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23 Oct 2019 | L'Info
 

Le prix du paquet de cigarettes augmentera vendredi 1er novembre d’environ 50 centimes, du fait d’une hausse des taxes prévue par le gouvernement, qui vise un paquet à 10 euros fin 2020 afin de réduire la consommation de tabac en France, reprend l’AFP dans une dépêche de ce soir (voir Lmdt de ce jour).

Publié au Journal officiel ce mercredi 21 octobre, un arrêté ministériel daté du 17 octobre fixe les nouveaux prix, une semaine avant leur entrée en vigueur. Ceux-ci sont en hausse, en raison de l’application du second relèvement de taxes de 50 centimes, programmé cette année – le premier était intervenu en mars.

•• Parmi les marques du groupe Philip Morris, le paquet de Winston (paquet souple) passe de 8,50 euros à 9 euros, celui de Camel filtre atteint 9,10 euros contre 8,60 euros auparavant et celui de Marlboro Red, qui coûtait 8,80 euros, s’établit à 9,30 euros.

Chez Japan Tobacco International, le prix des Camel sans filtre passe à 9,10 euros contre 8,60 euros, soit là encore une hausse de 50 centimes.

Du côté de la Seita, filiale française du britannique Imperial Tobacco (groupe Imperial Brands), le prix du paquet de Gauloises blondes, qui était de 8,50 euros, passe à 9 euros.

Au sein des produits phare de British American Tobacco, le prix des Lucky Strike Bleu Classic monte à 8,90 euros contre 8,40 euros auparavant et celui des Winfield rouge passe à 9 euros contre 8,60 euros – soit une hausse, légèrement moindre, de 40 centimes.

•• Il y a un an et demi, le 1er mars 2018, le gouvernement avait fortement relevé les taxes, conduisant le prix du paquet moyen à atteindre 8 euros, contre 7,30 euros auparavant pour les Marlboro Red par exemple. Cela avait fait chuter les ventes de 9,32 % l’an dernier. Lire la suite »

23 Oct 2019 | Profession
 

Invitée de Jean-Jaques Bourdin sur RMC et BFMTV, Agnès Buzyn a estimé que le paquet de cigarettes atteindra bien, en moyenne, les 10 euros à la fin 2020 ; d’autant qu’il va à nouveau augmenter de 50 centimes, ce 1er novembre (voir Lmdt de ce jour).

•• Et de rappeler que depuis le premier discours de politique général d’Édouard Philippe, en juillet 2017 (voir Lmdt du 4 juillet 2017), le Gouvernement n’a pas varié d’objectif.

« … Parce que ça marche. Les résultats sont au rendez-vous. L’ensemble des mesures prises pour lutter contre le tabagisme (le fait que les patchs soient remboursés par la Sécurité sociale, par exemple, la hausse des prix du tabac, autre exemple…) font qu’aujourd’hui il y a de moins en moins de jeunes qui rentrent dans le tabagisme et de plus en plus de personnes qui arrêtent : il y a eu près de 1,5 million de fumeurs de moins, en un an, entre 2017 et 2018. » (voir Lmdt des 25 mars et 28 mai 2019).

•• Répondant à une boutade de l’intervieweur, la ministre de la Santé a affirmé que le vapotage ne serait pas remboursé. « Même si c’est utile à l’arrêt, on n’est pas totalement tranquille sur la toxicité à long terme. Et puis beaucoup de gens qui vapotent n’arrêtent pas mais fument un peu moins alors que l’objectif c’est l’arrêt complet … c’est ça qui est bon pour nos poumons. »

23 Oct 2019 | Profession
 

Les prix des cigarettes vont augmenter de 50 centimes, le vendredi 1er novembre (voir Lmdt de ce jour).

Ivan Letessier analyse, dans Le Figaro, les impacts de la trajectoire fiscale (« vers le paquet à 10 euros ») sur la stratégie des cigarettiers en France, sous le titre « les industriels ont appris à vivre avec des prix des cigarettes au plus haut ». Extraits.

•• « Cette hausse est la conséquence de celle des taxes programmées par le Gouvernement dans le cadre de son plan triennal destiné à porter le prix du paquet de cigarettes à 10 euros fin 2020. Le premier relèvement des taxes, censé faire augmenter les prix d’un euro en mars 2018, avait semé la panique chez certains industriels, à commencer par Philip Morris International, propriétaire de Marlboro.

•• « Craignant un effondrement des ventes en volumes, la filiale française avait minimisé ses hausses de prix, espérant au passage gagner des parts de marché, quitte à réduire sa marge. La mesure a obligé ses rivaux à modérer leur propre hausse, afin de rester un peu moins cher que le leader du marché.

« Résultat, tous les industriels ont vu leurs profits s’effondrer, à commencer par les filiales françaises de Philip Morris International et d’Imperial Brands. Cette bérézina a entraîné l’éviction des dirigeants de ces deux sociétés. 

