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6 Fév 2026 | Associations
 

Dans un rapport très attendu, publié le 4 février 2026, l’Anses dresse un état des lieux des connaissances sur le vapotage (voir 4 et 5 février). Une analyse que partage largement la Fédération Addiction qui y voit la confirmation du rôle du vaporisateur personnel comme outil de sevrage et de réduction des risques. Ainsi, malgré des risques sanitaires possibles, la cigarette électronique apparaît, pour les fumeurs, comme une alternative nettement moins dangereuse que le tabac.
C’est ainsi que débute une communication de la Fédération Addiction, rédigée par Benjamin Tubiana Rey (voir 31 mai 2025).

L’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses) a publié ce 4 février 2026 sa première expertise dédiée aux risques sanitaires liés au vapotage. Une synthèse complète et étayée qui vient conforter les constats formulés depuis plusieurs années par les professionnels de l’addictologie.

La vape : un produit non anodin mais beaucoup moins risqué que le tabac

Le rapport rappelle un point essentiel : la vape n’est pas un produit inoffensif. L’inhalation répétée de certaines substances peut exposer les vapoteurs à des effets cardiovasculaires, respiratoires ou cancérigènes, y compris en l’absence de nicotine. Pour autant, la comparaison avec le tabac est sans appel : vapoter est infiniment moins dangereux que le tabac fumé. Lire la suite »

6 Fév 2026 | Vapotage
 

Si le vapotage est moins nocif que le tabac, sa pratique sur la durée expose elle aussi à des risques pour la santé. Les autorités sanitaires tirent la sonnette d’alarme, notamment auprès des plus jeunes.
C’est ainsi que débute un article des Echos (4 février) de Hayat Gazzane – suite à la publication de l’étude de l’Anses sur le vapotage (voir les 4 et 5 février) – que nous reprenons tel quel.

Vapoter est une très mauvaise habitude pour la santé.

C’est à cette conclusion qu’est arrivée l’Agence nationale de sécurité sanitaire (Anses), après avoir mené une évaluation des risques sanitaires liés aux e-cigarettes.
Ses conclusions, dévoilées ce 4 février, sont sans appel : « L’Anses identifie des risques possibles pour les vapoteurs, notamment des effets cardiovasculaires, respiratoires et cancérogènes, y compris en l’absence de nicotine dans les produits. »
Certes, le vapotage ne présente pas la même dangerosité que le tabagisme qui reste aujourd’hui le premier facteur de mortalité prématurée évitable, responsable de 75 000 morts par an, dont 45 000 par cancer, rappelle l’Anses. Mais les connaissances sur le vapotage n’ont pas l’antériorité de celles sur le tabac, et la distinction entre les effets spécifiques du vapotage et ceux du tabac fumé est complexe à étudier « en raison des parcours d’usage, la quasi-totalité des vapoteurs adultes étant encore fumeurs ou anciens fumeurs », admet l’Anses.
Néanmoins, les récentes études scientifiques sur le vapotage, compilées dans cette enquête, montrent que ce dernier est bel et bien associé à des effets sanitaires à moyen et long termes. Lire la suite »

5 Fév 2026 | Vapotage
 

l'Anses communiqué officiel vapotageLe vapotage, souvent utilisé comme une alternative au tabac fumé, s’est progressivement installé dans le quotidien de nombreux Français. Dans une expertise dédiée aux risques sanitaires liés aux produits du vapotage, l’Anses identifie des risques possibles pour les vapoteurs, notamment des effets cardiovasculaires, respiratoires et cancérogènes, y compris en l’absence de nicotine dans les produits.

C’est ainsi que débute la communication officielle de l’Anses (Agence nationale de sécurité sanitaire), que nous reprenons ici (voir la réaction du 4 février de France Vapotage).

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4 Fév 2026 | Vapotage
 

L’Agence nationale de Sécurité sanitaire – Anses – a rendu publiques les conclusions de son expertise collective relative à l’évaluation des risques sanitaires liés aux produits du vapotage.
Fondé sur une revue extensive de la littérature scientifique, ce travail apporte des éléments essentiels pour objectiver un débat majeur de santé publique.

