Une fenêtre sur l’actualité quotidienne de tous les événements liés directement ou indirectement au tabac
10 Août 2026 | Trafic
 

Un vélo volé et près de 2 000 paquets de cigarettes : les policiers chargés de la sécurité publique sont tombés sur un petit magot, au domicile d’un couple « des plus lambda », ce 7 août à Toulouse.
Nous reprenons un article révélateur d’ActuToulouse (Annaëlle Montagne) du 8 août.

Tout part du signalement du fameux vélo, récemment volé, dont la localisation borne sur la rive gauche de Toulouse. Prévenus par la BAC, les hommes de la Sécurité publique filent sur la trace du vélo. Et bingo : ils trouvent une bicyclette conforme à la description, sur une propriété dans le quartier de Saint-Cyprien.
Une perquisition est donc effectuée au domicile du couple qui y réside, composé d’un homme de 43 ans et d’une femme de 58 ans. Dans ce cadre, les forces de l’ordre découvrent un magot d’un autre ordre… Lire la suite »

7 Août 2026 | Trafic
 

Cela fait déjà pas mal de temps que les élus des buralistes de Paris-Île-de-France le dénoncent… les faits viennent de leur donner raison.

Six hommes de la communauté afghane, âgés de 25 à 52 ans, viennent d’être mis en examen, début juillet à Paris, « pour blanchiment et contrebande de tabac ». Le tabac était vendu à la sauvette et la recette réinvestie dans des commerces aux alentours. Trois d’entre eux sont écroués. C’est ce qu’annonce Le Parisien (le 5 août).

L’enquête est entre les mains de la BRIF (Brigade de recherche et d’investigation financière) depuis mars 2024. Tout est parti avec le constat d’une série de rachats de commerces (pas moins de sept) dans le quartier Marx-Dormoy (zone bien connue de ventes à la sauvette de cigarettes dans le 18e arrondissement) par une même famille d’Afghans. Pour un investissement évalué au total à 1 million d’euros.
Dans cette zone désormais baptisée « le petit Kaboul ».
Et les enquêteurs relèvent que l’un de ces mêmes commerces accueille, en fin de journée, un collecteur ayant récupéré la recette quotidienne des vendeurs de cigarettes à la sauvette du quartier…

Ce 29 juin, une série d’interpellations a lieu, à Marx-Dormoy, dans la rue puis dans un restaurant et un supermarché appartenant à la famille en question. 85 730 euros en liquide sont saisis.
14 suspects sont mis en garde à vue avant les six mises en examen.

(Voir 2 juillet 2026 / Afghans, 21 décembre 2025 et 2 novembre 2024 / sauvette.)

5 Août 2026 | Trafic
 

Encore une belle prise pour les gendarmes de Laon. Et c’est L’Union qui l’annonce. Le 15 juillet dernier, les militaires du PSIG (Peloton de Surveillance et d’Intervention de la Gendarmerie) du secteur ont interpellé un automobiliste qui transportait une importante cargaison de tabac de contrebande. Nous reprenons l’information de Kevin Lourenço dans L’Union (le 3 août).

C’est lors d’un contrôle entre Sissonne et Samoussy que le suspect a été démasqué. Au lieu de s’arrêter, il a tenté de semer les gendarmes.
Ces derniers se sont lancés dans un long et « dangereux marathon motorisé sur plusieurs dizaines de kilomètres » pour rattraper le fugitif.
Heureusement, aucun accident n’a été provoqué par la course-poursuite, et le suspect a finalement été interpellé dans l’Oise. Bonne pioche, puisqu’il transportait une « cargaison massive de tabac de contrebande ».

C’est presque un euphémisme pour 700 pots de tabac, 136 sachets, 29 cartouches et 74 paquets individuels. Ce qui peut expliquer pourquoi le suspect tenait tant à ce que sa précieuse cargaison ne soit pas confisquée…

(Voir les 22 juin et 28 avril.)

4 Août 2026 | Profession
 

Au tribunal judiciaire de Bobigny, ce 29 juillet, il aura fait l’étonné jusqu’au bout… Il assure qu’il ne pensait pas se livrer à une activité « gravement délictueuse ».

Ce Moldave d’une trentaine d’années – porteur aussi d’un passeport roumain et ancien de la Légion étrangère – a été surpris en train de vendre des cigarettes de contrebande (on ignore s’il s’agit de contrefaçon).

Son « marché » : les communes d’Aulnay-sous-Bois et du Blanc-Mesnil entre février et juin de cette année.
Reste que ce trafiquant est loin d’être un « petit bras » : pas moins de 6 300 cartouches de cigarettes ont été saisies dans un box qu’il louait et dans son véhicule.