•• « Pourtant, au niveau global, la flambée des prix n’a pas entraîné d’effondrement des ventes en volumes. Ces dernières n’ont baissé que de 8 %, mais le chiffre d’affaires TTC des produits du tabac a, lui, augmenté. Et ce, pour le plus grand bénéfice des buralistes (rémunérés en pourcentage du prix du paquet) et, surtout, de l’État français. Ce dernier pourrait percevoir en 2020 un surplus d’impôts et taxes (TVA et droits d’accises) de 2 milliards d’euros par rapport à 2017 (voir Lmdt du 22 octobre).

•• « Cette relative bonne tenue du marché (en valeur) incite les industriels à ne plus modérer leurs hausses de prix, afin de reconstituer leurs marges, même si celles-ci sont encore en deçà de leur record d’avant le choc de prix. Les géants du tabac espèrent aussi qu’à compter de novembre 2020, le gouvernement ne décidera plus de hausses de prix aussi fortes et régulières, même si rien n’est acquis.

••« Pour autant, les cigarettiers ont bien compris qu’ils étaient entrés dans une nouvelle ère, et que la multiplication des politiques antitabac (interdiction de toute publicité, paquet neutre, hausse des taxes…) allait finir par réduire leur vivier de clients. C’est la raison pour laquelle ils ont massivement investi dans les produits alternatifs (tabac à chauffer et, surtout, e-cigarettes). »

À suivre …

23 Oct 2019 | Profession
 

Le Journal Officiel de ce jour a publié un arrêté – en date du 17 octobre – portant homologation des prix de vente des produits du tabac qui seront en vigueur le vendredi 1er novembre prochain.

Lien sur l’arrêté 

•• Une déclaration de stocks devra être faite par les buralistes : au plus tard, le vendredi 8 novembre.

•• Parmi les évolutions significatives (paquets en 20) :

. Les Marlboro passent de 8,80 euros à 9,30 euros
. Les Philip Morris passent de 8,60 euros à 9,10 euros
. Les Camel passent de 8,60 euros à 9,10 euros
. Les Lucky Strike rouge passent de 8,40 euros à 8,90 euros
. Les Winston rouge passent de 8,30 euros à 8,80 euros
. Les Gauloises blondes passent de 8,50 euros à 9 euros.

(Pour l’anecdote : les Gauloises brunes sont les premières à arriver aux 10 euros)

À suivre …

23 Oct 2019 | Profession
 

Novembre arrive avec une nouvelle évolution des prix du tabac qui implique, forcément, un temps d’adaptation pour la gestion des stocks et de la trésorerie.

Mutuelle des buralistes et connaissant parfaitement leurs problèmes, la Mudetaf met en avant un autre impact qui ne vient pas spontanément à l’idée : si la valeur du stock augmente, est-il toujours bien assuré ?

•• Ainsi, avec la toute prochaine hausse des prix du tabac, la valeur du stock va évoluer et la Mudetaf conseille donc de bien vérifier son contrat et de rencontrer, si nécessaire, l’un de ses délégués pour réajuster les montants garantis.

Un délai de trois mois est accordé d’ailleurs par la Mudetaf pour y voir plus clair en toute sérénité (jusqu’au 31 janvier 2020, exactement).

•• Pour ses sociétaires buralistes, assurés en multirisque professionnelle tabac, la Mudetaf rappelle sa mesure d’augmentation, durant trois mois, de 10 % de certaines garanties (voir Lmdt du 6 mars). Cette hausse des garanties est valable du 1er novembre 2019 au 31 janvier 2020 et concerne les capitaux « contenu » incendie et vol ; la garantie perte d’exploitation.

Une disposition qui se met en œuvre automatiquement et gratuitement.

23 Oct 2019 | L'Info, Profession
 

Alors que le gendarme de la Bourse a donné son feu vert à la privatisation de l’opérateur (voir Lmdt du 18 octobre), la question est posée dans les médias : « est-ce une bonne idée d’acheter des actions de la Française des Jeux ? ». Les avis sont favorables. 

•• La matinale d’Europe 1 du 21 octobre : « l’État comme la direction de l’entreprise vantent le caractère stable de l’activité : 25 millions de joueurs chaque année, une croissance des mises de 5 % en moyenne depuis 25 ans.  Bref, investir dans la FDJ présente un risque mesuré.

« Ce qui n’empêche pas quelques critiques : une fois privatisée, il faudra veiller à ce que la FDJ n’abuse pas de son monopole sur les jeux de tirage et de grattage en développant des jeux trop addictifs.

« Une autorité de régulation doit y veiller. D’autres soulignent que ce sont les ménages à bas revenus qui jouent le plus et ceux à haut revenu qui achètent des actions, et profiteront donc de la bonne santé de la FDJ. En attendant, c’est l’État qui espère faire une bonne affaire.

