Une fenêtre sur l’actualité quotidienne de tous les événements évoquant directement ou indirectement le tabac
22 Oct 2018 | L'Info
 

Marlboro prêt à écraser définitivement la cigarette ? Aussi paradoxal que cela puisse paraître, c’est ce qu’assure le propriétaire de la marque la plus célèbre du secteur. « Philip Morris a la volonté de quitter le monde de la cigarette pour créer un monde sans fumée », confirme Jeanne Pollès, qui a repris cet été la tête de la filiale française du géant mondial du tabac. (voir Lmdt du 28 juin), annonce Ivan Letessier dans un autre article du Figaro ce matin (voir Lmdt de ce jour).

« Cette stratégie mondiale passe par Iqos, le système électronique de tabac à chauffer mis au point par le groupe après plus de dix ans de recherche. En évitant de brûler à 900 degrés les sticks de tabac et en les chauffant à moins de 300 degrés, cette machine rechargeable de la forme d’un cigare permet de réduire de 90 % l’émission de composants toxiques, selon les études menées par le groupe (voir Lmdt du 19 juin).

•• « Ce n’est plus un secret, tout le monde connaît les méfaits liés à la consommation de cigarettes » reconnaît la patronne de Philip Morris France. « La meilleure solution, c’est d’arrêter tout type de produit, mais tout le monde ne peut pas ou ne veut pas. Il y a en effet entre 12 et 14 millions de fumeurs en France, et il est essentiel de leur expliquer qu’il existe des produits alternatifs. » Et c’est là que le bât blesse. Vu la réglementation en vigueur en France, Philip Morris n’a pas le droit de faire de publicité pour Iqos, et éprouve beaucoup de difficulté à en assurer la promotion. On est très loin du cas du Japon, premier marché d’Iqos : la marque ayant là-bas le droit de faire de la publicité et d’ouvrir des boutiques, elle a conquis 15,5 % du marché local du tabac.

•• « En France, Philip Morris a cessé au printemps d’organiser des réunions d’information de consommateurs dans des bars et restaurants parisiens (voir Lmdt du 22 mars) pour concentrer ses efforts chez les buralistes. Mais seuls ces derniers ont le droit de parler à leurs clients des recharges de tabac à chauffer ; les commerciaux de PMI ne peuvent, eux, qu’expliquer le fonctionnement du système. Un peu comme si les vendeurs de Nespresso ne pouvaient parler que des cafetières, et pas des dosettes de café.

•• « Résultat : dix-huit mois après son lancement en France, Iqos n’a encore une distribution qu’embryonnaire, dans quelques quartiers de Paris, Nice et Cannes (voir Lmdt du 30 mai). De nombreux observateurs du marché estiment que ce lancement est un échec ayant entraîné l’éviction du prédécesseur de Jeanne Pollès. « Iqos marche en France et ses ventes augmentent, même si le marché reste encore à ses débuts » assure de son côté la dirigeante. « D’ailleurs, Iqos progresse dans tous les 45 pays où il est présent : 5,9 millions de fumeurs ont arrêté la cigarette pour s’y convertir, dont 1,2 million en Europe. » Lire la suite »

22 Oct 2018 | Profession
 

Ce mardi entre en vigueur la nouvelle liste de prix des cigarettes, établie par les industriels et homologuée fin septembre par les ministres de la Santé et des Comptes publics. Mais, chez les buralistes, les tarifs vont encore rester stables, au grand dam des rivaux de Marlboro, annonce Ivan Letessier dans un article publié dans Le Figaro de ce matin et que nous reproduisons (voir Lmdt du 30 septembre).

« Depuis l’entrée en vigueur, en mars, de la première étape du choc de prix décidé par le Gouvernement (qui veut porter le paquet à 10 euros en 2020), le leader Philip Morris (44 % du marché) a absorbé une grande part de la hausse de taxes. Il a porté le prix du paquet de Marlboro à 8 euros, au lieu de 8,40 euros s’il avait continué à se positionner 50 centimes au-dessus du minimum de perception, l’indicateur fiscal fixant un prix plancher théorique du paquet.

