude menée en Australie.

– La France compte plus de 30 % de fumeurs : Le tabagisme quotidien est à 17 % chez les plus aisés, un taux qui dépasse les 35 % chez les moins favorisés. La vape est déjà taxée à 20 % par la TVA.
Freiner l’essor et l’accès au vapotage avec des taxes supplémentaires est une mesure antisociale.
Avec la santé, la pression économique – source de fortes tensions actuellement dans la population – est la motivation principale des tentatives d’arrêt du tabac.

– 4 millions de personnes, ex-fumeurs ou en cours de sevrage, sont visées par cette mesure, injuste pour elles comme pour l’intérêt général, vu ce que coûte le fléau du tabagisme à la santé publique.
Injustice dans l’injustice, le projet révélé par Les Échos voudrait instaurer un régime à double détente : 3 centimes le millilitre pour les taux de nicotine jusqu’à 15 mg/ml, puis 5 centimes au-delà.
Or ce sont les taux de nicotine les plus élevés qui sont les plus efficaces et aident le mieux, particulièrement en début de sevrage.

– La mise en place logistique et administrative de cette taxe pourrait coûter plus que ce qu’elle ne rapporte. Alors que l’Europe a initié un travail cet été sur un projet de taxes, le cas échéant, tout sera à refaire selon de nouvelles modalités.
Double peine pour les entreprises de la vape indépendante : leurs produits coûteront plus cher et les coûts de production seront augmentés par les formalités. Des milliers d’emplois locaux sont menacés dans le commerce et l’industrie.
Il est temps que les pouvoirs publics réalisent que les professionnels de la vape ne tuent personne. Qu’ils ont, au contraire, un impact positif sur la société et majeur sur la vie de leurs clients qui leur font confiance. Ils aident quotidiennement des millions de Français à arrêter de fumer avec un succès incontestable.
La France est l’un des pays les plus durement touchés par le tabagisme en Europe. Elle doit se refuser à toute taxe ou entrave à l’efficacité du vapotage (arômes, nicotine), et nos représentants devraient urgemment se saisir du dossier TED à l’Europe pour défendre l’outil principal de lutte contre le tabagisme dans notre pays (…)
Si une taxe autre que la TVA devait s’appliquer aux e-liquides, la vape deviendrait une catégorie de produits sous contrôle du ministère des Finances, une vulgaire rente fiscale comme le tabac.
L’outil n° 1 d’aide à l’arrêt du tabac échapperait alors au ministère de la Santé. Cynisme inouï, cadeau évident à l’industrie du tabac.

– La FIVAPE appelle le nouveau gouvernement à ne pas inclure de taxe sur les e-liquides dans le projet de loi de finances 2026 et à changer de paradigme sur le vapotage qui, en responsabilité, pourrait avoir un impact encore plus massif et rapide sur la lutte contre le tabagisme en France, avec du soutien plutôt que des entraves et de la défiance.