Une fenêtre sur l’actualité quotidienne de tous les événements liés directement ou indirectement au tabac
1 Fév 2026 | L'Info
 

FumeuseLa cigarette fait son grand retour comme accessoire féminin chic et rebelle. Longtemps associée au danger sanitaire, elle redevient un marqueur de style dans la pop culture contemporaine, au risque de ringardiser des décennies de prévention.
C’est ainsi que débute un sujet de Constance Vilanova sur France Info (le 28 janvier) que nous reprenons.

Elle s’appelle Sylvie Grateau. Parisienne, quinquagénaire, directrice d’agence de mode, elle est l’autre héroïne d’Emily in Paris, vue par plus de 60 millions de foyers dans le monde. Icône d’un Paris fantasmé, autoritaire et sophistiqué, elle rencontre l’amour… dans un bureau de tabac.
La cigarette ne la quitte jamais. Elle ponctue ses silences, affirme son pouvoir, signe son allure. À l’écran, elle n’est ni un vice ni un danger, mais un attribut narratif.

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14 Jan 2026 | International, Profession
 

Business technology verification guaranteed good quality service, online trusted application software website digital internet application. Businessman with pen and checked mark.C’est avec la société d’identification digitale Yoti que BAT Italie teste un système permettant de détecter si les éventuels acheteurs de produits de nicotine sont mineurs ou pas.

Le système permet de scanner le visage de l’interlocuteur et de déterminer s’il a plus de 18 ans.
Il est mis en fonction dès lors que le client a scanné un QR Code avec son smartphone.

Le test se déroule dans 119 points de vente répartis sur la péninsule.

Le système a déjà été testé en Croatie avec 99 % de succès selon BAT.

Rappelons qu’en France, la CNIL (Commission nationale Informatique et Libertés) a jugé que l’utilisation par des buralistes en test de « caméras augmentées avec des logiciels fondés sur l’intelligence artificielle » (pour déterminer si les clients avaient de fortes probabilités d’avoir moins ou plus de 18 ans) est « excessif » (voir 12 juillet 2025).

10 Jan 2026 | International, Vapotage
 

C’est même un peu plus de 22 % des boutiques de vapotage qui vendent aux mineurs de moins de 18 ans selon une enquête du Health Service Executive (HSE) réalisée par le Health Service Executive (HSE).

Soit 51 vape shops surpris en infraction sur 224 visites au total.
En 2024, 40 points de vente avaient été recensés pour non-respect de la réglementation.

Les sanctions qui pourraient tomber sont sévères : jusqu’à 4 000 euros d’amendes et 6 mois de prison.
Elles n’auraient pas été encore prononcées.

Ce que l’on sait c’est que plusieurs dizaines d’autres commerces (des épiceries) ont été déjà obligés de fermer par les autorités.

26 Nov 2025 | Institutions
 

La France a ratifié le Protocole de lutte contre le commerce illicite des produits du tabac entré en vigueur sur le plan international en 2018 (voir 4 octobre 2018). Ce texte prévoit de lutter efficacement contre les marchés parallèles, un problème qui renvoie à la criminalité organisée et ne peut être abordé uniquement à l’échelle nationale. Les achats transfrontaliers représentent en France un manque à gagner fiscal de 4,3 milliards d’euros par an. Pourtant, la France n’a jamais payé ses contributions au titre du Protocole et les arriérés, d’une valeur de 2,5 millions de dollars, représentent l’équivalent d’une année d’actions pour déployer les mesures de contrôle de la chaîne d’approvisionnement et de coopération avec les pays.
C’est ainsi que débute un communiqué du Comité national contre le Tabagisme (CNCT) que nous reprenons.

Alors que les Parties à ce protocole se réunissent du 24 au 26 novembre à Genève pour la 4e session (MOP4), le Comité national contre le Tabagisme, membre de l’Alliance internationale pour le contrôle du tabac (GATC), pointe ce grave manquement aux conséquences préjudiciables. L’ensemble des organisations internationales de la GATC appelle les autorités françaises à respecter leurs engagements susceptibles de lutter contre les marchés parallèles et accroître les recettes fiscales.

Le protocole de lutte contre le commerce illicite des produits du tabac a été négocié par les pays dans le monde en lien avec le traité de l’OMS, la Convention-cadre pour la lutte antitabac. Il est entré en vigueur sur le plan international depuis 2018 et il prévoit des mesures fondamentales pour contrôler la chaîne d’approvisionnement, favoriser la coopération entre pays dans ce domaine et renforcer les sanctions.

La 4e session de la Réunion des Parties (MOP4) qui correspond à l’Assemblée décisionnaire de ce texte juridiquement contraignant, se tient à Genève du 24 au 26 novembre.

