Une fenêtre sur l’actualité quotidienne de tous les événements liés directement ou indirectement au tabac
10 Août 2026 | Profession
 

« D’une logique principalement industrielle et nationale à une approche globale centrée sur l’innovation. »
C’est le… 7 août 1926 que le gouvernement de l’époque (Raymond Poincaré, président du Conseil et ministre des Finances) crée le Service d’exploitation industrielle des Tabacs (SEIT) qui devient Seita en 1936 (Service d’exploitation industrielle des tabacs et allumettes), dépendant de l’État, incarnation du monopole de fabrication et de vente du tabac.

  • 1984 : le service d’exploitation devient une société nationale dont le capital est tenu à 100 % par l’État.
  • 1995 : Seita est privatisé au même titre que d’autres grandes entreprises françaises (BNP, Renault, Aérospatiale, etc.).
  • 1999 : Seita fusionne totalement avec le groupe espagnol Tabacalera : Altadis est créé.
  • 2008 : Altadis est racheté par Imperial Tobacco, l’un des quatre grands groupes internationaux des produits avec nicotine.
  • 2016 : Imperial Tobacco devient Imperial Brands.
  • 1er juin 2024 : Seita devient Imperial Brands-Seita.

« En cent ans, l’entreprise est donc passée d’une logique principalement industrielle et nationale à une approche globale centrée sur l’innovation et la transformation des usages.
Aujourd’hui, nous accompagnons l’évolution du secteur avec le développement de nouvelles catégories de produits, tout en répondant à des exigences croissantes en matière de réglementation et de qualité. » (Julia Neumaier, directrice d’Imperial Brands-Seita, dans un entretien avec la Revue des Tabacs).

10 Août 2026 | Profession
 

Lors de la nuit du 4 au 5 août, un entrepôt de JTI Ukraine, situé dans la région de Kiev, a été complètement détruit lors d’une attaque russe (une combinaison de missiles balistiques et de drones).
L’entreprise a précisé qu’aucune victime n’est à déplorer et que les livraisons aux points de vente ne devraient pas connaître de perturbations.

Imperial Brands annonce, par ailleurs, que les locaux de son logisticien ont été affectés par le même bombardement.

Le 7 juillet, c’est l’entrepôt de Kiev de Philip Morris Ukraine qui avait fait les frais d’un autre bombardement (voir 9 juillet 2026).

10 Août 2026 | Associations, Profession
 

Depuis fin juillet, l’éco-organisme Alcome distribue gratuitement des cendriers de poche réutilisables dans les bureaux de tabac. 129 buralistes de Marseille sont concernés. C’est ainsi que débute un article d’Ambrine Ziani sur madeinmarseille.com, le 9 août.

Sur les trottoirs marseillais, les mégots restent particulièrement visibles. Selon Alcome, un éco-organisme national agréé par l’État depuis août 2021, un mégot serait jeté au sol en moyenne tous les deux mètres de voirie. Pour rappel, un mégot n’est pas biodégradable, car son filtre contient notamment du plastique.

Alors, à Marseille et sur l’ensemble du département des Bouches-du-Rhône, la lutte contre les mégots jetés au sol doit passer par la sensibilisation. Depuis juillet, Alcome, accompagné par la Métropole Aix-Marseille-Provence et la Fédération des buralistes des Bouches-du-Rhône, a lancé une opération visant à distribuer gratuitement des cendriers de poche réutilisables.

Missionné pour lutter contre les déchets issus des produits du tabac, l’organisme est en contrat avec la Métropole Aix-Marseille-Provence depuis avril 2023, notamment dans le cadre d’actions de prévention et de sensibilisation autour des mégots. Lire la suite »

9 Août 2026 | Profession
 

Les Douanes viennent de publier les chiffres des ventes officielles dans le réseau des buralistes, en volume, des produits du tabac sur le mois de juillet par rapport à juillet 2025 (voir le 10 juillet 2026). Ceci à partir des livraisons Logista.

Avec une répartition entre toutes les catégories.

Précisons que le nombre de jours de livraisons en juillet dernier a été de 21 contre 22 en juillet 2025.

  • Cigarettes : – 3,76 %
  • Tabac à rouler : – 6,72 %
  • Cigares / cigarillos : – 6,83 %
  • Autres tabacs à fumer : + 6,24 %
  • Tabac à mâcher : + 4,51 %
  • Tabac à priser : + 3,24 %
  • Autres tabacs à chauffer : + 0,63 %
8 Août 2026 | Profession
 

« J’ai eu l’occasion d’intervenir sur RMC, ce 7 août, pour dénoncer une nouvelle proposition de taxation du tabac destinée à financer la lutte contre les incendies (voir 6 et 7 août). »
C’est ainsi que débute un message de Serdar Kaya (sur LinkedIn le 7 août) que nous reproduisons.

