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13 Juin 2024 | Profession
 

La présidente des buralistes du Gard, Ghyslaine Mazoyer, a pris la plume suite aux propos du premier adjoint au maire de Nîmes, Julien Plantier, concernant « Sniffy ». Ce dernier lui a répondu, espérant ainsi rassurer les buralistes. Compte-rendu des échanges par Objectif Gard.

Le premier adjoint de la ville de Nîmes a exprimé, dans un premier temps, sa colère suite à la vente du produit de la poudre blanche énergisante. L’élu local estime qu’il est « urgent » d’interdire la commercialisation de ce produit et bien d’autres comme le protoxyde d’azote. « Nous devrions être intraitables face à ces dérives pour le bien-être de tous », soutient-il (voir 7 juin et 27 mai).

« Intraitable … », la présidente des buralistes du Gard, Ghislaine Mazoyer, invite plutôt l’élu à l’être avec les commerces illicites … Pour les buralistes qui subissent déjà, dans le Gard, la forte concurrence espagnole pour la vente de cigarettes, la coupe est pleine.

« Les épiceries de nuit, barber shop et autres commerces qui gangrènent le centre-ville (…) nont aucun scrupule à vendre du tabac illégalement, de la drogue, du protoxyde dazote et très certainement du Sniffy (…) Il ne faut pas se tromper de cible ».

Désireux de remplacer Jean-Paul Fournier au poste de maire en 2026, le premier adjoint a pris le temps de répondre aux buralistes : « Il est inconcevable de laisser se développer des commerces qui ne respectent pas le cadre légal (…) Un travail important est effectué par la Ville et plusieurs épiceries ont été fermées et de nombreux produits saisis » (voir 25 avril et 12 mars).

En outre, Julien Plantier ajoute : « Ce nest bien évidemment pas vous que ma publication visait, bien au contraire (…) Je tenais aussi, en réalité, à prendre la défense de votre profession. Jai en effet énormément de respect et dattachement pour le métier de buraliste, véritables ambassadeurs du lien social. »

11 Juin 2024 | Profession
 

Chez lensemble des buralistes du centre de Cahors (préfecture du Lot) visités par La Dépêche, aucun ne propose la polémique « Sniffy » (voir 3 juin, 25 et 27 mai). Paroles de buralistes.

« Vous me faites rire. Quand cest sorti, on en a tellement parlé quon avait limpression quon en faisait la promotion. Alors quon nest pas du tout concerné ici » certifie cette employée d’un établissement dans le Vieux Cahors. « On na même pas été contacté par des commerciaux pour ça », assure-t-elle tout en indiquant qu’il n’était pas prévu du tout d’en voir sur ses linéaires. « Cest de la Redbull en poudre, autant en boire ! Cest pour amuser le peuple, on leur jette un os pour passer le temps. »

Boulevard Gambetta, un buraliste indique que, s’il connaît le produit, sa clientèle ne lui en a pas fait la demande : « je nen prendrai pas de toute façon, je ne vends également pas de CBD », souligne-t-il sans précision.

« Je nai pas envie davoir tous les gamins de 15 ans chez moi … », blague à moitié un confrère pour qui les jeunes sont les premiers intéressés par ce genre de produit.  Et dont la vente est hypocrite : « Il y a plein de cochonneries dedans comme la taurine qui était interdite pendant un moment », note-t-il. « Dun côté on vend du CBD (…) On vend du tabac, de la nicotine… mais tout le monde peut trouver en ligne ce quil veut même si cest interdit en France ».

« Ils viennent de démonter un point de deal de coke à côté, jaurais lair malin avec du Sniffy ! », blague, lui aussi, un buraliste rue Nationale. Mais pour le commerçant, impossible qu’un jour il puisse vendre du Sniffy : « on voit à quoi ça amène, cest pas innocent ! » Pourtant, des clients lui ont demandé s’il en avait : « certains c’était de la curiosité, dautres voulaient tester. »

9 Juin 2024 | Profession
 

« Moralement, éthiquement, ce n’est pas possible : il faut protéger nos jeunes »

Un buraliste de Montpellier interrogé par France 3 sur son refus de commercialisation de la poudre blanche énergisante Sniffy, conformément à la prise de position de la Confédération (voir 7 juin)

7 Juin 2024 | Profession
 

Face aux polémiques et à une possible interdiction de commercialisation (voir 6 juin), le Sniffy nest désormais plus, officiellement, à sniffer …

Dans un communiqué diffusé sur son site internet ce 5 juin, la société Power Factory a indiqué « renoncer » à annoncer  que la poudre blanche vendue en fiole pouvait être inhalée et évoque désormais … une consommation orale.

Sur son site internet, la marque recommande désormais deux modes de consommation : diluer la poudre énergisante dans un verre d’eau, ou la faire fondre sous la langue. En retirant donc la notion d’inhalation, le fabricant espère continuer à vendre son produit … (voir aussi 5 juin et 27 mai).

 Commentaires fermés sur Sniffy : le « grand n’importe quoi « continue  
7 Juin 2024 | Profession
 

La Confédération nationale des buralistes s’est prononcée contre la vente de Sniffy (voir 31 et 27 mai). Une recommandation jusqu’ici suivie par les buralistes de Montpellier, qui veulent protéger la jeunesse face à cette poudre blanche énergisante, potentiel marchepied vers la consommation de cocaïne.

Dans les rues de Montpellier, France 3 Occitanie n’a pas trouvé de buralistes commercialisant la poudre blanche, populaire depuis quelques semaines à peine.

