Une fenêtre sur l’actualité quotidienne de tous les événements évoquant directement ou indirectement le tabac
21 Avr 2019 | L'Info
 

II y en a qui croient fermement dans l’avenir du métier de buralistes. Parce qu’il s’agit de son dernier projet professionnel, Lionel Parenti est prêt à tout dans le but de reprendre le tabac-presse du quartier de la gare à Épinal.

Pour l’anecdote, il s’agit de l’établissement le plus proche du tabac Monop’Station qui avait largement défrayé la chronique syndicale des buralistes en son temps (voir Lmdt du 1er août 2016).

•• Le buraliste actuel part à la retraite. Mais son repreneur potentiel est encore à la recherche d’un financement complémentaire, malgré l’appui de sa banque. Il lui manque 30 000 euros afin de pouvoir racheter le fonds de commerce et les murs. Il vient donc d’ouvrir une cagnotte – intitulée « SOS quartier » – sur le site de cagnottes en ligne Leetchi.

•• « Les centres-villes des petites et moyennes villes crèvent, les petits commerces ne sont pas soutenus, je veux faire vivre ce quartier » a déclaré Lionel Parenti à Vosges-Matin. Annonce : 0,5 % du chiffre d’affaires mensuel sera réparti entre les donateurs. Engagement : si la cagnotte est un échec, les contributions seront reversées.

•• Ancien serveur dans la restauration puis vendeur dans le commerce, Lionel Parenti est accompagné par la CCI des Vosges. Et il a clairement son projet en tête : « en plus du tabac, j’aimerais aménager une petite épicerie et accueillir une borne PMU. » Et ouvrir en septembre.

21 Avr 2019 | Pression normative
 

Dans Le Parisien / Aujourd’hui en France de ce 21 avril, Michèle Rivasi (député européenne Europe Écologie – Les Verts / deuxième de liste pour le scrutin du 26 mai) a publié une tribune que nous reproduisons (voir Lmdt du 29 janvier).

« Le thème de la campagne des européennes que veut imposer Emmanuel Macron entre « progressistes » et « populistes » est stérilisant. Ainsi, si on ne veut pas être taxé de populiste, on doit forcément être progressiste et il faut dès lors s’astreindre à ne pas critiquer l’Union européenne (UE) et son fonctionnement. Mais une campagne électorale, c’est le débat, pas une juxtaposition de discours béats !

•• « Nos concitoyens le sentent, l’UE ne fonctionne pas bien. Elle n’est ni démocratique ni transparente. Bruxelles cultive l’entre-soi, notamment entre gouvernements et hauts fonctionnaires. La Commission est aux mains des lobbys. Et le Parlement n’a pas les moyens de s’y opposer efficacement. Prenons l’exemple révélateur du tabac.

« Ainsi de la lutte contre les trafics de tabac qui se traduisent par près de 20 milliards d’euros de perte fiscale dans l’UE. Nous savons désormais que le commerce parallèle est composé à 98 % de cigarettes qui sortent des usines des cigarettiers. Pourtant, l’UE veut leur confier la mise en œuvre de la traçabilité, faisant des cigarettiers des contrôleurs contrôlés.

•• « Cette décision est non seulement ubuesque, mais contraire au droit international. Alors qu’Emmanuel Macron avait promis durant sa campagne « une vraie politique de prévention », son gouvernement a publié un décret le 9 mars allant dans le sens de « l’autocontrôle », preuve que le lobby du tabac est à l’œuvre. En ne mettant pas en place un organisme indépendant pour assurer la traçabilité des cigarettes, l’UE et le gouvernement français ne respectent pas la convention-cadre de l’Organisation mondiale de la santé pour la lutte antitabac qu’ils ont signée.

•• « Je saisirai, s’il le faut, la Cour de justice de l’Union européenne pour faire appliquer ce traité en force depuis le 25 septembre 2018. Ainsi du lobbying, la Commission refusant de publier ses rencontres avec l’industrie du tabac. J’exige la transparence totale pour les cigarettiers, mais également pour les lobbyistes externes et les cabinets d’avocats. Lire la suite »

21 Avr 2019 | Pression normative
 

Les « indiscrétions politiques » de la dernière livraison du Figaro Magazine amènent le docteur Philippe Juvin – député européen LR qui ne se représente pas – à revenir sur l’un de ses sujets de prédilection (voir Lmdt des 30 mai, 20 et 5 mars 2017). Nous reprenons la notule.

