Une fenêtre sur l’actualité quotidienne de tous les événements liés directement ou indirectement au tabac
15 Avr 2026 | International, Vapotage
 

La députée socialiste Carmen Andres a présenté, ce 14 avril, en commission au Congrés (l’équivalent de notre Assemblée nationale) une proposition de loi sur le vapotage (voir le 5 mars 2026).

Dans son exposé préalable, la parlementaire a souligné le double objectif du texte : « mieux contrôler l’accès aux produits du vapotage et aux sachets de nicotine ; disposer d’un réseau responsable pour la commercialisation de ces produits. »
Toujours lors de sa présentation, Carmen Andres a confirmé qu’un accord avait été trouvé avec l’opposition (le Parti populaire) sur des amendements.

C’est ainsi que l’on va vers une commercialisation des produits du vapotage exclusivement réservée au réseau des estanqueros (les buralistes espagnols) et aux boutiques de vapotage clairement identifiées.
En excluant tout autre point de vente et Internet.

Les députés ont aussi demandé que le texte prévoit un programme de collecte des déchets du vapotage pour leur recyclage.
Et un renforcement des contrôles des points de vente non agréés.

Lors des débats, Carmen Andres a tenu à remercier l’association des buralistes espagnols : la Union de Asociaciones de Estanqueros de España, présidée par Miguel Angel Martinez Cuadrado. Pour la qualité de son dialogue et de ses apports.

Espérons que le risque de dissolution du Congrés – qui pèse depuis quelque temps sur la vie politique espagnole – ne vienne retarder tout ce travail.

 

Nicolas thierry

Il s’est fait connaître pour sa demande d’interdiction de vendre du tabac – à vie – à toute personne née après le 1er janvier 2014 (voir 4 novembre 2025) : il s’agit du député écologiste de Gironde Nicolas Thierry.
Sur ce sujet, il a reçu un accueil mitigé de ces autres collègues parlementaires. Pour le moment.

Mais Nicolas Thierry rebondit en reprenant une revendication récemment exprimée par le CNCT (voir 20 février 2026) : imposer le paquet neutre à tous les produits du vapotage.
Que ces produits du vapotage contiennent de la nicotine, ou pas… « afin de réduire leur attractivité commerciale ».

Dans la foulée… sa Proposition de Loi concerne donc également les cigares, les cigarillos, le tabac chauffé, le tabac à pipe et à mâcher.

Le député fait circuler son texte parmi ses collègues d’autres groupes à l’Assemblée nationale au titre de Proposition de Loi transpartisane.
Il entend obtenir suffisamment de signatures pour l’inscrire à l’ordre du jour avant l’été.

Qui sait, dans la confusion actuelle où personne ne comprend plus vraiment ce que fait le Parlement ? Et avec un Gouvernement qui interdit sèchement les sachets de nicotine malgré les engagements pris (voir le 1er avril 2026).

14 Avr 2026 | Institutions, Vapotage
 

Opérateur national de la stratégie antitabac en milieu de soins, le RESPADD vient de publier un dépliant sur le vapotage destiné aux professionnels de santé.

S’appuyant sur le rapport de l’Anses, la méta-analyse Cochrane et les données de l’OFDT, le document défend une ligne pragmatique : la vape est un outil de sevrage efficace, dont l’utilité dépasse les réserves institutionnelles encore en vigueur en France.
Nous reprenons l’information de Alistair Servet sur Vaping Post.

Fondé en 1996 par l’AP-HP (Assistance Publique – Hôpitaux de Paris) et la MNH (Mutuelle Nationale Hospitalière), le RESPADD (Réseau des établissements de santé pour la prévention des addictions) est une association qui a été créée pour prévenir et prendre en charge le tabagisme des soignants et des patients. Initialement appelé Réseau Hôpital Sans Tabac, c’est en 2009 qu’elle élargit ses missions à l’ensemble des addictions et prend le nom qu’on lui connaît aujourd’hui. Lire la suite »

8 Avr 2026 | International, Vapotage
 

Cela s’est passé lors d’un forum régional sur la santé…et à l’initiative d’un élu local de la ville de Cork.

