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3 Avr 2020 | L'Info
 

La Confédération des buralistes assure vendredi avoir constaté une hausse des ventes de tabac allant jusqu’à « 30 à 40 % dans certaines zones frontalières, estimant que la pandémie de Covid-19 a tari provisoirement les achats transfrontaliers, rapporte l’AFP dans une dépêche que nous reproduisons.

« La fermeture des frontières et le non-déplacement de nos concitoyens a provoqué un sursaut d’activité dans le Nord, l’Est, les Pyrénées-Atlantiques et orientales. Nous retrouvons des clients perdus ces dernières années » a déclaré Philippe Coy à l’AFP.

•• « Toutes les zones exposées à une évasion de clients » par leur proximité avec un pays à la fiscalité sur le tabac plus faible que celle de la France, « connaissent actuellement une croissance de leurs ventes qui va jusqu’à 30 à 40 % », a-t-il rapporté.

Cette estimation se base sur un sondage effectué par la Confédération auprès de ses adhérents, mais devra être confirmée par les chiffres publiés par Logista, l’opérateur qui livre les bureaux de tabac.

•• « Il faut rester prudents: certains points de vente peuvent avoir bénéficié d’un report de clientèle d’un concurrent » qui a fermé ses portes, dans la même zone de chalandise, met en garde M. Coy.

Autorisés à rester ouverts au même titre que les commerces alimentaires jugés « essentiels », quelque 19 000 bureaux de tabac sont toujours en activité, tandis qu’« environ 15 % » du réseau a fermé, selon la Confédération des buralistes qui les regroupe.

3 Avr 2020 | Profession
 

Avec la fermeture des frontières pour cause d’épidémie de coronavirus, les ventes de tabac dans l’Hexagone, via le réseau des buralistes, ont augmenté d’environ 30 %. 

Une hausse qui se superpose, presque parfaitement, à ce que les buralistes appellent le « marché parallèle », selon Le Parisien / Aujourd’hui en France de ce jour.

« Nous avons retrouvé les clients perdus » y explique Philippe Coy, « dans certains départements frontaliers, les membres de notre réseau font remonter des chiffres de la consommation de tabac multipliés par trois, pour certains par dix ! ».

•• Cette hausse intègre-t-elle aussi des fumeurs dont la consommation aurait augmenté à cause de l’épidémie de coronavirus? « A priori non » assure-t-on à la Confédération des buralistes. « Les fumeurs habituels ne fument pas davantage qu’avant. En revanche, les fumeurs transfrontaliers contraints de s’approvisionner dans l’Hexagone découvrent … les tarifs français, avec beaucoup d’étonnement! Payer 10 euros pour un paquet qu’ils ont l’habitude de trouver à 5 euros, cela fait sortir de leurs gonds certains clients ».

À Dunkerque,  par exemple, d’où la Belgique n’est qu’à quelques kilomètres, des consommateurs ont même eu des réactions violentes.

•• Les ventes sont en croissance, donc, et dans le même temps, le classement des buralistes les plus dynamiques a changé, poursuit le quotidien. En Ile-de-France, aujourd’hui, près d’un buraliste sur deux est fermé.

Mais d’autres en région se révèlent des points de vente de premier plan, « là où une partie des Franciliens a trouvé refuge pendant la durée du confinement » observe la Confédération. Par exemple, dans « le département de l’Yonne, qui a vu toutes ses résidences secondaires s’ouvrir et d’une façon générale tout le long de l’arc Atlantique » relève Philippe Coy.

•• Existe-t-il un risque concernant l’approvisionnement ? Les principales usines qui alimentent l’Hexagone sont situées en Allemagne, en Pologne et autres pays de l’Est. Elles continuent de tourner pour l’instant. « Pas d’inquiétude à ce stade » indiquent les buralistes, « par ailleurs nous avons des stocks. Mais nous surveillons la situation de près. »

•• Au total, « 85 % du réseau national est resté ouvert, la plupart du temps avec des adaptations d’horaires »se félicite le président de la Confédération.

