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26 Mai 2026 | Pression normative
 

Faudrait-il étendre au vapotage les zones sans tabac en France ? Une large majorité de Français y seraient favorables (7 sur 10), selon un sondage OpinionWay pour la Ligue contre le cancer que RMC dévoile ce 25 mai.
Nous reprenons son information.

Depuis bientôt un an, il est déjà interdit de fumer sa cigarette sur les plages, dans les parcs, les abribus ou les écoles (voir les 30 mai et 1er juillet 2025).
Avec ce nouveau sondage, la Ligue contre le cancer milite pour que cette interdiction soit étendue à la vapoteuse : la cigarette électronique.

Il faudrait ainsi, selon la Ligue contre le cancer, « réduire la visibilité et l’attractivité de la cigarette électronique, toujours plus “glamour” avec ses goûts et ses jeux de lumière, et abusivement présentée comme inoffensive, avant que sa consommation ne s’installe durablement », écrit l’association dans son communiqué.

« On a deux types de publics, les fumeurs qui substituent la nicotine, mais aussi de plus en plus de jeunes qui consomment », poursuit sur RMC le docteur Emmanuel Ricard, médecin en santé publique et directeur de la prévention à la Ligue contre le cancer.
« On craint d’être en retard d’une guerre, et que ce qu’on gagne sur la cigarette on le perde sur le vapotage », s’inquiète-t-il. Lire la suite »

4 Mai 2026 | International
 

En interdisant les arômes dans les produits de vapotage dès septembre 2028, on ne protège pas la santé publique : on organise le transfert d’un marché légal vers un marché illégal. C’est ainsi que Xavier Deville, président de Prodipresse (regroupant les libraires-presses vendant, notamment, tabac et produits du vapotage en Belgique), réagit à l’annonce du ministre de la Santé (voir 2 mai).

Aujourd’hui déjà, près d’une vente sur deux en Belgique se fait via le circuit parallèle. Un marché que les autorités sont incapables de contrôler, que ce soit dans certains night shops ou sur les réseaux sociaux. Et ce sont précisément les jeunes — que cette mesure prétend protéger — qui s’y approvisionnent.
Demain, ce sera pire.

L’exemple néerlandais est sans appel. Le ministre oublie de le dire, mais les évaluations du RIVM (Institut national de santé publique) montrent des effets contre-productifs majeurs :

  • Explosion des achats transfrontaliers, notamment en Allemagne
  • 80 % des vapoteurs contournent l’interdiction en achetant à l’étranger (source : Acvoda)
  • À peine 2 % se tournent vers les produits autorisés au goût tabac
  • Près de 10 % retournent à la cigarette classique
  • Les produits aromatisés restent largement accessibles… mais illégalement
  • Le vapotage chez les mineurs a augmenté après l’interdiction (source : CBS National Youth Monitor)

Autrement dit : la consommation ne disparaît pas, elle bascule dans l’illégalité.

Cette décision n’est pas une politique de santé publique. C’est une politique de renoncement.

  • Renoncement face aux réseaux illégaux.
  • Renoncement aux recettes fiscales.
  • Renoncement à la protection réelle des consommateurs.

Et pendant ce temps, les organisations criminelles se frottent les mains.
Quand l’idéologie remplace le pragmatisme, les conséquences sont connues : plus de marché noir, plus de risques sanitaires, plus d’insécurité.

 

Voici l’intégralité du communiqué officiel d’interdiction des arômes dans les produits du vapotage publié par le ministre de la Santé, Franck Vandenbroucke (voir 25 novembre 2025).

« Le Conseil des ministres a approuvé aujourd’hui une proposition du ministre de la Santé publique, Frank Vandenbroucke, visant à interdire les arômes dans les cigarettes électroniques, à l’exception de l’arôme de tabac et des cigarettes électroniques sans arômes, à partir du 1er septembre 2028.

« Nous voulons protéger la santé de nos enfants et de nos jeunes et empêcher qu’une nouvelle génération devienne dépendante au tabac.

Avec leurs arômes attrayants, les vapoteuses sont délibérément conçues pour inciter les jeunes à fumer. C’est inacceptable et cela doit cesser », a déclaré le ministre Vandenbroucke. Lire la suite »

15 Avr 2026 | Associations, Vapotage
 

Avec un chiffre d’affaires d’1,6 milliard d’euros en 2025, le marché de la cigarette électronique connaît « une progression fulgurante », affirme ce 14 avril sur France Inter, Marion Catellin, directrice du collectif Contre-Feu (voir 2 avril 2026).

(NDLR : Une nouvelle attaque frontale contre le vapotage alors même qu’un opérateur national de la stratégie antitabac vient de publier un document reconnaissant que le vapotage est un outil de sevrage efficace…voir le 14 avril 2026).

Les jeunes sont « clairement les plus ciblés » par ce marché, selon Contre-Feu.

En 2025, le marché de la cigarette électronique représente 1,6 milliard d’euros de chiffre d’affaires. Il s’agit d’une « progression fulgurante », selon Marion Catellin, directrice du collectif Contre-Feu (ex-Alliance contre le tabac), ce mardi sur France Inter. « Et les jeunes sont clairement les plus ciblés » par ce marché, assure-t-elle. Le collectif publie, ce 14 avril, son rapport sur le marché de la vape.