« En dix années au Parlement européen, Philippe Juvin a « vu l’intérêt et le danger des lobbys. Il faut avoir un esprit indépendant pour leur résister ». Médecin, Philippe Juvin s’est notamment attaqué à la vente du tabac illicite et s’est heurté au puissant lobby des fabricants de tabac.

« La France perd 2 milliards d’euros en taxes à cause de la vente de cigarettes illicites », dénonce le maire LR de La Garenne-Colombes, alors qu’en France le débat fait rage sur la baisse des impôts et des dépenses publiques. Pour lui, il faut appliquer aux cigarettiers le principe du pollueur-payeur.

« Nous devrions leur faire payer le coût induit des charges médicales ainsi que le ramassage des mégots », comme la secrétaire d’État Brune Poirson avait tenté de l’imposer. « Elle a eu du courage », constate Philippe Juvin qui va écrire à la ministre de la Santé Agnès Buzyn et proposer, en tant que « monsieur Santé » du « shadow cabinet » des Républicains, que son parti reprenne son idée. »

 

La US Food and Drug Administration (FDA) vient d’envoyer un courrier à douze chaînes de magasins de grande et de moyenne surface ainsi que de points de vente de proximité.

Pour leur demander de présenter, d’ici la mi-mai, leur plan d’action afin d’améliorer leur dispositif d’interdiction de vente de tabac aux mineurs de moins de 18 ans (limite remontée à 21 ans par cinq états, à notre connaissance / voir Lmdt du 20 août 2017). Sachant aussi que les acheteurs peuvent être sanctionnés (voir photo ci-contre).

•• Parmi les chaînes appelées à s’expliquer, tous les grands noms de la distribution outre-Atlantique : Walmart, 7-Eleven, Kroger, Casey’s General Store, Family Dollar Stores. Ainsi que Chevron (stations-service).

En février, la FDA a lancé une procédure contre la chaîne Walgren Boots Alliance. Plusieurs cas de ventes aux mineurs de cigarettes menthol et de cigarillos ayant été constatés.

••Dans sa lettre de demande d’explications, la FDA déclare (selon l’agence Reuters) : « Nous partageons tous l’importante responsabilité de veiller à ce que les produits du tabac, nocifs et addictifs, ne se retrouvent pas entre les mains des enfants. Les détaillants, en particulier, sont en première ligne pour contribuer à réduire les conséquences sur la santé de l’usage du tabac et de la dépendance à la nicotine. »

21 Avr 2019 | Profession
 

La dernière hausse du paquet de cigarettes au 1er mars a provoqué une érosion de la demande, selon La Charente Libre (édition du 20 avril). L’un de ses journalistes a donné la parole aux buralistes charentais.

Marie-Claire Chaplain du tabac-presse « Le Victor-Hugo », à Angoulême, a fait les comptes. Et ils ne sont pas bons : en mars, ses ventes de tabac ont chuté de 15 % en valeur par rapport au mois de février. « On ne s’attendait vraiment pas à une telle baisse. C’est d’ailleurs la plus significative depuis les hausses successives du prix du paquet. »

•• « C’est d’autant plus inquiétant que la tendance s’accompagne d’une baisse de la fréquentation et donc des ventes impulsives de produits annexes, comme le pain ou une confiserie, par exemple », appuie Alain Lagarde, président des buralistes de Charente ( Président de la fédération des buralistes du Sud-Ouest et  administrateur de la Confédération ), qui tient avec son épouse le Café des Sports de Champniers ( bar-tabac-presse ).

•• Si les ventes en volume de tabac dans les bureaux ont baissé de 8,80 % dans le département, le marché parallèle s’est, lui, développé.

Depuis quelques mois, des vendeurs à la sauvette opèrent sur le marché Victor-Hugo d’Angoulême : « ils revendaient même devant l’entrée de mon magasin la semaine dernière », s’agace Marie-Claire Chaplain. De plus, « certains clients ne se gênent pas pour dire devant nous qu’ils préfèrent aller en Espagne ou en Andorre pour acheter leurs cigarettes plutôt qu’ici » ajoute-t-elle.

•• Alors, les buralistes charentais misent sur la diversification, toujours d’après La Charente Libre : relais-poste, relais-colis, dépôt et retrait d’argent, tous les moyens sont bons pour étoffer son offre.

Sans compter le tournant du vapotage. Dans un petit bureau de de la place des Halles, toujours à Angoulême, Yolande Avril a même réservé aux cigarettes électroniques une place de choix, à côté de son comptoir. Au Victor-Hugo, on a vu les choses en grand avec une vitrine entière. « On a la chance d’avoir la place pour le faire », reconnaît Marie-Claire Chaplain.

