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20 Mar 2026 | L'Info
 

buraliste le derby

François Metro et Jean-Philippe Cheneau sont les deux nouveaux patrons du Derby, un lieu de vie connu du quartier du Pâtis-Saint-Lazare, au Mans. Lieu de vie, lieu de convivialité… Nous reprenons une information de Ouest France.

Le bar PMU le Derby, un des lieux centraux du quartier du Pâtis-Saint-Lazare, au Mans, vient de changer de propriétaires en ce mois de mars 2026. Depuis 15 jours, l’établissement est tenu par François Metro et Jean-Philippe Cheneau, duo motivé par la notion de partage et de vie de quartier. Les deux quadragénaires ont des parcours atypiques guidés par l’humain.

François Métro a été boulanger-pâtissier de 16 à 44 ans, Jean-Philippe Cheneau est lui passé d’un centre d’appels à la coiffure. Tous les deux prennent un virage à 180 degrés en juillet 2025 en reprenant le kiosque à journaux et tabac, juste en face du Derby.

« Nous avions l’un et l’autre envie de ce type de commerce où la notion de proximité est centrale » témoignent les commerçants. Rapidement, on a eu besoin de plus d’énergie. Apprenant que le Derby était à vendre, on n’a pas hésité. Depuis 15 jours, c’est un vrai bonheur. Les deux établissements sont complémentaires. Rapidement, on connaît tous les gens du quartier, ou presque.

Ils témoignent d’une certaine convivialité : « Ce quartier est extrêmement vivant, on a tous les commerces et services, un marché et une population très diverse.

1 Mar 2026 | L'Info, Pression normative
 

« Pourtant, en 35 ans, il s’en est passé des choses !
La science, grâce aux alternatives, permet aujourd’hui de consommer la nicotine de manière moins nocive qu’avant.
Mais les mentalités, héritées de la loi Évin, empêchent leur adoption par les fumeurs adultes.
Il est temps de faire l’inventaire de cette loi.
Elle doit être revue à la lumière de la science et des innovations du marché. »

Xavier Puech (Président de Philip Morris France) à propos des 35 ans de la loi Évin (voir 23 février)

22 Fév 2026 | L'Info
 

« J’ai vu ma clientèle doubler »

Constat d’une buraliste de Tarascon-sur-Ariège, suite à la fermeture de l’accès vers Andorre depuis le 31 janvier (suite à un éboulement), ce qui entrave le tourisme fiscal dont bénéficie habituellement la Principauté. (voir le 21 février)

21 Fév 2026 | L'Info
 

tabac ariege

Après la fermeture de la RN 20 entre Ax-les-Thermes et L’Hospitalet-près-l’Andorre, l’accès à l’Andorre depuis l’Ariège est devenu très compliqué, à moins d’un immense détour. Les consommateurs de tabac qui achetaient leurs cigarettes au Pas de la Case se replient dans les commerces ariégeois (voir les 8, 12 et 18 février).
C’est ainsi que débute un sujet d’ICI / FranceBleu (Marion Chantreau).

Suite à un très gros éboulement de rochers survenu le 31 janvier en Ariège, la RN20 restera fermée entre Ax-les-Thermes et L’Hospitalet-près-l’Andorre pour au moins trois mois. Cela veut dire que l’accès à l’Andorre depuis l’Ariège est coupé dans les deux sens de circulation, le temps des travaux.
Si cela engendre moins de passage dans la vallée de la Haute-Ariège, moins de trafic routier avec à la clé un manque à gagner économique, les buralistes ariégeois, eux, profitent d’une nouvelle clientèle.

Le blocage de la route incite les consommateurs à acheter le tabac côté français et à ne plus passer la frontière pour bénéficier de cigarettes à prix réduits au Pas de la Case.
C’est le cas de Martine qui réside à côté du village des Cabanes : « depuis plusieurs années j’y allais tous les mois, acheter des cigarettes et faire le plein d’essence, là je réduis ma consommation du coup et je fais en sorte d’arrêter de fumer avec une infirmière tabacologue, ça tombe bien. »
Le prix moyen d’un paquet de cigarettes est de 13,50 euros en France, alors qu’il est à peine de 4,90 euros en Andorre, selon la fédération des buralistes qui annonce une augmentation des volumes de 25 % chez les commerçants ariégeois. Lire la suite »

18 Fév 2026 | L'Info
 

Sachets de nicotine

Pour en savoir plus concernant la situation du marché des sachets de nicotine en France, nous avons posé 3 questions à Norbert Neuvy / Nicotine World.

LMDT : Comment analyser, avec le recul, la récente décision du Conseil d’État de suspendre l’exécution du décret de septembre dernier d’interdiction des sachets de nicotine (voir le 23 décembre 2025) ?