Selon l’enquête du collectif, plus de la moitié des jeunes de 13 à 16 ans reconnaissent que ces produits leur donnent envie à cause de leur goût ou du marketing.
Afin d’« attirer les plus jeunes », Contre-Feu constate que les industriels utilisent un « packaging coloré » avec « des produits qui ressemblent à des mini consoles vidéo, des mini biberons », « des arômes très sucrés » aussi au goût de bonbon, de barbe à papa, et même de « licorne ». Des influenceurs sont également « rémunérés pour faire la promotion de la cigarette électronique sur les réseaux sociaux », ce qui est pourtant interdit par la loi.

Marion Catellin estime que les industriels mettent en place la même stratégie que pour la cigarette « classique », c’est-à-dire que « les plus jeunes sont visés, car plus un jeune rentre tôt dans l’addiction à la nicotine, plus il aura du mal à en sortir ».

Le collectif Contre-Feu réclame donc la mise en place d’« un paquet neutre » comme pour la cigarette « classique » (voir 14 avril 2026), l’interdiction aussi de la vente en ligne de produits de la vape, car la « part de jeunes qui achètent en ligne est non-négligeable ».

Marion Catellin en appelle également à « la responsabilité des buralistes comme des magasins de vape pour ne plus vendre ces produits à des mineurs ». D’après le rapport du collectif, un tiers des vendeurs acceptent de fournir des produits de vape à des mineurs.

 

Le ministre de la Santé Frank Vandenbroucke a appelé, ce 25 mars, la Commission européenne à prendre au sérieux ce qu’il appelle une « épidémie de vapotage ». Il a visité les locaux de l’institut de santé publique Sciensano en présence du commissaire européen en charge de la Protection des consommateurs Michael McGrath.
Nous reprenons une information de l’agence de presse Belga.

L’industrie des cigarettes électroniques vise à rendre une nouvelle génération, souvent composée de jeunes, dépendante à la nicotine, a mis en garde M. Vandenbroucke. « Nous constatons que les cigarettes électroniques contiennent plus de 2 000 ingrédients officiellement enregistrés, mais aussi des métaux qui se libèrent et de nouvelles combinaisons de substances résultant de la chauffe, qui constituent tous des risques pour la santé », a-t-il déclaré. Lire la suite »

25 Mar 2026 | Pression normative
 

Ce qui frappe dans certains reportages sur la vape, ce n’est pas le sujet mais le récit. C’est ainsi que Cyrille Geiger (commerçant et formateur) s’exprime, sur Linkedin le 23 mars, à propos du dernier « Complément d’enquête / Vapoteuses : l’empire de la clope contre-attaque » que nous avons déjà commenté ici-même (voir 21 et 23 mars). Un « grand méchant » bien identifié : Big Tobacco. Un marché présenté comme sous influence et une conclusion qui coule de source… puisqu’elle est posée comme postulat de départ. Problème : la réalité est un peu moins pratique. En France, l’immense majorité de la vape ne passe pas par les grands groupes du tabac. Mais c’est moins simple à raconter. Alors on simplifie, on amalgame, on suggère que tout se vaut, que tout se rejoint… et que tout est suspect. Une forme d’altermondialisme appliqué à la vape : refuser les industriels… tout en leur prêtant une omniprésence qu’ils n’ont pas réellement sur ce marché. Il y avait pourtant un autre sujet sûrement bien plus ancré dans la réalité de la vape. Celui de la contrebande et de la contrefaçon vendue dans certaines solderies, ou directement via des réseaux sociaux, sans contrôle, sans traçabilité, sans aucune règle. Un sujet moins bancable mais infiniment plus concret… et probablement plus utile. Et pendant ce temps-là, sur le terrain, les buralistes ne font pas de théorie. Ils accompagnent des clients bien réels, souvent fumeurs, qui cherchent des alternatives. Ils expliquent, orientent, encadrent et appliquent des règles strictes. Ils assument une responsabilité quotidienne. Pas parfaits. Mais responsables. Pas militants. Mais engagés dans le réel. La vape mérite mieux qu’un procès d’intention et surtout mieux qu’un scénario déjà écrit. Peut-être que la prochaine enquête pourrait commencer par là : aller voir ceux qui font, plutôt que ceux qui racontent. À moins que ça ne soit pas conforme avec certains objectifs d’audience.

 

Ainsi, le service public de la communication audiovisuelle nous a produit une nouvelle enquête à charge contre la présence, légale et réglementée, des cigarettiers sur le marché du vapotage : « Vapoteuses : l’empire de la clope contre-attaque » sur France 2 / Complément d’enquête (voir 21 mars).

Avec un traitement caricatural et trompeur, sur le mode complotiste, visant à laisser dans l’esprit des téléspectateurs un seul et simpliste message : les fabricants (et accessoirement les buralistes) n’ont d’autre objet que manipuler, tromper, empoisonner…
En évitant de revenir sur les milliards de dollars investis dans le monde par ces mêmes fabricants pour concevoir, produire et commercialiser des produits effectivement à moindre nocivité.
Façon de rejoindre le raisonnement de ces écolos furieux dénonçant les pétroliers qui investissent dans les nouvelles énergies.

