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13 Avr 2026 | Trafic
 

De temps en temps, ça tombe. Et les vrais responsables d’un réseau d’épiceries vendant des cigarettes de contrebande (si ce n’est de contrefaçon) doivent s’expliquer devant la justice.
Voici les révélations et faits marquants du récent procès (le 3 avril) d’un réseau cité à comparaître devant le tribunal correctionnel de Nîmes (source : Midi Libre).

Les prévenus : plusieurs gérants d’épiceries.
À leur tête, un individu (tombé sur dénonciation) ayant organisé un système d’approvisionnement pour plusieurs épiceries nîmoises.
7 personnes, au total, ayant été arrêtées. Tous ont des antécédents judiciaires : au total 70 mentions sur les casiers… un pedigree qui parle.

Les faits reprochés : vente frauduleuse de tabac (en grande quantité), de vin et de produits pour l’extraction de protoxyde d’azote ; travail dissimulé.
Les produits tabac étant stockés dans un box aménagé pour des tâches de logistique : notamment la préparation des livraisons aux épiceries de cartouches de cigarettes arrivées… en palettes ; ces livraisons s’organisant par lots de 50 cartouches de cigarettes.

La phrase-choc de l’audience : « on se demande comment les buralistes survivent à Nîmes… » a déclaré le président du tribunal correctionnel de la cité gardoise, Jérôme Reynes.

Parmi les déclarations des prévenus : « le tabac était pour ma consommation personnelle… » (sic) ;

Une bizarrerie qui n’en est pas une… : certains de ces épiciers n’ont pas de compte bancaire professionnel. Mais les terminaux bancaires trouvés sur place font apparaître des transactions dont le total dépasse les… 500 000 euros.

Le verdict : l’individu à la tête du réseau est condamné à trois ans de détention dont un an avec sursis.
Les « épiciers » sont tous condamnés : entre dix mois avec sursis et deux ans (dont un an avec sursis).

Une déclaration en conclusion : « cette décision vient rappeler une chose essentielle : le travail collectif, la persévérance et l’engagement finissent toujours par porter leurs fruits. Félicitations à l’ensemble des acteurs mobilisés — forces de l’ordre, justice, services de contrôle — ainsi qu’à la mairie pour leur engagement et leur coordination. Rien n’est impossible quand les efforts sont constants et coordonnés. Chaque action compte, chaque signalement a son importance, et chaque avancée renforce un cadre plus juste pour tous. »
(secrétaire de la fédération des buralistes du Gard )

(Voir aussi les 17 mars, 9 février et 30 janvier)

 

13 Avr 2026 | Trafic
 

La fédération des buralistes de Paris – Île-de-France salue la publication d’un décret habilitant les agents de sûreté de la SNCF et de la RATP à intervenir – avec plus de possibilités et de recours – face aux multiples activités illégales qui se multiplient dans les transports publics de la région.

« C’est une avancée concrète pour la saisie de produits de contrebande dans les transports publics », a posté Philippe Alauze (président de la fédération des buralistes de Paris – Île-de-France), ce 2 avril.

« Cette mesure est le fruit de nombreuses concertations menées en Île-de-France, avec une forte implication de la Région Île-de-France-de-France sous la présidence de Valérie Pécresse, pour permettre aux forces de sécurité du transport de saisir des produits issus de la contrefaçon et/ou de la contrebande, notamment le tabac. »

Il suffit de fréquenter le réseau de transport urbain parisien – des stations de métro Porte-la-Chapelle (voir 19 janvier 2026) à Marx Dormoy en passant par les couloirs d’accès de la Gare du Nord (voir 28 novembre 2022) – pour se rendre compte de la gravité et de l’urgence du problème.

Photo : Le Parisien

13 Avr 2026 | Trafic
 

réunion fouille collèges

Ces derniers jours, le préfet de La Réunion, Patrice Latron, a multiplié les messages d’alerte pour sensibiliser tant la population que les responsables d’établissements scolaires sur l’interdiction des sachets de nicotine – désormais en vigueur (voir le 1er avril 2026) – tout en rappelant que les puffs (cigarettes électroniques jetables) le sont également (voir le 14 février 2025).

Sachant que le message est également passé auprès des professionnels : « dès 2025, le préfet avait informé les professionnels de l’interdiction à venir et appelé à leur responsabilité. »

Sachant aussi que ces interdictions portent sur la détention, la vente, la distribution et l’offre gratuite.

Rappelons aussi que La Réunion est – à notre connaissance – le seul territoire de la République où les forces de l’ordre ont multiplié, dernièrement, les grosses opérations de fouille de sacs scolaires à l’entrée des collèges (voir 2 mars 2026).

12 Avr 2026 | Trafic
 

À Béziers, 60 jours de fermeture administrative frappent une boulangerie, révélant une infraction inattendue et un climat de contrôles renforcés. C’est ainsi que Métropolitain (du 9 avril, article de Léa Pippinato) nous apprend que les épiceries (de nuit comme de jour) commencent à être débordées..

Sur l’avenue Gambetta, les Biterrois ont découvert une vitrine close, dès ce 9 avril. Derrière ce rideau baissé, une décision administrative vient d’être prise, avec une durée qui ne passe pas inaperçue : 60 jours. Le sous-préfet de Béziers a ordonné la fermeture de la boulangerie Gambetta.

La raison apparaît clairement : les autorités ont constaté une détention frauduleuse de tabac destiné à la revente.

Certains établissements peuvent proposer du tabac en complément de leur activité principale, mais sous conditions précises et encadrées, rappelle Métropolitain.

