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8 Fév 2026 | Profession
 

« Qu’il s’agisse du service public ou du secteur privé, les rédactions françaises ont massivement choisi l’alarme plutôt que l’information »

Rémi Baerts, PDG de Kumulus Vape, à propos du traitement médiatique (trop fréquemment biaisé) du rapport de l’Anses sur le vapotage (voir le 6 février).

6 Fév 2026 | Profession
 

Acteur majeur de la distribution de produits de vapotage en France, Kumulus Vape (voir 14 mars 2025) réagit à la couverture médiatique du rapport de l’Anses publié le 4 février (voir 4 et 5 février 2026).

Le Groupe dénonce un traitement journalistique qui trahit les conclusions scientifiques de l’Agence et annonce la saisine de l’Arcom concernant certaines émissions audiovisuelles.

Ce que l’Anses conclut réellement

Le rapport de l’Anses, fruit de trois années de travaux et de l’analyse de plus de 2 500 études scientifiques, établit une hiérarchie claire entre vapotage et tabac. Sa conclusion centrale tient en une phrase : « Les connaissances actuelles permettent de conclure que les effets associés à l’usage de la cigarette électronique ne sont pas d’une gravité équivalente à ceux provoqués par le tabac » (p. 16).
L’Agence enfonce le clou : « Aucune catégorie d’effet ne dépasse, en gravité ni en niveau de preuve, celles observées pour le tabac fumé ; la combustion absente reste l’avantage majeur du vapotage » (p. 25).

Qu’il s’agisse du service public ou du secteur privé, les rédactions françaises ont massivement choisi l’alarme plutôt que l’information.
France Info titre ainsi sur un « risque sanitaire pour les vapoteurs ».
France Bleu assène que « vapoter, c’est aussi prendre des risques pour sa santé ».
CNews évoque un « terrain cancéreux ».
BFM TV, enfin, franchit un cap en affirmant à l’antenne : « Vapoter, ça tue aussi ».
Les conclusions centrales de l’Agence ont été reléguées en fin de papier quand elles n’ont pas été purement et simplement occultées, au profit d’accroches centrées sur des « risques » dont l’Anses elle-même précise qu’ils relèvent du niveau de preuve le plus faible de son échelle scientifique.
(voir ci-dessous aussi / Les Échos).

Quand « possible » devient « certain » et « aucun cancer » devient « cancérogène »

L’Anses classe ses conclusions selon quatre niveaux : Avéré, Probable, Possible et Insuffisant. Le niveau « Possible » désigne des hypothèses reposant sur des preuves très limitées, souvent animales ou cellulaires, sans lien de causalité établi chez l’humain. Pour le tabac fumé, les effets cardiovasculaires, respiratoires et cancérogènes sont tous « Avérés ». Pour le vapotage, aucun n’atteint ce niveau.
Pourtant, plusieurs médias transforment « possible » en « probable » pour les risques cardiaques. Lire la suite »

 

La nouvelle loi espagnole « anti-tabac et nouveaux produits » suit toujours son long processus d’élaboration (voir 11 septembre 2025). Il s’agit notamment de rapprocher le cadre réglementaire pour les produits du vapotage de celui existant pour le tabac.

Mais un point nouveau vient d’être divulgué, par divers sites d’information, sur la responsabilité des parents de jeunes mineurs qui fument ou qui vapotent.

Le principe : faire retomber la responsabilité économique sur les parents ou les tuteurs de ces jeunes mineurs. Ils sont considérés comme « responsables subsidiaires ».

Ils seront donc appelés à régler les amendes de leurs progénitures surprises en train de fumer ou de vapoter. Celles-ci iraient de 100 à 600 euros, ce dernier montant en cas de multi-récidives.

C’est ce que dirait le projet de loi.
À suivre.

 Commentaires fermés sur Espagne : des amendes pour les parents de mineurs fumeurs ou vapoteurs  , ,
26 Déc 2025 | Pression normative
 

Le Conseil d’État a déclaré illégal l’article 76 de la loi tabac votée le 29 août à Tahiti. Un texte qui venait interdire purement et simplement l’importation puis la vente de produits du vapotage entre 2026 et 2027 (voir 13 septembre 2025).
La loi peut tout de même être promulguée en ce qui concerne l’interdiction des puffs et de la vente aux mineurs.
Nous reprenons l’information des Nouvelles Calédoniennes du 24 décembre.

C’était un des coups de théâtre

d’une session extraordinaire marathon qui avait eu lieu, fin août. Alors que le gouvernement défendait, dans sa « loi Tabac 2 », un resserrement du cadre réglementaire des produits du vapotage, entre autres pour limiter leur succès auprès des jeunes, la sénatrice Lana Tetuanui avait proposé une interdiction pure et simple de l’importation et la vente au fenua de ces e-cigarettes, des liquides et autres produits qui y sont associés.