Norbert Neuvy : « le Conseil d’État n’a pas pris cette décision par hasard. Quand un texte est solide, il n’est pas suspendu. Il y a donc un doute sérieux sur la légalité et la proportionnalité de ce décret.
On sait déjà que ce même décret a été pris sans concertation réelle, sans débat scientifique contradictoire, sans étude d’impact sérieuse. Cette mesure n’étant ni urgente, ni fondée…
On remarque aussi que ce décret autorise, par ailleurs, le tabac à chiquer… un authentique produit du tabac, alors que les sachets de nicotine n’en contiennent pas du tout !

LMDT : L’annonce d’une interdiction a eu un impact sur le marché ?

Norbert Neuvy : « bien sûr, car nous sommes confrontés à une incertitude totale. Les fumeurs – adultes – hésitent maintenant à utiliser les sachets de nicotine, quitte à replonger dans la cigarette… Ce qui est dommageable pour la santé publique.
Et cela, alors que la demande pour les sachets de nicotine était bien réelle et qu’ils apportaient une réelle solution pour toutes ces personnes qui sont dans l’impossibilité, à certains moments-clés, de fumer ou de vapoter, sans compter ceux qui veulent abandonner la cigarette, tout simplement. Ce produit – sans tabac, sans fumée, sans combustion – avait donc trouvé sa place.
Ce sont aussi des années d’investissement qui sont brusquement stoppées par ce décret, notamment pour des PME qui se retrouvent fragilisées comparées aux capacités des groupes cigarettiers ou même du marché parallèle… Car oui, on voit apparaître de plus en plus de produits non-contrôlés, non-tracés, avec des taux de nicotine grossièrement élevés. Cela monte à 50, 60 milligrammes par sachet alors qu’une offre responsable est régulée à 20 milligrammes par sachet !
Cette incertitude s’accompagne donc d’une absence totale de protection sanitaire et de cadre économique viable.

LMDT : Mais que va-t-il se passer maintenant ?

Norbert Neuvy : « juridiquement, tout est encore possible. Politiquement, aussi. Le Gouvernement est obligé maintenant de justifier la décision de son prédécesseur ou de réguler. L’objectif étant bien de ne pas interdire la nicotine mais de hiérarchiser les risques.
Ayons bien en tête que les pays qui obtiennent des résultats tangibles contre le tabagisme – de la Suède au Royaume-Uni en passant par la Nouvelle-Zélande – n’interdisent pas à tout bout de champ mais régulent à travers une hiérarchisation des risques.
En s’opposant à la réduction des risques, la France est donc en total décalage avec les données scientifiques internationales.
Et aujourd’hui, nous n’avons aucun dialogue avec le Gouvernement. Soyons clair, l’État ne prend pas ses responsabilités.
Pourtant, les sachets de nicotine ont toute leur légitimité pour être conservés comme une option de sevrage tabagique pour les fumeurs adultes. Cet encadrement doit passer par une interdiction stricte de vente aux mineurs, des normes de fabrication et un étiquetage transparent ainsi qu’un contrôle des arômes et du dosage. C’est cela la régulation.
Et c’est la solution. »

17 Fév 2026 | L'Info
 

OLIVIER REGNAULT

De formation universitaire, Olivier est un « touche-à-tout ». Son parcours oscille entre : la formation des buralistes et le café. C’est ainsi que son portrait apparaît sur Linkedin. Nous le reprenons.

Tout commence il y a 30 ans, comme vendeur dans une petite brûlerie artisanale.
Il évolue ensuite vers l’animation commerciale et la formation des vendeurs en GMS, avant de devenir formateur/ambassadeur Lavazza France. Il participe aux premiers FrogFight, accompagne des marques (BWT, De’Longhi, L’OR) et collabore avec la gastronomie.

Depuis plus de 10 ans, il est consultant-formateur indépendant pour le Centre national de formation des buralistes/Formation buralistes : formations réglementaires, prise de parole en public… et il crée la formation CBD. Son parcours passe aussi par l’événementiel, la communication, le journalisme et l’entrepreneuriat.

Dans son projet café, Olivier incarne le trait d’union : entre l’histoire et l’évolution du café, entre le commodity et le specialty, entre le grand public et les professionnels.

Bref, Olivier est un passeur. Un formateur. Un homme de terrain.

17 Fév 2026 | L'Info
 

tabac Chez tantine

Ce 11 février, Christine Calvez Parayre, 50 ans, a officiellement ouvert au public son bar-tabac « Chez Tantine » à Loguivy-Plougras (Côtes-d’Armor), à une trentaine de kilomètres de Lannion.