C’est ainsi que débute une communication de France Vapotage (voir 3 février) que nous reprenons.

Que dit l’Agence nationale de sécurité sanitaire – Anses ?

  • 1/ Le vapotage n’est pas sans risque, notamment en présence de nicotine.
  • 2/ Toutefois, les risques identifiés sont systématiquement inférieurs à ceux du tabagisme, en particulier du fait de l’absence de combustion.
  • 3/À ce stade des connaissances, aucune pathologie chronique avérée n’est démontrée chez les vapoteurs n’ayant jamais fumé, même si le manque de recul temporel impose vigilance et poursuite des travaux scientifiques.
  • 4/ Pour l’ensemble des effets étudiés, les niveaux de preuve restent nettement inférieurs à ceux du tabac fumé.

 

Un point clé du rapport mérite une attention particulière : les produits non nicotinés et le Do It Yourself.
L’Agence nationale de Sécurité sanitaire – Anses identifie clairement un « trou dans la raquette » réglementaire concernant les e-liquides sans nicotine en grands formats (Shake & Vape), les bases et les arômes destinés au Do It Yourself (DIY).

L’Agence souligne qu’une part substantielle du marché réel, pourtant destinée à l’inhalation, échappe ainsi à la surveillance sanitaire. Cette situation limite la capacité des autorités à disposer d’une vision exhaustive des compositions, notamment pour des produits souvent surdosés en arômes avant dilution, et introduit une incertitude en matière de sécurité sanitaire. Lire la suite »

3 Fév 2026 | Vapotage
 

Le Projet de Loi de Finances pour 2026, considéré comme adopté par le Gouvernement, ne comporte plus aucune des dispositions prévues dans l’article 23 (voir 2 février et 22 janvier 2026).
Ni dans sa version initiale, qui menaçait de soumettre les produits du vapotage aux accises en les assimilant à des produits du tabac, ni dans sa version amendée par l’Assemblée nationale, qui posait les jalons d’un cadre réglementaire adapté sans surfiscalisation (voir 17 janvier / France Vapotage).
Pour les entreprises françaises de la filière, la fin de cette longue séquence est une immense source de soulagement… mais elle laisse un goût d’inachevé.

C’est ainsi que débute un communiqué de France Vapotage que nous reprenons.

Le scénario du pire écarté, en tout cas à court terme

Il n’y aura donc pas d’accises pour les produits du vapotage cette année. C’est une excellente nouvelle pour les entreprises françaises, pour les vapoteurs et pour tous les fumeurs encore en recherche d’une solution efficace pour sortir du tabac.
Si l’article 23 a été écarté dans son intégralité, c’est d’abord parce qu’il s’agissait d’un article fourre-tout, mal ficelé, traitant de sujets très différents, et qui ne justifiaient pas une approche strictement budgétaire. Le Gouvernement a préféré se débarrasser d’une sacrée épine dans le pied, abandonnant un article fortement critiqué au Sénat comme à l’Assemblée nationale. Lire la suite »

28 Jan 2026 | Vapotage
 

Le dernier baromètre France Vapotage – Rapport Toluna Harris Interactive (réalisé en octobre dernier) est revenu sur l’image des cigarettes électroniques parmi les Français.

À la question – « diriez-vous que vous avez dans l’ensemble une bonne ou mauvaise image des cigarettes électroniques ? » – les réponses se répartissent de la façon suivante :

  • « une très bonne image » : 5 %
  • « une plutôt bonne image » : 29 %
  • « une plutôt mauvaise image » : 37 %
  • « une très mauvaise image » : 29 %

Parmi les répondants « bonne image » :
25-24 ans : 46 %
35-49 ans : 42 %
Agglomération parisienne : 38 %

Parmi les répondants « mauvaise image » :
Femmes : 70 %
65 ans et plus : 80 %
Zone rurale : 72 %

Lors du baromètre précédent, les répondants « bonne image » représentaient 37 % des répondants. Alors que les répondants « mauvaise image » comptaient pour 62 % (voir du 24 novembre 2024).

