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14 Jan 2026 | International, Profession
 

Business technology verification guaranteed good quality service, online trusted application software website digital internet application. Businessman with pen and checked mark.C’est avec la société d’identification digitale Yoti que BAT Italie teste un système permettant de détecter si les éventuels acheteurs de produits de nicotine sont mineurs ou pas.

Le système permet de scanner le visage de l’interlocuteur et de déterminer s’il a plus de 18 ans.
Il est mis en fonction dès lors que le client a scanné un QR Code avec son smartphone.

Le test se déroule dans 119 points de vente répartis sur la péninsule.

Le système a déjà été testé en Croatie avec 99 % de succès selon BAT.

Rappelons qu’en France, la CNIL (Commission nationale Informatique et Libertés) a jugé que l’utilisation par des buralistes en test de « caméras augmentées avec des logiciels fondés sur l’intelligence artificielle » (pour déterminer si les clients avaient de fortes probabilités d’avoir moins ou plus de 18 ans) est « excessif » (voir 12 juillet 2025).

5 Oct 2025 | Profession
 

Le maire de Périgueux a profité d’une récente rencontre avec les buralistes de la ville pour leur présenter une charte qu’il les invite à signer pour être des acteurs de la prévention de la maladie d’Alzheimer.
Nous reprenons l’article consacré au sujet par Nelly Fray de Sud Ouest.

La charte Buralistes bienveillants pourra donc être apposée sur la devanture des débits de tabac, ce qui réjouit le président de la Fédération des buralistes de Dordogne, Stephan Picaglia.

« Dans nos bureaux de tabac, 10 millions de clients passent chaque jour, bien plus que dans la grande distribution. Ces clients, nous les connaissons », glisse-t-il.

La Fédération encourage déjà ses adhérents à se former à l’accueil du public et au repérage des mineurs pour ne pas leur vendre de cigarettes.

 Commentaires fermés sur Périgueux : les buralistes, acteurs de la prévention  ,
13 Juil 2025 | Profession
 

« La Cnil considère que l’utilisation de caméras – augmentées – pour estimer l’âge des clients des bureaux de tabac afin de contrôler la vente de produits interdits aux mineurs n’est ni nécessaire, ni proportionnée. »

Communication de la CNIL condamnant l’expérimentation par les buralistes de « caméras augmentées » pour s’assurer de l’âge de leurs clients (voir le 12 juillet).

12 Juil 2025 | Profession, Récents
 

Les faits : ce vendredi 11 juillet, la CNIL (Commission nationale Informatique et Libertés… le « gendarme de protection des données ») a jugé que l’utilisation – par des buralistes en test – de « caméras augmentées avec des logiciels fondés sur l’intelligence artificielle » (pour déterminer si les clients avaient de fortes probabilités d’avoir moins ou plus de 18 ans) est « excessif » (voir 21 mars 2025).

Dans son « avis » (voir ci-dessous), la CNIL estime que la présence de ce type de caméra est « ni nécessaire, ni proportionnée » au regard du Règlement européen sur la Protection des Données (RGPD).

« L’analyse préalable du visage des personnes par une caméra n’apparaît pas nécessaire »… la vérification des pièces d’identité restant le seul moyen de s’assurer de l’âge des clients.


Que se passe-t-il pour les buralistes ayant actuellement ces caméras ? (voir 7 octobre et 13 décembre 2024)

La CNIL précise : « qu’en l’absence de plainte de personnes concernées, à ce jour, la CNIL souhaite laisser le temps aux buralistes concernés de se mettre en conformité. »


Réaction de l’Alliance contre le Tabac (ACT), qui, d’après Le Figaro, se félicite de la position de la CNIL :

« Le déploiement de dispositifs de vérification d’âge chez les buralistes ne constitue en aucun cas une réponse satisfaisante au non-respect de l’interdiction de vente des produits du tabac et de vapotage aux mineurs. » (voir ci-dessous)

12 Juil 2025 | Profession
 

La CNIL considère que l’utilisation de caméras « augmentées » pour estimer l’âge des clients des bureaux de tabac afin de contrôler la vente de produits interdits aux mineurs n’est ni nécessaire, ni proportionnée.

C’est ainsi que débute la communication officielle de la CNIL (voir ci-dessus). Nous la reprenons dans son intégralité.


En quoi consistent ces dispositifs ?

Certains bureaux de tabac utilisent des dispositifs de caméras « augmentées » pour estimer l’âge de leurs clients avant toute vente de produits interdits aux mineurs (tabac, alcool, jeux d’argent, etc.). Ces caméras s’appuient sur un algorithme d’intelligence artificielle qui scanne le visage de la personne pour estimer si celle-ci est mineure ou majeure.