« Nous faisons partie des commerces prioritaires car nous ne sommes pas que des vendeurs de tabac : nous proposons également la presse, des services bancaires ou administratifs comme le paiement des impôts ou de certaines factures. Bref, nous sommes aussi le lien social ».

Social, mais dans le strict respect du confinement et des mesures sanitaires, alors que beaucoup d’adhérents de notre réseau « sont toujours dans l’attente de matériel de protection » déplore Philippe Coy.

3 Avr 2020 | Profession
 

Épisode 16 de notre revue de presse quotidienne des buralistes dans la presse régionale  (voir 2 et 1er avril, 31 et 30 mars).

•• « J’ai connu des hauts et des bas, mais là c’est vraiment spécial » témoigne Sandrine, la buraliste de Gouzeaucourt, un village du Nord. « J’ai à la fois le sentiment d’avoir de la chance, de continuer à pouvoir travailler, à faire rentrer un peu d’argent, et en même temps ça me fait peur ».

C’est aussi pour ça qu’elle se protège. D’où une bâche en plastique transparente devant son comptoir avant de « passer au plexi, si ça dure ». « C’est fou, la fermeture de la frontière (pourtant à 1 h 15 de là en voiture) fait venir ou revenir un tas de clients » constate-t-elle en voyant ses ventes de tabac exploser, « ça ne compense pas la perte de l’activité bar, mais ça nous fait travailler ».

• Un collègue à Tourcoing a aussi assisté au retour « des réfugiés du tabac », comme il les appelle. Ici aussi, les ventes de tabac explosent : « pour une clientèle pressée, stressée, pas toujours facile » qui doit ici payer son tabac bien plus cher qu’au-delà de la frontière.

« La clientèle qui a disparu, c’est celle des jeux. Sinon on fait encore de la presse, des timbres – surtout depuis que La Poste a fermé –, la cabine photo d’identité tourne aussi. (…) On a une responsabilité. C’est un privilège de rester ouvert, mais c’est aussi un combat. Clairement on ne pourrait pas tenir six mois comme ça … »

•• « On revoit des clients que l’on n’avait pas vus depuis Mathusalem » observe Christophe Biani, patron d’un tabac-presse à Donchery (à 15 kilomètres de Charleville-Mézières, Ardennes) et président des buralistes du département. « Après le confinement, nous allons pouvoir comparer nos ventes de tabac, avant et après le confinement, et savoir combien de clients sont partis s’approvisionner dans les pays transfrontaliers » explique-t-il.

• « Avec la fermeture des frontières, on travaille très bien » déclare un couple de buralistes à Sedan, « on est obligé d’aller à Reims pour se réapprovisionner en tabac ».

• Une consœur (photo) a repassé une commande de tabac en début de semaine. « Nous devrions être livrés jeudi » explique-t-elle à ses clients. En attendant de recevoir la marchandise, « on rationne »

• Mais cette hausse des ventes ne suffit pas à compenser la baisse générale du chiffre d’affaires : « pour ma part, malgré une hausse de 30 % des ventes de tabac, j’enregistre une perte de 50 % de mon activité » précise Christophe Biani. « On ne fait que 20 à 30 % de notre chiffre d’affaires Jeux alors que les jeux à gratter représentent, habituellement, la part la plus importante de nos recettes » complète sa collègue sedanaise (L’Ardennais). Lire la suite »

3 Avr 2020 | Profession
 

Dans une interview à Ouest-France, le président des buralistes du Maine-et-Loire, Jean-Philippe Perot (installé à Cholet) souligne la disponibilité de la profession (265 ouverts sur 290 points de vente) mais redoute des difficultés, notamment dans les centres-villes.

