Pourquoi les campagnes anti-tabac ont-elles des origines inavouables ?
Avec l’instauration récente de certains espaces sans tabac (voir le 29 juin), la France poursuit sa campagne anti-tabac. La première… a été inventée dans les années 1930, en Allemagne, par Adolf Hitler.
…C’est ainsi que débute une chronique de Florian Gazan sur RTL, du 1er juillet, que nous reprenons.
Fumer sur les plages, dans les parcs ou sous les abribus est désormais interdit.
Cette mesure, en vigueur depuis le 29 juin, a pour principal objectif de protéger les enfants du tabagisme passif. Mais les campagnes anti-tabac ont des origines inavouables.
Dès son arrivée en Europe, au XVe siècle, le tabac a eu ses détracteurs pour des raisons religieuses, morales ou politiques, mais cette opposition ne reposait sur rien de tangible à l’époque.
C’est seulement au début du XXe siècle que les premières études sur les effets sur la santé sont effectuées. Et toutes constatent que le tabac est néfaste.
Et le premier pays de l’Histoire à avoir pris ce problème à bras-le-corps est l’Allemagne nazie. En résumé, la lutte anti-tabac a été inventée par le IIIe Reich et décrétée par Adolf Hitler.
Pourtant, le Führer fumait, dans sa jeunesse, deux paquets par jour. Mais au sein du parti nazi, les médecins sont nombreux. C’est d’ailleurs avec eux qu’Adolf Hitler développe ses théories eugénistes sur la race aryenne.
Ils se sont donc mis à étudier le tabac pour savoir s’il était compatible avec la création d’êtres supérieurs. C’est de cette manière qu’ils ont découvert le lien entre la cigarette et le cancer du poumon.
De cette découverte découle une invention. En 1936, ils mettent en avant le concept de « Passivrauchen », « fumeur passif » en français.
Adolf Hitler en conclut donc que fumer était nuisible et incompatible avec la condition physique irréprochable que devaient avoir les Allemands.
Le chancelier allemand avance également un argument sexiste : la cigarette accélérerait le vieillissement des Allemandes, ce qui les rendrait ainsi moins attractives pour les hommes. Ce qui, à terme, pouvait mettre en péril le repeuplement du Reich par de beaux bébés blonds aux yeux bleus.
En 1938, il prend donc la décision d’interdire le tabac dans les lieux publics. Trois ans plus tard, la mesure est étendue aux tramways et aux bus. La publicité pour les cigarettes est également interdite et la propagande du Reich inonde la population de prospectus anti-tabac. Une campagne qui va également toucher les soldats : leurs vingt cigarettes quotidiennes sont ramenées à six.
Le chancelier allemand avance également un argument sexiste : la cigarette accélérerait le vieillissement des Allemandes, ce qui les rendrait ainsi moins attractives pour les hommes. Ce qui, à terme, pouvait mettre en péril le repeuplement du Reich par de beaux bébés blonds aux yeux bleus.
Cette campagne a des effets que n’espérait pas Adolf Hitler : entre 1935 et 1940, la consommation de cigarettes a doublé en Allemagne.
En comparaison, les Français sont 10 % de plus à fumer sur la même période. Et si les Allemands ont moins fumé entre 1940 et 1944, c’est surtout à cause des pénuries et des restrictions engendrées par la guerre.
Mais le plus ironique, c’est qu’après le décès du Führer, en avril 1945, l’Allemagne vaincue est frappée par une hyperinflation.
Le Reichsmark n’a plus aucune valeur alors la cigarette devient la monnaie officieuse : il en fallait vingt pour acheter une boule de pain de 500 grammes.