(Sondage réalisé du 3 au 7 octobre sur un échantillon représentatif de la population française de 3 096 personnes).

 Commentaires fermés sur Vapotage : une image encore fortement contrastée  ,
20 Jan 2026 | International, Vapotage
 

Produites pour l’export, les vapoteuses chinoises se heurtent aujourd’hui à une surcapacité massive. Pékin, qui redoute qu’elles ne viennent menacer le monopole d’État du tabac, répond par une intervention d’une sévérité rare.
C’est ainsi que débute un article du Monde, signé Jordan Pouille, publié le 16 janvier, que nous reprenons.

« Je vends 200 marques de cigarettes, explique fièrement ce buraliste de Sanlitun, un quartier du centre de Pékin. Les plus populaires sont des marques locales comme Zhongnanhai mais aussi Huanghelou du Hubei et YunYan, qui vient du Yunnan, où pousse le tabac. Celles qui rencontrent le plus de succès auprès des jeunes sont les fines. Ils ont l’impression que c’est moins dangereux. »

Mais pas de cigarette électronique dans sa boutique. « Les gens n’en veulent pas », balaie-t-il d’un revers de la main. Sans doute à cause de leur goût et de leur prix.

En Chine, les parfums aromatisés, autre que celui du tabac, sont interdits.

Et les cigarettes électroniques sont fortement taxées : 36 % à la sortie d’usine, puis 11 % sur le prix du grossiste aux détaillants. S’ajoutent enfin les 13 % de la TVA, payée par le consommateur. Rien ne doit faire de l’ombre au tabac. Lire la suite »

 Commentaires fermés sur Chine : réaction de l’État devant la surcapacité de l’industrie du vapotage…  
17 Jan 2026 | Vapotage
 

Les députés ont adopté en séance publique, ce 15 janvier, l’article 23 du projet de loi de finances 2026, modifié par deux amendements identiques (voir les 10 décembre et 16 octobre 2025).
France Vapotage se félicite de ces votes qui marquent une étape déterminante pour l’ensemble de la filière française du vapotage.
Ils consacrent une approche responsable et pragmatique, conforme aux positions défendues par France Vapotage depuis sa création et tout au long des travaux parlementaires.
Nous reprenons ce communiqué de France Vapotage, publié ce 16 janvier, avant les dernières déclarations du Premier ministre hier soir.

1. Une solution consensuelle, équilibrée et solide

La rédaction initiale de l’article 23 mettait en risque les entreprises françaises du secteur, mais aussi le vapotage dans son ensemble malgré son rôle reconnu dans la sortie du tabagisme.
La solution proposée par les parlementaires, largement adoptée par un vote transpartisan, permet :

  • la distinction claire et nette entre produits à fumer (avec combustion) et produits du vapotage (sans combustion de tabac) ;
  • le rejet de toute ouverture à une fiscalité de type accise sur les produits du vapotage ;
  • la préservation des différents canaux de distribution : vape shops, vente en ligne, buralistes ;
  • la mise en place d’un système d’agrément assoupli pour les commerçants, visant à structurer et professionnaliser le secteur tout en évitant la vente dans des lieux inappropriés.

Ces amendements de compromis écartent ainsi les solutions excessives, déconnectées des réalités économiques et sanitaires, qui auraient au final fragilisé la filière et la lutte contre le tabagisme.
France Vapotage salue le soutien à ces amendements du Gouvernement et du rapporteur général de la Commission des finances, qui ont souligné l’efficacité du vapotage pour sortir du tabagisme.

2. La preuve de la pertinence d’un dialogue constructif entre toutes les parties prenantes

Ces votes sont notamment le fruit d’un travail de fond mené par France Vapotage, fondé sur le dialogue, la crédibilité, l’expertise et la transparence (voir le 9 décembre 2025).

Le sérieux, la mobilisation et l’unité de ses membres ont pesé de manière décisive dans les échanges avec les pouvoirs publics. Le député Nicolas Ray a d’ailleurs salué la construction d’un compromis « avec les filières concernées ».