Il a été condamné à 18 mois de prison. Avec sursis.

3 Août 2026 | Trafic
 

Pas de surprise dans les condamnations des auteurs d’un trafic de cigarettes sur Vierzon. Le tribunal de Bourges a suivi en grande partie les réquisitions du procureur. Les cinq mis en cause écopent de 1 à 4 ans de prison ferme et de lourdes amendes (voir 29 et 30 juillet).
Nous reprenons le sujet de Michel Benoit sur ICI Cher.

Les cinq condamnés devront verser au total plus de 212 000 euros d’amendes ou d’indemnisations. Certains devront payer plus que les autres.

Il faut dire qu’on a retrouvé 13 700 paquets de fausses cigarettes Marlboro dans un garage de Vierzon pour un trafic qui aurait duré plus d’un an.

Le syndicat des buralistes du Cher estime le préjudice pour l’État à plus de 3 millions d’euros de taxes non perçues, au regard du nombre de paquets saisis. Les cinq condamnés devront d’ailleurs lui verser 22 000 euros de dédommagement.

Mais ce qui fait le plus mal, c’est l’amende douanière basée uniquement sur les estimations des ventes réelles, bien qu’elles soient très difficiles à définir : 185 000 euros à verser au Trésor public et uniquement par deux condamnés ; ceux que l’on soupçonne d’avoir joué un rôle majeur dans ce trafic. Autant dire qu’ils n’ont pas fini de payer…

À cela s’ajoutent 5 000 euros de préjudice moral à régler au cigarettier Philip Morris. Comme le souhaitait la défense, le tribunal n’a pas retenu la notion de bande organisée pour le trafic de cigarettes, mais la peine n’est pas réduite pour autant.

Les trois auteurs en préventive restent en prison pour une période de 3 à 4 ans. Le quatrième est uniquement condamné pour trafic de cannabis et restera un an sous bracelet électronique. Le dernier, le plus jeune, qui jouait le rôle de coursier, écope d’un an ferme en raison de son casier judiciaire. Il est le seul à pouvoir rester sur Vierzon où sa compagne doit accoucher au mois d’août.

Dans quelques mois, un autre trafic de cigarettes doit être jugé à Bourges, mais d’une toute autre ampleur : près de huit tonnes de tabac avaient été retrouvées sur le secteur de Saint-Doulchard (voir les 2 mai et 9 mai 2026).

3 Août 2026 | Trafic
 

Après un établissement de l’avenue Victoria à Vichy, contraint de garder portes closes pendant deux mois, une autre épicerie, située boulevard de l’Hôtel-de-Ville, a fait l’objet d’une fermeture administrative, cette fois pour une durée de quatre mois. Elle proposait à la vente du tabac et des cigarettes électroniques jetables.
C’est ainsi que débute un article de La Montagne – du 1er août – que nous reprenons.

Codaf. Cinq lettres qui signifient comité départemental antifraude. Cet acronyme, aux airs de nom de code d’opération secrète, est à l’origine de deux fermetures administratives récentes de commerces à Vichy.

La première, ordonnée pour une durée de deux mois par un arrêté préfectoral en date du 8 juillet, concerne une épicerie située avenue Victoria. Ce 30 juillet, c’est un deuxième commerce du même type qui vient de subir le même sort.
Mais cette fois, l’épicerie visée doit fermer ses portes pendant quatre mois.
Dans le cadre de leurs investigations menées le 25 juin sur réquisition du procureur de la République, les policiers vichyssois ont en effet découvert dans cet établissement la présence de « 1 kilo de tabac à chiquer dissimulé dans un sachet derrière de la nourriture » (Photo La Montagne).

(Voir le 4 mars 2026 / Luxembourg)

31 Juil 2026 | Trafic
 

Les agents de la brigade des douanes de Montpellier, chargés des contrôles transfrontières à l’aéroport Montpellier-Méditerranée, ont une nouvelle fois porté un coup significatif à un trafic de cigarettes destiné à alimenter le marché parallèle. C’est ainsi que débute un message de Abdelhafid El Fassi (Directeur principal des services douaniers de Montpellier) sur LinkedIn (le 29 juillet).

Le 28 juillet 2026, dans le cadre d’une opération de contrôle renforcé menée par les douaniers sur les vols à l’arrivée, et notamment le vol en provenance d’Athènes, les douaniers ont intercepté six valises restées sur le tapis à bagages sans que leurs propriétaires ne les récupèrent, sans doute à la vue des contrôles en place.

