Une fenêtre sur l’actualité quotidienne de tous les événements liés directement ou indirectement au tabac
 

Le ministre de la Santé Frank Vandenbroucke a appelé, ce 25 mars, la Commission européenne à prendre au sérieux ce qu’il appelle une « épidémie de vapotage ». Il a visité les locaux de l’institut de santé publique Sciensano en présence du commissaire européen en charge de la Protection des consommateurs Michael McGrath.
Nous reprenons une information de l’agence de presse Belga.

L’industrie des cigarettes électroniques vise à rendre une nouvelle génération, souvent composée de jeunes, dépendante à la nicotine, a mis en garde M. Vandenbroucke. « Nous constatons que les cigarettes électroniques contiennent plus de 2 000 ingrédients officiellement enregistrés, mais aussi des métaux qui se libèrent et de nouvelles combinaisons de substances résultant de la chauffe, qui constituent tous des risques pour la santé », a-t-il déclaré. Lire la suite »

1 Mar 2026 | L'Info, Pression normative
 

« Pourtant, en 35 ans, il s’en est passé des choses !
La science, grâce aux alternatives, permet aujourd’hui de consommer la nicotine de manière moins nocive qu’avant.
Mais les mentalités, héritées de la loi Évin, empêchent leur adoption par les fumeurs adultes.
Il est temps de faire l’inventaire de cette loi.
Elle doit être revue à la lumière de la science et des innovations du marché. »

Xavier Puech (Président de Philip Morris France) à propos des 35 ans de la loi Évin (voir 23 février)

23 Fév 2026 | Pression normative, Récents
 

Xavier Puech, Président de Philip Morris France

« La loi Évin a 35 ans (voir 8 janvier 2016 et 11 janvier 2021). Pionnière à l’époque, n’a-t-elle pas atteint ses limites ? »
C’est ainsi que débute un message de Xavier Puech (Président de Philip Morris France) sur Linkedin, le 20 février, que nous reprenons.

Adoptée le 10 janvier 1991, la loi Évin a incontestablement marqué un tournant.

Elle a contribué à la dénormalisation de la cigarette dans l’espace public : interdiction de la publicité, de consommer dans beaucoup d’espaces publics, protection contre le tabagisme passif. Elle a eu un impact durable sur les mentalités.

Mais 35 ans plus tard,

une question mérite d’être posée sans tabou : ce cadre, pensé pour son époque, est-il encore adapté aux enjeux d’aujourd’hui ?
Malgré l’une des législations les plus dures, la France compte toujours près de 12 millions de fumeurs. La prévalence tabagique y est une des plus élevées d’Europe. Un paradoxe.

Pourquoi ?

Parce que les fumeurs n’ont pas arrêté de fumer, ils ont simplement été effacés de l’espace public : relégués aux espaces privés, aux pieds d’immeuble ou à des fumoirs cachés. La loi Évin a invisibilisé les fumeurs mais n’a pas fait disparaître leur consommation de cigarettes. C’est là son échec.

Pourtant, en 35 ans, il s’en est passé des choses !
La science, grâce aux alternatives, permet aujourd’hui de consommer la nicotine de manière moins nocive qu’avant.
Mais les mentalités, héritées de la loi Évin, empêchent leur adoption par les fumeurs adultes.

Il est temps de faire l’inventaire de cette loi.

Elle doit être revue à la lumière de la science et des innovations du marché.
J’en appelle à un « Grenelle de la nicotine », c’est-à-dire une remise à plat de tous nos réflexes, savoirs et clichés hérités du passé, pour enfin nous doter des bons cadres.

Ce n’est qu’à ce prix que nous pourrons vraiment faire disparaître rapidement la cigarette.
Le vrai débat commence maintenant. »

 

Franck Vandenbroucke … Impayable ce ministre belge de la Santé, ancien trotskyste, désormais personnalité forte du parti socialiste flamand et grand idéologue de « la gestion préventive des risques sociaux ».
Il aura essayé toutes les mesures.

