Une fenêtre sur l’actualité quotidienne de tous les événements liés directement ou indirectement au tabac
27 Avr 2026 | Profession
 

Nickel (le compte Nickel des buralistes) annonce son partenariat avec Amazon. Nous reprenons son message.

L’objet de ce partenariat : « faire bénéficier nos clients de jusqu’à 12 mois d’abonnement à Amazon Prime offerts avec Nickel. »

« Grâce à ce partenariat, nos clients actuels (et futurs), en France métropolitain, pourront désormais profiter de la livraison rapide, de Prime Video, d’Amazon Music… Et ce grâce à leur carte Nickel. »

Ce partenariat s’inscrit dans la volonté de Nickel d’apporter toujours plus de valeur ajoutée et de services à ses clients.

On remarquera qu’ainsi Amazon se rapproche un peu plus du réseau des buralistes.
Sachant que, par ailleurs, le service colis Amazon Counter est disponible chez plus de 1 000 buralistes (voir le 24 janvier 2026).

18 Avr 2026 | Profession
 

Les jeux d’argent en France poursuivent leur progression en 2025, avec un chiffre d’affaires en hausse de 3 % à 14,1 milliards d’euros, selon l’ANJ (Autorité nationale des Jeux). Porté par la loterie et les paris sportifs en ligne, le marché numérique accélère, tandis que PMU recule et que casinos et FDJ restent dynamiques. Nous reprenons le communiqué de l’AFP.

En 2025, le chiffre d’affaires (PBJ ou produit brut des jeux, c’est-à-dire la différence entre les mises des joueurs et les gains reversés par les opérateurs) des jeux d’argent a atteint 14,1 milliards d’euros, plaçant la France « à un niveau comparable à celui du Royaume-Uni et de l’Italie ».

Le pari sportif en ligne représente les deux tiers de ce marché en ligne, à 1,77 milliard d’euros (+10,4 %).
Les mises atteignent 11,52 milliards d’euros (+12,0 %) avec en tête le football (6,32 milliards d’euros de mises) suivi du tennis (2,65 milliards d’euros).
Le nombre de joueurs en ligne progresse de 7,7 % avec 4,2 millions de joueurs uniques.

Les activités de la FDJ United (loterie et paris sportifs en points de vente) continuent de représenter près de la moitié du marché avec un PBJ de 6,95 milliards d’euros (+2,8 %), porté par la loterie (+3,4 %). Lire la suite »

16 Fév 2026 | Trafic
 

Au moment où une étude de BAT France rappelle la dure réalité de la contrebande de tabac sur les réseaux sociaux (voir 7 février 2026) – avec plus de 6 200 vendeurs de cigarettes sur Facebook – nous reprenons le propos alarmiste exprimé tout récemment, via Linkedin, par Thierry Laborde, Directeur général délégué de BNP Paribas.

« Les récentes révélations de Reuters mettent en lumière une réalité préoccupante : selon des documents internes analysés par l’agence, jusqu’à 16 milliards de dollars de revenus publicitaires annuels pourraient provenir, chez Meta, de contenus frauduleux ou illicites, tandis que les signalements des utilisateurs restent largement sans réponse (…).

La prévention de la fraude ne peut plus relever d’un acteur isolé. Elle appelle une mobilisation coordonnée de l’ensemble de la place financière, aux côtés des plateformes, des régulateurs et de tous les acteurs du numérique.
Le moment est venu de renforcer les coopérations, d’aligner les positions et de faire front commun. »

7 Fév 2026 | Trafic
 

BAT France dénonce l’explosion des ventes de cigarettes de contrebande et contrefaites sur les réseaux sociaux, un phénomène alimenté par la hausse continue des prix légaux. C’est ce qui ressort d’un article de Challenges que nous reprenons.

En 2025, plus de 6 200 vendeurs ont été identifiés sur Facebook en France, soit une progression de 62 % en un an.
Toutes plateformes confondues, plus de 53 000 publications liées au tabac illicite ont été recensées l’an dernier, en hausse de 68 %.

Facebook Groupes concentre à lui seul 65 % des annonces, avec un volume doublé par rapport à 2024, tandis que Facebook Marketplace affiche une croissance de 86 %.
Snapchat et Telegram reculent en volume, tout en restant des canaux structurants pour certains produits et publics.

Les contenus liés à la contrefaçon bondissent de 165 % et ceux relevant de la contrebande progressent de 89 %.

