Une fenêtre sur l’actualité quotidienne de tous les événements liés directement ou indirectement au tabac
3 Oct 2023 | Profession
 

Après 27 années au service dune clientèle fidèle et 15 ans à la tête de la fédération des buralistes de la Drôme, Didier Reboulet va tourner la page de son tabac-presse à Romans-sur-Isère et passer le flambeau à sa fille (voir 28 avril 2022).

« Oh, je ne vais pas rester bien loin, mais il faut savoir passer la main à un moment », raconte dans Le Dauphiné Libéré celui qui a tenu deux autres commerces par le passé.

•• Autrefois très fréquentés pour venir acheter des cigarettes, les bureaux de tabac ont dû se renouveler et faire face à la chute inexorable de la vente de tabac et de presse papier. Son établissement n’y a pas échappé.

« Cest vrai que le métier a beaucoup évolué. Avant, on vendait du tabac et de la presse et c’était tout ! On navait pas de caisse enregistreuse. Aujourdhui, nos caisses sont de vrais ordinateurs. Mais on vend beaucoup de produits dématérialisés : des timbres fiscaux, du transfert dargent. On est devenu un commerce dutilité locale. »

•• Au sein de la chambre syndicale, le buraliste romanais n’a cessé de défendre la profession, n’hésitant pas à monter au créneau contre la mise en place des paquets neutres, sur la question de la sécurité (voir 4 septembre 2015).

En véritable ambassadeur de la profession, il n’a pas ménagé ses efforts pour convaincre ses confrères de jouer la carte de la modernité, avec l’intégration de nouveaux services (comptes Nickel et développement du marché de la cigarette électronique).

Quand on le questionne sur les hausses récurrentes du prix du tabac en matière de santé publique : « cest un échec cuisant », tranche Didier Reboulet, « ça a facilité le trafic parallèle et le marché de la contrefaçon. » Quand on linterroge sur ses meilleurs souvenirs : « sans hésiter quand on a refait le bureau de tabac en 2019. La clientèle était très contente. »  Lire la suite »

3 Oct 2023 | Profession
 

Pour aller plus avant dans le développement de la Transformation (voir 18 juillet), la Fédération des buralistes de Corrèze a signé deux conventions cette dernière semaine de septembre : lune avec la CCI, lautre avec lAssociation des Maires du département.

La Transformation, une démarche indispensable pour Frédéric Vergne, président départemental et vice-président de la Confédération.

France Bleu Limousin s’est rendu  dans son établissement « L’Autre Monde » à Ussac qui continue d’effectuer « sa mue ». Premier commentaire : il y a 20 ans, il servait 80 % de fumeurs, ceux-ci ne sont plus qu’une petite moitié actuellement …

« Un magasin multiservices » souligne le buraliste, « nous développons un espace snacking, nous avons la papeterie, les produits de bureau, les cartes grises, la mobilité avec les billets de train … mais également de la maroquinerie, des produits locaux, les relais colis, le compte Nickel. »

« La nouvelle génération gagne du terrain de jour en jour. Nous avons 146 bureaux de tabac et une trentaine de dossiers et de collègues intéressés par la Transformation qui sajoutent à une vingtaine de déjà transformés » reprend Frédéric Vergne (voir 18 août).

3 Oct 2023 | Profession
 

Le 24 septembre, les buralistes de la Fédération dIlle-et-Vilaine se sont rassemblés à Paimpont (à louest de Rennes), à loccasion de leur assemblée générale.

Un événement qui a été conduit en marge d’un salon professionnel local rassemblant plus d’une trentaine de sociétés (voir aussi 9 septembre et 5 avril 2022).

« Notre profession intéresse de nombreux fournisseurs » souligne, dans Ouest France, Loïc Vilboux, président de la fédération départementale. « Le métier de buraliste intéresse toujours autant. Sur lannée, nous avons eu 70 changements de propriétaires sur 443 buralistes installés à l’échelle du département. Un chiffre bien au-dessus de la moyenne nationale ».

•• « Il y a un engouement pour la profession » confirme Frédéric Vergne, vice-président de la Confédération, présent à la réunion. « Nous venons de terminer un plan de Transformation qui a duré cinq ans. 5 000 buralistes sont entrés dans ce dispositif, dont 95 en Ille-et-Vilaine. Un nouveau plan vient d’être signé avec le Gouvernement à hauteur de 100 millions deuros sur cinq ans ». La Confédération espère ainsi transformer 50 % du réseau national par de la rénovation pour « repenser le développement économique du magasin ».

Le métier de buraliste a opéré sa mutation : « nous sommes des commerçants de proximité et d’utilité locale » souligne Loïc Vilboux, « aujourdhui un client sur deux qui entre chez son buraliste achète autre chose que du tabac ». Frédéric Vergne met en avant l’accompagnement de l’État dans la proposition de nouveaux services et la transformation des bureaux de tabac en multiservices : « on se doit aujourdhui de se développer selon son secteur dactivité, rural ou urbain, et la Confédération est présente aussi pour accompagner ».

•• Autre sujet abordé : les marchés parallèles sur internet, via les trafics maritimes ou routiers.