Elle a pris la suite d’Annie Le Rolland, partie en retraite fin janvier : « Hier on a fait du 7 heures-21 heures 30. Aujourd’hui, c’est le deuxième jour. On n’avait prévenu personne qu’on ouvrait. On a eu un flux constant toute la journée. Je n’ai même pas eu le temps de fumer une cigarette », se réjouit Loïc, le mari de Christine, venu aider au démarrage.

Originaire du Vieux-Marché, Christine vit à Plounévez-Moëdec depuis 19 ans. Aide-soignante depuis 23 ans sur le canton de Callac, il y a quelques années, la professionnelle de santé décide de changer de cap : « J’avais beaucoup de route à faire et au bout de 23 ans ça devenait physiquement éprouvant. J’ai adoré mon métier, mais c’est bien de changer aussi. »

L’occasion s’est présentée à plusieurs reprises, mais soit il y avait beaucoup de travaux à réaliser, soit c’était trop loin, soit ce n’était pas à notre goût ou alors il n’y avait pas assez de potentiel.

Après 10 ans de recherches, Christine décide de reprendre un commerce « pas trop grand ». Lorsqu’elle entend parler de la vente du bar-tabac Le Mojito, la quinquagénaire saute sur l’occasion qui tombe, de surcroît, au moment opportun : « Emma, notre petite dernière, est étudiante en BTS commerce en alternance. Elle travaille donc avec nous. »

Chez Tantine propose un service de bar, tabac, presse, FDJ, auquel s’ajoutera plus tard une petite restauration.

8 Fév 2026 | L'Info
 

Depuis le samedi 31 janvier 2026, suite à un important éboulement rocheux entre Ax-les-Thermes et Mérens-les-Vals, la route directe vers l’Andorre depuis Toulouse est fermée.

C’est ce que nous annonce Actu.fr.

La montagne présentant des signes de fragilité, cette fermeture va durer plusieurs semaines.

Un coup dur pour tous ceux qui ont l’habitude d’aller « faire le plein » – d’essence, de cigarettes, d’alcool – au Pas-de-la-Case…

(Voir 22 janvier et 8 janvier 2026)

2 Fév 2026 | L'Info
 

Lors d’une table ronde organisée récemment à Paris (le 20 janvier) par l’éco-organisme Alcome avec l’institut Terram – en présence notamment de Jean-Laurent Cassely, auteur d’une étude (« Quand la géographie des mégots révèle la mutation des territoires », voir les 21 et 26 janvier) – on a pu suivre une intervention de Aude Guiomar (directrice générale de Gestes Propres).
Nous en reprenons la synthèse.

Les déchets abandonnés ne racontent pas seulement des comportements individuels. Ils racontent aussi des contextes, des usages et des situations.

Le civisme joue un rôle… mais il ne suffit pas à tout expliquer.

98 % des Français déclarent jeter correctement leurs déchets.
Pourtant, 35 % reconnaît avoir abandonné au moins un déchet au cours des 12 derniers mois.
Cela montre un décalage très net entre les valeurs affichées et les pratiques réelles.

Le contexte pèse fortement sur les comportements

Le lieu, le moment, la visibilité d’une solution font la différence.
Un chiffre parlant : parmi les personnes qui ramassent parfois les déchets des autres, 15 % reconnaissent aussi en jeter eux-mêmes au sol.
Les comportements ne sont pas figés. Ils varient selon les usages, les contraintes, les situations du quotidien.

La norme sociale reste un levier majeur

61 % des répondants disent renoncer à jeter un déchet lorsqu’ils se savent observés. Ce chiffre monte à 86 % en présence d’agents de propreté.
Le regard des autres est souvent plus dissuasif qu’une sanction perçue comme peu probable.

Le mégot et plus largement les déchets abandonnés sont un révélateur des usages, des situations, du rapport aux espaces et au collectif.

1 Fév 2026 | L'Info
 

FumeuseLa cigarette fait son grand retour comme accessoire féminin chic et rebelle. Longtemps associée au danger sanitaire, elle redevient un marqueur de style dans la pop culture contemporaine, au risque de ringardiser des décennies de prévention.
C’est ainsi que débute un sujet de Constance Vilanova sur France Info (le 28 janvier) que nous reprenons.

Elle s’appelle Sylvie Grateau. Parisienne, quinquagénaire, directrice d’agence de mode, elle est l’autre héroïne d’Emily in Paris, vue par plus de 60 millions de foyers dans le monde. Icône d’un Paris fantasmé, autoritaire et sophistiqué, elle rencontre l’amour… dans un bureau de tabac.
La cigarette ne la quitte jamais. Elle ponctue ses silences, affirme son pouvoir, signe son allure. À l’écran, elle n’est ni un vice ni un danger, mais un attribut narratif.

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