À suivre

 Commentaires fermés sur Tahiti : le Conseil d’État annule la loi locale interdisant le vapotage  ,
27 Nov 2025 | Associations
 

La semaine dernière, des députés issus de la quasi-totalité des groupes politiques ont largement rejeté l’article 23 du Projet de loi de Finances pour 2026, qui visait à instaurer une surtaxation des produits du vapotage (voir le 20 novembre).
Un signal positif pour les 4 millions de vapoteurs français et l’ensemble des acteurs de la filière nationale, composée pour l’essentiel de TPE et PME ancrées dans les territoires.
France Vapotage appelle les sénateurs à refuser à leur tour le contre-sens sanitaire et économique proposé dans le texte initial. Ils auront pour cela à rejeter les habituelles fake news avancées par les opposants à la cigarette électronique, qui mélangent volontairement deux réalités radicalement différentes : le tabagisme et le vapotage.
C’est ainsi que débute un communiqué de France Vapotage (voir le 13 novembre) que nous reproduisons intégralement.

//  Non, les produits du vapotage ne doivent pas être fiscalisés comme des produits « à fumer » !

ncadrer et fiscaliser les produits du tabac et du vapotage selon la même logique, c’est mettre sur le même plan deux produits totalement différents.
Pire : c’est confondre un problème et une solution.
Passer à la cigarette électronique revient en effet à choisir une alternative incontestablement moins risquée que le tabac. La vapeur de la cigarette électronique, sans combustion et sans tabac, contient jusqu’à 95 % de substances toxiques en moins que la fumée de la cigarette classique.
Le e-liquide peut certes contenir de la nicotine : la même que celle des substituts nicotiniques vendus en pharmacie. Elle est nécessaire au fumeur récemment engagé dans une démarche de sevrage.
Vapoter n’est pas fumer. Dire le contraire à un fumeur adulte, c’est l’encourager dans le tabagisme. Cette nouvelle taxe serait d’autant plus injuste qu’elle toucherait en premier lieu le pouvoir d’achat des catégories sociales les plus fragiles.

//  Non, il n’y a pas d’effet-passerelle démontré !

« Marche vers la cigarette », « entrée dans le tabac pour les adolescents » : quelques députés se sont inquiétés en séance publique d’un hypothétique « effet-passerelle », qualifié même par le Rapporteur général du Budget de « risque manifestement bien étudié ».
France Vapotage déplore de telles assertions, qu’aucune étude scientifique d’envergure ni aucune observation de terrain ne vient démontrer.
Les données disponibles en France sont constantes : l’usage du vapotage est majoritairement concentré chez les fumeurs ou ex-fumeurs. À l’inverse, et comme l’ont encore rappelé cette année Santé publique France et l’OFDT, « le vapotage est quasi inexistant chez les personnes qui n’ont jamais expérimenté le tabac ».
En réalité, le seul effet-passerelle massif mesuré est l’inverse de celui décrié : des millions de fumeurs ont déjà arrêté le tabac grâce à la vapoteuse, l’outil le plus utilisé et le plus efficace pour sortir du tabagisme.
Récemment, la Société francophone de Tabacologie (SFT / voir ci-dessous) a elle-même reconnu officiellement la vape comme un outil efficace et légitime d’aide au sevrage tabagique.

//  Oui, il faut encadrer le marché du vapotage… mais pas comme cela !

Il n’est pas vrai qu’aujourd’hui en France « n’importe qui peut trouver n’importe quoi, n’importe où ».
Pour autant, le cadre réglementaire du vapotage doit être précisé.
France Vapotage demande depuis sa création l’élaboration d’un cadre réglementaire dédié au vapotage, distinct de celui du tabac, applicable et réaliste, qui permettrait de répondre aux préoccupations exprimées :

  • le respect de l’interdiction de vente aux mineurs et leur protection renforcée ;
  • la qualité, la sécurité et la traçabilité de tous les produits vendus en France ;
  • la lutte contre le marché noir et les importations non conformes.

Ce cadre doit être élaboré avec l’ensemble des acteurs concernés, en toute transparence, non pas sous le prisme de la fiscalité, mais en cohérence avec notre politique de santé publique, et afin de protéger une filière française pionnière, aujourd’hui fortement concurrencée par des acteurs extra-européens dont les pratiques ne respectent ni les standards européens, ni les exigences sanitaires françaises.

