« Le Roi Soleil » est un bar-tabac-jeux, « dans son jus », situé dans un quartier historique de Versailles. Mais c’est du cinéma.
Le film qui porte ce nom est à l’écran cette semaine dans une quinzaine de salles parisiennes ainsi que dans les grandes métropoles de province. Après une présentation au Festival de Cannes.
Nous sommes allés le voir.
« Le Roi Soleil » s’avère un film (très) noir de Vincent Maël Cardona où les personnages – les clients matinaux de l’établissement – sont happés par divers scénarios, en huis clos, suscités par la présence d’un ticket de (très) gros lot laissé par son propriétaire… qui vient de mourir sur place.
La convoitise suscite dès lors un jeu sanglant au fil d’alliances éphémères sur fond de linéaire flouté ou de sous-sols poisseux. C’est sombre, échevelé et hallucinant à la fois. Il faut aimer. Cela ne laisse pas indifférent.
Mais ce qui nous a intéressés au premier chef, c’est que c’est un « vrai buraliste » qui joue son propre rôle : Xianzeng Pan, dit Nico.
Eh bien, bravo Nico. Il s’en tire très bien ! Même si on ne le voit pas beaucoup exercer son métier, happé par les rebondissements du scénario.
Car ce buraliste (basé en vrai dans le 12e arrondissement de Paris) s’insère dans le scénario avec naturel. En faisant jeu égal avec ses partenaires acteurs professionnels – Pio Marmaï, Lucie Zhang, Maria de Medeiros, Sofiane Zermani – pour incarner son rôle avec une assurance toute naturelle. Authentique.
Le réalisateur Vincent Maël Cardona – son client dans la vraie vie de quartier à Paris – a vu juste et a eu raison de l’éloigner pendant plusieurs semaines de son affaire.
Le temps du tournage de ce film un peu déjanté où notre buraliste a su tenir la route. Cela l’a même amené jusqu’aux marches du Festival de Cannes (voir le 18 mai).






« Il s’est construit tout seul, à coups de contradictions, de volonté et de rage … » (Jean Cau sur Alain Delon dans un ancien numéro de Paris Match). Revenons sur cette légende du cinéma dont les relations avec le tabac (voir
Une affaire de principe » (sortie en salle le 1er mai) raconte l’enquête menée par José Bové, ancien député européen, sur le limogeage du commissaire à la Santé en 2012 John Dalli (voir
C’est un livre dont la première édition remonte à 2008, date à laquelle la cigarette disparaissait en France des lieux publics. Un petit livre dont chaque page est une volute, une bouffée d’érudition.
Sorti sur Netflix le 20 décembre dernier, « Maestro » (de et avec Bradley Cooper) retrace la grandiose histoire d’amour qui a uni toute leur vie le chef d’orchestre et compositeur Leonard Bernstein et son épouse, Felicia Montealegre Cohn Bernstein. Leonard Bernstein était fumeur, il n’est donc pas étonnant de le voir fumer dans le film …
Dans le cadre de sa campagne antitabac, le ministère de la Santé a ordonné cette semaine aux plateformes de diffusion en continu d’insérer, dans un délai de trois mois, des avertissements sanitaires en bas d’écran lors des scènes de tabagisme. En outre, il est prévu qu’au moins 50 secondes de messages anti-tabac soient diffusées au début et au milieu de chaque programme.
Quand nous avions titré en son temps « clap de fin pour Sarlat » à propos du site France Tabac (voir
La (trés) populaire série documentaire Netflix sur les coulisses de la Formule 1 offre aux géants du tabac un moyen efficace de faire la promotion de leurs produits malgré les interdictions en vigueur, constate une étude publiée ce 8 mars. C’est ainsi que s’entame une dépêche AFP, signée Nina Larson, que nous reprenons.