Mais de conclure sur une note mitigée : « les collègues qui ne peuvent pas se le permettre seront, en revanche, contraints à la fermeture. » Quatre bureaux de tabac ont fermé dans le département l’an dernier, apprend-t-on en fin d’article.

20 Avr 2019 | Trafic
 

Nous retrouvons notre habituel bilan hebdomadaire des saisies de tabac de contrebande, regroupées au niveau des Directions régionales de la Douane, ceci pour la période comprise entre les 8 et 14 avril (voir Lmdt du 13 avril).

. Roissy (voyageurs) : 29 constatations, 118 kilos de tabac de saisis
. Roissy (fret) : 15 constatations, 20 kilos
. Paris (Ouest) : 13 constatations, 117 kilos
. Paris (Est) : 11 constatations, 50 kilos
. Lille : 9 constatations, 48 kilos
. Toulouse : 9 constatations, 24 kilos Lire la suite »

20 Avr 2019 | Profession
 

Portrait flatteur de Jeanne Pollès (président de Philip Morris France) dans la rubrique « Carnet » des Échos du 19 avril. Nous le reproduisons ci-dessous.

« C’est un petit café parisien, avec ses tables en Formica, ses ardoises barbouillées à la craie, un coin tabac et un comptoir en zinc. C’est là que Jeanne Pollès, désormais présidente de Philip Morris France, a fait ses premiers pas professionnels. C’était il y a trente ans. Et pour le cigarettier, déjà. Son premier rôle ? Arpenter les tabacs des 9e et 2e arrondissements de Paris pour représenter les marques Marlboro, Chesterfield et Virginia Slims (voir Lmdt du 28 juin 2018).

•• « Un paquet de cigarettes coûte alors 5 francs, soit moins d’un euro, contre près de 9 euros aujourd’hui. « À l’époque, j’étais très timide » lâche dans un grand sourire cette femme fonceuse, chaleureuse, qui désormais, n’hésite pas à monter au créneau : « le gouvernement utilise l’arme du prix dans un pays qui compte 12 millions de fumeurs réguliers. C’est regarder les choses par le petit bout de la lorgnette ! ». Lire la suite »

20 Avr 2019 | Observatoire
 

Pendant que, pur hasard, les polémiques de tous types se multiplient autour du dossier de la privatisation de la FDJ (voir Lmdt des 7 et 15 mars ainsi que du 12 avril), le petit monde des casinos avance ses propres pions. 

Joale numéro trois français avec 24 établissements – s’apprête à réaliser sa plus grosse acquisition, après avoir connu ces dernières années une croissance soutenue. Et prépare aussi l’ouverture de son club de jeux parisien pour la fin de l’année.

•• Contrôlé par le géant américain du capital-investissement Blackstone depuis octobre 2017, Joa est en passe de reprendre les huit établissements du groupe Émeraude, a révélé Le Journal des Casinos, citant le président du directoire de Joa, Laurent Lassiaz. Lire la suite »

20 Avr 2019 | Profession
 

C’est l’histoire peu banale d’un quinquagénaire lyonnais, cadre supérieur et joueur occasionnel, qui ne joue à l’EuroMillions que 4 à 5 fois par an … et qui oublie parfois de vérifier s’il a gagné ou non.

Alors qu’il avait remporté le jackpot du 12 février, ce gagnant a réclamé sa somme, in extremis, 53 jours après le tirage.

Le 4 avril, neuf jours avant la date butoir, alors qu’aucun gagnant du My Million du 12 février n’avait réclamé son dû, la Française des Jeux (FDJ) lance un avis de recherche repris par la presse locale, auquel le gagnant ne prête aucune attention. Lire la suite »

20 Avr 2019 | Profession
 

« On sortait à peine la tête de l’eau » 

•• Rhône. Un couple de buralistes de Villefranche-sur-Saône (à 30 kilomètres au nord de Lyon) était en train de déjeuner à l’arrière de leur établissement, quand un malfaiteur, arme blanche à la main, a pénétré dans le tabac presse, ce vendredi 19 avril vers 12 h 40.

Un client est présent, le malfaiteur le prend pour le buraliste et lui hurle dessus : « j’veux les sous, j’veux la caisse ! ». Le client se protège alors avec un tabouret en expliquant la méprise.

Le buraliste intervient et fonce vers l’agresseur, un flash-ball à la main. Il vise le délinquant, sans tirer : le jeune décampe aussitôt en prenant ses jambes à son cou. Le tout a duré à peine 15 secondes. En début d’après-midi la police a arrêté un suspect ainsi qu’un complice présumé. Lire la suite »