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15 Nov 2025 | L'Info
 

Nicotine World salue la déclaration claire de la ministre de la Santé, Stéphanie Rist, qui reconnaît publiquement que « le vapotage peut être utile au sevrage tabagique » et que « les outils nécessaires à l’arrêt du tabac doivent être protégés » (voir ci-dessous).
C’est ainsi que débute une communication de Norbert Neuvy / Nicotine World (voir le 3 novembre 2025) que nous reprenons.

Nous partageons pleinement cette position. Mais nous appelons désormais le gouvernement à faire preuve de cohérence politique : les sachets de nicotine sont eux aussi un outil de sevrage reconnu, efficace, discret et sans combustion. Ils méritent d’être encadrés, pas interdits.

Ces produits, largement réglementés chez nos voisins européens (Suède, Royaume-Uni, etc.), sont aujourd’hui utilisés avec succès par d’anciens fumeurs.

Interdire les sachets alors que le tabac reste en vente libre, y compris le tabac à priser, serait une incohérence sanitaire.
– Pour les jeunes, il existe des solutions simples : interdiction de vente aux mineurs, comme c’est déjà le cas pour la vape ou le tabac.
– Enfin, rappelons que dans l’espace européen de libre-échange, plusieurs pays ont donné un statut clair à ces produits, et les Français peuvent les acheter en ligne en toute légalité. Une interdiction nationale serait donc inefficace, incohérente et contre-productive.
Ces sachets sont bien plus qu’un simple produit nicotinique.

Ils sont un outil de réduction des risques, qui permet aux fumeurs ou ex-fumeurs de maintenir leur sevrage même dans les situations où la cigarette ou la vape sont interdites : en réunion, à l’hôpital, en avion, dans les transports ou dans des espaces clos partagés.
C’est un appui discret, efficace et sans gêne pour l’entourage. Pour les parents, c’est aussi une solution invisible, qui permet de montrer l’exemple sans afficher sa dépendance.

Les professions à risque – soignants, ouvriers, routiers, travailleurs de nuit – sont les premières concernées par ces solutions discrètes et utilisables sur le terrain. Les sachets ne remplacent pas la vape : ils la complètent et offrent aux usagers un choix adapté à chaque moment de leur quotidien. La réalité, c’est que de plus en plus de sevrages sont aujourd’hui multi-produits, à la carte.

Alors que notre voisin la Suisse s’apprête à accueillir la COP11, où l’OMS discutera de l’avenir de la lutte antitabac mondiale, faut-il vraiment priver les Français d’un outil que d’autres pays ont adopté avec succès ?

« Madame la Ministre, votre parole sur le vapotage a été entendue. Ayez maintenant le courage politique d’aller au bout de cette logique, en retirant ce décret d’interdiction des sachets de nicotine. Il en va de la santé publique, et de la liberté des fumeurs à choisir des alternatives. »

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3 Nov 2025 | Trafic
 

Une loi d’encadrement des produits du tabac de « nouvelle génération » a été adoptée par le parlement du Grand-Duché, ce jeudi 30 octobre (voir 17 juillet 2025).

Les sachets de nicotine et le tabac à chauffer vont désormais disposer, au Luxembourg, du même statut que les cigarettes : restriction sur les arômes, emballages neutres, vente dans des points de vente agréés comme… les stations-services qui commercialisent déjà du tabac.

Pour les sachets, la teneur maximale en nicotine est fixée à 0,048 milligramme par sachet. Certains additifs – comme la caféine, le CBD ou des arômes jugés trop attractifs – sont interdits.

Ce sont les douanes et la direction de la santé qui sont chargés de la mise en œuvre du nouveau texte.

Rappelons, par ailleurs, qu’en principe l’interdiction des sachets de nicotine en France sera effective début mars (voir 6 septembre). À moins qu’un texte d’abrogation par le Parlement ne soit adopté d’ici là, ce qui est toujours possible mais peu probable (voir 23 octobre / Parlement).

Une chose est certaine : comme pour les cigarettes, le Luxembourg s’annonce comme une source d’approvisionnement privilégiée pour le marché parallèle des sachets de nicotine en France.