•• « Ses rivaux, pour garder un écart avec le leader et éviter de perdre trop de parts de marché, ont eux aussi limité la hausse de leurs tarifs, quitte à vendre sous le minimum de perception. Résultat : l’ensemble des industriels a vu le profit réalisé sur chaque paquet plonger. Philip Morris est moins touché, puisqu’il vend ses produits plus chers, mais ses bénéfices ont eux aussi nettement reculé. D’autant que, sous l’effet des hausses de prix, le marché a chuté de 10 % depuis janvier.  (Voir Lmdt du 8 octobre).

•• « La guerre des prix lancée par Philip Morris étonne d’autant plus ses rivaux que, dans les pays matures où les ventes de cigarettes stagnent ou régressent, les industriels ont pour stratégie de maximiser leur profitabilité. Et même si le leader assure vouloir en finir avec la cigarette, il s’agit en fait d’un projet de très long terme. « L’OMS le reconnaît : malgré la réglementation, il y aura encore 1 milliard de fumeurs dans le monde en 2025 », rappelle Jeanne Pollès, la nouvelle patronne de Philip Morris France. (Voir Lmdt du 16 octobre)

•• « Dans ces conditions, il ne semble pas tenable pour le groupe de réduire volontairement ses marges sur le long terme. « Je ne vais pas commenter les choix stratégiques du passé sur les prix », confie la dirigeante. « Le gouvernement a la volonté d’augmenter les taxes, et le choix des prix est du ressort de chaque entreprise. Mais, au final, le consommateur a vocation à payer les hausses de taxes. » Deux ­nouvelles listes de prix sont attendues, qui pourraient modifier la donne : l’une début janvier, au moment où la rémunération des buralistes sur chaque paquet doit augmenter ; l’autre début mars, pour la deuxième étape du choc fiscal décidé par le gouvernement. « J’aurai à faire des choix stratégiques, je les ferai » conclut, sibylline, Jeanne Pollès, « dégager des profits est important pour financer le déploiement d’Iqos. »

22 Oct 2018 | Profession
 

Huit commentaires – entendus sur les stands du salon des buralistes – hier, au cœur de l’après-midi, alors que le salon regorgeait encore de visiteurs (voir Lmdt du 21 octobre). Témoignages sur le vif pour caractériser cette édition pleinement réussie.

•1• « Il y a cinq ans encore, Losangexpo c’était avant tout le salon des cigarettes. Cette année … elles sont où les cigarettes ? » (l’actionnaire de l’un des exposants).

•2• « En fait, si je comprends bien, nous sommes au salon de la transformation de l’art de fumer ; le marché est encore solvable » (un consultant du secteur bancaire).

•3• « Nous avons croulé sous les demandes de renseignements concernant l’aide à la transformation ; et surtout, des questions concrètes et de fond. Des buralistes avec de vrais projets en tête … » (sur le stand de la Douane).

•4• « Samedi après-midi, sept heures après l’ouverture, nous avions déjà totalement amorti notre investissement pour cette édition de Losangexpo » (un exposant du vapotage).

•5• « Losangexpo ? C’est une étude de marché en live sur les buralistes qui bougent. Je n’aurais jamais imaginé un tel dynamisme » (un exposant de la sécurité venant pour la première fois).

•6• « Un si beau salon, après un congrès réussi, nouveau dans sa forme et riche en annonces … des journées comme cela, il y a de quoi booster notre travail sur le terrain. Il va falloir que les chambres syndicales démultiplient toutes ces infos sur le terrain.

En tout cas, je vais pouvoir lancer des travaux dans mon magasin. Le message passe par l’exemple » (un élu syndical).

