
De temps en temps, ça tombe. Et les vrais responsables d’un réseau d’épiceries vendant des cigarettes de contrebande (si ce n’est de contrefaçon) doivent s’expliquer devant la justice.
Voici les révélations et faits marquants du récent procès (le 3 avril) d’un réseau cité à comparaître devant le tribunal correctionnel de Nîmes (source : Midi Libre).
Les prévenus : plusieurs gérants d’épiceries.
À leur tête, un individu (tombé sur dénonciation) ayant organisé un système d’approvisionnement pour plusieurs épiceries nîmoises.
7 personnes, au total, ayant été arrêtées. Tous ont des antécédents judiciaires : au total 70 mentions sur les casiers… un pedigree qui parle.
Les faits reprochés : vente frauduleuse de tabac (en grande quantité), de vin et de produits pour l’extraction de protoxyde d’azote ; travail dissimulé.
Les produits tabac étant stockés dans un box aménagé pour des tâches de logistique : notamment la préparation des livraisons aux épiceries de cartouches de cigarettes arrivées… en palettes ; ces livraisons s’organisant par lots de 50 cartouches de cigarettes.
La phrase-choc de l’audience : « on se demande comment les buralistes survivent à Nîmes… » a déclaré le président du tribunal correctionnel de la cité gardoise, Jérôme Reynes.
Parmi les déclarations des prévenus : « le tabac était pour ma consommation personnelle… » (sic) ;
Une bizarrerie qui n’en est pas une… : certains de ces épiciers n’ont pas de compte bancaire professionnel. Mais les terminaux bancaires trouvés sur place font apparaître des transactions dont le total dépasse les… 500 000 euros.
Le verdict : l’individu à la tête du réseau est condamné à trois ans de détention dont un an avec sursis.
Les « épiciers » sont tous condamnés : entre dix mois avec sursis et deux ans (dont un an avec sursis).
Une déclaration en conclusion : « cette décision vient rappeler une chose essentielle : le travail collectif, la persévérance et l’engagement finissent toujours par porter leurs fruits. Félicitations à l’ensemble des acteurs mobilisés — forces de l’ordre, justice, services de contrôle — ainsi qu’à la mairie pour leur engagement et leur coordination. Rien n’est impossible quand les efforts sont constants et coordonnés. Chaque action compte, chaque signalement a son importance, et chaque avancée renforce un cadre plus juste pour tous. »
(secrétaire de la fédération des buralistes du Gard )
(Voir aussi les 17 mars, 9 février et 30 janvier)








« Ce sont des chiffres qui évoluent énormément d’une année sur l’autre et nous sommes face à un fléau national. »