Les restaurants, bars et cafés disposant d’une licence III ou IV, certaines stations-services, ou encore des structures spécifiques comme les prisons et les casernes, peuvent obtenir un statut de revendeur. Ce dispositif impose des obligations claires. Le professionnel doit déclarer son engagement auprès des douanes et choisir un débit de tabac de rattachement, auprès duquel il s’approvisionne exclusivement. NDLR : et s’il existe quelques bars-tabac-boulangeries, c’est parce que ces établissement sont avant tout des débits de tabac, régulièrement agréés par les Douanes (voir 21 janvier 2019).

La décision prise à Béziers intervient dans un climat de vigilance accrue dans l’Hérault, où les contrôles se multiplient et donnent lieu à des sanctions (voir aussi les 18 mars et 14 janvier 2026).

 

12 Avr 2026 | Trafic
 

« Ce sont des chiffres qui évoluent énormément d’une année sur l’autre et nous sommes face à un fléau national. »

Sébastien Jallet (préfet de la Sarthe) lors de la signature d’une nouvelle convention avec les buralistes : pour lutter contre le trafic de tabac et assurer la sécurité des buralistes (voir 10 avril).

11 Avr 2026 | Trafic
 

Un Ardéchois a été condamné, ce 10 avril, à 18 mois de prison ferme et plus de 250 000 euros d’amende pour un trafic estimé par les Douanes à… plusieurs tonnes de cigarettes entre la Belgique et la France.
Nous reprenons l’information de Valéry Lombardo sur Radio France Bleu.

Déjà connu pour des faits similaires, l’homme, qui effectuait de nombreux allers-retours réguliers avec la Belgique, a été rapidement identifié par les services douaniers agissant dans le cadre du GRITT (Groupe de Recherche et d’Intervention contre tous les Trafics).

C’est la brigade des Douanes de Romans-sur-Isère qui l’avait appréhendé lors d’un contrôle au péage de Loriol-sur-Drôme sur l’A7.
L’homme avait dans son véhicule 1 250 cartouches de cigarettes.

Reste à savoir, étant donné sa localisation, pourquoi cet Ardéchois avait choisi la Belgique plutôt que l’Espagne pour ses voyages-tabac réguliers…

10 Avr 2026 | Trafic
 

La préfecture de la Sarthe a officialisé, ce 8 avril 2026, une nouvelle convention visant à intensifier la lutte contre le trafic illicite de tabac et à améliorer la sécurité des buralistes. Cet accord associe les représentants de la profession, les forces de l’ordre, les Douanes ainsi que l’autorité judiciaire.

Selon France Bleu, deux axes principaux structurent ce dispositif : endiguer la contrebande et renforcer la protection des commerçants exposés à des risques croissants.

Les opérations menées sur les axes routiers et autoroutiers du département ont permis des résultats significatifs au cours de l’année 2025… Au total, 2,4 tonnes de tabac de contrebande ou de contrefaçon ont été saisies par la Police, la Gendarmerie et les Douanes.

Ces produits, majoritairement en provenance des pays de l’Est, alimentent parfois d’autres trafics, notamment de stupéfiants. Les interventions ont conduit à l’ouverture de 52 procédures judiciaires ou fiscales. L’année précédente, les saisies s’élevaient à 700 kilos.

« Ce sont des chiffres qui évoluent énormément d’une année sur l’autre et nous sommes face à un fléau national », a souligné le préfet de la Sarthe, Sébastien Jallet.

Parallèlement à la lutte contre les réseaux de contrebande, les autorités entendent sécuriser les points de vente.

En 2025, cinq tentatives et neuf cambriolages ont été recensés dans des bureaux de tabac du département.

Plusieurs interpellations ont également eu lieu après un vol à main armée visant un chauffeur-livreur à Requeil (voir le 4 juillet 2025). Lire la suite »

10 Avr 2026 | Trafic
 

Cette semaine à Montpellier, une épicerie de nuit – malgré l’obligation de fermeture de trois mois imposée – a reçu la visite des services de police.

Cette opération de contrôle a permis la saisie de 971 paquets de cigarettes, 291 paquets de tabac à rouler, 221 paquets de tabac à chiquer représentant 65 kilos de tabac proposé à la vente.

Les policiers ont également découvert 393 bouteilles de protoxyde d’azote et du cannabis.

À l’issue de cette perquisition, deux individus ont été interpellés.

(Voir aussi les 29 janvier 2026 et 16 août 2025)

9 Avr 2026 | Trafic
 

Une enquête ramasse-paquets, c’est simple. Une société spécialisée recueille des paquets de cigarettes vides (jetés dans des poubelles ou abandonnés dans l’espace public) puis on examine les paquets un à un : de quoi identifier ceux qui ont manifestement été achetés en France chez un buraliste (un paquet neutre avec les mentions réglementaires) et ceux qui viennent d’ailleurs, de l’étranger, d’une épicerie, d’un duty-free, d’un trafic quelconque.
Rien de plus simple, rien de plus vrai.

Une méthode de bon sens donc, éprouvée dans le temps… pour des résultats affolants.
C’est du moins ce qui ressort des résultats de la dernière vague Empty Pack Survey (EPS) que nous avons publiée hier (voir 8 avril 2026) : 55,4 % des cigarettes consommées en France ne proviennent pas du réseau des buralistes.
Une étude reposant sur plus de 11 000 paquets vides.

Nous publions les résultats les plus saillants, par régions, pour un certain nombre de grandes villes.

Île-de-France

Montreuil : 60,4 %
Boulogne-Billancourt : 56,4 %
Saint-Denis : 56,0 %
Versailles : 56,0 %

Provence-Alpes-Côte d’Azur

Avignon : 63,9 %
Toulon : 63,6 %
Aix-en-Provence : 62,9 %
Nice : 59,6 %

Grand Est

Thionville : 67,6 %
Metz : 61,5 %
Troyes : 61,2 %
Reims : 60,8 %
Nancy : 55,6 % Lire la suite »