•• La Croix du 18 octobre : « Certes, la FDJ dégage assez peu de bénéfices (170 millions d’euros en 2018 pour un chiffre d’affaires de 1,8 milliard / voir Lmdt du 8 octobre) mais n’a pratiquement aucun risque de perdre de l’argent. L’entreprise promet aussi d’être très généreuse avec ses futurs actionnaires grâce une « politique de dividende attractive ». Elle prévoit de distribuer 80 % du résultat net du groupe, dès 2020.

« Selon Stéphane Pallez, qui se rend cette semaine aux États-Unis pour rencontrer des investisseurs, les grands fonds gestionnaires d’actifs français et internationaux se montreraient déjà très intéressés « pour acheter du papier » (…)

« Il y a donc fort à parier que cette privatisation soit un succès, même si la nouvelle réglementation financière complique un peu la donne. Désormais, les grands réseaux bancaires n’ont plus le droit de faire la promotion de la vente de titres auprès de leurs clients ».

23 Oct 2019 | Profession
 

Le plus smart des téléphones est énergivore … qui l’ignore ?

Première cause de frustration de millions d’utilisateurs, la batterie faible alimente la nouvelle phobie des temps connectés : c’est la nomophobie ou peur excessive d’être séparé de son téléphone mobile. Neuf personnes sur dix ressentiraient de la « panique » lorsque la charge chute à 20 % ou moins.

SAF a donc choisi de s’associer à la marque iconique Duracell – premier fabricant mondial de piles et leader dans l’innovation de l’énergie portable – qui s’est lancé sur la vague des powerbanks, avec son produit Duracell POWERBANK.

•• Ces petites batteries externes de qualité supérieure permettent de charger un téléphone, une e-cigarette, une tablette ou tout autre type d’appareil rechargeable par USB.

• Première performance : une recharge deux fois plus rapide qu’une prise murale.

• Deuxième atout : dix niveaux de sécurité visant à protéger les appareils.

•• Afin d’accompagner le lancement, Duracell lance une campagne via les caisses Strator.

•• Idée cadeau ou besoin au quotidien … cet accessoire, innovant, indispensable et basé sur un capital de marque, sera parfait à proposer aux clients pour la fin d’année ! Prix de vente conseillé : 24,99 euros le petit format 24 heures ; 34,99 euros le format plus grand 48 heures.

Quand les buralistes peuvent faire la différence … Voir aussi Lmdt des 19 et 21 mars ainsi que du 21 octobre).

 

Les médias locaux se font écho d’une consigne du président turc Tayyip Erdogan demandant à son ministre du Commerce de ne « jamais » autoriser la vente de la cigarette électronique.

« On nous demande la permission de fabriquer des e-cigarettes. Des groupes veulent investir en Turquie …qu’ils passent leur chemin et fassent leurs investissements ailleurs » aurait-il déclaré. Les groupes de tabac « s’enrichissant en empoisonnant les gens ».

•• Les dernières statistiques de l’OMS, sur la prévalence tabagique en Turquie, portent sur 27 % de fumeurs parmi les plus de 15 ans, en 2016 (31 % en 2010). Lire la suite »

22 Oct 2019 | Profession
 

À travers l’organisation d’un premier salon des buralistes en même temps que son assemblée générale, à Borgu ce dimanche 20 octobre, la chambre syndicale de Corse a entamé le grand virage de la Transformation.

Confrontés à un tassement des ventes (-4 % en volume depuis la fin de l’année), les buralistes locaux sont confrontés aussi – d’après Corse Matin – à la confirmation de la suppression progressive du dispositif fiscal dérogatoire octroyé à l’Île.

•• À partir du 1er janvier 2022, le prix d’un paquet de cigarettes vendu en Corse devra être « au moins égal » à 80 % du tarif pratiqué au plan national. L’augmentation devant se poursuivre par tranches de 5 % pour atteindre, en 2025, 95 % du prix établi dans l’Hexagone. Lire la suite »

22 Oct 2019 | Profession
 

Après 1,1 milliard d’euros supplémentaires l’an passé, la « trajectoire fiscal sur le tabac » va rapporter 450 millions d’euros de plus à l’État, cette année et l’année prochaine.

L’ensemble des recettes fiscales liées au tabac atteindront au total près de 16 milliards d’euros, fin 2020, selon une analyse de Mathieu Pechberty (voir Lmdt des 16 et 9 janvier) sur BFM Business.

•• « Jamais le tabac n’aura rapporté autant d’argent à l’État » … Depuis le politique de hausse de prix engagée en 2018 (un euro par an pour atteindre 10 euros en 2020) – les ventes ont baissé de 9% en volume en 2018 – si l’effet sur la consommation est difficile à mesurer, les conséquences sur les recettes fiscales sont déjà bien connues et largement rentables pour l’État. Lire la suite »