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24 Sep 2018 | L'Info
 

Dans un communiqué, Sicpa félicite l’OMS et les 47 États-Parties pour l’entrée en vigueur, le 25 septembre 2018, du premier Protocole à la Convention-cadre pour la lutte antitabac pour éliminer le commerce illicite du tabac (voir Lmdt de ce jour).

« Fruit de nombreuses années de négociations et de débats complexes, ce traité historique énonce des dispositions claires et exhaustives pour lutter contre le commerce illicite des produits du tabac, qui coûterait plusieurs dizaines de milliards de dollars par an de pertes de recettes fiscales.

•• « Le Protocole de l’OMS oblige notamment les États à mettre en place des systèmes de suivi et de traçabilité pour sécuriser les chaînes de production et d’approvisionnement de tabac et ainsi lutter contre la fraude. Cela exige, comme le stipule son article 8, que ces systèmes soient sous le contrôle des États et ne soient ni délégués, ni exécutés par l’industrie du tabac.

•• « Sicpa dispose de nombreuses années d’expérience en tant que fournisseur indépendant de technologies sécurisées auprès de gouvernements de différents continents pour contrôler les chaînes de production et d’approvisionnement de tabac. Les résultats des systèmes indépendants de suivi et de traçabilité mis en œuvre par Sicpa y sont avérés comme en attestent les rapports de multiples institutions internationales.

•• « Sicpa est un fournisseur mondial de confiance d’encres de sécurité ainsi que de solutions sécurisées d’identification, de traçabilité et d’authentification, y compris des technologies numériques évolutives telles que la blockchain. Avec des encres de sécurité de haute technologie au cœur de son expertise, la société protège la majorité des billets de banque, des documents de sécurité et de valeur et une large gamme de produits de consommation et industriels. Elle propose des solutions et des services assurant l’authentification, la traçabilité et la protection des produits ainsi que l’optimisation de la collecte des taxes.

(Voir aussi Lmdt des 2 juin 2017 et 5 avril 2016).

24 Sep 2018 | Trafic
 

Le Protocole international de lutte contre la contrebande du tabac doit entrer en vigueur ce mardi 25 septembre, « un traité qui va changer la donne » selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS), annonce l’AFP dans une dépêche (voir Lmdt des 4 août, 3 juillet et 9 mai).

Ce traité censé harmoniser la lutte contre la contrebande de cigarettes et autres produits du tabac, qui représente 10% du marché mondial, a été entériné en 2012 après plusieurs années de négociations. Mais 40 pays devaient le ratifier pour qu’il entre en vigueur.

Après la ratification britannique en juin (voir Lmdt des 28 juin et 11 mai), le nombre nécessaire de parties au Protocole a été atteint. Ne restait plus qu’à attendre les 90 jours nécessaires selon les règles de l’OMS pour son entrée en vigueur, le 25 septembre.

•• En juin, le patron de l’OMS, Tedros Adhanom Ghebreyesus avait déclaré sur Twitter : « C’est un jour historique dans la lutte contre le tabac », qualifiant l’entrée en vigueur « d’étape essentielle vers un monde sans tabac ».

Quelques années auparavant, en 2012, la Chinoise Margaret Chan, alors à la tête de l’OMS, avait jugé que « c’est un traité qui change la donne » (voir Lmdt du 27 mai 2012). « C’est ainsi que nous encerclons l’ennemi », avait-elle affirmé à Séoul lors de la Conférence ministérielle des parties de la Convention cadre de l’OMS pour la lutte antitabac (FCTC).

Afin de mieux contrôler les flux de tabac et éviter que le détournement des produits fabriqués légalement soit une source d’approvisionnement du commerce illicite, le protocole prévoit un système global de suivi et de traçabilité pour les produits du tabac à travers un système d’étiquetage. Les États ont par ailleurs l’obligation de coopérer.

•• « Environ une cigarette sur dix fumée dans le monde provient de la contrebande et un tiers des exportations de produits du tabac finit dans le commerce illicite », a déclaré à l’AFP la Dr Vera Luiza da Costa e Silva, chef du Secrétariat de la Convention-cadre de l’OMS pour la lutte antitabac.