Les dispositifs actuellement déployés sont activés par défaut et analysent les visages de toutes les personnes se situant dans leur champ de vision. Elles indiquent alors, par un voyant vert ou rouge, si l’âge estimé des personnes dépasse ou non un âge prédéterminé (18 ans, 21 ans ou autre).

Ces caméras « augmentées » sont actuellement utilisées par les buralistes comme outil d’aide à la décision : elles n’ont pas pour objectif de permettre aux clients de prouver leur majorité.

À la suite de plusieurs demandes et compte tenu des enjeux présentés par ces dispositifs, la CNIL a analysé, après des réunions de concertation avec les acteurs concernés, leur conformité au RGPD et à la loi Informatique et Libertés.


Pourquoi leur utilisation n’est pas conforme au RGPD ?

L’analyse du visage effectuée par des caméras dites « augmentées » constitue un traitement de données personnelles qui doit donc respecter les principes posés par le RGPD pour être légalement mis en œuvre.

Dans sa position relative aux conditions de déploiement des caméras « augmentées », publiée en juillet 2022, la CNIL rappelait qu’il est essentiel de démontrer que l’usage de ces dispositifs est nécessaire et proportionné avant tout déploiement. C’est sur la base de ces critères que la CNIL a mené son analyse.


Le traitement doit être nécessaire pour atteindre l’objectif poursuivi

La loi impose aux buralistes de vérifier que leurs clients sont majeurs avant de vendre du tabac ou de l’alcool.

Or, ces dispositifs ne peuvent qu’estimer l’âge des personnes, sans certitude, et ils comportent un risque d’erreur, comme tout système d’intelligence artificielle. Leur nécessité et leur opportunité dans ce contexte apparaissent donc contestables.

En effet, la caméra « augmentée » ne procédant qu’à une estimation, le respect de leurs obligations suppose quand même que les buralistes demandent systématiquement à leurs clients une preuve de majorité.

En conséquence, l’analyse préalable du visage des personnes par une caméra pour estimer leur âge n’apparaît pas nécessaire : elle ne ferait que s’ajouter au contrôle requis par la loi. Et, au contraire, l’utilisation de ce dispositif pourrait inciter les buralistes à s’en remettre uniquement au résultat rendu par la machine, sans plus de vérification.

Pour remplir leurs obligations de contrôle de l’âge, les buralistes doivent donc recourir à d’autres solutions :

  • La vérification d’un titre d’identité ou de tout document officiel contenant la date de naissance de la personne.
  • Certaines applications mobiles qui prouvent la majorité avec exactitude en affichant un minimum d’informations – c’est par exemple la vocation du « mini-wallet », une application de contrôle de l’âge développée par la Commission européenne et dont un prototype est attendu dès l’été 2025.

Le traitement de données ne doit pas porter une atteinte excessive aux droits et intérêts des personnes

Comme tout système de caméras dites « augmentées », ces dispositifs d’estimation algorithmique de l’âge présentent par nature des risques pour les droits et libertés fondamentaux des personnes, malgré certaines garanties comme un traitement local des données et une suppression rapide des images.

En effet, leur mode de fonctionnement implique une activation par défaut et en continu qui apparaît disproportionnée au regard de l’objectif visé, notamment car cela conduit à filmer toutes les personnes, même celles qui sont manifestement majeures, empêche les personnes d’exercer leur droit d’opposition, pourtant garanti par le RGPD.

Ces caméras ne font pas que filmer mais analysent, en temps réel, les personnes qui y sont exposées.

Leur déploiement dans des lieux de vie comme des bureaux de tabac contribue à un risque de banalisation et d’habituation à une forme de surveillance renforcée par la multiplication de tels outils.

2 Juil 2025 | Pression normative
 

Si les pouvoirs publics assument depuis des années une action contre la cigarette, avec des résultats effectifs, ils reculent encore lorsqu’il s’agit des boissons alcoolisées, malgré le consensus scientifique sur leur dangerosité.
C’est ainsi que débute une analyse parue dans Le Monde (édition du 2 juillet) signée Nathalie Brafman. Nous la reprenons.

Augmentations régulières du prix du paquet, lieux sans tabac, introduction du paquet neutre et avertissement de nocivité, interdiction des arômes et additifs, remboursement des substituts nicotiniques, mois sans tabac… les dispositions de lutte contre le tabagisme se sont succédé depuis l’entrée en vigueur de la loi Veil, en 1976, et, quinze ans plus tard, de la loi Evin (1991). Lire la suite »

 Commentaires fermés sur Lutte contre le tabac et l’alcool : un incompréhensible « deux poids, deux mesures » (Le Monde)  , , ,
 

« Derrière un jet de mégot, il n’y a pas toujours un départ de feu, mais derrière un incendie, il y a très souvent un jet de mégots ». Voici l’une des phrases de sensibilisation de l’Entente Valabre, qui lutte contre les risques d’incendies et qui a organisé pour les médias, ce 23 juin à Gardanne (Bouches-du-Rhône), un exercice grandeur nature pour montrer la vitesse de propagation d’un feu… parti d’un seul mégot !