« La contrefaçon est arrivée en force ces dernières années », confirme Frédéric Vergne, « on se bat au quotidien aux côtes des Douanes, la Confédération maintient aussi la pression auprès des services de l’État car plus dune cigarette sur trois est achetée dans ce réseau parallèle ». Photo : Ouest France

3 Oct 2023 | Profession
 

Plus de dégâts que de perte

• Meurthe-et-Moselle. Des malfaiteurs ont brisé la baie vitrée d’un buraliste à Nancy, ce mercredi 27 septembre, vers 2h du matin.

S’ils n’ont pu pénétrer à l’intérieur, ils ont tendu le bras au travers de la baie brisée et volé une marchandise de faible valeur avant de prendre la fuite. Peu après les faits, la police est parvenue à interpeller deux des quatre suspects. Placé en garde à vue, le duo a ensuite été remis en liberté avant poursuite des investigations.

Le buraliste a déposé plainte, d’autant que le coût du remplacement du vitrage est sans commune mesure avec le butin … d’une vingtaine d’euros qui a d’ailleurs été récupéré.

2 Oct 2023 | Profession
 

Trois mois après les violences urbaines à Bourges (Cher), deux des commerces les plus touchés, un restaurant rapide et le tabac-presse du centre commercial La Chancellerie, nont toujours pas rouvert. Et lavenir se dégage lentement. Détails dans Le Berry Républicain.

Le buraliste a enfin vu les choses bouger après une longue période d’attente : « jai touché les premières indemnités de mon assurance. Je vais pouvoir changer les menuiseries et le rideau métallique qui est complètement coincé. Jai déjà commandé les premières. »

•• Mais ce n’est pas pour autant qu’il se réjouit de ce déblocage : « depuis la fin du mois de juin, je vis sur ma trésorerie personnelle et jai dû mettre mon employé au chômage technique. »

Installé depuis sept ans à La Chancellerie, il accuse le coup, surtout financier : « jai estimé ma perte dexploitation à 45 000 euros et le montant des travaux et du vol de tabac, dans la nuit du 29 au 30 juin, à 62 000 euros. » Les émeutiers ne se sont pas contentés de forcer le rideau métallique et de casser les vitrines, ils ont aussi amené avec eux pour 35 000 euros de tabac. Deux vitrines qui abritaient des bonbons ont également été cassées.

•• Thierry Auberger qui a vécu une longue période d’attente entre le passage de l’expert et ses conclusions jusqu’au versement des premiers remboursements de son assurance, devra encore patienter, estime-t-il, jusqu’au début décembre pour rouvrir son commerce.

Rappelons qu’une aide exclusive et exceptionnelle de 10 000 euros a été négociée par la Confédération pour les buralistes ayant fermé plus de 3 jours consécutifs. Elle a été disponible jusqu’au 15 septembre (ndlr / voir 3 août). (Voir aussi 14, 21 et 23 septembre).

2 Oct 2023 | Profession
 

Emmanuel Magniez (président de la fédération des buralistes de Seine-Maritime, section de Rouen) a accueilli, sur ses terres à l’abbaye de Saint-Wandrille, ses collègues de la fédération de Paris, Oise et Seine-Maritime pour lassemblée générale annuelle animée par son président Philippe Alauze.

« Mes collègues présidents d’autres secteurs souhaitaient venir découvrir ce lieu unique, riche d’une histoire de quatorze siècles » explique Emmanuel Magniez dans Le Courrier Cauchois en introduction d’un interview sur le contexte du réseau.

•• La question de la sécurité préoccupe-t-elle les buralistes ?

Emmanuel Magniez : La sécurité est évidemment une préoccupation. Nous avons payé un lourd tribut durant les émeutes. Des centaines de buralistes ont été ciblés. Cela s’ajoute à l’insécurité quotidienne qui touche le réseau. J’ai signé une convention avec le préfet l’année dernière pour la sécurité et contre les trafics. Il faudra certainement continuer à développer des dispositifs supplémentaires pour sécuriser nos établissements qui dépendent de l’Etat et sont indispensables pour lutter contre le trafic du tabac.

•• La modernisation de leur commerce est-elle aussi un enjeu ?

E. M. : La modernisation est également un point important. Car Gabriel Attal, alors ministre délégué chargé des Comptes publics, a renouvelé le fond de Transformation – suite à une négociation avec la Confédération – qui nous permet d’obtenir une aide financière importante pour nos travaux et développer de nouveaux services à la population. Je vais renouveler rapidement la convention avec la Chambre de Commerce et d’Industrie  de Rouen qui travaille sur les audits de transformation.

•• Les hausses alimentent le trafic provoquant délinquance, développement d’usines clandestines, ventes sur internet … » Qu’en est-il du prix du tabac ?

E. M. : Le prix du tabac va encore augmenter puisqu’il est désormais indexé sur l’inflation. Par conséquent, ce sera 50 centimes par paquet l’année prochaine.