Et sa motion – demandant que la commercialisation des produits du vapotage soit assurée en exclusivité par les pharmacies – a reçu un large soutien

Il faut dire que des dérives comme la vente aux mineurs par certains commerces et la multiplication des offres « marketées » pour les ados ont été largement dénoncées par les participants au Forum.
Un ado (de 15 et 16 ans) sur 5 est devenu vapoteur, ces derniers temps, en Irlande.

Rappelons que l’Australie est le seul pays avoir confié le monopole de la vente des produits du vapotage au réseau des pharmaciens (voir 2 octobre 2024).
Au profit du marché parallèle alimenté à partir des ports et aéroports (voir 16 août 2025).

4 Avr 2026 | International, Vapotage
 

Plus la désinformation sur la vape est présente dans l’espace public et médiatique, plus les fumeuses et fumeurs se ravisent à utiliser la cigarette électronique pour se sevrer. C’est du moins ce que tend à montrer une étude publiée le 11 mars 2026 dans la revue Nicotine & Tobacco Research. Nous reprenons l’information de Je suis Vapoteur.

Objectif et méthodologie

Un collectif de 9 chercheuses et chercheurs du UT Southwestern Medical Center (Texas) a souhaité savoir s’il existait une corrélation entre la désinformation sur la vape et son adoption ou non chez les fumeuses et fumeurs.

Partant des données recueillies par l’enquête américaine sur les tendances nationales de l’information sur la santé, la Health Information National Trends Survey (HINTS), leur étude a ainsi retracé l’évolution de la perception des risques liés aux e-cigarettes par rapport aux cigarettes classiques sur la période 2012-2022. Ainsi que les facteurs influençant cette perception.

Au total, 20 771 répondants à l’enquête ont été inclus dans l’analyse, publiée le 11 mars 2026 dans la revue Nicotine & Tobacco Research. Lire la suite »

3 Avr 2026 | International, Vapotage
 

Au Royaume-Uni, le programme Swap to Stop (« Échanger pour arrêter » / voir le 12 avril 2023) a connu un réel succès d’après le rapport d’analyse effectué par des chercheuses et chercheurs du Collège universitaire de Londres (UCL) et repris récemment par « Le Petit Vapoteur ».

De fin décembre 2023 à fin décembre 2024, plus de 125 000 personnes se sont tournées vers la cigarette électronique pour arrêter de fumer via ce dispositif, qui propose des kits de démarrage de vape gratuits aux personnes fumeuses.

« Les utilisateurs de cigarettes électroniques ont environ 50 % plus de chances de réussir à arrêter de fumer que ceux qui utilisent des substituts nicotiniques », déclare ainsi Dree Vera Burs, spécialiste en sciences comportementales à l’UCL.

30 Mar 2026 | Vapotage
 

l'Anses communiqué officiel vapotage

Il semble primordial de défendre une approche de réduction des risques concernant le sevrage tabagique. Cette approche passe effectivement par la promotion de l’utilisation d’alternatives nicotinées qui sont bien moins nocives pour la santé. Toutefois, que ce soit en termes de santé individuelle et collective, il faut savoir reconnaître les problèmes sanitaires que cela soulève.
C’est ainsi que débute une tribune de Nicotine World (voir 26 mars 2026) que nous reprenons.

Le rapport 2025 de l’Anses (voir le 5 février 2026) sur l’évaluation des risques sanitaires liés aux produits du vapotage souligne cette nuance : il reconnaît des risques liés au vapotage, mais rappelle aussi que, dans l’état actuel des connaissances, ces effets ne sont pas d’une gravité équivalente à ceux du tabac fumé, tout en soulignant les incertitudes et la nécessité de vigilance.

Autrement dit, moins nocif ne veut pas dire inoffensif. Et soutenir des alternatives pour les fumeurs ne signifie pas ouvrir une porte d’entrée à la nicotine chez les adolescents.

Le tabagisme reste, en France, le premier facteur de mortalité prématurée évitable, avec environ 75 000 morts par an dont 45 000 par cancer, rappelle l’Anses.

Si on veut réduire rapidement la mortalité, le levier prioritaire est donc de faire sortir le maximum de fumeurs de la combustion.

Ce que dit l’Anses sur la vape, moins toxique que le tabac, mais pas sans risque

L’Anses conclut que les effets associés à l’usage de la cigarette électronique ne sont pas d’une gravité équivalente à ceux du tabac. L’absence de combustion constitue un avantage majeur, car elle réduit l’exposition aux substances toxiques et cancérogènes de la fumée de tabac, plusieurs substances nocives sont absentes des émissions de vapotage, et quand certaines sont détectées, leurs concentrations sont significativement plus faibles que dans la fumée de cigarette conventionnelle.

