Une fenêtre sur l’actualité quotidienne de tous les événements évoquant directement ou indirectement le tabac
22 Jan 2020 | L'Info
 

Les billes M & M’s du groupe Mars se portent bien … leurs ventes ont progressé plus vite que le marché des bonbons (voir 16 janvier) en 2019, avec une hausse de 4,2 %, selon Nielsen France.

Le géant américain veut doubler les ventes en France (inférieures à celles de l’Allemagne et du Royaume-Uni) d’ici à dix ans dans l’hexagone et réveiller le marché du chewing-gum en berne.

•• Le géant américain, dont le chiffre d’affaires mondial est de 35 milliards de dollars, a profondément remanié les procédés de fabrication des M & M’s dans l’usine alsacienne dédiée, sa deuxième plus grosse au monde, afin de remplacer le dioxyde de titane E171 interdit depuis le 1er janvier. L’additif, utilisé pour la brillance et suspecté d’être cancérigène, a été remplacé par de l’amidon de riz.

Mars veut également doubler les ventes à 50 millions d’euros en cinq ans de son autre marque emblématique de billes, les Maltesers, grâce aux éditions limitées, l’innovation et la publicité, qui ont permis de tripler le chiffre d’affaires en trois ans. Le « caramel croquant » change de statut, d’édition limitée à vente permanente.

•• Le véritable défi à relever au cours des prochains mois est ailleurs sur le marché du chewing-gum. Les ventes sont à la peine depuis des années. Encore en déclin de -9 % en 2017, de -6,4 % en 2018, elles se sont un peu redressées en 2019, limitant le recul à -3,4 %.

Leader mondial de la catégorie et numéro un en France, Wrigley estime être de son rôle de la relancer. Les consommateurs jeunes sont ceux qui font le plus défaut. L’évolution des devants de caisse dans les supermarchés, les changements d’habitude des clients désormais plus concentrés sur leur téléphone que sur l’observation des produits lorsqu’ils font la queue à la caisse et des prix trop élevés ont déprimé ce marché. Lire la suite »

22 Jan 2020 | Profession
 

En contrepoint de l’analyse du Figaro (voir 21 janvier) sur les vicissitudes des cigarettiers, le CEO de Philip Morris International, André Calantzopoulos (voir 25 août 2019) – qui défend depuis 2015 « un monde sans fumée » – estime que les gouvernements ne jouent pas assez leur rôle pour favoriser le passage des fumeurs aux produits alternatifs à la cigarette.

Extraits de l’interview d’Ivan Letessier.

•• Sur la fin des cigarettes traditionnelles : « Entre les fumeurs qui s’arrêtent et ceux qui décident de privilégier des alternatives à la cigarette, dans certains pays, nous pourrions parvenir, en dix ou quinze ans, à faire tomber le nombre de fumeurs à 3 % de la population et alors arrêter la cigarette. En Équateur, où nous avons une position dominante, en Nouvelle-Zélande, au Canada, au Royaume-Uni et au Japon, c’est parfaitement faisable.

« Ailleurs que dans des îles, cela prendra plus de temps : vouloir aller trop vite sans s’harmoniser avec les pays voisins, comme en France, crée de la contrebande de cigarettes. Pour en finir avec la cigarette, encore faut-il un alignement entre les industriels, les gouvernements et les acteurs de la santé publique

« Avoir des produits alternatifs à la cigarette dont il est scientifiquement prouvé qu’ils présentent moins de risques ne suffit pas. Il faut avoir la possibilité de convaincre les fumeurs qui ne souhaitent pas arrêter d’y passer. L’industrie doit faire une partie de ce travail, il faut que les gouvernements fassent le leur (…)

•• Sur la façon de procéder : « La seule façon d’accélérer la transition vers des produits moins nocifs est de mettre en place une politique de l’offre, avec des règles différentes en termes de fiscalité, de messages sanitaires sur les emballages, de recommandations des autorités publiques et de droit des industriels à faire de la publicité. La confusion est grande chez les fumeurs sur l’origine des méfaits des cigarettes : certains pensent que c’est la nicotine, d’autres les additifs, d’autres le tabac … Seuls 15 % savent que c’est la combustion. 

•• Sur la communication à utiliser : « La communication de masse n’est pas essentielle, mais il faut que les buralistes puissent expliquer les vertus des nouveaux produits aux consommateurs. Lire la suite »

22 Jan 2020 | E-cigarette
 

En ce début d’année, la Fivape (voir 29 septembre et 29 juillet 2019) lance le Label Vape Bleue : soit un signe de reconnaissance qui permet d’identifier de loin une boutique de vape.