•7• « Le fonds de transformation, c’est bien. Mais l’audit ? Cela peut commencer quand chez moi ? » (un buraliste sur le stand de la Maison des Buralistes).

•8• « Losangexpo ? Un événement irremplaçable et tellement sympa : j’y découvre les visages de ceux que j’ai au téléphone au cours de l’année. Avec certains buralistes, on se donne même rendez-vous, ici-même, chaque année » (une consultante du service juridique de la Confédération).

Pour de premières infos sur le Fonds de Transformation : voir Lmdt du 18 octobre.

22 Oct 2018 | Trafic
 

Gérald Darmanin en a parlé lors de son discours devant le Congrès des Buralistes, la semaine dernière (voir Lmdt du 18 octobre). Ce bilan hebdomadaire des saisies permet de constater la densité et la diversité de l’activité douanière : grosses prises comme infractions constatées lors des « trafics de fourmis » (voir Lmdt du 13 octobre).

• Le Havre : 1 constatation sur un conteneur ; 10 tonnes de tabac saisies (voir Lmdt du 11 octobre)

Roissy (voyageurs) : 67 constatations ; 301 kilos de tabac saisis
Marseille : 41 constatations ; 118 kilos
Orly : 37 constatations ; 341 kilos
Perpignan : 33 constatations ; 164 kilos
Paris (Est) : 20 constatations ; 901 kilos
Lyon : 15 constatations ; 123 kilos
Roissy (fret) : 13 constatations ; 47 kilos
Amiens : 11 constatations ; 26 kilos
Dunkerque : 10 constatations ; 138 kilos
Lille : 10 constatations ; 31 kilos
Paris : 10 constatations ; 16 kilos
Paris (Ouest) : 8 constatations ; 67 kilos
Toulouse : 7 constatations ; 441 kilos (voir Lmdt du 18 octobre)

22 Oct 2018 | Observatoire
 

La pression ne s’est pas relâchée sur les boutiques commercialisant encore des produits à base de CBD (voir Lmdt des 14 septembre, 8 août et 27 juillet). 

Régulièrement perquisitionnés pour incitation à la consommation de stupéfiants ou dans le doute qu’ils ne respectent pas le taux de THC toléré, ces magasins ferment aussi vite qu’il ont ouvert au gré des décisions de justice ou par mesure de précaution.

•• D’après Jérôme Goudard, avocat spécialisé dans le trafic de stupéfiants, « même si l’interdiction absolue n’a pas lieu, 60 à 70 % de ces magasins finiront par mettre la clé sous la porte ».

•• D’ailleurs, parmi les dernières perquisitions connues, les forces de l’ordre n’ont pas mis la main que sur du cannabis light.

À Nantes, la police a placé en garde à vue, ce jeudi 18 octobre, deux responsables.

Le premier, âgé de 37 ans, a depuis été remis en liberté et certains des produits liquides ont été saisi et font l’objet d’analyses. L’autre, une femme de 45 ans, est restée un peu plus longtemps … elle avait été interpellée à son domicile, où une plantation d’une dizaine de plants de cannabis a été découverte.

À Lyon c’est un quasi réseau qui a été interpellé, ce mardi 16 octobre. Dans la boutique d’un homme de 44 ans a été découvert 60 grammes de têtes d’herbe de cannabis, de l’herbe conditionnée à la vente, ainsi que des factures d’achats de produits stupéfiants. La perquisition à son domicile a permis de découvrir un kilo d’herbe séché et 8,4 kilos de cannabis, plus un système de culture.

D’autres perquisitions ont mené les policiers vers 200 grammes d’herbe, ainsi qu’un système de culture de cannabis d’une dizaine de plans et un pistolet d’alarme avec quatre balles à blanc.

Selon la police, « les suspects ont déclaré que la vente de ces produits était pour eux une opportunité commerciale, mais indiquait ignorer que c’était illégal ». Par ailleurs, ils ont expliqué que les plantations étaient pour leur consommation personnelle.