À cette occasion, des mesures importantes sont prévues : elles concernent notamment le renforcement des dispositifs de suivi et de traçabilité avec l’inclusion, par exemple, des facteurs essentiels de production (machines, filtres, papier à cigarette, tabac brut) pour lutter contre la fabrication illégale, mais aussi le développement des licences, la lutte contre les ventes en franchise de taxes.

La France a ratifié ce protocole de lutte contre le commerce illicite des produits du tabac mais, depuis 2018, n’a jamais honoré le montant de ses contributions.

En dépit de l’envoi de notifications de paiement et de rappels par le secrétariat du Protocole, le ministère du Budget et les Douanes, qui ont la compétence en matière de lutte contre les marchés parallèles, n’ont pas réglé un arriéré représentant dorénavant 2,5 millions de dollars. Cette somme équivaut au budget d’un an d’activité pour la mise en œuvre de ce texte.

Selon Emmanuelle Béguinot, directrice du Comité national contre le Tabagisme (CNCT) : « Cette absence de règlement par la France de ses contributions génère des difficultés majeures pour lutter contre le commerce illicite alors que les actions devraient permettre de récupérer des recettes fiscales. » En effet, on évalue le manque à gagner fiscal pour la France à 4,3 milliards d’euros par an du fait du sur-approvisionnement des marchés frontaliers par les fabricants de tabac. Or l’une des mesures du Protocole prévoit l’application de quotas de livraisons imposés aux cigarettiers au regard de la réalité des marchés. Cette mesure est du reste soutenue par le député Frédéric Valletoux et son groupe parlementaire.

Dans cette perspective, le CNCT et l’ensemble des organisations internationales de l’Alliance mondiale du contrôle du tabac appellent la France à honorer ses engagements et à lutter contre les pratiques d’évasion fiscale des fabricants de tabac.

 Commentaires fermés sur « Lutte contre le commerce illicite : la France ne respecte pas ses engagements » (CNCT)  ,
 

La proposition de loi pour une génération sans tabac – l’interdiction définitive de la vente du tabac à toute personne née à compter du 1er janvier 2014 – proposée par le député écologiste de Gironde, Nicolas Thierry, soit un « generational ban » à la française (voir 4 et 17 novembre), a été déposée sur le bureau de l’Assemblée nationale.

En voici les co-signataires :

Pouria Amirshahi (écologiste, Paris) ; Léa Balage El Mariky (écologiste, Paris) ; Lisa Bellucq (écologiste, Vienne) ; Benoit Biteau (écologiste, Charente-Maritime) ; Arnaud Bonnet (écologiste, Seine-et-Marne) ; Mickael Bouloux (socialiste, Ille-et-Vilaine) ; Colette Capdevielle (socialiste, Pyrénées-Atlantiques) ; Hendrik Davi (écologiste, Bouches-du-Rhône) ; Sylvie Ferrer (LFI, Hautes-Pyrénées) ; Charles Fournier (écologiste, Indre-et-Loire) ; Marie-Charlotte Garin (écologiste, Rhône) ; Damien Girard (écologiste, Morbihan) ; Catherine Hervieu (écologiste, Côte-d’Or) ; Julie Laernoes (écologiste, Loire-Atlantique) ; Michel Lauzzana (Ensemble pour la République, Lot-et-Garonne) ; Laure Miller (Ensemble pour la République, Marne) ; Jimmy Pahun (Les Démocrates, Morbihan) ; Sébastien Peytavie (écologiste, Dordogne) ; Loïc Prud’homme (LFI, Gironde) ; Jean-Claude Raux (écologiste, Loire-Atlantique) ; Mereana Reid Arbelot (communiste, Polynésie) ; Sandrine Rousseau (écologiste, Paris) ; Céline Thiébault-Martinez (socialiste, Seine-et-Marne) ; Nicolas Turquois (Les Démocrates, Vienne) ; Anne-Cécile Violland (Horizons, Haute-Loire) ; Dominique Voynet (écologiste, Doubs).

Soit une proposition de loi pas si « transpartisane » que cela.

16 Nov 2025 | Profession
 

Suite à l’enquête du CNCT (voir 12 et 15 novembre) annonçant qu’un tiers des buralistes vendrait du tabac à des mineurs (et pour laquelle nous avons précisé que 100 % des vendeurs à la sauvette proposaient du tabac à ces mineurs / voir 13 novembre), Serdar Kaya, président de la Confédération nationale des buralistes, a réagi, sur les réseaux sociaux, dans les termes suivants :

« C’est un sujet majeur pour notre profession, un travail de chaque instant pour atteindre le 100 % d’irréprochabilité. »

« Les buralistes sont pleinement engagés et responsables, malgré les agressions verbales, les intimidations ou les techniques toujours plus ingénieuses utilisées par certains jeunes dans nos établissements. »

« La profession reste mobilisée pour faire respecter la loi et garantir un comportement exemplaire, malgré les difficultés rencontrées sur le terrain. »

(Voir aussi le 14 novembre)

16 Nov 2025 | Profession
 

Un tiers

Un tiers des buralistes vend du tabac aux mineurs selon une enquête du Comité national contre le Tabagisme / CNCT (voir 12 novembre).
Pour un complément d’information, nous avons remarqué que 100 % des vendeurs à la sauvette proposaient (et vendaient) du tabac aux mineurs (voir 13 novembre).