L’Île-de-France demeure la région la plus touchée, devant les Hauts-de-France et l’Auvergne-Rhône-Alpes.

(Voir aussi les 5 février 2025 et 24 janvier 2024)

26 Jan 2026 | Trafic
 

Ce 19 janvier, la Brigade de recherche de la gendarmerie de Bourges s’apprête à perquisitionner un appartement de La Charité-sur-Loire (4 700 habitants), où les militaires pensent pouvoir découvrir des armes. Mais lors de l’opération, ils se trompent d’adresse…

… et pénètrent dans un autre logement. À l’intérieur, les gendarmes découvrent 60 pots de tabac, 90 cartouches de cigarettes, un demi-kilo de résine de cannabis et 12 grammes de cocaïne.

Déclaration de l’occupant : « Les stups, c’est ma consommation pour l’année… Quant au tabac, un bon plan sur Telegram, j’ai saisi l’occasion et… puis voilà. »

25 Jan 2026 | Trafic
 

L’Union des Fabricants (Unifab), association de défense et de promotion de la propriété intellectuelle, a lancé ce 15 janvier une nouvelle campagne de publicité en vue d’alerter les jeunes fumeurs sur la contrefaçon de cigarettes.
C’est ainsi que débute une dépêche AFP que nous reprenons (voir aussi les 22, 23 et 24 janvier).

Cette campagne, composée notamment de trois clips animés de 90 secondes, cible les canaux de vente privilégiés par les trafiquants : les réseaux sociaux.
Elle sera diffusée jusqu’à l’automne 2026, sur Snapchat, TikTok notamment, et sur des banderoles sur des sites marchands comme Amazon et Leboncoin.

« Cette campagne a pour objectif de sensibiliser les plus jeunes aux risques qu’ils prennent lorsqu’ils achètent ce type de produit, afin qu’ils soient conscients que ces produits ne sont pas (…) des vrais produits et des produits vendus licitement », a déclaré la directrice de l’Unifab, Delphine Sarfati-Sobreira, rappelant que les cigarettes de contrefaçon ne répondaient à aucune norme. Lire la suite »

18 Déc 2025 | Trafic
 

Un couple a comparu devant le tribunal judiciaire du Mans, ce 15 décembre. Pour un trafic combiné de cigarettes, de stupéfiants et de parfums. Dans le cadre d’une affaire assez semblable à une autre, récemment jugée au Mans (voir le 27 novembre).

Entre le 1er janvier 2023 et le 29 octobre 2025, le couple s’est livré à un trafic de triple nature : stupéfiants (cannabis et cocaïne), tabac et parfums.
Les ventes s’effectuant via Snapchat, sous le pseudonyme « Ghost 722 ».
Les produits étant livrés, la plupart du temps, à domicile.

Lors de la perquisition au domicile du couple, les enquêteurs ont trouvé des sachets de cannabis tout prêts avec leur prix en étiquette. Soit un stock de 88 000 euros de marchandise. Et 3 200 euros en espèces.

L’homme a déjà été condamné pour trafics de stupéfiants.

Le jugement a été mis en délibéré, la Procureure ayant requis six ans de prison ferme contre l’homme et trois ans contre sa compagne. Le jugement sera rendu le 23 décembre.

 

23 Nov 2025 | Trafic
 

Deux hommes ont été jugés ce 21 novembre au tribunal correctionnel de Saintes (Charente-Maritime) pour trafic de stupéfiants et contrefaçons de cigarettes. Ils vendaient leur marchandise dans la région, en passant par les réseaux sociaux.

Deux hommes ont été jugés en comparution immédiate ce 21 novembre au tribunal correctionnel de Saintes, soupçonnés d’être à l’origine d’un vaste trafic de stupéfiants et de contrefaçons de cigarettes. Les investigations ont permis de retrouver 1 700 cartouches de cigarettes contrefaites, de la cocaïne et du cannabis dans un box de Chaniers, commune proche de Saintes.

La marque Philip Morris s’est portée partie civile dans le dossier.

Le montant de la marchandise retrouvée dans le box est estimé à 150 000 euros pour les cigarettes, et 85 000 euros pour la drogue.

« Ils auraient vendu 10 000 cartouches à Saintes et alentours, en deux ans via les réseaux sociaux » estime Daniel Bruquel, expert et chef du service prévention du commerce illicite chez Philip Morris France.

« Il est urgent que l’État prenne la mesure de ce qu’il se passe sur les réseaux sociaux en termes de trafic ».