Ceci dans un pays où le nombre de fumeurs (plus de 20 % de la population adulte) baisse lentement et naturellement mais sans la rapidité ni les « à-coups » que l’on aurait pu attendre de mesures choc lancées à grands renforts de déclarations fracassantes.

D’autant que les marchés parallèles (tabac et vapotage) s’y sont installés :

  • forte hausse de la fiscalité tabac ;
  • display-ban (suppression des linéaires) pour le tabac et le vapotage, mis en place cette année ;
  • interdiction des cigarettes électroniques jetables ;
  • interdiction des sachets de nicotine …

Et maintenant, Franck Vandenbroucke vient d’annoncer une prochaine interdiction des arômes (à l’exception du goût tabac) dans les e-liquides… Il s’appuie sur un avis du Conseil supérieur de la Santé.

Dont certains des membres ont pourtant reconnu en quoi quelques arômes pourraient aider des fumeurs à arrêter la cigarette « ». Mais « priorité a été donnée à la protection des enfants ».

On pourra remarquer que ces derniers ne sont pas protégés du marché parallèle non plus (sites en ligne et épiceries).

20 Juin 2025 | Pression normative
 


Le Gouvernement a annoncé le 29 mai la création de nouveaux espaces sans tabac à partir du 1er juillet 2025, notamment sur les plages, en lien avec une recommandation européenne (voir 18 et 1er juin). À ce stade, aucun décret n’a encore été publié, ce qui laisse subsister de nombreuses zones d’ombre sur les modalités d’application de cette mesure.

C’est ainsi que l’UMIH (Union des Métiers de l’Hôtellerie Restauration / voir 26 avril) réagit dans un communiqué que nous reprenons.

Si l’UMIH partage les objectifs de santé publique, elle alerte sur le flou juridique entourant cette annonce et sur ses conséquences économiques, notamment pour les établissements de plage et de bord de mer. Lire la suite »

 

Les ventes de tabac ont chuté de 11 % sur un an en 2024 en France. Que reste-t-il aux buralistes ? Le président de la fédération des buralistes du Nord, Philippe Laveau, a répondu, ce 2 juin, sur Ici / France Bleu Picardie.

Les ventes de tabac en France ont baissé de plus de 11 % entre 2023 et 2024 pour atteindre un niveau historiquement bas.

Un buraliste de Tully, dans la Somme, témoigne sur Ici Picardie de ses difficultés dues notamment à cette chute. Pour le président de la fédération des buralistes de la Somme (et aussi des buralistes du Nord), Philippe Laveau, l’État doit faire de la profession la référente des substituts nicotiniques afin de conserver des commerces de proximité.

Le Gouvernement poursuit son objectif d’« une génération sans fumeurs ». « On est pour », répond Philippe Laveau, qui met en avant l’interdiction de fumer aux abords des écoles en vigueur à Moreuil, dans la Somme : « Il y a longtemps que c’est mis en place près des écoles, et je trouve ça très bien, les enfants ne sont pas obligés d’être confrontés à la fumée. Mais moi j’aimerais qu’il n’y ait pas que cette seule mesure qui pénalise tout le temps les fumeurs et les buralistes », explique-t-il, en renvoyant la balle aux associations de prévention.

La ministre de la Santé écarte toute nouvelle hausse du prix du paquet de cigarettes au nom de la préservation des bureaux de tabac comme commerces de proximité (voir le 30 mai / Vautrin).

Relais colis (malgré les déboires récents avec Mondial Relay), vapotage, paiement de proximité : voilà pour les pistes de diversification évoquées par Philippe Laveau, qui insiste : « Ce qu’on demande à l’État, c’est d’être le référent de tout ce qui est produit nicotinique, présents ou à venir. »

30 Mai 2025 | Pression normative
 


En annonçant une interdiction généralisée de fumer dans les parcs et sur les plages, la ministre de la Santé a obtenu son « effet médiatique » en cette veille de la Journée sans tabac (voir ci-dessous).

L’art d’occuper les médias, avec ses limites.

Car, en fait, l’interdiction de fumer dans ces lieux est en train de s’instaurer progressivement dans ces mêmes espaces, sous l’effet de l’action des municipalités.