Un consensus budgétaire est possible… au moins sur l’article 23 ! France Vapotage demande au Gouvernement et aux parlementaires de s’accorder sur le retrait des produits du vapotage de cet article, et réaffirme sa disponibilité pour travailler avec les pouvoirs publics à l’élaboration d’un cadre adapté, rigoureux et réellement utile à la santé publique.

 Commentaires fermés sur Article 23 du budget : France Vapotage appelle les sénateurs à confirmer le vote de l’Assemblée nationale  , ,
16 Nov 2025 | Profession
 

Suite à l’enquête du CNCT (voir 12 et 15 novembre) annonçant qu’un tiers des buralistes vendrait du tabac à des mineurs (et pour laquelle nous avons précisé que 100 % des vendeurs à la sauvette proposaient du tabac à ces mineurs / voir 13 novembre), Serdar Kaya, président de la Confédération nationale des buralistes, a réagi, sur les réseaux sociaux, dans les termes suivants :

« C’est un sujet majeur pour notre profession, un travail de chaque instant pour atteindre le 100 % d’irréprochabilité. »

« Les buralistes sont pleinement engagés et responsables, malgré les agressions verbales, les intimidations ou les techniques toujours plus ingénieuses utilisées par certains jeunes dans nos établissements. »

« La profession reste mobilisée pour faire respecter la loi et garantir un comportement exemplaire, malgré les difficultés rencontrées sur le terrain. »

(Voir aussi le 14 novembre)

16 Nov 2025 | Profession
 

Un tiers

Un tiers des buralistes vend du tabac aux mineurs selon une enquête du Comité national contre le Tabagisme / CNCT (voir 12 novembre).
Pour un complément d’information, nous avons remarqué que 100 % des vendeurs à la sauvette proposaient (et vendaient) du tabac aux mineurs (voir 13 novembre).

12 Nov 2025 | Profession, Récents
 

Selon une enquête du Comité national contre le tabagisme (CNCT), la pratique recule nettement depuis 2021, mais reste « préoccupante » en France. Nous reprenons la dépêche AFP sur le sujet (extraits).

Un buraliste sur trois vend encore du tabac aux mineurs en toute illégalité, soit deux fois moins qu’il y a quatre ans, a constaté une association antitabac, qui se réjouit de cette « baisse significative » mais juge la situation « encore préoccupante » (voir le 3 octobre 2019).

L’institut d’enquêtes Audirep a mené, pendant l’été 2025 sur le territoire national, pour le Comité national contre le tabagisme (CNCT), un millier de « visites mystère » en binôme, lors desquelles un mineur de 17 ans tentait d’acheter du tabac et un adulte contrôlait le respect, par le buraliste, du refus de vente aux mineurs.

Il en est ressorti que près d’un tiers des buralistes accepte de vendre aux mineurs du tabac (31 %) ou un e-liquide de vapotage (32 %), malgré l’interdiction remontant à 2009 pour le premier et à 2015 pour le second, selon des résultats transmis à l’AFP.

Pour les enseignes de vapotage, le résultat est similaire, avec une proportion de 34 %. Ces ventes aux mineurs sont plus fréquentes en Île-de-France, dans le Grand Est et dans les communes de plus de 15 000 habitants, « l’anonymat propre aux grandes villes favorisant le non-respect de la réglementation », selon le CNCT.

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5 Nov 2025 | Associations
 

affiche ne tuez pas la vape contre l'article 23 du projet de loi finance 2025

Une centaine de personnes ont manifesté, à Bordeaux, ce 4 novembre, pour contester l’article 23 du Projet de Loi de Finances 2026 (voir le 16 octobre) qui prévoit un texte sur les produits de vapotage et l’interdiction de la vente en ligne. Des restrictions qui signeraient, selon eux, la mort de la profession (voir le 30 octobre).
Nous reprenons l’article que leur a consacré Sud-Ouest.

« Si ça passe, on est tous au chômage. » Guillaume Thomas, président du Vaporium et ses neuf boutiques, ne mâche pas ses mots. Avec toute son équipe, il est venu manifester place de la Bourse à Bordeaux, ce mardi 4 novembre, aux côtés d’une centaine de professionnels du secteur et utilisateurs de vapes.

En ligne de mire : l’article 23 du Projet de Loi de Finances, et ces trois points de réglementation : l’interdiction de la vente en ligne, la taxation des liquides et l’assimilation des magasins à des bureaux de tabac.

« La taxe, c’est vraiment le moins grave. Les prix vont augmenter, les gens achèteront peut-être moins, mais on pourra s’en sortir. Mais l’interdiction de la vente sur Internet va tuer tous les sites fiables et sécurisés, et donc des emplois. »

Quant à être considéré comme buraliste, c’est pour lui hors de question : « Ça nous limiterait à un seul fournisseur qui demande une caution hors de prix. »