Une fenêtre sur l’actualité quotidienne de tous les événements évoquant directement ou indirectement le tabac
23 Avr 2021 | L'Info
 

Hier soir, le Premier ministre n’a guère levé le voile sur le calendrier à partir duquel pourraient s’organiser les buralistes ayant une activité bar-brasserie, ceux ayant une activité saisonnière ou encore ceux contraints à la fermeture pour cause d’implantation dans un centre commercial.

Ce que l’on a entendu :

 La situation sanitaire s’améliore avec une baisse de la circulation du virus depuis 10 jours. 80 % des départements sont concernés par la décrue.

• La réouverture des ERP (Établissements recevant du Public) devrait commencer autour de la mi-mai. Elle se fera par étape, progressivement et avec prudence. Et, le cas échéant, sur une base territorialisée.

• La réouverture commencera avec certains commerces, certaines activités culturelles ou sportives et les terrasses. Il y aura des conditions particulières, le cas échéant territorialisées, qui évolueront au fur et à mesure.

  À partir du 3 mai, les interdictions de déplacements en journée (au-delà de 10 kilomètres) seront levées.

23 Avr 2021 | International, Profession
 

Forts de la mesure adoptée par le Parlement français l’été dernier sur proposition gouvernementale – limitant à une cartouche la quantité de tabac pouvant être importée d’un autre pays de la Communauté européenne par un particulier (voir 31 juillet 2020) – les buralistes autrichiens ont lancé la même demande auprès de leur propre gouvernement.

De fait, les 2 400 buralistes autrichiens (« tabaktrafikanten ») – et les 5 600 points de revente – souffrent des achats frontaliers opérés en Slovénie, Hongrie et Tchéquie. Les récentes fermetures de frontières ayant confirmé l’étendue du phénomène, exactement comme en France.

Pour appuyer leur revendication, Peter Schweinschwaller (qui est aussi président de la CEDT / Confédération européenne des Détaillants de tabac / voir 7 février 2019) a invité Philippe Coy à apporter son témoignage devant ses collègues autrichiens ainsi que le directeur de l’administration du monopole autrichien (Hannes Hofer).

Cela s’est déroulé à l’occasion d’une réunion régionale organisée à Haag (en Basse-Autriche) le 17 avril et suivie en direct, via une plate-forme digitale, par 550 buralistes autrichiens.

Le président des buralistes autrichiens (Joseph Prirschl) et celui de la chambre de commerce de Basse-Autriche (Wolfgang Ecker) ont également participé au débat avec Philippe Coy.

23 Avr 2021 | Trafic
 

On a beaucoup parlé dernièrement, dans les médias, du procès de ces policiers de la Brigade anti-Criminalité des quartiers Nord de Marseille accusés d’employer des méthodes peu orthodoxes dans leurs tâches de lutte contre les trafiquants de drogue mais aussi de cigarettes.

En gros, ils ont eu recours aux mêmes méthodes (le deal de produits confisqués, par exemple) que leur gibier (voir 3 octobre 2012). Le jugement est tombé hier. Nous reprenons la façon dont l’AFP en rend compte (extraits).

•• Tout en fustigeant de « graves dysfonctionnements », le tribunal a rendu un jugement plutôt clément dans le dossier de la Bac Nord de Marseille, prononçant 7 relaxes et condamnant les 11 autres policiers à du sursis pour des vols de cigarettes et de drogue.

À la sortie du tribunal, les ex-membres de la Brigade anticriminalité des quartiers Nord, soulagés, ont été applaudis chaleureusement par une cinquantaine de confrères, dont certains portaient le masque du syndicat Alliance sur le visage.

Lundi, le procureur André Ribes avait requis des peines allant d’un an de prison avec sursis à trois ans de prison dont six mois ferme, réclamant de la prison ferme pour 10 des prévenus et estimant que la confiance « envers certains services de police méritait d’être revue ».

•• « Le tribunal correctionnel, et c’est tout à son honneur, a fait du droit », a réagi après le délibéré maître Alain Lhote, avocat de Bruno Carrasco, ancien chef de groupe condamné à la peine la plus lourde. « La plupart de ces fonctionnaires de police vont pouvoir reprendre leur activité ».