Au plus près du terrain et du comportement des concitoyens.

C’est là où tout va se jouer, jour après jour.

On notera que les terrasses de café ne sont pas concernées.

On sait que le secteur CHR est attentif à accueillir tous ses clients.

De même, il est important que le vapotage échappe à la mesure. Il est donc bien considéré comme – officiellement – à moindre nocivité.

On remarquera aussi que Catherine Vautrin ne souhaite pas de nouvelle hausse de la fiscalité tabac, car elle s’inquiète de la contrebande. C’est la première ministre de la Santé à s’en inquiéter … certes, mais l’annonce, en même temps par le Gouvernement, d’un vrai plan d’urgence de lutte contre les trafics aurait été plus crédible.

À l’heure de la découverte de la huitième usine clandestine de tabac en France.

Là où la ministre et son Gouvernement ratent le coche, c’est en n’abordant pas le vrai sujet qui se pose actuellement dans la lutte contre le tabagisme, dont les résultats sont si mauvais en France.

Plutôt que de « contraindre et punir un peu plus » les fumeurs qui ne peuvent, ni ne veulent, abandonner la cigarette, ne serait-il pas plus efficace de les encourager officiellement à « switcher » de la cigarette vers d’autres produits, à nicotine, à moindre nocivité : comme le vapotage ou les sachets de nicotine, vendus dans un réseau encadré : les buralistes ?

À suivre.

30 Mai 2025 | Pression normative
 

L’info : Catherine Vautrin – ministre du Travail, de la Santé, des Solidarités – annonce dans Ouest-France de ce 30 mai (veille de la Journée sans tabac) un certain nombre de mesures : « Là où il y a des enfants, le tabac doit disparaître. »

Les mesures annoncées : à partir du 1er juillet 2025, les plages et jardins publics, abords des écoles, abris de bus, équipements sportifs seront tous considérés comme des espaces sans tabac.
Le non-respect de l’interdiction pourra engendrer une amende de 4ᵉ classe : 135 euros.
Les terrasses de café ne sont pas concernées par l’interdiction.
Les produits du vapotage, non plus.

Autres déclarations de la ministre : elle ne souhaite pas de nouvelle hausse sur la fiscalité tabac.

« Sur cette question, je suis prudente quand je vois les ravages de la contrebande de tabac, et je veux qu’on accompagne la diversification des buralistes parce que ces commerces de proximité sont indispensables », a-t-elle déclaré.

Par ailleurs, elle souhaite baisser le taux de nicotine et réduire le nombre des arômes dans les produits du vapotage d’ici le premier semestre 2026.

10 Déc 2024 | Profession
 

Malgré les critiques de certains groupes de santé et le ton alarmiste de certains reportages récents, BAT France confirme que ces produits, à base de nicotine sans tabac, peuvent offrir aux fumeurs français une alternative efficace aux produits du tabac.

C’est ainsi que débute une communication de BAT France que nous reprenons.

En plus des mesures de prévention visant à limiter l’accès des jeunes déjà mises en place, BAT France est en faveur dune réglementation plus stricte, interdisant la vente de ces produits aux mineurs et encadrant les points de vente autorisés, ainsi que la concentration maximale de nicotine dans les sachets et leur étiquetage.  Lire la suite »

11 Nov 2024 | Associations
 

Une nouvelle analyse de données réalisée par l’association Smoke Free Sweden (voir 9 mai 2024) annonce que « la stratégie dépassée de lutte contre le tabagisme de lUE » est en train de perdre la guerre contre le tabagisme.

Nous reprenons des extraits du communiqué publié à l’occasion de la sortie de ce rapport (intitulé « Missing the Target »).

•• Au rythme actuel, l’UE n’atteindra pas son objectif de lutte contre le tabagisme avant 76 ans. Seule ladoption de solutions innovantes permet de réduire de manière significative le nombre de victimes de la cigarette dans des pays tels que la Suède, qui est sur le point de devenir un pays sans tabac (voir 20 décembre 2022). Lire la suite »