Une fenêtre sur l’actualité quotidienne de tous les événements évoquant directement ou indirectement le tabac
30 Mar 2020 | Profession
 

La messagerie MLP estimait, ce vendredi 27 mars, que 19 400 diffuseurs de presse étaient ouverts partout en France (pour environ 3 000 fermetures). Soit 87 %. 

Mais dans un secteur déjà gravement touché par la crise et alors que le distributeur historique Presstalis est à bout de souffle, le nombre de fermetures temporaires augmente chaque semaine, annonce Le Journal du Dimanche d’hier.

•• L’Île-de-France est particulièrement touchée avec près de 30 % des points de vente fermés (dont presque tous les Relay ). À Paris spécifiquement, seuls 40 % des 340 kiosques vendant de la presse sont ouverts, indique Médiakiosk. La plupart de ces marchands regrettent de ne pas disposer de moyens pour se protéger (points d’eau à proximité, gels, masques…).

•• Avant le début du confinement, les Français ont fait des stocks de magazines (loisirs, jeux, enfants…) pour braver l’ennui. Lundi 16 mars, veille du confinement, le nombre d’encaissements au niveau national a doublé, selon Culture Presse.

Depuis, les chiffres d’affaires ont chuté : entre 40 % et 50 % en moins, en fin de semaine dernière, en moyenne nationale. La fréquentation a elle aussi diminué de 30 % à 40 % (en fonction des jours) par rapport au vendredi 13 mars, confirme MLP.

•• « C’est une grande fierté pour la profession de tenir ce rôle important pour la démocratie : être des relais de l’information fiable, vérifiée, face aux contrevérités qui explosent sur les réseaux sociaux » a déclaré, au JDD, Daniel Panetto, président de Culture Presse.

30 Mar 2020 | International, Profession
 

Afin de résister à la forte poussée de l’épidémie (80 000 cas, 6 800 décès), le gouvernement espagnol a pris de nouvelles mesures renforçant le confinement déjà en vigueur.

•• Soit la suspension de toute « activité économique non essentielle » (avec maintien des salaires mais les jours non-travaillés seront effectués plus tard sous forme d’heures supplémentaires). Sont surtout affectés le secteur du BTP, qui fonctionnait encore, ainsi que « toutes les industries non stratégiques et ne travaillant pas pour le secteur sanitaire ». Une grande partie des transports, aussi.

Ceci, à partir de ce lundi matin et jusqu’au 9 avril.

•• La liste des commerces et prestataires de service autorisés s’est réduite. Ainsi, les coiffeurs (autorisés dans la première liste) ne le sont plus.

Les estancos (buralistes) restent ouverts (voir 14 mars).

30 Mar 2020 | Profession
 

Dans La Dépêche du Midi, Gérard Vidal (buraliste à Toulouse, président de la fédération des buralistes d’Occitanie, vice-président de la Confédération) fait le point sur la situation en Haute-Garonne.

« Plus que jamais, aujourd’hui, nous nous définissons comme « commerçants d’utilité locale » (voir 5 janvier 2020 et 22 novembre 2019).

Nous maintenons la vie locale pendant quelques heures dans la journée. Nous délivrons les timbres, les photocopies, le justificatif de déplacement… Nous sommes une solution bancaire. Nous vendons la presse. Nous sommes solidaires face à la crise. »

•• « Dix pour cent environ des buralistes de la Haute-Garonne ont fermé temporairement, comme dans l’Hexagone. Et tous les autres ont aménagé leurs horaires. La majorité n’ouvre que le matin, de 7 h 30 à 14 heures environ, pour maintenir un service sans pousser les gens à sortir.

« D’ailleurs, je demande aux clients de venir uniquement pour des achats de première nécessité. Le jeu de grattage est un complément. Cela me met un peu en colère de voir entrer dans mon magasin un retraité pour un jeu à 1 euro. Dans la situation de la France, il faut tous être solidaires.

•• « Dans l’hyper-centre de Toulouse, le chiffre d’affaires est proche de zéro. On ne voit plus un chat. Dans les faubourgs, il y a encore ce besoin d’un commerce de proximité. Comme dans le département et surtout dans le rural où on vend de tout. Et plus on se rapproche de la frontière, plus on voit d’anciens fumeurs qui se sont remis à fumer … Je parle de ceux qui se fournissent en temps normal sur un marché parallèle. C’est une réalité qu’on voit aujourd’hui et dont nos dirigeants devront bien tenir compte.

•• « Lors de l’annonce du confinement, il y a eu un peu de stockage de tabac par les fumeurs. Mais depuis, le chiffre d’affaires a baissé de 30 à 40 %. Il n’y a donc pas d’augmentation de la consommation. Mais on verra dans quelques jours, lorsque la cartouche achetée en début de semaine sera finie. La vente des journaux et magazines ne se porte pas bien. À l’exception de quelques mots croisés ou livres de coloriage. Les clients vont sur internet.

« Nous avons mis du plexiglas devant les caisses. Moi, je porte des gants. Et un seul client entre à la fois. Mais comme tous les commerces,  les buralistes sont forcément inquiets ».