 Commentaires fermés sur Luxembourg : À partir de mars, ses sachets de nicotine (autorisés) vont pouvoir déferler vers la France…  ,
30 Oct 2025 | Observatoire, Récents
 

Une nouvelle étude d’opinion publique — réalisée par l’institut Povaddo (voir 26 mai 2025 et 17 avril 2024) pour le compte de Philip Morris International dans neuf pays — met en évidence que l’opinion publique internationale se reconnaît de plus en plus dans deux constats :

  • les nouvelles alternatives à la cigarette traditionnelle (tabac à chauffer, vapotage, sachets de nicotine) doivent être soutenues ;
  • les politiques anti-tabac relèvent souvent davantage d’une approche idéologique que d’une démarche scientifique.

(Enquête réalisée du 11 au 17 septembre 2025 auprès d’un échantillon de 9 040 adultes répartis entre l’Argentine, le Brésil, l’Allemagne, l’Inde, l’Italie, le Japon, la Suède, le Royaume-Uni et les États-Unis).

  • 78 % des sondés estiment que les fumeurs doivent avoir un accès facile aux produits d’alternatives à la cigarette ;
  • 76 % regrettent que les politiques anti-tabac soient plus influencées par des convictions idéologiques que par des preuves concrètes ;
  • 87 % déclarent que les autorités gouvernementales devraient avant tout s’appuyer sur des éléments scientifiques dans l’élaboration de leur politique de santé ;
  • dans les pays où certains produits d’alternatives à la cigarette sont interdits, plus de 94 % des sondés demandent une évolution de la réglementation ;
  • 80 % estiment que les associations anti-tabac devraient prendre en compte l’ensemble des données disponibles sur les alternatives ;
  • 77 % de l’échantillon (à l’exception des ressortissants suédois) pensent que leur pays devrait s’inspirer de l’approche suédoise en matière de produits alternatifs.

« Tous les pays qui adoptent des produits alternatifs à la cigarette ont constaté une baisse de la vente de cigarettes et de leur prévalence tabagique », commente à cette occasion Jacek Olczak, CEO de Philip Morris International.

« Il existe une forte demande dans le monde pour des politiques basées sur des éléments prouvés, en phase avec l’innovation, et qui procurent de meilleurs résultats à la société. »

24 Oct 2025 | Institutions, Profession
 


Partageant l’objectif de mieux comprendre les dynamiques du marché parallèle du tabac, nous saluons la création et la publication des premiers résultats de l’étude TAFE (Tabac échappant à la fiscalité nationale), pilotée par la DGDDI et la MILDECA, que nous appelions de nos vœux depuis de nombreuses années (voir les 23 et 22 octobre).

C’est ainsi que débute une communication d’Imperial Brands Seita que nous reprenons.

Les recettes fiscales non perçues à hauteur de 4,3 milliards d’euros en 2023, aujourd’hui mises en lumière, correspondent à celles que nous évoquions déjà à l’époque — elles ont, sans surprise, augmenté depuis.

Dans un contexte où les enjeux de santé publique, de sécurité et de fiscalité sont majeurs, nous attendons avec impatience la publication intégrale de la méthodologie employée, afin de pouvoir analyser en détail les protocoles de collecte et de traitement des données.

Même si nous comprenons que ces premiers résultats nécessitent encore des garanties de fiabilité pour mieux appréhender l’ampleur réelle du phénomène, il est regrettable que la dimension digitale du marché parallèle ne soit pas mise en avant, ainsi que la contrefaçon de marques authentiques, alors que ces deux pans constituent une part croissante et préoccupante de ce trafic.

Imperial Brands – Seita demeure bien évidemment disponible pour contribuer à une lecture critique et constructive de cette étude, dans un esprit de dialogue et de responsabilité.

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26 Sep 2025 | Institutions, Profession
 

Invitée à une table ronde organisée par la commission des Affaires sociales de l’Assemblée nationale le mercredi 24 septembre 2024 (voir le 24 septembre), Imperial Brands-Seita a profité de cet échange opportun avec la représentation nationale pour faire un état des lieux du marché de la nicotine et pour partager ses propositions.
C’est ainsi que débute un communiqué d’Imperial Brands-Seita que nous reprenons.