« On assiste clairement à un changement d’habitudes. Les centres-villes sont désertés, notamment à Angers, Cholet et Saumur. Il y a un report total soit sur la commune d’hébergement du consommateur, soit sur les centres commerciaux. On y voit moins de clients mais le panier moyen a explosé.

« En milieu rural, c’est très, très compliqué. Dans la majorité des cas, le bureau de tabac est adossé à un bar, activité fermée. Or un café rapporte plus qu’un paquet de cigarette.

•• « On est aujourd’hui plus que jamais l’un des derniers lieux où on crée du lien social. Des gens seuls viennent se réfugier chez nous. On est obligé de dire aux personnes âgées de ne pas venir tous les jours pour les protéger.

« Nous sommes tous multiservices. On est la dernière agence bancaire ouverte toute la journée avec le compte Nickel ; on vend du timbre ; on fait du transfert d’argent. J’ai exhorté l’ensemble de mes collègues à délivrer gratuitement les attestations de déplacement. Les gens découvrent qu’on est un commerce à part, qui prend tout son sens en cette période de crise. La plupart nous disent merci, comme ils le font pour les boulangers. 

« On fait respecter les gestes barrière. Certains buralistes ont trouvé de quoi s’équiper en plexiglas. Certains ont des gants, du gel hydroalcoolique. Les masques, c’est plus compliqué : nous comprenons qu’ils soient accordés prioritairement aux personnels soignants. Jusque-là, dans le Maine-et-Loire, la profession n’est pas touchée par le Covid ».

3 Avr 2020 | Profession
 

Dans un contexte où les entreprises publient des avertissements sur leur bénéfice et se gardent bien d’annoncer des prévisions, les majors de la cigarette sortent du rang, selon une analyse de Challenges.fr. Extraits

« Mardi 31 mars, Imperial Brands a annoncé que, pour le moment, la pandémie virale n’avait pas eu d’impact sur ses performances commerciales et que ses ventes restaient conformes à ses attentes. Trois jours plus tard, le titre affiche une hausse de plus de 15 %. 

« Tandis que British American Tobacco, qui disait deux semaines auparavant viser « une nouvelle année de croissance », a vu son titre monter de 12 % sur les cinq derniers jours ( voir le 30 mars ). 

•• « Les experts avancent plusieurs explications. D’abord, le stress lié à la pandémie pousse les accros à la nicotine à consommer plus. Ce d’autant plus que les marchands de tabac sont toujours ouverts – dans la majorité des pays – malgré le confinement. Ensuite, faire une pause cigarette en télétravail est peut-être plus facile que de sortir pour fumer lorsque l’on est à son bureau.

« Cette bonne tenue de la demande n’est peut-être qu’un feu de paille provoqué par la réaction des différents acteurs économiques face à l’épidémie. Ainsi, Imperial Brands a déclaré que sa société de distribution qui dessert la France, l’Italie et l’Espagne, avait constitué des stocks conséquents pour être en mesure d’assurer l’approvisionnement des détaillants pendant le confinement.

« De même qu’il est possible que les fumeurs aient eux-mêmes constitué des stocks de précautions, comme certains consommateurs l’on fait pour les pâtes ou le PQ, poussés par la crainte de voir les bureaux de tabac fermer en cas de durcissement des mesures d’isolement.

•• (…) « Alors qu’il y a encore quelque mois, les experts s’interrogeaient sur le déclin accéléré du tabagisme traditionnel au profit du vapotage, voire de la consommation de cannabis, la pandémie de Covid-19 offre un répit à cette industrie qui pourra assurer le versement de juteux dividendes en 2020, contrairement à la majorité des autres business. »

3 Avr 2020 | E-cigarette, International
 

La Federal Trade Commission – gendarme américain de la concurrence – a engagé une procédure contre le rapprochement, engagé depuis un an, entre le fabricant d’e-cigarette Juul et Altria (fabricant de Marlboro aux États-Unis) annonce une dépêche AFP reprenant un communiqué de la FTC (voir 20 décembre 2018). 