Ils ont été présentés au parquet.

21 Oct 2018 | Profession
 

« Malgré de bons résultats, le deuxième cigarettier mondial se prépare à licencier près d’un quart de ses effectifs en France » annonce dans sa rubrique « Les Indiscrets » le Journal du Dimanche de ce 21 octobre.

« Une soixantaine de salariés de BAT (British American Tobacco), sur plus de 250, seraient concernés. La mesure cible notamment un tiers des commerciaux.

« C’est un des signes que les mesures antitabac portent leurs fruits : comme les autres géants du secteur, l’entreprise subit un recul de ses ventes. »

21 Oct 2018 | Profession
 

Situé cette année dans le hall 7, au fond du Parc des Expositions, Losangexpo aura connu une première journée réussie. Le soleil n’était pas que dans le ciel de Paris. Avec apparemment plus de visiteurs que le samedi de l’année dernière (voir Lmdt du 20 octobre).

•• Évidemment, toujours beaucoup de monde lors de l’inauguration, Philippe Coy remerciant publiquement les équipes de la Douane, en présence de leur Directeur général, Rodolphe Gintz. Dans sa réponse, ce dernier a insisté sur les enjeux du fonds de Transformation. Lire la suite »

21 Oct 2018 | Profession
 

Entre deux conférences organisées sur le stand Logista F12 (voir Lmdt du 18 octobre), cap sur l’éventail des nouveautés du groupe présentées à ce Losangexpo (voir Lmdt du 20 octobre).

SAF

Le stand est orienté sur le site e-commerce saf.fr : un outil simple et moderne pour passer commande et avoir accès à toute l’offre de produits 24h/24 et 7j/7, depuis tout support connecté. Les visiteurs souhaitant passer leur première commande web sur place sont accompagnés et bénéficient d’offres salon.

Le Concept Store, développé et implanté depuis deux ans, poursuit son déploiement jusqu’en Corse. L’assortiment est au cœur de l’approche et fait vivre commercialement le point de vente. Associé au TPV Strator, le suivi des ventes et l’analyse des performances se fait en temps réel. Lire la suite »

21 Oct 2018 | Observatoire
 

En mettant en place ce concours, lancé simultanément au #MoisSansTabac, l’objectif du laboratoire est d’accompagner au plus près les fumeurs dans leur décision de se libérer du tabac et d’améliorer leur confort pour optimiser les chances de réussite. 

« Le Prix de l’Innovation est ouvert à toutes les innovations apportées par des scientifiques, PME, professionnels de santé, ou patients qui contribuent à la lutte contre le tabagisme et à l’amélioration des pratiques professionnelle » explique le Dr Etienne André, de l’Institut Pierre Fabre de Tabacologie (IPFT).

L’appel à concours est ouvert à un individu seul ou à un groupe d’individus (établissement de santé, institution de recherche académique, association ou entreprise) et doit cibler la prévention du tabagisme ou l’aide à l’arrêt du tabac. Lire la suite »

20 Oct 2018 | Profession
 

Ce matin, et pour deux jours, s’ouvre Porte de Versailles à Paris, Losangexpo, le salon des buralistes (voir Lmdt du 22 octobre 2017).

•• La Confédération annonce déjà avoir « fait le plein d’exposants » : avec 105 partenaires. Où trouver ailleurs, et sur deux jours, toute l’offre actuelle et future du réseau des buralistes ?

L’actualité commerciale des buralistes, c’est à Losangexpo.

•• Les principaux fabricants de tabac sont là. La zone vapotage s’annonce impressionnante par sa taille. Les fournisseurs de caisse mettent en avant un tas de nouveaux services. Les aménageurs de points de vente sont sur les rangs.

•• Après les annonces du Congrès des buralistes sur la mise en place du fonds de transformation (voir Lmdt du 18 octobre), le sujet sera au cœur des discussions, conférences et autres rendez-vous business.