Lors de la révélation des faits, le procureur de l’époque avait parlé de « gangrène », accusant les membres de la Bac Nord de se « servir sur la bête », et de prélever leur « dîme » sur les dealers et les revendeurs de cigarettes de contrebande qu’ils contrôlaient.

Tout au long de leur procès les policiers s’étaient défendus d’être des «ripoux » et avaient déploré d’avoir été « traînés dans la boue », fustigeant une enquête à charge de l’IGPN.

23 Avr 2021 | Trafic
 

Dans sa « générosité », le marché du tabac luxembourgeois inonde nos régions : le Centre (voir 2 avril), les Pays de la Loire (voir 21 mars), la Normandie (voir 9 mars). Il manquait la Haute-Savoie …

Le 3 octobre dernier, la seconde expédition d’un jeune homme de 21 ans, venu depuis la région d’Annecy pour acheter de grandes quantités de tabac au Luxembourg, avait tourné court. Il se trouve contrôlé par les douaniers, sur l’A31 à hauteur de Woippy. Lesquels ont découvert dans son véhicule 685 pots de 170 grammes de tabac à rouler.

Le 15 avril, le mis en cause comparaissait devant le tribunal correctionnel de Metz. C’est bien volontiers qu’il a reconnu avoir été envoyé par plusieurs commanditaires de Haute-Savoie et qu’il devait être rémunéré 5 000 euros.

Pour sa défense, il a même présenté deux tickets de caisse/ justificatifs émanant de commerces luxembourgeois. « Vous savez que cela ne suffit pas ? » lui a rétorqué le président.

Le tribunal a prononcé deux mois d’emprisonnement avec sursis, deux amendes de 1 000 euros, des pénalités de 20 000 euros ainsi … que la confiscation des pots placés sous scellés.

23 Avr 2021 | Trafic
 

Cela se passe comme cela dans la ville rose. Ou du moins dans son agglomération.

Un simple contrôle de police, l’après-midi du 15 avril, sur le territoire de la commune de Colomiers, tout près de l’aéroport de Blagnac.

Dans le coffre d’une voiture : 40 cartouches. Voilà, comme cela. Pur hasard.

Placé en garde à vue, puis libéré, le trentenaire recevra une convocation devant la justice.

23 Avr 2021 | Trafic
 

Depuis six mois, une nouvelle application Gendluce – de détection de marchandises contrefaites – est expérimentée par les gendarmes des Yvelines. 

Mis au point par un gendarme réserviste, également patron de l’entreprise d’ingénierie Agenium, Gendluce est « très simple d’utilisation ». « Lorsque les enquêteurs suspectent des cas, ils n’ont qu’à prendre en photo l’objet et l’envoient à un référent de la marque concernée » précise, dans Le Parisien, l’adjudant-chef Jonnier. « Et en quelques minutes ou quelques heures au maximum, ils obtiennent une réponse d’un expert ».

•• L’application répertorie soixante-dix contacts chez des entreprises dont les produits sont régulièrement contrefaits. La gendarmerie espère ensuite un effet boule de neige du côté des marques pour recenser encore plus de contacts. Cet annuaire a été élaboré avec l’Union des Fabricants (Unifab / voir 15 mai 2019).

« La lutte contre la contrefaçon n’est pas prioritaire parmi toutes nos missions, on veut qu’elle se développe » poursuit l’adjudant-chef Jonnier. Il espère qu’à terme « l’application soit utilisée par l’ensemble des services de gendarmerie, de police et des Douanes  ».

•• Un exemple est avancé par les promoteurs de cette nouvelle application. Un camion transportant 2 700 cartouches de cigarettes a été arrêté, tout récemment, au péage de Saint-Arnoult-en-Yvelines. Les gendarmes sur place ont utilisé l’application qui leur a confirmé la contrefaçon.

Vu les quantités, l’affaire a ensuite été confiée à un autre service de la gendarmerie qui a mené sa propre enquête. Selon une source proche du dossier, le chauffeur qui arrivait de Pologne a déclaré ne pas connaître pas la nature de sa cargaison. Placé en garde à vue, il était appelé à être jugé au tribunal correctionnel de Versailles.