Cette avancée législative représente ainsi une reconnaissance importante de la filière française du vapotage. Il ouvre la voie à la poursuite de discussions constructives avec l’ensemble des parties prenantes, dans un cadre que nous l’espérons désormais plus serein.

France Vapotage demeure vigilante quant à l’issue des débats budgétaires, puis à la suite des négociations visant à établir un cadre européen commun.

Notre fédération continuera à plaider pour l’unité du secteur et à défendre, avec la même détermination, une filière française du vapotage responsable et structurée, créatrice de valeur dans les territoires, soucieuse de la sécurité des consommateurs et de la protection des mineurs.

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13 Jan 2026 | International, Vapotage
 

4 colored puffs

Après plusieurs autres cantons romands, Neuchâtel veut à son tour interdire la vente des cigarettes électroniques jetables (puffs). Les députés ont adopté une motion en ce sens.
Le texte a été approuvé par 70 oui, 27 non et 3 abstentions.

Des députés s’y sont opposés, en expliquant que la législation neuchâteloise ferait doublon, vu que la question est en cours de règlement au niveau fédéral où une interdiction de la cigarette électronique jetable a aussi été adoptée (voir 6 juin 2025).

« Sur le plan environnemental, les puffs sont un véritable fléau », peut-on lire dans le texte. Elles contiennent des batteries au lithium, difficiles à recycler, ainsi que d’importantes quantités de plastique.

Le Valais a déjà interdit la vente des puffs. Cette mesure y est entrée en vigueur le 1er novembre.

À Genève, l’interdiction de la vente des puffs, votée par le Grand Conseil en août dernier, va être appliquée et contrôlée par les autorités. La justice a rejeté l’effet suspensif qui avait été demandé par des recourants.

Jura et Berne sont aussi favorables à une interdiction.

13 Jan 2026 | Vapotage
 

Un reportage à propos de la vape, diffusé sur France.tv le 8 janvier (à partir de l’infiltration d’une journaliste chez Philip Morris…) a provoqué de multiples réactions dans le secteur du vapotage. Nous reprenons la réaction de Vaping Post (extraits).

Dans la philosophie taoïste, le Ying et le Yang représentent deux forces complémentaires et opposées qui, prises ensemble, permettent d’expliquer l’univers. Et il est amusant de constater que, dans la même semaine, nous avons découvert un article sur la vape qui représente une bonne manière de traiter le sujet, et un reportage qui montre ce qu’il ne faut surtout pas faire.

Diffusé sur France.TV et sur la chaîne YouTube Slash enquêtes, ce reportage repose sur un postulat erroné : la journaliste explique qu’elle a infiltré l’industrie de la vape. Dans les faits, elle a fait un stage dans l’industrie du tabac.

Laquelle industrie du tabac est présente sur le marché de la e-cigarette en France, c’est vrai, mais elle n’y représente que 15 %, d’après la Fivape. Chiffre que, par ailleurs, personne ne conteste. Le chiffre est obtenu en comparant les produits issus du tabac, la majorité « fermés », avec ceux de la vape indépendante, principalement « ouverts ».

Tout le problème est là, et il est majeur. Ce serait un peu comme si elle expliquait qu’elle avait infiltré la chanson française après avoir assisté à un concert de Francis Lalane.

Le reportage commence par la présentation de son auteure, Manon, journaliste, fumeuse et vapoteuse.

Elle décide d’infiltrer Philip Morris International dans le cadre d’un stage en communication. Elle révèle que les grandes marques de cigarettes, dites « Big Tobacco », « possèdent les principales marques de vapoteuses, Vuse, Blu, IQOS… ».

Trois marques qui se partagent 15 % du marché, économiquement, ce n’est pas ce qu’on appelle les principales marques. Si PMI et consorts sont effectivement des géants du tabac, face à des marques, comme par exemple Geekvape, Voopoo, ou encore Vaporesso, ce sont des nains. Évidemment, lors d’un stage en communication chez PMI, ce n’est pas le discours qui sera tenu aux troupes : le fabricant expliquera qu’il est leader, ce qui est vrai, mais uniquement chez les buralistes, qui représentent 15 % du marché (source : Xerfi). Lire la suite »

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