« Les produits du tabac faisant l’objet d’un commerce illicite sont vendus à des prix plus abordables, sont plus accessibles, en particulier pour les jeunes et les populations socio-économiques défavorisées, et ils augmentent bien sûr la consommation », a-t-elle souligné.

En outre, ces produits, qui ne sont pas réglementés, « ne disposent pas d’avertissements sanitaires », a-t-elle dit, ajoutant que ce commerce illicite est étroitement lié aux « groupes criminels internationaux et au terrorisme ». Lire la suite »

24 Sep 2018 | Trafic
 

Bars à chicha, épiceries et autres établissements de nuit sont dans le collimateur du nouveau commissaire de police de La Ciotat (Bouches-du-Rhône).

Une opération déployant l’intervention de 24 policiers a été menée dans la nuit du 20 au 21 septembre. « L’accent est mis sur des établissements décrits comme emblématiques » précise-t-il : « qui tient ses bars, tient sa ville » (sic)

•• L’opération a démarré dans un bar à chicha. Dix-neuf clients ont été contrôlés. Deux chiens de la brigade cynophile ont été lâchés dans l’établissement vidé. Aucune infraction pour détention de stupéfiants n’a été relevée mais le bar fera l’objet d’une demande de fermeture pour travail dissimulé de mineur et … vente de tabac à des mineurs.

Un snack adjacent, contrôlé en raison de plaintes pour nuisances, est sous le coup d’une demande de fermeture pour travail dissimulé.

•• Une alimentation générale du centre ancien a été vérifiée en raison de plaintes formulées par des commerçants et riverains. Pour une kyrielle d’infractions : travail illégal; personne en situation irrégulière; défaut de permis de vente de boissons alcoolisées de nuit ; ouverture illicite de débit de boissons et vente illégale de cigarettes de contrebande … Tout se tient.

Une demande de fermeture a été lancée.

24 Sep 2018 | Profession
 

Un vent d’inquiétude a soufflé ces jours derniers à la Française des jeux rapporte Le Monde dans son édition datée du 22 septembre. Extraits

Soucieux de précision, les députés qui travaillent sur le projet de loi visant à privatiser la FDJ (voir Lmdt des 17 et 11 septembre) avaient proposé de mieux définir les jeux pour lesquels elle dispose d’un monopole. Au lieu du mot un peu vague de « loterie », qui peut couvrir tous les jeux d’argent et de hasard, ils souhaitaient une référence spécifique aux jeux de tirage et de grattage, les deux spécialités maison. « Laisser le terme de loterie donnerait au futur propriétaire de la FDJ le champ libre pour maximiser les occasions de jeux, et pourrait à terme poser des problèmes en matière d’addiction », juge la députée LREM, Olga Givernet.

•• Coup de stress à Boulogne-Billancourt, siège de la FDJ. Certes, chez les buralistes, les jeux de l’entreprise se répartissent bien entre les tickets à gratter, comme Cash, et ceux qui donnent une chance de tirer le bon numéro, comme le Loto. Mais sur Internet, surprise : l’essentiel des jeux proposés par la FDJ ne rentre pas dans ces deux cases.

Si les amendements étaient adoptés, il ne resterait plus que 19 jeux autorisés sur les 57 aujourd’hui exploités en ligne ! Les deux tiers devraient être arrêtés, s’alarme Stéphane Pallez, la présidente de l’entreprise, auprès du ministre de l’économie. « Cela entraverait l’activité et réduirait le prix lors de la privatisation », glisse un des partisans du projet.

•• Immédiatement, Bruno Le Maire prie les parlementaires de lâcher prise : « Je ne me permettrais pas d’être aussi insistant si la FDJ n’avait pas manifesté une réelle inquiétude », plaide-t-il. En commission, les amendements ont été retirés, jeudi 13 septembre. L’interrogation demeure : quels sont ces jeux développés par la FDJ au-delà de la déclinaison numérique de ses tickets classiques, et pour lesquels elle bénéficie néanmoins d’un monopole ? Des jeux interactifs qui mêlent une mécanique de grattage (le fait que le ticket soit gagnant ou non est prédéterminé) et une seconde chance au tirage, répond l’entreprise. Illiko Action ou Super Jackpot, par exemple. Ils sont parfaitement légaux, précise la direction.