Au regard des échanges avec les députés, Imperial Brands-Seita entend rappeler que :

  • OUI, le marché parallèle est une réalité et non une invention de l’industrie. Quel que soit le chiffre invoqué, toutes les études démontrent que le trafic de tabac est à un niveau tel qu’il met en péril le monopole de distribution des buralistes et affaiblit tous les acteurs du marché légal au profit de réseaux criminels pour qui le tabac est devenu un revenu important.
  • OUI, le matraquage fiscal sur les produits du tabac est un échec. À maintes reprises, des études et rapports (notamment parlementaires) ont souligné l’inefficacité de cette « stratégie » de santé publique qui pousse le consommateur vers le marché parallèle et réduit les revenus fiscaux de l’État.
  • OUI, il existe bien une traçabilité européenne des produits du tabac instaurée en 2019 et conforme au Protocole de l’OMS, conformité confirmée par l’État français. Contrairement à ce qui est régulièrement avancé, ce système permet de suivre un paquet de cigarettes depuis son lieu de fabrication jusqu’à son point de vente.
  • OUI, la filière tabac, à commencer par Imperial Brands-Seita, opère sa transformation industrielle en investissant massivement dans la recherche et le développement de produits à moindres risques comme la vape. Ce produit dit de nouvelle génération offre au fumeur adulte une solution efficace pour sortir du tabac et diminuer progressivement sa consommation de nicotine.
  • OUI, l’interdiction de vente de produits nicotiniques aux mineurs existe et doit être appliquée avec une extrême rigueur. C’est pour cela qu’Imperial Brands-Seita réserve exclusivement ses produits au réseau des buralistes, des professionnels avisés et connaisseurs de leurs produits.

Imperial Brands-Seita est convaincue que l’évolution du marché de la nicotine en France passe par un grand plan mené par l’État en partenariat avec tous les acteurs de la filière, dont les fabricants.

Le consommateur doit être au cœur de nos réflexions et nous devons, nous, État comme acteurs de ce marché, lui apporter des solutions concrètes et efficaces.

Imperial Brands-Seita s’inscrit résolument dans cette démarche partenariale et constructive.

24 Sep 2025 | International
 

Philip Morris se dit favorable à la poursuite des recherches sur l’impact sanitaire des alternatives à la cigarette – tels que les cigarettes électroniques – à condition que celles-ci soient menées par « une association tierce indépendante et scientifique ».

C’est ainsi que débute un article du site Euractiv, signé Sarantis Michalopoulos, que nous reprenons.

La Commission européenne prévoit d’évaluer pour la première fois les effets sur la santé des cigarettes électroniques, du tabac chauffé et d’autres produits à base de nicotine dans le cadre d’une révision des principales directives sur le tabac.

Un responsable de la Commission a confié à Euractiv que l’évaluation serait basée sur des études qui seront « financées exclusivement par des fonds européens », conformément aux directives éthiques de la Convention-cadre de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) pour la lutte antitabac.

Massimo Andolina, président de Philip Morris International pour l’Europe, a commenté pour Euractiv que le groupe serait « tout à fait favorable à ce qu’une association tierce indépendante et scientifique mène une étude approfondie pour valider nos affirmations ». Il n’a pas précisé quelle organisation pourrait répondre à ces critères selon le groupe.

Pour l’heure, on ne sait pas encore exactement comment la Commission prévoit de mener son évaluation (…)

Plusieurs organisations de santé et de lutte contre le cancer ont récemment envoyé une lettre aux États membres de l’UE, les exhortant à prendre des mesures concernant les produits du tabac alternatifs.
Ceux-ci restent une « préoccupation croissante » pour la santé publique et « encouragent » les jeunes à commencer à consommer de la nicotine, estiment ces groupes.

Parallèlement à cela, les tensions s’intensifient entre l’industrie du tabac et la Commission, qui a récemment proposé d’augmenter les taxes sur les cigarettes ainsi que sur les nouveaux produits. Bruxelles souhaite également réaffecter 15 % des recettes nationales provenant des taxes sur le tabac au prochain budget de l’UE 2028-2034 (voir 21 juillet 2025).