« Pendant plusieurs années, Altria et Juul se faisaient concurrence sur le marché assez fermé des e-cigarettes » a rappelé Ian Conner, responsable des services de la concurrence à la FTC.

Altria a, fin 2018, « orchestré sa sortie du marché de l’e-cigarette avant de devenir le plus important investisseur dans Juul » a souligné Iann Conner. La FTC prévoit de tenir une audience sur le sujet en …janvier 2021. L’autorité souhaiterait qu’Altria se défasse de son investissement.

Dans un communiqué, Altria déclare vouloir « défendre vigoureusement » sa prise de participation. « Nous pensons que notre investissement dans Juul ne porte pas atteinte à la compétition et que la FTC a méjugé les faits » justifie Murray Garnick, responsable juridique du groupe.

3 Avr 2020 | Observatoire
 

Jamais, depuis le lancement de l’ouverture du marché des paris sportifs en ligne en 2010, l’offre n’avait été aussi réduite. Hormis le football en Biélorussie et en Australie, tous les sports sont à l’arrêt pour raisons sanitaires. Comment les opérateurs et les joueurs s’adaptent-ils ?

Éléments de réponses dans Le Parisien / Aujourd’hui en France.

Pour tenter de compenser le manque à gagner, les acteurs, réunis au sein de l’Association française de Jeux en Ligne  (Afjel) ont sollicité un élargissement des compétitions pouvant servir de supports aux paris auprès de l’Autorité de Régulation des Jeux en Ligne (Arjel). Bilan : seul le football australien, sport à mi-chemin entre le football et le rugby, a intégré la liste. Lire la suite »

2 Avr 2020 | Trafic
 

Scène de la vie ordinaire, dans les prétoires, depuis quelques temps.

Un jeune homme a été condamné, ce 27 mars, à dix-huit mois ferme pour avoir poignardé son fournisseur de cigarette de contrebande, en janvier dernier, à Amiens (Somme).

L’accusé, un Marocain de 19 ans, a bien reconnu avoir donné trois coups de couteau à un homme, le 23 janvier dernier vers minuit, en précisant qu’il avait … bu beaucoup de rhum. Il a également expliqué que sa victime était un trafiquant de cigarettes et que si une altercation a éclaté entre eux, c’est qu’il ne voulait pas payer les cinq paquets qu’elle venait de lui livrer. Lire la suite »

2 Avr 2020 | Profession
 

Dans une interview à Sud-Ouest, Philippe Coy fait le point sur la situation du réseau des buralistes – dont l’ouverture est autorisée – dans la France en confinement. Extraits. 

•• Sur l’état du réseau :  « 85 à 90% des points de vente des buralistes restent accessibles, avec des horaires adaptés, et constituent souvent localement un pool économique avec d’autres commerces pour offrir un vrai service et n’occasionner qu’un seul déplacement. 

« Près de 10 % du réseau est fermé, souvent pour des raisons personnelles, liées à des pathologies ou des risques face au Covid-19. Une partie aussi fait bar et restaurant, notamment en campagne, et c’est compliqué de rester ouvert. » Lire la suite »

2 Avr 2020 | Observatoire
 

Le service minimum instauré par La Poste afin de limiter les risques de contamination de ses agents au Covid-19 n’aura tenu que quelques jours (voir 1er avril).

Face à la vague d’indignation que cette décision a soulevée, le président-directeur général du groupe public, Philippe Wahl, a détaillé ce mercredi en fin d’après-midi un nouveau dispositif.

« Nous avons assumé une manière de service minimum en réduisant le nombre de jours de distribution du courrier et des colis, de cinq jours il y a deux semaines, à quatre jours la semaine dernière, et à trois jours cette semaine » a-t-il rappelé, « nous ne l’aurions pas fait, c’est toute notre activité qui aurait été désorganisée ». Lire la suite »