Conformément à la procédure, en présence d’un représentant de la compagnie aérienne, après ouverture, les valises étaient chargées de cigarettes de contrebande. Au total, les six valises se sont avérées renfermer 541 cartouches de cigarettes, soit 54 100 cigarettes de contrebande, destinées à être revendues sur le marché illicite. Lire la suite »

30 Juil 2026 | Trafic
 

Les cinq hommes impliqués dans le dossier du trafic de tabac de contrefaçon et de stupéfiants à Vierzon ont été condamnés par le tribunal correctionnel de Bourges, dans un délibéré rendu ce 29 juillet (voir le 29 juillet).
La circonstance aggravante de bande organisée a été abandonnée.
Les peines vont de quatre à un an de prison ferme.

Le principal prévenu, âgé de 26 ans, écope de quatre ans de prison ferme avec maintien en détention. Deux de ses cousins, âgés de 25 ans et de 20 ans, sont condamnés à trois ans de prison ferme.
Les deux autres prévenus évitent l’incarcération immédiate avec des peines aménageables.
L’un, âgé de 24 ans, écope de trois ans de prison, dont deux ans avec sursis, et l’autre, âgé de 21 ans, est condamné à deux ans de prison, dont un an avec sursis.

Rappel : il s’est agi d’un trafic important par son volume, son implantation commerciale en zone semi-rurale et son caractère tabac-stupéfiants (voir les 2 mai 2026 et 9 mai 2026).

Mais, pour une fois, la justice a été rapide. Il y aura peut-être des recours en appel.

30 Juil 2026 | Trafic
 

Les policiers ont surpris plusieurs transactions dans le quartier de la rue Bloch à Besançon, ce 22 juillet 2026. Une perquisition a conduit à la découverte de tabac, de cigarettes étrangères ou contrefaites ainsi que de médicaments. Le suspect a reconnu avoir vendu des cigarettes, tout en niant être propriétaire d’une partie des produits saisis. Nous reprenons l’information de maCommune.info.
C’est la deuxième affaire de trafic tabac-médicaments découverte à Besançon en un mois (voir 18 juillet 2026 / Doubs).

Un homme de 38 ans a été interpellé le 22 juillet 2026, vers 17 h 20, rue Bloch, à Besançon, à l’issue d’une opération de surveillance menée par la police nationale.

Selon les éléments communiqués par les enquêteurs, un équipage a observé plusieurs échanges d’argent contre des paquets de cigarettes entre un individu, connu des services de police, et plusieurs clients. Les fonctionnaires ont ensuite suivi le suspect jusqu’aux parties communes de son immeuble avant de procéder à son interpellation devant son domicile. Placé en garde à vue, il a ensuite fait l’objet d’une perquisition. Lire la suite »

29 Juil 2026 | Trafic
 

Jusqu’à quatre ans de prison ferme ont été requis, ce 27 juillet, devant le tribunal de Bourges.
Cinq prévenus de 20 à 26 ans comparaissaient pour trafic de cigarettes contrefaites et, occasionnellement, de cannabis. Un commerce qui a duré plus d’un an sur Vierzon, entre février 2025 et fin mars 2026.
Nous reprenons l’information de Michel Benoit sur ICI Bourges.

Trois prévenus ont comparu dans le box des accusés puisqu’ils sont en détention provisoire, les deux autres étant libres, sous contrôle judiciaire.
Ils pratiquaient des tarifs défiant toute concurrence, mais pour un tabac de mauvaise qualité. Environ 50 euros la cartouche de dix paquets de fausses Marlboro, alors qu’un seul paquet vaut 13,50 euros.
Ils avaient même imprimé des flyers et faisaient de la publicité sur les réseaux sociaux. C’est ce qui les a perdus.

C’est à la suite d’un signalement des buralistes du Cher que le cigarettier Philip Morris a missionné un détective privé, qui s’est fait passer pour un client. Une enquête a alors été ouverte.

Un an d’écoutes, de filatures et la découverte de 1 371 cartouches de cigarettes dans un garage, ainsi que de 27 000 euros en liquide… Garage loué par un habitant de Vierzon que les enquêteurs désignent comme l’organisateur de ce trafic en bande organisée.

Il administrait plusieurs comptes Internet où l’on pouvait passer commande. 150 euros seulement pour trois cartouches. Selon les gendarmes, les livraisons se faisaient à domicile ou sur des parkings de supermarchés.

L’homme se défend : « J’aime bien faire des tours en voiture, c’est tout. » Il noie le poisson alors que la présidente l’asticote pendant deux heures. Il reconnaît à peine quatre ou cinq clients, alors qu’on relève des centaines de contacts sur les sites. Mais peu de preuves de transactions, finalement. Lire la suite »