Ces marquages visuels dédiés sont mis à la disposition uniquement des adhérents labellisés de la Fivape : enseigne drapeau en version classique ou lumineuse et vitrophanies, plus une « Charte de Spécialisation » dont l’affichage sur le lieu de vente est obligatoire.

La Fédération éditera également en 2020 un annuaire des boutiques labellisées, consultable sur le Web dès que les premières installations seront faites.

•• « Ce label est un symbole d’engagement fort de la part de la boutique spécialisée. Il l’oblige au respect d’une charte de spécialisation regroupant une vingtaine d’accords reliés autour de quatre thématiques : l’éthique, l’offre et les services, le conseil et l’accompagnement, la communication » précise Benoît Éclache, secrétaire général de la Fivape, à Vaping Post.

•• Parmi ces accords et engagements, une boutique labellisée s’interdit de commercialiser des produits à combustion comme des cigarettes de tabac, des chichas ou encore des produits de tabac chauffé.

Elle s’engage également à vérifier que les e-liquides nicotinés qu’elle propose sont bien enregistrés auprès de l’Anses et qu’elle dispose des fiches de données de sécurité. Elle doit en outre être en capacité de faire tester chaque saveur commercialisée, de garantir l’hygiène de ses procédés, d’assurer la mise en service du matériel ou encore d’organiser un système de collecte pour les fioles et accus. Lire la suite »

22 Jan 2020 | Observatoire
 

La justice vient de donner tort à Coca-Cola, qui boycottait depuis deux semaines les quelque 2 500 magasins Intermarché et Netto (Groupement Les Mousquetaires).

La cause du différend : la décision du distributeur de limiter la place de la gamme du géant américain dans ses rayons, au profit de produits plus sains pour la santé et l’environnement : moins transformés, moins sucrés, moins plastifiés et plus locaux … Une nouvelle forme de guerre RSE contre commerce.

•• Intermarché, qui travaille déjà depuis deux ans sur la suppression des additifs dans ses propres recettes, indique avoir prévenu la marque américaine dès cet été. Au même moment, Coca-Cola s’engageait justement à utiliser davantage de plastique recyclé et enregistrait un engouement pour ses recettes sans sucre dans des contenants au volume réduit.

•• Mais au tournant de la nouvelle année, la célèbre entreprise de boissons a peu apprécié qu’Intermarché n’accepte pas de mettre en rayon la totalité de sa gamme de produits, et toutes ses marques : Coca-Cola, bien sûr, mais aussi Fanta, Sprite, Fuzetea, Honest, Tropico, Caprisun et Monster.

•• Du coup, le 6 janvier, arrêt total des livraisons. Intermarché assigne, alors, en référé et le 14, le tribunal a rendu sa décision : Coca-Cola doit reprendre les livraisons, sinon, il doit payer 460 000 euros chaque jour de non approvisionnement. Soit la même somme que touche quotidiennement Intermarché en vendant ses produits.

Cette obligation ne dure cependant que jusqu’au 1er mars. D’ici là, les deux partis doivent trouver un accord.

22 Jan 2020 | Observatoire
 

Après la légalisation du cannabis au Canada et dans plusieurs États américains, l’industrie naissante connaît son premier « bad trip ».

Confrontés à des surplus de production au Canada (voir 2 janvier 2020) et à une incertitude sur une réglementation fédérale aux États-Unis (voir 13 mars 2019), les stars montantes du business (Canopy, Tilray, Aurora et Aphria) cherchent de nouveaux débouchés.

En Asie, en Amérique latine et surtout en Europe, analyse dans une enquête Challenges (édition du 19 décembre).

•• Or, la croissance du cannabis dépend principalement de sa légalisation. D’où une opération intense de lobbying auprès des autorités de santé publique européennes, notamment pour Canopy (voir 13 juillet 2019).

Si la majorité des états de l’Union européenne (sauf la France) autorisent formellement la commercialisation de produits à base de CBD, le rêve des industriels reste, selon le magazine, la légalisation généralisée du cannabis récréatif en Europe.

« Un marché légal ne veut pas dire un marché ouvert. En Grande-Bretagne, c’est légal (concernant le cannabis thérapeutique / ndlr) mais nous comptons à peine 200 patients » observe le patron de Noble un cabinet de recherche sur le cannabis.