Lui pointe particulièrement le réseau social Snapchat : « ça fait à peu près deux ans que ça s’est largement développé, avec un impact beaucoup plus étendu qu’un point de deal physique ».

Deux et trois ans de prison, notamment, ont été requis par le Procureur contre les trafiquants. On ne connaît pas encore la décision du tribunal.

 

12 Nov 2025 | Trafic
 

Difficile de passer à côté de la polémique sur certains produits du géant chinois Shein vendus en ligne (des poupées sexuelles), ces derniers jours :

  • des réactions surjouées de la part des politiques (lesquels ne s’intéressent plus véritablement aux enjeux du commerce depuis un certain temps) ;
  • la DGCCRF et les Douanes se rappelant au souvenir du grand public (le temps d’une visite ministérielle à Roissy) ;
  • et Shein qui s’excuse platement… avant de confirmer son implantation dans des points de vente physiques (avec le BHV).

En définitive, beaucoup de bruit médiatique et autres effets de manche, alors que Shein a surtout renforcé sa communication auprès de clients qui n’en pensent pas moins.

Alors que les magasins traditionnels de vêtements baissent rideau pour de bon et s’effacent de notre paysage commercial.

À propos, si les médias parlaient aussi du scandale du tabac vendu en ligne ?

Alors que l’étude TAFE des Douanes et de la Mildeca esquive le sujet.

Alors que la dernière étude Webdrone (commandée par British American France / voir le 5 février) annonce… qu’entre 2023 et 2024, le nombre d’annonces de vente de produits du tabac constatées en ligne est passé de 14 634 à 31 604.

15 Oct 2025 | Trafic
 

En cinq ans, la vente illégale de tabac a littéralement explosé. En Gironde, une mère et son fils, originaire de Libourne, vont comparaître devant la justice pour avoir alimenté un vaste trafic de cigarettes de contrefaçon dans la région via les réseaux sociaux. Initialement prévu ce 14 octobre, le procès est reporté.
C’est ainsi que débute une information de France 3 Nouvelle-Aquitaine que nous reprenons.

Le fils achetait des cartouches sur Telegram pour les revendre via son compte Snapchat, un business lucratif mené avec sa mère.
Plusieurs centaines de cartouches de contrefaçon et des dizaines de milliers d’euros en liquide ont été saisies à leur domicile.

« Le fils achetait 1 200 euros le carton de 50 cartouches, ce qui fait la cartouche à 25 euros. Puis, il la revendait à 40 euros, ce qui fait 15 euros de bénéfices par cartouche », précise Daniel Bruquel, expert et chef du service prévention du commerce illicite chez Philip Morris France, partie civile.

Telegram, Snapchat, Instagram, Facebook sont désormais des canaux alimentant le trafic de cigarettes de contrebande en France. Faciles à commander sur les réseaux sociaux, les paquets de cigarettes contrefaites coûtent seulement entre 3 et 5 euros, contre 12,50 euros dans les bureaux de tabac. La profession est dépassée par le phénomène qui ne cesse de croître depuis le confinement.

« On va avoir les canaux de distribution qui sont Marketplace, Snapchat, Insta, où il y a des codes qui vous amènent tout de suite à des cartouches de cigarettes, ou des paquets de cigarettes, avec de la livraison de façon immédiate. Ils sont parfaitement organisés pour ces canaux », décrit Antoine Bairras, buraliste du centre-ville de Bordeaux et président de la fédération des buralistes de la Gironde. Rassemblant 520 professionnels, elle s’est également portée partie civile dans l’affaire de trafic de Libourne.

Comment endiguer ce trafic sur les réseaux sociaux ? Les buralistes demandent des garde-fous, comme l’instauration de filtres sur les plateformes en ligne afin de repérer et surtout « empêcher la communication » entre consommateurs et trafiquants, ce qui pourrait freiner le marché parallèle. Celui-ci coûte cher à l’État et aux buralistes : le manque à gagner serait de l’ordre de 2 à 3 milliards d’euros.

Une solution partagée par le chef du service prévention du commerce illicite chez Philip Morris France.
« La loi interdit la vente de cigarettes sur les réseaux sociaux. Donc, Facebook ou Snapchat devraient être en capacité de dépister proactivement les contenus qui sont illégaux, comme ils le font déjà pour les propos injurieux. Il doit y avoir la même chose aujourd’hui sur les trafics de cigarettes ».