La dénonciation facile empêche l’investigation difficile sur les vrais sujets se posant dans l’actualité de la vape et des nouveaux produits :

  • Le ravage des ventes de produits hors normes en ligne : en ciblant les adolescents.
  • La multiplication des ventes illégales au sein d’épiceries et autres bazars : en ciblant les adolescents.
  • L’apparition fulgurante sur le marché de produits exotiques plus que « border-line » avec la réglementation : en ciblant les adolescents.

Là où il y a urgence sanitaire, il n’y a pas toujours urgence médiatique.

21 Mar 2026 | Pression normative
 

« La Guerre de l’Info », c’est sous cette signature que les équipes de Complément d’Enquête – sur France 2, ce 19 mars au soir – ont présenté un sujet en phase avec une réalité de la vie quotidienne dans notre pays : le développement du vapotage.
Sujet qui peut prêter à la controverse, certes, mais qui n’exclut pas une approche sérieuse, non-partiale et documentée.
C’est raté.

On aurait pu y entendre des témoignages concrets de vapoteurs, de professionnels issus du très large éventail représenté par les acteurs de la vape, de tabacologues, voire de médecins sur le terrain… et même des agents de la DGCCRF appelés à suivre le secteur.

On aurait pu espérer une synthèse entre toutes les études (les plus importantes du moins) existantes sur le sujet de par le monde… et non la mise en avant polémique d’un seul chiffre.

On aurait pu y explorer les causes pour lesquelles – dans beaucoup de pays, notamment en France – la baisse de la prévalence tabagique coïncide avec le développement du vapotage…

On aurait pu en savoir plus sur les graves défis représentés par l’arrivée massive de produits du vapotage non conformes, illégaux sur la plupart des marchés occidentaux…

Au lieu de cela… une émission totalement à charge contre « le big tobacco ». C’est tout.
Dans une atmosphère polémique, voire complotiste.
Un seul exemple ? : ces photos de professionnels de l’industrie (en audition officielle à l’Assemblée nationale) présentées en mode « photos grises de mafieux ».

Comme si le fait d’investir des moyens considérables sur des solutions à moindre risque pour le fumeur représentait le scandale absolu.

À suivre.

5 Mar 2026 | International, Vapotage
 

Espagne proposition reseau vapotage

Ce 26 février, une proposition de loi d’origine parlementaire a été déposée sur le bureau du Congrès des députés.

Son objet porte sur la régulation de la vente des produits du vapotage, des sachets de nicotine « et autres produits liés au tabac » en réservant sa vente aux estanqueros (buralistes espagnols / voir photo) et aux « points de vente spécialisés » (ex : boutiques de vapotage) : ces réseaux s’engageant sur la non-commercialisation aux mineurs, la traçabilité des produits et la collecte de fiscalité.

Serait donc interdite la vente dans d’autres commerces (ex : épiceries, bazars) et sur Internet.

Reste savoir de quelle façon cette proposition va s’inscrire dans le calendrier parlementaire alors que l’hypothèse d’élections législatives anticipées est de plus en plus évoquée dans les médias.

(Voir aussi le 22 septembre 2025)

3 Mar 2026 | International
 

Maroc douane douaniers

Il y a des marchés où les autorités ne craignent pas de prendre leurs responsabilités. Ainsi, le Maroc vient de décider de placer sous la responsabilité des Douanes les nouveaux produits avec ou sans nicotine.

La Direction générale des douanes et des impôts indirects du Maroc a initié des mesures strictes après avoir publié une circulaire soumettant plusieurs produits du tabac et de la nicotine à un contrôle de conformité obligatoire selon de nouvelles normes techniques nationales. Nous reprenons ses éléments de communication.

La circulaire indique que la Direction générale du Commerce marocaine a annoncé la publication d’un décret qui impose l’application de cinq normes de qualité nationales.
Ces normes concernent les produits suivants : les sachets de nicotine, le tabac à chiquer, les produits du vapotage (cigarettes électroniques et liquides).

Conformément à ces mesures, l’importation des produits concernés est désormais conditionnée au respect des critères définis, et il a été décidé de ne pas autoriser leur retrait des ports et des entrepôts douaniers avant d’avoir reçu les résultats des contrôles techniques.

Cette initiative s’inscrit dans un contexte de renforcement de la surveillance des produits liés à la consommation de nicotine, en particulier des cigarettes électroniques et de leurs dérivés, dans le but d’assurer qu’ils répondent aux normes de sécurité et de qualité avant leur commercialisation sur le marché national.

Des observateurs estiment que ces mesures pourraient avoir un impact direct sur la cadence des importations de ces produits et sur les acteurs du marché des cigarettes électroniques, qui connaît une expansion notable ces dernières années.

Les professionnels concernés s’attendent à ce que les Douanes marocaines s’impliquent activement dans l’application de cette nouvelle réglementation.