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Y Martinet« Si on arrive à arrêter de fumer pendant un mois, on multiplie par cinq ses chances d’arrêter définitivement », encourage Yves Martinet, pneumologue, professeur émérite à l’université de Lorraine et président du CNCT (Comité national contre le tabagisme), dans la matinée du 2 novembre, à l’occasion du démarrage de la 11e édition du « Mois sans tabac ». Nous reprenons l’info de ICI Lorraine.

Cette opération vise à encourager les fumeurs à arrêter de consommer du tabac. Elle a été initiée sous le président François Hollande et dure tout le mois de novembre. « Fumer une cigarette, c’est raccourcir sa vie de 20 minutes », prévient Yves Martinet.
Un fumeur sur six développera un cancer du poumon au cours de sa vie, « mais il faut garder le côté positif : il y a de plus en plus de Français qui arrêtent de fumer », se félicite le professeur. « Sur les dix dernières années, quatre millions de Français ont arrêté de fumer et ça, c’est une belle réussite ».

Le meilleur conseil, « c’est de s’y mettre le plus tôt possible et de ne pas désespérer », préconise le pneumologue. Lui-même a « arrêté sept à huit fois avant d’arrêter définitivement ».
Il reconnaît que « c’est plus ou moins facile selon les individus, mais on y arrive tous. Il ne faut pas se désespérer et le jeu vaut la chandelle ».

La difficulté d’arrêter de fumer est que la nicotine est « la drogue la plus dure sur le marché et c’est une drogue en vente libre », décrit Yves Martinet. Donc elle a toutes les chances d’avoir le plus grand nombre d’addicts. Le fumeur, c’est un addict.

Le tabac tue 68 000 personnes prématurément par an en France. De moins en moins de jeunes fument de cigarettes, constate le président du Comité national contre le tabagisme, car « c’est ringard de fumer », mais « ils sont séduits par l’industrie de la cigarette électronique qui leur propose des gadgets : la cigarette électronique avec de la nicotine dont c’est démontré maintenant qu’elle n’est pas sans risque pour la santé, ça reste dangereux », regrette-t-il.

En France, après le Plan Cancer sous la présidence de Jacques Chirac, sous la présidence d’Emmanuel Macron, les politiques publiques ont augmenté fortement le prix du tabac. « Et c’est là où on a eu la chute la plus importante de fumeurs en France », constate Yves Martinet. « C’est clair que c’est la mesure la plus efficace ». Début septembre, Marine Le Pen, candidate RN à la présidentielle, a écrit aux buralistes pour les soutenir et leur assurer un « gel des taxes sur le tabac » si elle est élue en 2027, affirmant vouloir « protéger » une activité « vitale pour la vie sociale » des communes (voir le 7 septembre 2026).

« Ce n’est pas respectueux de la santé des Français », tacle Yves Martinet. « L’augmentation des prix par le biais des taxes, c’est la mesure la plus efficace pour amener les fumeurs à arrêter de fumer. Proposer un blocage des prix, c’est favoriser le tabagisme des jeunes et des adultes », déplore le professeur. Selon lui, l’arrivée de Marine Le Pen à l’Élysée mettrait en péril la lutte contre le tabagisme engagée depuis plusieurs années, « à moins que Marine Le Pen ne change d’avis et qu’elle écoute les conseillers spécifiques et compétents en santé publique », préconise-t-il.

Pour arrêter de fumer, les usagers peuvent appeler Tabac info service au 39 89. De 8 h à 20 h, un tabacologue leur répond gratuitement. Ils peuvent aussi se rendre sur le site mois-sans-tabac.fr. « Faites-vous aider par un professionnel de santé pour arrêter. Le pharmacien, le médecin, la sage-femme, l’infirmière, si vous vous faites aider, vous augmentez de 70 % vos chances de réussite », insiste Yves Martinet.

5 Nov 2026 | Pression normative
 

Une terrasse de café, quelqu’un allume, tout le monde décale sa chaise d’un cran. La fumée, elle, ne décale pas. Le Mois sans tabac 2026 s’adresse aussi à ceux qui n’ont jamais demandé à fumer : selon une étude parue dans The Lancet et relayée par Le Figaro, 2,7 milliards de personnes dans le monde respirent la fumée des autres, dont 767 millions de moins de 15 ans. C’est ainsi que débute un article de Figaro Services (le 3 novembre).

Ce que respire vraiment un non-fumeur

Voici ce que peu de gens savent, et qui change la manière de voir la scène de la terrasse. La fumée qu’inhale le fumeur passe par un filtre. Celle qui s’échappe du bout de la cigarette, entre deux bouffées, ne passe par rien du tout. Cette combustion-là se fait à basse température, de façon incomplète, et elle concentre certaines substances toxiques davantage que la fumée « filtrée ». Autrement dit, dans beaucoup de cas, l’air le plus mauvais de la table est pour celui qui ne fume pas. Lire la suite »

29 Oct 2026 | Pression normative
 

Logo mois sans tabac

Désormais incontournable, le Mois sans tabac revient pour sa 11e édition (ce mois de décembre). C’est ainsi que débute une communication de Santé publique France, organisme dépendant du ministère de la Santé, que nous reprenons.

