Ouest-France nous apprend qu’une conférence sur le camp « Philip Morris » se tient, ce 9 novembre, à Courseulles-sur-Mer (au nord de Caen).
Le conférencier est Jean-Daniel Emion – responsable de la Maison du patrimoine et des cités provisoires à Gonfreville-l’Orcher – et son propos consiste en une immersion dans l’histoire du camp Philip-Morris ou « camp cigarettes » (voir le 7 mai 2019), situé à quelques kilomètres du port du Havre, et son impact sur le quotidien des Normands d’après-guerre.
« Ce vaste camp de transit, composé de baraquements préfabriqués en bois et en tôle ondulée, a accueilli plus d’un million de GI’s en attente de leur retour aux États-Unis en 1945. Il y avait alors deux grands ports de rapatriement : Marseille et Le Havre. Il a également servi de camp de transit pour les épouses de guerre, avant d’être sauvegardé pour les 80 000 sinistrés civils du Havre. »
« Il s’étend sur 125 hectares, avec 30 kilomètres de routes et il comptait des milliers de baraquements.
En Seine-Inférieure, il y avait huit « camps cigarettes » qui portent des noms de marque comme Lucky Strike, Pall Mall, etc., comme des noms de code pour rappeler des marqueurs culturels aux soldats américains. De l’automne 1944 jusqu’à l’hiver 1945, ils ont servi pour le ravitaillement, la logistique du matériel avec des moyens gigantesques. »





Pourquoi les campagnes anti-tabac ont-elles des origines inavouables ?
Dans la ville frontalière de Wervik (7 kilomètres d’Halluin en France), se cache une institution insolite : le Nationaal Tabaksmuseum ou Musée national du tabac.
Des preuves archéologiques sans précédent de l’utilisation par les Mayas d’infusions de tabac pour des rituels liés aux sacrifices, aux bains et aux accouchements ont été mises au jour dans les basses terres du Pacifique au Guatemala, rapporte National Geographic.
« Il s’est construit tout seul, à coups de contradictions, de volonté et de rage … » (Jean Cau sur Alain Delon dans un ancien numéro de Paris Match). Revenons sur cette légende du cinéma dont les relations avec le tabac (voir
Alors que le grand acteur est parti rejoindre Romy Schneider comme Jean-Pierre Melville (entre autres rencontres jalonnant sa carrière), on rappellera qu’il a existé une « cigarette Alain Delon ».
Si le nom du bar-tabac « Les Copains d’abord », à Paimpol dans les Côtes-d’Armor, évoque une chanson de Georges Brassens, ce n’est pas un hasard, rapporte Ouest France.
Au musée du Tabac, à Bergerac (Dordogne), on découvre tous les secrets de la consommation de tabac et de la tabaculture au fil des siècles (voir
Une reconversion à la hauteur de l’édifice et de son histoire. Depuis début juillet, l’ancienne manufacture des tabacs de Morlaix (15 000 habitants, Finistère) est devenue « l’Espace des Sciences » : soit une spectaculaire rencontre entre les sciences et un patrimoine industriel lié au tabac…qui vaut le détour sur la route des vacances (voir
Au premier étage, l’exposition