15 Nov 2025 | Institutions
 

Selon la nouvelle enquête « clients mystères » menée par l’institut Audirep pour le CNCT, près d’un buraliste sur trois accepte de vendre du tabac aux mineurs. Les résultats font par ailleurs état de hauts niveaux d’infraction concernant la réglementation (demande d’une pièce d’identité, signalétique conforme et visible, etc.).
Plus de vingt ans après l’interdiction de vente de tabac aux mineurs, le réseau des buralistes fait montre d’un sentiment d’impunité et d’une incapacité à respecter ses obligations légales.
L’enquête dresse un constat similaire pour les enseignes de vapotage. Le CNCT appelle les pouvoirs publics à renforcer et systématiser les sanctions.

C’est ainsi que débute un communiqué du Comité national contre le Tabagisme que nous reprenons intégralement (voir les 12 novembre 2025 et 3 octobre 2019).

Depuis 2003, la vente de produits du tabac est interdite aux mineurs de moins de 16 ans. Cette interdiction a été étendue aux moins de 18 ans en 2009. La vente de produits du vapotage est interdite aux mineurs depuis 2015.

Avec le soutien financier du Fonds de Lutte contre les Addictions, l’institut d’enquêtes Audirep a mené pour le CNCT 1 000 visites mystère en binôme – un mineur de 17 ans qui effectue une démarche d’achat d’un produit – et un adulte contrôle le respect de la vérification d’âge, afin d’évaluer de façon objective et non biaisée l’effectivité de la mesure en termes d’exigence d’une pièce d’identité, d’obligations d’affichage et de refus de vente.

Un tiers des buralistes acceptent encore de vendre aux mineurs

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 Commentaires fermés sur Le CNCT demande de rehausser l’âge légal pour acheter du tabac et des produits du vapotage à 21 ans  ,
14 Nov 2025 | Profession
 

Depuis 48 heures que le CNCT (Comité national contre le Tabagisme) communique sur le fait qu’un tiers des buralistes vendrait encore du tabac aux mineurs (d’après un sondage financé par le Fonds de Lutte contre les Addictions / voir 12 novembre), nous avons eu droit à une avalanche de reprises médiatiques, lesquelles n’ont pratiquement jamais donné la parole aux buralistes eux-mêmes…

Ainsi, l’opinion publique aura été témoin de cette sorte de lynchage médiatique (Oh, les méchants buralistes !) sans le moindre rappel que :

… les vendeurs à la sauvette (ou en ligne), eux, sont 100 % à vendre du tabac aux mineurs (voir 13 novembre 2025).

… que la Confédération des buralistes a développé – seule (avec ses moyens) – BOB comme « Buraliste officiellement Bienveillant » : soit une plateforme de certification permettant au buraliste (et à ses collaborateurs) de vérifier qu’il est bien à jour de sa maîtrise des différentes interdictions concernant un certain nombre de produits présents dans son point de vente (voir 9 mars 2023).

… que c’est la CNIL (Commission nationale Informatique et Libertés) qui a retoqué (la qualifiant d’« excessive » / voir 12 juillet) l’installation – chez certains buralistes, en test – de caméras « augmentées » utilisant l’intelligence artificielle pour vérifier l’âge de certains clients.

Rejet de la CNIL salué et approuvé, à l’époque, par ACT / Alliance contre le Tabac.

 Commentaires fermés sur Vente de tabac aux mineurs : information incomplète ou vraie désinformation ? La machine à stigmatiser les buralistes…  
13 Nov 2025 | Trafic
 

Selon une enquête empirique – et non financée par le Fonds de lutte contre les addictions – 100 % des vendeurs à la sauvette proposent, et vendent, du tabac aux mineurs.

Une vente sans limites – avec une quasi-absence de contrôles – dans la rue et à la sortie des gares ou des stations de métro…

Il suffit de se rendre sur place pour le constater : de la porte de La Chapelle à la porte de Montreuil à Paris…
Dans les couloirs de métro à la gare du Nord…
Devant de nombreuses sorties de gares en banlieue…

Dans toutes les villes de province, là où il y a des quartiers bien connus pour cela…
Dans un tas d’épiceries de nuit et autres barber-shops…
Lors des petits trafics shits-tabac qui sillonnent les zones rurales…
Sur les réseaux sociaux, en pagaille…

Malgré toutes les interdictions.
(voir 12 novembre / CNCT)