Que l’on envisage d’arrêter de fumer depuis longtemps ou que l’on souhaite profiter de cette édition pour franchir une première étape, le défi des 30 jours offre un cadre pour se lancer et renforcer sa motivation. Le Mois sans tabac est l’occasion de passer de l’intention à l’action !

Un petit pas pour un grand changement

Au-delà du défi symbolique, cette période permet de s’engager concrètement dans le sevrage, d’apprendre à mieux gérer les envies de fumer et de renforcer progressivement sa confiance dans sa capacité à poursuivre sans cigarette. Dans la plupart des cas, à l’issue des 30 jours d’abstinence, la dépendance diminue et les symptômes liés au manque, comme la nervosité ou l’irritabilité, s’atténuent. Lire la suite »

28 Oct 2026 | Associations
 

À l’heure où la Commission européenne entame la révision de ses directives sur les produits du tabac (voir les 14 et 15 octobre 2026), il est judicieux de se pencher sur les conséquences d’une politique de plus en plus prohibitionniste. Celle-ci pourrait faire perdre près de 48 milliards d’euros de PIB par an à l’UE. Nous reprenons un article de Patrick Coquard, de l’IREF, publié dans Contrepoints (voir le 24 août 2026).

Après avoir interdit les cigarettes électroniques jetables (« puffs ») et les sachets de nicotine (« pouches »), la France voudrait que l’Union européenne (UE) adopte à son tour une politique très restrictive en matière de commercialisation des produits contenant de la nicotine.

La nicotine, voilà le nouvel ennemi !

La ministre de la Santé, Stéphanie Rist, a demandé, avec ses homologues de sept autres pays, au commissaire Varhelyi, chargé de la Santé et du Bien-être animal – on notera le rapprochement qui frise l’antispécisme ! – que les industriels ne puissent plus introduire de nouveaux produits contenant de la nicotine sur le marché européen, ni même des « produits ne contenant ni nicotine ni substance similaire à la nicotine, mais qui ressemblent à des produits qui en contiennent » (voir le 8 octobre). Seraient-ce les célèbres « cigarettes russes » de Delacre qui sont ainsi visées ?

Les ministres souhaitent aussi que les sachets de nicotine soient interdits dans toute l’Union, que des seuils très bas de teneur en nicotine soient exigés pour tous les produits, que tous les arômes soient interdits et que l’emballage neutre des produits du tabac soit étendu aux produits contenant de la nicotine. Lire la suite »

15 Oct 2026 | Pression normative
 

La commission des affaires sociales de l’Assemblée nationale a voté en faveur du projet de « génération sans tabac », présenté par le groupe écologiste et déjà demandé l’année dernière par le député Nicolas Thierry.

« Génération sans tabac » : c’est-à-dire l’interdiction de vendre du tabac à vie à toute personne née après le 1er janvier 2014 (voir le 4 novembre 2025).

Cette mesure prohibitive devant être mise en œuvre dès le 1er janvier prochain au Royaume-Uni (voir le 22 avril 2026), elle s’appliquera à toute personne née après le 1er janvier 2009.

En juillet dernier, six anciens ministres français de la Santé — de Claude Evin à Yannick Neuder, en passant par Marisol Touraine — avaient pris position en faveur d’une telle mesure de prohibition générationnelle (voir le 11 juillet 2026).

22 Sep 2026 | Associations
 

Le 17 septembre, au Ministère de la Santé, Marion Catellin, directrice de Contre-Feu, était invitée à prendre part à une soirée consacrée aux 50 ans d’action publique contre le tabagisme, depuis la loi Veil de 1976. Nous reprenons un message Linkedin de Contre-Feu (voir 30 juillet 2026) du 18 septembre.

Une histoire faite de lois, mais aussi de campagnes et de mobilisations qui ont contribué à faire évoluer les consciences et les représentations du tabac.

Les archives présentées hier soir rappellent aussi le rôle essentiel des associations, qui n’ont cessé de rendre visible l’influence de l’industrie du tabac et défendre la santé publique face à ses intérêts commerciaux.

C’est aussi grâce à ce travail considérable mené au fil des années que nous pouvons désormais envisager ce qui paraissait impensable hier : l’émergence de générations sans tabac (voir 17 septembre 2026 / 2 juillet 2026).
Pour autant, l’industrie diversifie ses produits, renouvelle ses stratégies d’influence et cherche de nouveaux publics.
Le combat évolue, notre mobilisation aussi. Lire la suite »

 

Un rapport parlementaire commandé par Sébastien Lecornu, rendu public ce mercredi 16 septembre, vient formuler des propositions concrètes pour enfin « mieux organiser et structurer un système de prévention primaire en santé ».

Nous reprenons un article du Figaro de ce jeudi 17 septembre.