C’est ainsi que débute un article de Maritime Média, signé Northène Ouerfelli, que nous reprenons.

Le moins que l’on puisse dire, c’est que la propagation d’un feu issu d’un seul mégot est rapide, voire très rapide. On aperçoit d’abord de la fumée puis des flammes, et cela n’aura pris que quelques secondes avant que l’incendie ne se déclare lors de cet exercice.

« Dans la réalité, cela peut prendre un peu plus de temps. Mais lorsque les conditions sont réunies, un jet de mégot sur une végétation sèche entraîne très souvent un départ de feu », nous confie le lieutenant Cyril Gohin, sapeur-pompier.

Alors comment éviter d’en arriver là ? Nous avons posé la question à des automobilistes.
« Il faut arrêter de fumer », nous dit l’un ; « toujours avoir un cendrier dans la voiture », nous partage un autre.

Mais avant d’en arriver là, la sensibilisation reste la meilleure arme pour l’Entente Valabre, spécialisée dans la gestion des risques naturels, qui mène chaque année le combat contre le jet de mégot. « Sur l’ensemble des causes, cela représente à peu près 25 % des feux, c’est beaucoup », détaille Jacky Gérard, président de l’Entente Valabre (organisme public spécialisé dans la prévention des feux de forêt).

Cette sensibilisation passe, notamment, par un partenariat avec la Confédération des buralistes.

Comme les années précédentes (voir 18 juin 2024).

Dès la fin de la semaine, sur les vitrines des buralistes, des affiches de sensibilisation devraient être installées avec comme message, celui de responsabiliser les fumeurs sur les routes.

« Il faut responsabiliser et non pas accuser les fumeurs. Car quand on incrimine quelqu’un, il y a toujours un repli sur soi et il ne reçoit pas le bon message », explique Philippe Coy, président de la Confédération des buralistes.

 Commentaires fermés sur Buralistes / Entente Valabre : un même partenariat pour sensibiliser les fumeurs sur les risques de feux de forêt  ,
7 Juin 2025 | Institutions
 

Présentation avec des invité·e·s du forum de la francophonie sur la nicotine 2025

Le 3 juin, le tout premier forum francophone sur la nicotine a vu le jour à Paris.
Plus d’une centaine de participants se sont réunis à la Maison de l’Amérique Latine pour parler alternatives nicotiniques, réduction des risques et stratégies de santé publique. Études, chiffres et sondage à l’appui. Parmi les intervenants présents : de nombreux médecins et experts en santé publique, ainsi que d’anciens ministres et députés français comme québécois.

C’est ainsi que #JE SUIS VAPOTEUR revient sur le forum francophone sur la nicotine que nous avons déjà présenté à nos lecteurs (voir 4 juin et 30 mai).

Un dialogue pour le moins inédit entre acteurs du secteur, professionnels de santé, médias et politiques, et qui a mis en lumière un consensus émergent : pour sortir de l’impasse tabagique, les alternatives à la nicotine sont de puissants leviers de transition.


Un Forum francophone sur la nicotine

Créé par Norbert Neuvy, co-fondateur de la plateforme Nicotine World, le forum francophone sur la nicotine (ou Forum de la Francophonie sur la Nicotine) poursuit trois objectifs majeurs :

  • Rééquilibrer le débat ;
  • Informer sur les données scientifiques actuelles ;
  • Ouvrir le dialogue sur les politiques de réduction des risques à mettre en place.

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4 Juin 2025 | Institutions, L'Info, Récents
 

Présentation avec des invité·e·s du forum de la francophonie sur la nicotine 2025

Un ancien ministre de la Santé – et pas des moindres, Olivier Véran – qui vient parler de politique de réduction des risques du tabac en mettant en avant son expérience de vapoteur : « j’accepte l’addiction à la nicotine, vieux compagnon d’infortune… mais je vape. »

Un ancien Premier ministre du Québec (et ministre de la Santé), Philippe Couillard, évoquant son expérience avec un pragmatisme certain…

Tous deux dialoguant avec des médecins, un professeur suisse de santé publique, un cardiologue et ex-député (Élie Aboud), un ancien gros fumeur ayant découvert le snus, un tabacologue…

L’initiateur de ce « forum de la francophonie sur la nicotine » (voir 30 mai) – Norbert Neuvy, fondateur de la plateforme Nicotine World (voir 26 mars) – a eu beau se déclarer « déçu » que les associations anti-tabac ne soient pas venues participer au dialogue, c’est un véritable événement fondateur qui s’est tenu ce 3 juin, à Paris, à deux pas de l’Assemblée nationale.