« Cette logique doit cesser
« Le tabac est déjà le produit le plus taxé de France. À chaque nouveau besoin de financement, c’est toujours le même réflexe : créer une taxe supplémentaire.
Pourtant, chacun connaît les conséquences de cette politique. Plus les prix augmentent, plus les trafics prospèrent, plus les achats hors réseau légal progressent, et plus les 22 500 buralistes voient leur activité fragilisée.

« Cette proposition est d’autant moins pertinente que la filière finance déjà des actions de prévention à travers des dispositifs existants.

« Avant de créer un nouvel impôt, commençons par utiliser efficacement les moyens déjà disponibles.
Les Français attendent des politiques publiques cohérentes, fondées sur les faits et non sur des réflexes fiscaux. »

8 Août 2026 | Profession
 

Est-il raisonnable de penser qu’une nouvelle taxe permettra de lutter contre les incendies ? C’est pourtant le pari, pour le moins simpliste, sur lequel repose la dernière proposition de loi. Taxer davantage les cigarettes pour financer leur prévention ne changera pas les comportements. Cibler l’industrie du tabac relève moins d’une logique de prévention que d’un réflexe politiquement facile : désigner un bouc émissaire.
C’est ainsi que débute un communiqué de Philip Morris France à propos de la Proposition de Loi du député Yannick Neuder (voir les 6 et 7 août).

En faisant peser le financement de la prévention des feux de forêt sur une seule industrie, cette proposition de loi se trompe de cible. Philip Morris France (PMF) appelle à sortir des réponses fiscales de circonstance et à privilégier les leviers réellement efficaces : informer, prévenir, contrôler et sanctionner.

Une proposition de loi qui se trompe de cible

Philip Morris France exprime sa solidarité envers les populations touchées par les incendies et son soutien aux sapeurs-pompiers, aux services de secours, aux collectivités et à l’ensemble des personnes mobilisées. Jeter un mégot dans la nature est un acte inadmissible, susceptible d’avoir des conséquences dramatiques et doit être condamné. Mais faire financer la lutte contre les incendies par une seule industrie revient à réduire un phénomène complexe à une cause unique.

Les feux ont des origines multiples, accidentelles ou volontaires. Si neuf sur dix sont d’origine humaine, seuls près de 15 % sont attribués aux mégots. La prévention exige donc une réponse globale et adaptée à la diversité des causes, pas la désignation d’un coupable unique.

« La lutte contre les départs de feu mérite mieux qu’un coup médiatique et qu’une nouvelle taxe qui ne modifiera en rien le comportement de celui qui jette un mégot dans la nature. L’enjeu, c’est la prévention, la sensibilisation, le contrôle et l’application effective des sanctions. Ce débat mérite une véritable réflexion autour des moyens alloués aux capacités publiques d’anticipation et de gestion de ces catastrophes. », déclare Xavier Puech, Président de Philip Morris France.

Une proposition de loi au double effet pervers

La cigarette est déjà le produit de consommation courante le plus taxé de France, avec près de 83 % de son prix constitué de taxes. Le résultat serait doublement contre-productif : de nouveaux clients pour le marché parallèle et des recettes fiscales toujours plus incertaines pour l’État. Or, ces circuits fragilisent les buralistes, qui sont souvent les derniers commerces de proximité en zone rurale, et échappent aux contributions environnementales, aux exigences de traçabilité et aux dispositifs de prévention.

Taxer davantage ne préviendra aucun départ de feu. La fiscalité ne peut tenir lieu de politique de prévention.

Près de 80 millions d’euros déjà mobilisés

Depuis 2021, les fabricants de tabac financent intégralement la filière de responsabilité élargie des producteurs chargée notamment de réduire l’impact environnemental des mégots. En 2026, ce montant s’élève à près de 80 millions d’euros.

Ces ressources soutiennent les actions de sensibilisation, de collecte, de nettoiement et d’équipement conduites avec les collectivités. Plus de 1 600 partenariats ont aujourd’hui été conclus avec des collectivités représentant 35,5 % de la population française, avec pour objectif de réduire de 40 % le nombre de mégots abandonnés dans l’environnement d’ici 2027. Lire la suite »

7 Août 2026 | Profession
 

Les buralistes des Pyrénées-Atlantiques ont lancé une campagne pour sensibiliser le public à leurs difficultés. La concurrence de l’Espagne, où le paquet de cigarettes est vendu deux fois moins cher, menace la survie de leur commerce. Dans le département, 263 bureaux de tabac ont mis la clé sous la porte ces vingt dernières années. C’est ainsi que débute un sujet de France 3 Régions, signé Jean Barrère (le 6 août).