Lors d’un entretien récemment accordé à Euractiv, le commissaire européen à la Santé, Olivér Várhelyi, a souligné que les produits tels que les cigarettes électroniques sont extrêmement populaires, en particulier chez les jeunes, et présentent un risque important pour la santé.
« Ils ne paient pas encore [d’impôts], et il est clair pour moi qu’ils devraient le faire », avait-il affirmé.

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20 Sep 2025 | Associations
 

ContrepointsLe tabagisme demeure un enjeu majeur de santé publique en France. Nous comptons 27 % de fumeurs, contre une moyenne de 24 % en Europe. On estime qu’environ 75 000 décès sont dus chaque année à des complications qui lui sont liées, ce qui en fait la première cause de mortalité évitable. Est-ce évitable, et comment ?
C’est ainsi que débute un article de la dernière édition de la revue libérale Contrepoints (voir 13 octobre 2022).

La situation ne progresse que très lentement. L’objectif est de parvenir à zéro tabac ou presque (taux inférieur ou égal à 5 %) d’ici à 2032. Mais selon les projections actuelles, il ne pourra être atteint que dans… 141 ans. Toutefois, des pays leaders de la lutte antitabac nous indiquent des moyens d’aller plus vite. Les chiffres le montrent : avec des stratégies fondées sur des données probantes et une réglementation intelligente, le changement est possible.

Trois scénarios

  • Scénario 1 : l’immobilisme — Si rien de plus n’est fait, la France n’atteindra le statut de pays sans tabac qu’en 2166, soit 134 ans après l’objectif théorique.
  • Scénario 2 : suivre les pays leaders — En prenant exemple sur la Nouvelle-Zélande, le Royaume-Uni ou le Japon, l’objectif pourrait être atteint en 2076.
  • Scénario 3 : appliquer le modèle suédois — Avec la politique mise en œuvre en Suède, la France décrocherait le pompon douze ans plus tôt, en 2064.

 

Pourquoi la Suède est en passe de vaincre le tabagisme ?

Avec un taux de tabagisme de seulement 5,3 %, qui tombe à 4,5 % chez les Suédois de naissance, ce pays va probablement devenir le premier au monde sans tabac. En 2004, il comptait encore 16,5 % de fumeurs. Les étrangers venus de l’Union européenne qui s’installent suivent le mouvement : de 24 %, ils ne sont plus que 7,8 % à fumer.

Les effets sur la santé publique sont spectaculaires : par rapport à la moyenne de l’Union européenne, la Suède enregistre 21,2 % de décès liés au tabagisme en moins, 31,3 % de décès pour cause de cancer en moins et 36 % de décès par cancer du poumon en moins. En outre, les décès dus aux maladies cardiovasculaires ont baissé de 12% depuis 2008 et ceux qui sont dus à des cancers provoqués par le tabac, de 25,3 %.

Le secret de ce succès ? Une stratégie qui consiste à faire accepter des produits de substitution, facilement accessibles et peu coûteux. Des produits innovants à base de nicotine (ou produits nicotiniques à risques réduits), souvent très efficaces : vapes, cigarettes électroniques, produits oraux comme le snus (une tradition suédoise), patchs de nicotine…

Accélérer la trajectoire de la France vers un avenir sans tabac

En comparant la Suède et la France, il est facile les lacunes de nos politiques. Contrairement à la Suède, la France impose aux PNRR un cadre réglementaire très restrictif, censée protéger les jeunes contre l’exposition à la nicotine, mais qui n’aide guère les fumeurs de longue date à se sevrer. En l’état actuel de ces réglementations, La vente de cigarettes électroniques traditionnelles est autorisée, mais les vapes jetables sont, elles, interdites depuis février 2025.
( Les sachets de nicotine viennent d’être interdits / ndlr ).

Des politiques efficaces existent, elles ont fait leurs preuves ailleurs, elles se basent sur la liberté et l’innovation et elles sauvent des vies, qu’attendons-nous ? 