Un appel au dialogue avec les autorités sanitaires.
Une mise en avant crédible d’expériences.
Devant une salle comble.

Car, effectivement, on a pu y parler de la nicotine sans complexe une matinée durant.

Plus particulièrement du rôle fondamental que celle-ci peut jouer dans la lutte contre le tabagisme via les produits du vapotage et les sachets.

Un manifeste « pour une approche pragmatique de la réduction des risques liés à la nicotine » a été présenté en conclusion.

« Avec plus de 31 % de prévalence tabagique et 75 000 décès liés au tabac chaque année en France, il est temps de reconnaître officiellement les produits à moindre risque pour compléter les politiques classiques de lutte contre le tabagisme. »

« Les sachets de nicotine, sans tabac ni combustion, offrent une alternative moins nocive. »

30 Mai 2025 | Institutions
 

Logo du forum de la francophonie sur la nicotine

« Repenser la lutte contre le tabac au prisme de la réduction des risques. »
Le tout 1er Forum de la Francophonie sur la nicotine, pour la santé et la réduction des risques tabagiques, aura lieu à Paris, le 3 juin.

Un rendez-vous inédit au cœur des enjeux de santé publique. Un forum inédit pour repenser la lutte contre le tabagisme.
C’est ainsi que démarre le communiqué de présentation de ce forum que nous reprenons ci-dessous.


Un forum inédit pour repenser la lutte contre le tabagisme.

Quelques jours après la Journée mondiale sans tabac du 31 mai, le tout premier Forum de la Francophonie sur la nicotine se tiendra à Paris.
Organisé par Norbert Neuvy, fondateur de la plateforme Nicotine World (voir 30 mai 2024 et 26 mars 2025), cet événement réunira experts médicaux, décideurs publics et acteurs de l’innovation pour réfléchir ensemble à une nouvelle approche : la réduction des risques.
Parmi les intervenants, seront présents les anciens ministres de la Santé, Olivier Véran et Philippe Couillard.

Alors que la France compte encore 12,5 millions de fumeurs, soit plus de 31,1 % de sa population adulte, la nécessité d’explorer des solutions pragmatiques devient urgente, alors que près de 60 % des fumeurs quotidiens souhaitent arrêter.
Pourtant, dans un contexte où certaines décisions politiques, comme le souhait du gouvernement d’interdire les sachets de nicotine, illustrent une approche prohibitive, le besoin de débats ouverts et innovants s’impose.


Un moment clé pour ouvrir un nouveau chapitre en santé publique.

Face aux limites des stratégies traditionnelles de lutte contre le tabagisme, ce forum propose de mettre en lumière des approches fondées sur la science, la santé publique et l’innovation.
À travers cet événement, experts et décideurs engageront un dialogue inédit pour construire des politiques plus adaptées aux réalités d’aujourd’hui, en dépassant l’opposition stérile entre lutte et accompagnement.


Un programme riche porté par des experts engagés.

Pour la première fois, un forum francophone placera au cœur des discussions l’efficacité des alternatives nicotiniques dans la stratégie de santé publique.

Parmi les intervenants attendus :

  • Olivier Véran – Médecin et ancien ministre des Solidarités et de la Santé.
  • Philippe Couillard – Ancien Premier ministre québécois et ancien ministre de la Santé et des Services sociaux du Québec.
  • Docteur Hervé Tarragano – Maître de conférences des universités et praticien hospitalier, spécialisé en implantologie, tabacologue.
  • Élie Aboud – Cardiologue et ancien député de l’Hérault.
    CP – Forum de la Francophonie sur la nicotine.
  • Norbert Neuvy – Fondateur de Nicotine World et ancien fumeur.
  • Professeur Jean-François Etter – Docteur en sciences politiques et professeur de santé publique.

La matinée s’articulera autour de deux tables rondes, suivies d’une conclusion ouverte et d’un moment d’échanges libres. Les thématiques suivantes seront abordées :

  • Table ronde 1 : « De la lutte contre le tabac à la réduction des risques : perspectives croisées »
  • Table ronde 2 : « Médecins, chercheurs et usagers : quelles réalités pour les alternatives nicotiniques ? »

En rassemblant experts, décideurs et acteurs engagés, ce forum propose d’initier un changement de regard sur la lutte contre le tabagisme.

Plutôt que de renforcer l’opposition entre interdiction et consommation, il mettra en lumière des approches innovantes centrées sur la réduction des risques.

Ce temps d’échanges ambitionne de poser les bases d’une stratégie de santé publique plus réaliste, plus humaine et tournée vers les solutions de demain.