D’innombrables « carottes » rouges et blanches, symbole des bureaux de tabac, sont éparpillées devant la frontière espagnole. C’est ce que montre l’affiche imaginée par les bureaux de tabac des Pyrénées-Atlantiques pour alerter sur la mauvaise passe que traverse la profession. « 263 buralistes du 64 ont fermé en vingt ans », s’insurge le visuel.

Cette dernière est présente devant le comptoir de Jérôme Récapet, patron d’un établissement à Navarrenx (photo). Le président de la fédération des buralistes du département se dit inquiet : « L’avenir n’est pas rassurant. On subit une baisse du volume de ventes, et une fiscalité qui augmente de façon exponentielle. »

Les professionnels déplorent la concurrence des buralistes d’Espagne, où le tabac est moins taxé. Alors qu’un paquet de cigarettes coûte environ 13 € en France, le prix descend à 5,5 € de l’autre côté de la frontière. « Quand j’étais jeune, la différence de prix était entre 30 à 50 %, retrace Jérôme Récapet. Aujourd’hui, on est à plus de 100 %. Le porte-monnaie des Français étant ce qu’il est, ils vont en Espagne. »

En plus de la concurrence ibérique, les professionnels sont également touchés par le trafic et la contrefaçon. À tel point que, selon Jérôme Récapet, la majorité du tabac consommé dans les Pyrénées-Atlantiques ne provient plus des buralistes du département : « On ne représente plus que 30 % des ventes de tabac dans le 64, alors qu’on est censés avoir 100 %, c’est censé être un monopole. »

Les difficultés des professionnels sont déplorées par leurs clients.
« La population ne souhaitera pas s’installer dans un village où tout est fermé », estime une dame venue pour retirer un colis. « Ça me touche, car c’est un lieu de vie », témoigne un autre. Pour survivre, les buralistes tentent de se diversifier. À Navarrenx, Jérôme Récapet propose de nombreux objets que l’on n’imaginerait pas dans un bureau de tabac. Lire la suite »

6 Août 2026 | Profession
 

« Nous avons le plaisir de partager une excellente nouvelle : votre Centre national de formation des buralistes a obtenu avec succès son audit de surveillance Qualiopi, réalisé le 29 juillet 2026, sans aucune non-conformité. » C’est ainsi que débute un message de Formation Buralistes (sur LinkedIn, le 5 août) que nous reprenons.

Cette réussite est bien plus qu’une obligation réglementaire : elle confirme la qualité de notre organisation, de nos pratiques pédagogiques et de notre démarche d’amélioration continue.
Elle garantit également pour les buralistes et leurs collaborateurs la possibilité de continuer à bénéficier des dispositifs de financement de la formation professionnelle.

Cette reconnaissance est avant tout le fruit d’un travail collectif.
Merci à l’ensemble de nos administrateurs, collaborateurs et formateurs, dont l’engagement quotidien contribue à faire de Formation Buralistes la référence nationale en matière de formation des buralistes.

L’auditrice a notamment souligné plusieurs points forts de notre organisation :

  • notre démarche de veille ;
  • notre capacité d’amélioration continue ;
  • la qualité de notre ingénierie pédagogique ;
  • notre proximité avec les besoins du réseau des buralistes. (Voir les 20 juillet 2026 et 27 avril 2026.)

Cette réussite nous encourage à poursuivre les nombreux projets engagés : évolution de notre offre de formation, innovation pédagogique, développement des formations « cœur de métier » et accompagnement toujours plus efficace des buralistes et de leurs fédérations.
Merci à toutes celles et tous ceux qui contribuent chaque jour à cette dynamique collective.

6 Août 2026 | Profession
 

L’État renforce son soutien sur l’activité partielle aux entreprises touchées par les incendies.

L’UMIH (Union des Métiers de l’Hôtellerie-Restauration) avait demandé le renforcement et l’élargissement temporaire du dispositif d’activité partielle lors des réunions d’urgence (voir le 26 juillet).

Du 20 juillet au 31 août, les employeurs concernés pourront bénéficier d’un reste à charge nul grâce à une aide exceptionnelle. Cette majoration exceptionnelle est intégralement prise en charge par l’État.

Nous remercions l’engagement du Gouvernement.