•• « Si un État membre décide une légalisation du cannabis (récréatif / ndlr) alors nous pourrons assister à un effet domino » pronostique un analyste chez Bryan Garnier. Seul le Luxembourg, a ficelé un projet de loi … reporté sous la pression de l’Allemagne et de la France, cette dernière s’inquiétant des achats transfrontaliers, toujours selon le magazine (voir 3 septembre 2019). Lire la suite »

22 Jan 2020 | Profession
 

Cible à répétition

• Nord. Un individu au visage en partie dissimulé sous une écharpe, une arme de poing, une arrivée à la nuit tombée ce samedi 18 janvier …

Sous la menace, une buraliste de Sin-Le-Noble (limitrophe de Douai) n’a pas eu d’autres choix que de remettre le contenu de la caisse, avec en prime deux pots de tabac à rouler.

Ce n’est pas la première fois que le tabac-presse est victime d’agression : comme en 2012 et en août 2013, ou encore le 21 avril 2017, quand un client qui y avait ses habitudes s’était emparé de billets dans le tiroir-caisse. Il était à visage découvert et avait été condamné trois mois plus tard. Lire la suite »

21 Jan 2020 | Profession
 

« Les temps sont durs pour les industriels de la cigarette » et Le Figaro Économie de ce 21 janvier y consacre une pleine page. Extraits de l’analyse signée Keren Lentschner.

En résumé, les cours des Big Tobacco sont désormais au plus bas, proches du niveau atteint il y a vingt ans, à l’époque des procès historiques contre le secteur …

Depuis deux ans, les mesures antitabac sont plus fortes partout dans le monde, même dans les pays émergents (exemples : paquet neutre en France, interdiction prochaine de publicité en Allemagne, réduction du taux de nicotine aux États-Unis, …) Conséquence : ces mesures contribuent à faire chuter les ventes mondiales de cigarettes de 2,5 % par an.

•• Le recul est certes modeste et compensé, pour le moment, par les hausses de prix permettant de maintenir les profits à des niveaux élevés. Mais il est inexorable, et pourrait s’accélérer, poursuit Le Figaro (…) Pour rebondir, les rois du tabac se sont diversifiés dans des produits alternatifs à la cigarette, moins nocifs pour la santé : e-cigarette, tabac oral, tabac à chauffer. Lire la suite »

21 Jan 2020 | E-cigarette
 

La récente reprise de Concept Arôme par Nhoss (voir 18 décembre 2019) amène inévitablement à se poser la question : va-t-il y avoir d’autres rapprochements parmi les acteurs indépendants du vapotage (ne dépendant pas d’un fabricant de tabac) qui s’adressent au réseau des buralistes ?

•• En effet, le nombre des buralistes s’investissant dans la vape s’agrandit, peut-être pas assez vite, mais il s’agrandit et le retard avec les boutiques se comble progressivement.

Et cela nécessite pour les acteurs du marché de plus en plus d’investissements, tant en matière de capacité industrielle que d’offre commerciale ou de présence sur le terrain. Logiquement, cela devrait amener d’autres restructurations.

•• Pour en revenir à la reprise de Concept Arôme par Nhoss, les opérations concrètes de rapprochement se déroulent normalement. D’autant que les marques des deux entités sont complémentaires et les niveaux des prix de vente des flacons bien distincts : nous en sommes à 5,90 euros pour Nhoss et 3,90 euros pour Concept Arôme. Lire la suite »

21 Jan 2020 | Trafic
 

C’est ce qui s’appelle parler haut et clair.

Dans L’Éclair des Pyrénées du 19 janvier, Patrice François, Directeur régional de la Douane, annonce : « en 2020, les contrôles seront renforcés, notamment sur le trafic de cigarettes. Ce sera tolérance zéro. C’est à la fois une question de santé publique et de protection des buralistes. »

•• Pour cela, les 250 douaniers déjà opérationnels sur les 180 kilomètres de frontière entre les Pyrénées-Atlantiques et l’Espagne vont voir leurs effectifs se renforcer. Ils viennent d’ailleurs de recevoir le soutien d’une équipe maître-chien. Lire la suite »

21 Jan 2020 | Profession
 

Patron d’un tabac-presse à Montbéliard et secrétaire général de la chambre syndicale des buralistes du Doubs, Sébastien Treve interpelle actuellement par courrier les candidats aux municipales de sa ville pour savoir ce qu’ils envisagent de faire localement pour mettre fin au trafic de tabac. 

Extraits de L’Est Républicain.

« Les effets de la hausse de 50 centimes de novembre dernier se sont fait sentir environ trois semaines plus tard » constate Sébastien Treve. « Nos ventes de Marlboro, la marque que l’on vend le plus et qui nous sert de thermomètre pour notre activité, ont été pratiquement divisées par deux. Et là, le trafic s’est accéléré. » Lire la suite »