30 Mar 2020 | Profession
 

Son commerce est un maillon incontournable de la vie sociale. Et encore plus, en cette période d’épidémie et de confinement. Antoine Palumbo, buraliste depuis 24 ans à Talange et président des buralistes de Moselle (voir 7 et 3 mai 2019) se livre dans Le Républicain Lorrain

« Aujourd’hui et plus que jamais, nous remplissons notre rôle de préposé de l’État et de commerce d’utilité publique. Dans le contexte actuel, avec cette épidémie de Covid 19, cela prend pleinement son sens. Les gens cherchent, encore un peu, de convivialité et d’échange qu’ils trouvent à la boulangerie, à la pharmacie ou chez le buraliste. »

•• « (…) C’est vrai que nous prenons des risques mais nous contribuons à ce que le lien social existe toujours. Pour éviter que certaines personnes âgées ne se déplacent, il m’arrive de déposer la presse régionale chez certains habitués qui habitent près de chez moi. »

« En début de semaine principalement, certains viennent acheter des revues pour les enfants pour éviter de sortir tous les jours. Mais comme nous faisons également dépôt de pains et croissants, d’autres viennent acheter leur pain, le journal et en profitent, même, pour valider leur loto. 

•• « (…) Les clients sont plutôt anxieux, certains restent très à l’écart. Mais beaucoup nous demandent des renseignements, si l’on sait si l’on a des informations sur les malades dans la commune, dans quel état ils sont. Il y en a ici comme ailleurs mais ils sont confinés. Apparemment, personne n’est hospitalisé. On a un vrai rôle social à jouer. »

« Je crois que nous voir actif derrière notre comptoir les rassure. C’est compliqué d’être confiné dans un appartement ou cloîtré dans une pièce. Et parler de tous ces sujets avec les gens les aide, parfois, à mieux supporter ce quotidien.

« On plaisante un peu avec la clientèle. On donne gratuitement une attestation aux gens quand ils nous en demandent une. Un client nous a offert des masques et des gants et nous avons installé des protections devant les caisses. La solidarité joue pleinement et c’est une belle chose. Le bon sens prime … ».

30 Mar 2020 | Profession
 

Attaque au couteau 

• Ille-et-Vilaine. Fin de journée dans le bar-tabac de Pleumeleuc (près de Rennes), ce samedi 28 mars. Trois individus débarquent.

Sous la menace d’un couteau, ils se sont fait remettre le contenu de la caisse, des cigarettes et des jeux de grattage, avant de prendre la fuite.

Pendant le passage à l’heure d’été

• Loire-Atlantique. L’alarme d’un tabac-presse de Nantes s’est déclenchée, mais les malfaiteurs ont eu le temps de prendre la fuite avec leur butin, dans la nuit du samedi 28 au dimanche 29 mars. Ils sont repartis rapidement avec quatre cartons pleins de cartouches de cigarettes.

29 Mar 2020 | Profession
 

Nous le savions déjà. Le Premier ministre l’a confirmé hier : « le combat ne fait que commencer. Les quinze premiers jours d’avril seront encore plus difficiles que les quinze jours qui viennent de s’écouler. »

Difficiles pour les contaminés et leurs proches. Difficiles pour les soignants. Difficiles, à un degré ou à un autre, pour tout le monde. Dont les acteurs économiques – « la deuxième ligne » – parmi lesquels ces commerces « dont je ne peux les citer tous ».

Parmi ces commerces, les buralistes auxquels Gérald Darmanin, leur ministre de tutelle, a adressé un message de reconnaissance et d’encouragement ce vendredi soir (voir 28 mars). Lire la suite »

29 Mar 2020 | Profession
 

Épisode 11 de notre revue de presse régionale (voir 28, 27, 26 et 25 mars).

•• « Depuis le confinement, je ferme plus tôt. Le matin, mes clients sont nombreux, je fais dans les 250 et l’après-midi, une cinquantaine de personnes, soit en fin de journée … 300. Je fais donc mon chiffre le matin » estime un buraliste de Vic-Fezensac (à 30 kilomètres d’Auch, Gers).

Avec son employé, « pour éviter tout contact, nous travaillons en alternance, une semaine chacun. Ayant tous les deux des enfants, nous y avons pensé ! ». Lire la suite »

28 Mar 2020 | Profession
 

Épisode 10 de notre revue de presse régionale (voir 27, 26 et 25 mars).

•• À Mauges-sur-Loire (à 30 kilomètres d’Angers, Maine-et-Loire), le buraliste a fermé son bar-restaurant et a gardé ouverte la partie tabac-presse … « mais j’avoue que ce n’est pas évident car les clients ne se bousculent pas au portillon. Comme beaucoup d’autres, je fais avec en prenant mon mal en patience ».

« Ce matin, il est dix heures et j’ai vu seulement 7 clients. C’est bien simple, depuis le début du confinement, mon chiffre a baissé de plus de 80 % ». Sa seule satisfaction est de maintenir un lien avec ses fidèles clients. Lire la suite »

28 Mar 2020 | Profession
 

Selon les évaluations de professionnels, la moitié des quelque 750 buralistes de la capitale auraient déjà baissé le rideau.

Et les fumeurs commenceraient à avoir des difficultés à se réapprovisionner, selon Le Parisien / Aujourd’hui en France (27 mars). 

Le quotidien démarre donc son article sur la file d’attente d’une trentaine d’acheteurs sur une bonne cinquantaine de mètres, distance de sécurité oblige, devant un buraliste du 20e arrondissement.

Au début de la semaine, le centre de Logista France à Lognes (qui approvisionne tous les commerces de région parisienne) recensait 45 % de points de vente fermés. Ce chiffre aurait grossi depuis. Lire la suite »