Mme Givernet reste dubitative. « Pour y voir clair, j’ai mis 100 euros, et j’ai joué, raconte-t-elle. On découvre ainsi des jeux qui s’apparentent un peu à des machines à sous en ligne, alors qu’elles sont interdites en France. Le sujet mérite débat. »

•• Les entreprises de jeux d’argent n’attendent qu’un débat de ce type pour s’engouffrer dans la brèche, et obtenir l’autorisation des casinos sur Internet. Surtout si la FDJ montre l’exemple. « Entre 800 000 et 1 million de Français jouent déjà sur des machines à sous en ligne, grâce à des sites interdits mais néanmoins accessibles, argumente Emmanuel de Rohan-Chabot, président de l’association professionnelle Afjel.

•• La FDJ, elle, assure que ses jeux en ligne n’ont rien à voir avec des machines à sous. « Dans nos jeux de grattage, les joueurs récupèrent au maximum 70 % de leur mise », souligne l’entreprise. « C’est beaucoup moins que dans les casinos. »

24 Sep 2018 | Profession
 

Dans le numéro de rentrée du magazine Union Presse, Daniel Panetto, président de Culture Presse, revient sur les points saillants du rapport Schwartz concernant la distribution de la presse, publié en plein cœur de l’été (voir Lmdt du 26 juillet). Extraits.

« (…) Nous avons été entendus : de nombreuses mesures intègrent notre positionnement. Les valeurs fondamentales, comme la libre diffusion de la presse, l’impartialité et le pluralisme, sont réaffirmées. Le rapport reconnaît les qualités d’une distribution pluraliste, qui sauvegarde les intérêts de notre réseau indépendant spécialiste.

« Je me réjouis que notre souhait de mieux définir le produit presse soit repris dans le rapport. Une meilleure définition induira une régulation de l’accès à notre réseau, et empêchera certains excès qui nous sont préjudiciables. Elle permettra surtout d’instaurer un droit effectivement respecté à agir sur notre offre (…) 

« Enfin, le rapport place les marchands de presse au cœur des préoccupations. Il insiste sur la nécessité de réinsuffler une dynamique au sein de notre réseau, grâce à l’assortiment, que j’ai toujours défendu lors de mes prises de parole. Je cite directement le texte : « La mission estime indispensable de faire évoluer le cadre actuel afin de laisser plus de souplesse aux points de vente pour s’adapter aux besoins de leurs clients et les associer effectivement aux décisions qui les concernent au premier chef. »

« (…) Je resterai extrêmement vigilant sur leur application effective. La phase de concertation qui s’ouvre en vue de la réforme législative sera pour moi l’occasion de nous faire entendre à nouveau sur ce sujet, crucial pour notre avenir. »

24 Sep 2018 | Observatoire
 

L’intérêt boursier pour les entreprises liées au cannabis (voir Lmdt des 16 août et 21 mai) concerne aussi l’Europe.

Sténo Care, une société danoise dédiée au cannabis, se prépare à entrer à la bourse de Copenhague, le mois prochain : une première du genre en Europe. Le groupe veut ainsi lever des fonds pour construire son propre site de production, ce qui lui permettrait d’exporter dans les autres pays du continent.

Le Danemark figure parmi les pays européens – aux côtés notamment de l’Allemagne, de la Grande-Bretagne, de la République tchèque et de l’Italie – à avoir autorisé le cannabis dans le cadre d’une prescription médicale. En France, le sujet n’est encore qu’en phase d’étude (voir Lmdt des 10 juillet et 24 mai).

Le Danemark est également l’un des rares pays européens à autoriser la production du cannabis sur le territoire national.

•• Première société danoise à avoir obtenu l’autorisation d’importer, de produire et de vendre de l’huile de cannabis au Danemark, StenoCare, créée l’an dernier, a déclaré vouloir aller en Bourse pour lever des fonds (2,5 millions d’euros) afin de créer son propre site de production, ce qui lui permettrait d’exporter vers d’autres marchés européens.