 Commentaires fermés sur Lutte contre le tabagisme : « Des politiques efficaces existent, qu’attendons-nous ? » (Contrepoints)  ,
8 Sep 2025 | Institutions
 

L’interdiction des sachets de nicotine, publiée au Journal officiel de samedi (voir 6 septembre), sera donc la dernière décision effective d’un Gouvernement sans avenir, appelé à se voir retirer la confiance, cet après-midi même, par l’Assemblée nationale.
Il n’y avait vraiment pas de sujet plus important à régler pour les Français en ce moment même.
La lutte contre le tabagisme et les addictions s’avère une nouvelle fois l’enjeu de ridicules manœuvres politiques de cabinets ministériels.

Cette interdiction a été imposée par le cabinet de la ministre de la Santé sans concertation ni examen sérieux du sujet.
Les professionnels concernés n’ont jamais été auditionnés officiellement.
Le Parlement n’a jamais été consulté.
Les sachets de nicotine sont-ils aussi dangereux que la cigarette, oui ou non ? Les autorités restent sans arguments.
Il aurait été tellement plus simple de les faire rentrer dans le monopole des buralistes.

Cette interdiction sera sans effets.
Concrètement, le marché naissant des sachets de nicotine va devenir totalement parallèle.
C’est tout.
Il est déjà facile de s’en procurer par Internet ainsi que dans certaines épiceries ou bazars.
Comme pour les puffs, interdites depuis 6 mois.
Le marché parallèle, c’est « la poussière sous le tapis » de politiques sanitaires sans succès, ni avancées réelles.

– Jean-Paul Vaslin

8 Sep 2025 | Associations
 

Réclamée par l’association depuis près de deux ans, l’ACT-Alliance contre le tabac se félicite de la publication du décret gouvernemental visant à interdire tous les produits à usage oral contenant de la nicotine (hors outils de sevrage) ; bannissant ainsi les sachets de nicotine. Il s’agit d’une mesure cruciale pour protéger les jeunes et contrer les stratégies pernicieuses d’une industrie qui prospère sur le marché de l’addiction, au détriment de la santé publique (voir le 6 septembre).

Ces derniers mois, les cigarettiers ont intensifié leurs efforts de lobbying et de marketing pour promouvoir et surtout légaliser les sachets de nicotine (ou nicopouches) sur notre territoire. Face à la baisse de la consommation de cigarettes dans les pays développés, les sachets de nicotine et les nouveaux produits nicotiniques (tabac chauffé et cigarettes électroniques) constituent le nouvel eldorado financier des cigarettiers, représentant près de 40 % du chiffre d’affaires de groupes comme Philip Morris International.

À travers la publication de tribunes, de pétitions, la création de sites internet ou encore le déploiement d’une immense bâche publicitaire à Paris, les cigarettiers ont tenté d’imposer ces nouveaux produits, sous couvert d’un discours de santé publique trompeur.
Cependant, loin d’être des outils de sevrage, les sachets de nicotine et leurs dérivés (billes, perles) n’ont pour objectif que d’étendre le marché de l’addiction à la nicotine.

Bien que le gouvernement ait annoncé il y a plusieurs mois son intention d’interdire ces produits hautement addictifs, en ayant conscience de leurs effets nocifs sur la santé, la décision a été retardée sous la pression des lobbies, tant en France qu’au niveau européen. L’ACT avait d’ailleurs dénoncé, dans une tribune publiée dans Le Monde, l’instrumentalisation de certains États membres de l’UE (Italie, Grèce, Roumanie, République tchèque) par les cigarettiers pour freiner cette interdiction (voir le 4 juillet 2025).

« Malgré les intentions claires du gouvernement, l’industrie du tabac n’a reculé devant rien pour défendre ses intérêts économiques et étendre son marché de l’addiction à la nicotine. L’ACT salue le courage et la détermination de l’exécutif qui n’a pas cédé à la pression des lobbies et a fait primer avant tout la santé publique. », déclare le Professeur Loïc Josseran, Président de l’ACT-Alliance contre le Tabac.

« Mais cette victoire ne doit pas nous faire baisser la garde : nous devons rester vigilants face aux nouvelles stratégies d’une industrie qui prospère sur l’addiction et qui n’a aucune intention de réduire son chiffre d’affaires. »