•• Reste à savoir comment cette application s’articulera avec le système de traçabilité déjà mis en place pour le tabac (voir 3, 5 et 13 août 2019).

23 Avr 2021 | Pression normative
 

La commune de Juvignac (10 600 habitants, près de Montpellier) poursuit le déploiement de sa campagne de sensibilisation sur la propreté urbaine. Après un premier volet sur les dépôts sauvages, un nouveau sujet : haro sur les mégots, rapporte Metropolitain.

•• Les petits monstres associant citoyenneté et propreté, apparus lors du lancement de la campagne au long cours « Tous citoyens au quotidien pour une ville plus propre », invitent cette fois-ci à « des rues sans mégots ». Avec l’accroche « en les jetant là où il faut ».

L’objectif ? Sensibiliser les habitants en les alertant sur les quantités de mégots jetés à même le sol en France et en les encourageant à utiliser des cendriers de poche ou publics.

•• Et comme toute sensibilisation doit s’accompagner d’actions, dix cendriers à sondage, émanations du budget participatif viennent d’être installés en ville. Ce mobilier urbain ludique a été imaginé par l’association locale Cocoon Start, spécialisée dans l’accompagnement de porteurs de projets écoresponsables.

Les mégots seront récoltés par les services municipaux, tandis que leur traitement sera assuré par un producteur thermique isérois.

22 Avr 2021 | Profession
 

Florian Colas vient d’être nommé dans l’emploi d’administrateur général des Douanes et se voit confier la Direction nationale du Renseignement et des Enquêtes douanières (DNRED), basée à Ivry-sur-Seine.

Il succède à Corinne Cléostrate qui était en poste depuis juin 2017 (voir 30 juin 2017).

Florian Colas, Inspecteur des Finances de 34 ans, était jusqu’à maintenant directeur du cabinet d’Olivier Dussopt, ministre délégué aux Comptes publics. Auparavant, il avait occupé le poste de conseiller Fiscalité au sein du cabinet de Gérald Darmanin.

Dans ces fonctions, il a pris part à toutes les réunions qui ont permis la mise en place du plan de Transformation des buralistes. Depuis, son attention à l’actualité du réseau aura été constante. Et ses échanges avec Philippe Coy fréquents. Il est familier du congrès des buralistes et de ses ambiances.

Et il aura déjà eu l’occasion de se familiariser aux problèmes et enjeux du tabac de contrebande.

22 Avr 2021 | Profession
 

Il y a une semaine, Philip Morris faisait l’objet d’articles polémiques dans Le Monde mettant en cause sa communication sur le tabac à chauffer et ses contacts avec certains relais d’opinion (voir 16 et 15 avril). À ce propos, Philip Morris France a mis en ligne la réaction suivante.

Nous la reproduisons intégralement.

•• Avant d’appeler à la « responsabilité sanitaire et fiscale » et d’accuser les autres acteurs de désinformation ou de conflit d’intérêt, il serait sage que chacun respecte ces mêmes principes. 

En relayant les propos d’articles sponsorisés par des associations militantes, les associations s’inscrivent précisément dans une démarche malhonnête de désinformation. Plus grave encore, en jouant cette carte de la désinformation sur les alternatives et en cherchant par dogmatisme à exclure du débat les industriels qui proposent des solutions nouvelles, elles participent à enfermer les fumeurs dans la cigarette.  Lire la suite »

22 Avr 2021 | Pression normative
 

La loi Climat nous réserve de drôles de surprises : après l’interdiction du chauffage sur les terrasses (voir 14 avril et 31 mars) et la suppression des écrans en vitrine (voir 30 et 12 mars). 

Les députés ont en effet adopté le 16 avril l’amendement n° 6345, ajoutant un article après l’article 52 du projet de loi dont l’objet consiste à : « éviter le développement des îlots de chaleur ».

Il faudra ainsi végétaliser entièrement tous les parkings des commerces d’ici à 2025 et installer des ombrières sur 50 % de la surface des parkings extérieurs existants. Lire la suite »