•• « La sécurité d’approvisionnement suscite des inquiétudes en Allemagne et dans d’autres pays, car la capacité de production mondiale n’est pas suffisante pour répondre à la demande », a déclaré à Reuters le directeur général, Thomas Skovlund Schnegelsberg.

Actuellement, StenoCare importe actuellement son cannabis auprès du canadien CannTrust.

24 Sep 2018 | Profession
 

Objectif coffre

• Rhône. Il était tôt, ce samedi 22 septembre, quand un individu encagoulé a surgi chez un buraliste à Feyzin.

Il l’a menacé avec son arme de poing afin de se faire remettre le contenu du coffre. Avant de disparaître.

Mauvaise apprentie

• Doubs. Le contrat en apprentissage a tourné court pour une employée qui puisait dans le stock de cigarettes du bar-tabac d’Audincourt où elle travaillait.

Ce vendredi 21 septembre, l’adolescente de 17 ans est surprise par sa patronne alors qu’elle dissimule une cartouche dans son sac. Interrogée, elle passe aux aveux : elle vole des cigarettes et des jeux à gratter depuis plusieurs semaines pour le compte de son petit ami : à hauteur de 1 700 euros.  Lire la suite »

23 Sep 2018 | Trafic
 

Dans une communication avec les élus des chambres syndicales, la Confédération revient sur l’importance des articles (10 bis et 10 ter) du « Projet de loi relatif à la lutte contre la fraude », adoptés mardi dernier (voir Lmdt des 19 et 17 septembre).

Il s’agissait de permettre à la Douane et autres forces de l’ordre de disposer d’une base bien établie afin de poursuivre les particuliers transportant du tabac au-delà des limites autorisées.

Il fallait en finir avec le flou de « ces seuils purement indicatifs à partir desquels on pouvait commencer à enquêter pour savoir s’il s’agissait ou non de tabac pour sa consommation personnelle ». Lire la suite »

23 Sep 2018 | E-cigarette, International
 

Leçon de pragmatisme. L’implication de plus en plus marquée des autorités sanitaires britanniques en faveur du vapotage (voir Lmdt du 7 février 2018) a du sens.

Selon une étude de l’association de prévention anti-tabagique ASH (Action on Smoking and Health) le nombre de vapoteurs est désormais de 3,2 millions au Royaume-Uni. Soit quatre fois plus qu’en 2012.

•• Cette estimation est basée sur une enquête menée auprès de 12 000 adultes.

D’après ASH, le nombre des vapoteurs était de 2,9 millions en 2017 : une hausse de 10 % en un an. En 2016, une autre enquête établissait à 2,2 millions le nombre de vapoteurs (voir Lmdt du 5 mars 2016).

•• L’étude montre que :

• 62 % des vapoteurs sont passés à la cigarette électronique pour arrêter de fumer des cigarettes traditionnelles Lire la suite »

23 Sep 2018 | Observatoire
 

Après une première édition au printemps (voir Lmdt du 24 avril), les six « poids lourds » de l’opération « French Days » (Boulanger, Cdiscount, Fnac-Darty, La Redoute, Rue du Commerce et Showroomprivé) lancent une nouvelle vague de promos : du 28 septembre au 1er octobre.

Et ces enseignes d’e-commerce invitent l’ensemble des boutiques physiques ou en ligne, à rejoindre ces « French Days de la rentrée » qui interviendront un mois, jour pour jour, avant le lancement, fin novembre, du désormais célèbre et international Black Friday.

•• « La première édition au printemps a montré une vraie appétence des Français pour cet événement qui répond aux nouveaux usages de consommation, avec des achats moins volumineux, mais plus fréquents. Nous avons donc décidé de renouveler l’expérience à une période clé pour les Français et traditionnellement tendue en termes de pouvoir d’achat » précise Nathalie Balla, coprésidente de La Redoute dans Le Parisien (édition du 21 septembre). Lire la suite »