Parmi ses propositions, le rapport parlementaire préconise de « viser une génération sans tabac pour les personnes nées après 2009 », reprenant une proposition faite par l’Assurance-maladie cet été (voir le 2 juillet 2026).
En avril, le Royaume-Uni a déjà adopté une telle mesure, ce qui signifie que tous les Britanniques nés après le 1er janvier 2009 – et qui ont donc actuellement 17 ans ou moins – ne pourront jamais acheter légalement de cigarettes (voir 22 avril 2026). Lire la suite »

17 Sep 2026 | Institutions, Récents
 

Le groupe parlementaire socialiste vient de publier son « contre-budget ».
En prévision des prochaines discussions budgétaires dont tout confirme qu’elles s’annoncent difficiles pour le Gouvernement.

Dans ce contexte, les députés PS ont donc défini 7 priorités.
Parmi lesquelles « le renforcement de l’accès à la santé de toutes et tous, notamment des jeunes ». À ce chapitre, apparaît une ligne évoquant une « lutte contre les addictions dès le plus jeune âge ».
C’est-à-dire ?
Le texte énonce « fiscalité comportementale sur les prémix et les produits ultra-sucrés et transformés ».
Mais aussi… « loi Génération sans tabac ».

Soit la mise en œuvre d’une interdiction définitive de vente des produits du tabac à toute personne née après une certaine date.
Concernant cette proposition socialiste, on ne connaît pas encore la date…

Ce pourrait être pour toute personne née après le 1er janvier 2014 comme le précise la Proposition de Loi du député écologiste de Gironde Nicolas Thierry (voir le 4 novembre 2025).

Ou même pour toute personne née après le 1er janvier 2009 comme l’impose désormais le « generational ban » anglais (voir 22 avril 2026), déjà voté, qui sera mis en application dès le 1er janvier prochain.

Rappelons que cette « génération sans tabac » – appelée également interdiction générationnelle – a reçu le soutien de 6 anciens ministres de la Santé dont trois socialistes : Claude Evin, Roselyne Bachelot, Marisol Touraine, Agnès Buzyn, Aurélien Rousseau et Yannick Neuder (voir 11 juillet 2026 et ci-contre).

14 Sep 2026 | Associations
 

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Le président du Comité national contre le Tabagisme, Yves Martinet, alerte sur les effets néfastes pour la santé des Français du gel du prix des cigarettes proposé par la candidate du Rassemblement national (voir le 7 septembre / Marine Le Pen). Nous reprenons un article de challenges.fr (le 12 septembre).

Une promesse ciblée. Le 7 septembre, Marine Le Pen a dévoilé une « lettre aux buralistes de France » dans laquelle elle s’engage, si elle est élue présidente en 2027, à geler le prix du tabac et à « stopper l’escalade fiscale ». Concrètement, la candidate du Rassemblement national propose de ne plus augmenter les taxes sur les cigarettes, et même de mettre fin à la hausse automatique de leurs prix sur l’inflation. Une mesure en rupture complète avec la politique d’augmentation du prix du paquet de cigarettes menée depuis 2017.

L’annonce vise sans doute à séduire les buralistes – « une profession essentielle à la vie de nos villes et villages », complimente d’ailleurs Marine Le Pen dans sa lettre –, mais aurait aussi des conséquences en termes de santé publique.
Pour Challenges, Yves Martinet, professeur de médecine à l’université de Lorraine et président du Comité national contre le Tabagisme (CNCT), détaille les effets de cette proposition.

Challenges – Existe-t-il un lien entre le prix du tabac et sa consommation ?

Yves Martinet – Il y a une corrélation nette entre le prix du tabac et sa consommation, qui a été démontrée par de nombreuses études scientifiques. Lorsque le prix des cigarettes augmente de 10 %, la consommation diminue ainsi de 4 %. En France, cela a été constaté à grande échelle à au moins deux reprises, lors du « plan cancer » lancé par Jacques Chirac en 2003 et lors des augmentations de prix du tabac décidées sous Emmanuel Macron depuis 2017. Lire la suite »

7 Août 2026 | Associations
 

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Alors qu’un été marqué par de nombreux incendies remet en lumière le rôle des mégots dans les départs de feu, le Comité national contre le tabagisme (CNCT) apporte son soutien à la proposition de loi du député Yannick Neuder visant à taxer les industriels du tabac (voir le 6 août), et dénonce une industrie qui, depuis des décennies, fait porter à la collectivité le coût environnemental d’un produit dont elle connaît pourtant parfaitement la toxicité.
Le texte prévoit une contribution de 15 euros pour 1 000 cigarettes vendues, facturée directement aux fabricants, afin de financer un fonds dédié à la prévention des incendies et à la régénération des milieux naturels contaminés par les mégots.

Un déchet toxique produit en masse, dont l’industrie refuse d’assumer le coût réel.

Chaque année en France, entre 20 000 et 25 000 tonnes de mégots sont jetées dans la nature, selon le ministère de l’Écologie.
Le mégot est le deuxième déchet plastique le plus retrouvé sur les plages du pays. Près d’un fumeur sur cinq admet encore jeter ses mégots par la fenêtre de sa voiture, un geste dont les conséquences sont loin d’être anodines (voir le 1er août 2026) : selon une étude de l’Office national des forêts, si neuf incendies sur dix sont d’origine humaine, une part significative des feux d’origine accidentelle est directement liée à des mégots mal éteints jetés dans la nature. Lire la suite »