Mais l’Anses insiste, dans le même mouvement, sur trois limites qui doivent être reconnues pour adopter une position responsable.

Tout d’abord la présence de composés toxiques dans l’aérosol même sans combustion. En effet, il existe des substances préoccupantes (ex. aldéhydes).

Ensuite la présence de nicotine impose une vigilance. Notamment concernant le risque d’entrée dans l’addiction, notamment chez les sujets non fumeurs.

Enfin le manque de recul, le vapotage est relativement récent, et l’absence actuelle de maladies chroniques avérées chez les vapoteurs n’ayant jamais fumé pourrait relever d’un manque de recul plutôt que d’une innocuité. Toutefois, il semble rationnel de dire que le risque est moindre comparativement à la cigarette classique. Donc la solution de l’alternative nicotinée reste la meilleure solution.

C’est exactement ce que devraient promouvoir les instances de l’État en matière d’information et de fiscalité, réduction du risque ne veut pas dire absence de risque mais la diminution est bien réelle. Lire la suite »

28 Mar 2026 | International
 

Une image tristement insolite. Dans un parc du sud de Londres, à Brixton, un écureuil gris a été aperçu en train de manipuler une cigarette électronique jetable, selon des photos obtenues par The Telegraph et repérées par le HuffPost. Nous reprenons l’information de 20 Minutes.

Tenant l’appareil entre ses pattes, perché sur une barrière, l’animal semble mâchouiller l’embout en plastique de la vapoteuse, qu’il retourne sans cesse.

Selon un spécialiste, cité par le quotidien d’information britannique, le rongeur pourrait être attiré par l’arôme fruité de la cigarette. « Autrefois, on voyait beaucoup de mégots de cigarettes jetés par terre, mais je ne me souviens pas d’écureuils qui couraient partout avec, explique ainsi Craig Shuttleworth, spécialiste des écureuils roux à l’université de Bangor, au Pays de Galles.
« Il serait raisonnable de supposer qu’une cigarette électronique serait plus attrayante qu’un produit du tabac classique non fruité. »

Cette vidéo n’est malheureusement pas la seule diffusée sur les réseaux sociaux, montrant des rongeurs avec des vapoteuses. Des images d’un écureuil « vapotant » à Philadelphie ont également été diffusées par le New York Post.

26 Mar 2026 | Vapotage
 

Logista France et la Confédération des buralistes unissent leurs forces pour accélérer le déploiement de Collect’ Eci avec une ambition claire : apporter une réponse concrète, à grande échelle.
C’est ainsi que débute un message de Logista sur Linkedin. Nous le reprenons.

4 000 buralistes déjà engagés dans la démarche.

Un chiffre qui illustre une réalité : la transformation passe par l’exécution et par la force du terrain.
Notre priorité est simple : structurer des solutions utiles, accessibles et immédiatement activables, au plus près des territoires.
C’est ainsi que l’on transforme un enjeu environnemental en actions concrètes.

Collect’ Eci : « une solution de collecte concrète pour répondre aux enjeux environnementaux » (Simone Benfatti / Directeur Tabac et Développement Logista).

24 Mar 2026 | International, Vapotage
 

Dans ses recommandations 2026 pour la prise en charge pharmacologique de la dépendance aux substances, l’association britannique de psychopharmacologie (ou British Association for Psychopharmacology / BAP) invite les professionnels de santé à proposer la vape en première intention aux personnes fumeuses. Au même titre que les substituts nicotiniques ou la varénicline.
Nous reprenons l’information de « Je suis Vapoteur » du 20 mars (extraits).

Avec le National Institute for Health and Care Excellence (NICE), l’association britannique de psychopharmacologie (BAP) fait partie des sociétés savantes les plus estimées et suivies par les professionnels de santé au Royaume-Uni.

Régulièrement, elle met à jour ses recommandations concernant les bonnes pratiques de prescription. En février 2026, elle a ainsi actualisé celles concernant le traitement des dépendances, avec un volet spécifiquement dédié à la dépendance nicotinique (…). Lire la suite »