Si on peut comprendre les hausses pour la santé publique, je constate que beaucoup de buralistes pâtissent injustement de ces hausses. Car les prix sont plus bas chez nos voisins européens. Les hausses alimentent le trafic provoquant délinquance, développement d’usines clandestines, ventes sur internet… Là on arrive à 40 % du marché. Ça devient dangereux pour notre réseau mais aussi pour la société.

•• Le nombre de bureaux de tabac est-il en augmentation, en baisse ou reste-t-il stable sur la zone ?

E. M. : En Seine-Maritime, malgré les hausses du tabac, le nombre de buralistes est stable. Il faut reconnaître que l’État est à nos côtés. Avec notre traité de gérance, nous sommes les garants du monopole « tabac ». Le gouvernement nous aide pour la Transformation, la sécurité et suit le développement de nos activités avec la Confédération.  Lire la suite »

1 Oct 2023 | Profession
 

Saisi par un particulier, le Conseil d’État a enjoint, ce vendredi 29 septembre, à la Première ministre de prendre « dans un délai de six mois » un décret sur les quantités de tabac quun particulier est autorisé à ramener en France dun autre pays de lUnion européenne, selon une dépêche AFP.

Actuellement, les particuliers majeurs qui voyagent dans un pays de l’UE sont autorisés à ramener en France 200 cigarettes (1 cartouche), 50 cigares, 250 grammes de tabac à fumer, et 100 cigarillos (voir 16 juillet 2023, 9 juillet 2020). Lire la suite »

30 Sep 2023 | International, Profession
 

C’est aujourd’hui que se tient la 29ème édition du « Jour du Libraire Presse » (voir 21 octobre 2021), une opération montée par leur organisation professionnelle Prodipresse, animée par Xavier Deville et une équipe aussi jeune que motivée. Sachant que les « Libraire Presse » vendent aussi du tabac et les produits du vapotage (voir 27 décembre 2022). `

Nous reprenons leur communiqué.

Cette initiative vise à mettre en lumière les services offerts par les libraires-presse, la diversité, la qualité de l’offre de presse et les prestations proposées par ces professionnels à leur clientèle à travers toute la Wallonie et Bruxelles, sous le thème inspirant de cette année, « La fête à deux pas de chez vous ».

Conseils éclairés, réservations, commandes personnalisées, et un accueil chaleureux : nul autre secteur ne peut se targuer de proposer une telle gamme de services à sa clientèle. Le réseau des libraires-presse souhaite, une fois de plus, montrer sa proximité et sa disponibilité pour ses clients. Cet événement offre l’opportunité de remercier tous les clients fidèles ou de passage. Lire la suite »

30 Sep 2023 | Profession, Récents
 

La Française des Jeux (FDJ) annonce la finalisation de lacquisition du groupe ZEturf, opérateur de paris hippiques en ligne ainsi que de paris sportifs en ligne sous la marque ZEbet, pour une valorisation dentreprise de 175 millions deuros (voir 20 septembre 2022 et 16 septembre 2023).

Cette finalisation intervient à la suite de la décision dautorisation de lAutorité de la Concurrence le 15 septembre dernier. Nous reprenons le communiqué de la FDJ.

Fondé en 2001, le groupe ZEturf compte une centaine de collaborateurs et a réalisé un chiffre d’affaires supérieur à 50 millions d’euros en 2022. Lire la suite »

30 Sep 2023 | Profession
 

Un couple de quadragénaires et un buraliste ont été reconnus coupables de blanchiment par le tribunal correctionnel de Metz qui a rendu sa décision le 21 septembre. Le trio était poursuivi pour avoir orchestré une opération destinée à blanchir de largent supposé provenir dun trafic de stupéfiants via lachat de tickets de jeux gagnants.

Le montant de l’opération est estimé à un peu plus de 61 000 euros répartis en 288 tickets entre juillet 2017 et mars 2019, selon Le Républicain Lorrain.

•• En mai 2019, dans le cadre d’une enquête sur un trafic de drogue, les policiers mettent en place une mesure de sonorisation dans le véhicule de l’un des mis en cause.

Au hasard des écoutes, ils surprennent une conversation au cours de laquelle l’un des protagonistes du trafic explique à un ami comment il compte procéder pour blanchir l’argent, gagné grâce à la drogue, en rachetant des billets gagnants de paris sportifs dans un bureau de tabac situé à Woippy (6 kilomètres de Metz, Moselle).

•• Pour les faits de trafic sur Metz, Rombas et Jœuf, entre 2017 et 2019, l’un des trois prévenus dans l’affaire de blanchiment avait déjà été condamné à une peine de trois ans d’emprisonnement en mai 2021 par le tribunal correctionnel de Metz.

Le 21 septembre au tribunal, il a expliqué être « un joueur compulsif ». Sa femme, quant à elle, a dit de ne pas avoir eu connaissance de l’origine frauduleuse des fonds. Le buraliste également.

Le principal mis en cause a été condamné à une peine d’emprisonnement aménageable de 15 mois et à une amende de 10 000 euros, son épouse à 8 mois de sursis simple et 10 000 euros d’amende. Quant au buraliste, il écope dune peine de 12 mois de sursis, dune amende de 30 000 euros et dune interdiction dexercer une activité en lien avec les jeux de hasard.