« Nous sommes des commerçants indépendants », précise une buraliste de la ville au micro de France 3. Mais elle n’a pour autant pas hésité au sujet de la Sniffy : « moralement, éthiquement, ce nest pas possible : il faut protéger nos jeunes. »

Même discours, chez un confrère, qui a fait un choix de père de famille : « je naimerais pas que mes gosses puissent acheter des choses comme ça, tout simplement. »

Vendeur de CBD, un autre buraliste, est tout aussi intransigeant. Il pense même que « les mecs qui ont fait ça devraient être sanctionnés ».

 Commentaires fermés sur Sniffy : « moralement, éthiquement, ce n’est pas possible : il faut protéger nos jeunes » (Montpellier)  ,
6 Juin 2024 | Pression normative
 

Ce 3 juin, Frédéric Valletoux, ministre délégué auprès de la ministre du Travail, de la Santé et des Solidarités, a notifié à lUnion européenne un arrêté. Lobjectif : retirer du marché le Sniffy, ce nouveau produit énergisant à inhaler (voir 27 mai ainsi que 3 et 5 juin).

« Considérant que ces modalités de consommation et de commercialisation sont de nature à banaliser lutilisation de ce produit stupéfiant» et «que la voie dadministration intranasale de ces poudres présente un risque avéré, en cas de recours répété, de fragilisation des voies nasales avec des effets délétères associés tels que saignements, congestion, infections des sinus, pouvant aller jusqu’à une rupture du septum, et que les substances actives contenues dans ces poudres sont susceptibles de produire des effets nocifs sur l’épithélium nasal et son environnement », le Gouvernement demande à l’Union européenne de se saisir de la question Sniffy. Lire la suite »

 Commentaires fermés sur Produits à sniffer : la France entame une procédure devant l’UE pour interdire la poudre énergisante Sniffy  ,
5 Juin 2024 | Profession
 

Alors que le Gouvernement veut interdire cette poudre blanche « énergisante » à inhaler à l’aide d’une paille, en Corse, aucun buraliste de l’île ne propose le Sniffy à la vente.

José Oliva, président des buralistes de Corse (et administrateur de la Confédération nationale des buralistes) affirme, dans Corse net infos, sans équivoque : « je peux garantir que sur les 212 buralistes de l’île, il ny en a aucun qui vend ce produit. »

Pour le buraliste, il est clair que Sniffy ne respecte pas les normes en vigueur : « … Aujourdhui, cest cette poudre à sniffer, et dans quelque temps, ils vont sortir une seringue. » Lire la suite »

 Commentaires fermés sur Buralistes / Sniffy : « sur les 212 buralistes de l’île, il n’y en a aucun qui vend ce produit » (José Oliva, Corse)  ,
3 Juin 2024 | Profession
 

Apparentée dans sa manière de la consommer à de la cocaïne, Sniffy – une poudre blanche euphorisante et consommable par voie nasale – fait débat dans les médias et au sein du Gouvernement (voir 25 et 27 mai).

En Pays catalan, des buralistes ne la voient vraiment pas d’un bon œil, selon LIndépendant.

« La Confédération nationale des buralistes nous recommande de ne pas vendre Sniffy pour une question d’éthique, vu son mode de consommation et vu les effets de dépendance que cela peut créer » le patron du « Grand Vizir » à Perpignan, « donc non, on nen vendra pas. Cest leffet de mode à controverse. »

« Le premier jour où lon a entendu parler de ce produit, nous avons reçu beaucoup dappels. Tous pour nous demander si on en vendait. Même quelquun dun certain âge. À quelles fins ? Je ne sais pas. Mais visiblement la communication sur les réseaux sociaux a été bonne », témoigne un confrère à Perpignan.

« Chez nous, le CBD nest pas en accès libre, rien nest vendu aux mineurs et le poppers (poudre vasodilatatrice et relaxante surtout utilisée à des fins récréatives) cest niet ! Alors Sniffy  », une buraliste à Saint-Estève qui, comme ses confrères n’a pas été démarchée pour en vendre.

31 Mai 2024 | Profession
 

Ce vendredi 31 mai au matin, Catherine Vautrin (ministre du Travail, de la Santé et des Solidarités) était l’invitée de France Inter. Elle a donc été interrogée sur le rapport du Sénat recommandant une augmentation de la fiscalité tabac (voir ci-dessous). Sa réponse.

« Vous savez, je vais vous dire un truc : je suis une fumeuse repentie et je fête cette année mes 20 ans sans tabac. C’est franchement un sujet perso et cela me permet d’élargir ma déclaration sur un point majeur : nous sommes tous détenteurs d’un capital santé et nous sommes dans un pays où la santé peut être prise en charge par les pouvoirs publics … et la vraie responsabilité c’est celle de chacune et chacun d’entre nous.  Lire la suite »

31 Mai 2024 | Pression normative
 

Ce 26 mai, sur BFM-TV, la ministre du Travail, de la Santé et des Solidarités, Catherine Vautrin, sest alarmée – à son tour – de la vente de « Sniffy », substance énergisante qui se présente sous la forme de poudre blanche à inhaler par les narines (voir 25 mai).

Cette inquiétude est partagée par la Confédération des buralistes, qui s’est positionnée « contre ce produit » (voir 26 mai) et par plusieurs addictologues. Le Monde fait le point sur la polémique et une « éventuelle » interdiction. Lire la suite »

 Commentaires fermés sur Produits à sniffer : « il paraît compliqué, en l’état, d’interdire la vente de ce produit » (avocate)  ,