Une fenêtre sur l’actualité quotidienne de tous les événements évoquant directement ou indirectement le tabac
20 Juil 2017 | L'Info
 

Lors d’une réunion de la Commission des Affaires sociales, ce 18 juillet, la ministre de la Santé a dû se prononcer sur le rôle du vapotage dans la lutte contre le tabagisme. La question étant posée par le rapporteur général de ladite commission, Olivier Véran (député LRM, Isère). Le sujet n’a pas l’air d’être complètement maîtrisée par Agnès Buzyn.

« Vous m’avez posé une question me demandant mon avis sur le vapotage (sourire …)

« J’ai eu des avis qui ont évolué au cours du temps. En fait, je suis rarement dogmatique, je suis comme vous, médecin hospitalier, j’ai tendance à regarder l’analyse et la littérature. Il fut un temps où des études montraient que le vapotage réduisait le nombre de cigarettes fumées mais ne permettait pas l’arrêt du tabac. Bon… Or, en cancérologie, ce qui compte dans le tabagisme c’est d’arrêter de fumer puisque c’est la longueur du tabagisme qui compte beaucoup plus que le nombre de cigarettes fumées. Donc, le vapotage n’apportait absolument pas le bénéfice que l’on souhaitait en termes d’arrêt du tabac.

« Et donc, je me suis pas du tout battu pour que le vapotage soit favorisé. En plus, on avait quand même un certain nombre de doutes sur la qualité des produits utilisés, donc voilà … 

« Moi je suis la littérature scientifique, si on me démontre maintenant que le vapotage est utile, je changerais éventuellement la façon dont il est aujourd’hui encadré en France. 

« Je n’ai pas d’avis personnel, en fait, sur le sujet ».

20 Juil 2017 | Profession
 

Ce mercredi 19 juillet, un habitant de Charente-Maritime a remporté le jackpot Loto de 17 millions d’euros. Mis en jeu à 2 millions d’euros le mercredi 14 juin, le jackpot a été gagné au bout du 16ème tirage.

Il s’agit du sixième record de Loto dans l’histoire du jeu et du deuxième plus gros gain Loto de l’année 2017 après celui de 18 millions d’euros remporté en Moselle, le 23 janvier dernier.

20 Juil 2017 | Pression normative
 

Après Royan (Charente-Maritime) et Saint-Laurent-du-Var, c’est la station balnéaire de Carry-le-Rouet (Bouches-du-Rhône) qui vient d’implanter le panneau de la Ligue contre le Cancer sur ses plages. Pour y interdire, depuis le 1er juillet, cigarette, vape et chicha … trois employés saisonniers veillant au grain.

Une première liste des espaces délimités sans tabac (sous réserve d’informations complémentaires) :

• Aisne : la plage de l’Hôtel de ville et celle de l’Étang d’Isle, à Saint-Quentin.

• Alpes-Maritimes : les plages Richelieu et Garoupe à Antibes Juan-les-Pins ;  les plages Bijou et les Rockers à Cannes ; la plage du Fossan à Menton ;  la Raguette à Mandelieu-la-Napoule ; les plages de Lenval, des bains militaires, de  Sainte Hélène, du Centenaire à Nice ;  des marinières à Villefranche-sur-Mer.

• Aveyron : la plage saisonnière à Rodez.

• Bretagne : les plages Bonaparte, Pors Moguer, Gwin Zégal à Plouha ; les plages du bon secours Nord, du pont Nord et de l’éventail à Saint-Malo.

• Bouches-du-Rhône : les plages Lumière et du Petit Muguet à La Ciotat.

• Calvados : la Riva-Bella à Ouistreham et une également à Merville ainsi qu’à Colleville.

• Corse : les plages Ricanto, Saint François, Trottel à Ajaccio ; Balistra, Grand Sperone, Piantarella, Rondinara, Tonnara à Bonifacio ; Casa di Lume à Palombaggia ; Santa-Giulia à Porto-Vecchio ; l’Arinella à Bastia ; une plage municipale à L’Île Rousse.

• Moselle : Metz Plage.

• Pyrénées-Atlantiques : la plage du Port Vieux à Biarritz.

• Rhône : la baignade biologique du Lac des Sapins à Cublize.

20 Juil 2017 | International
 

Le gouvernement britannique vient de dévoiler la dernière mouture de son « Tobacco Strategy document » qui est axé sur le maintien de hauts niveaux de fiscalité et prévoit une aggravation des sanctions contre les détaillants vendant aux mineurs.

•• Soit un programme en droite ligne avec le précédent. La politique de forte fiscalité étant justifiée par un « double objectif » clairement assumé : « mettre en avant des objectifs de santé publique et augmenter les revenus financiers venant du tabac ». Avec, aussi, des aides pour inciter les jeunes fumeurs à abandonner le tabac.

•• À noter que ce programme se traduit par des objectifs et des indicateurs précis pour fin 2022 :
• réduction de la prévalence tabagique chez les adultes : de 15,5 % (voir Lmdt du 24 juin 2017) à 12 % ou moins ;
• réduction de la prévalence tabagique chez les jeunes de 15 ans : de 8 % à 3 % ou moins ;
• réduire le différentiel de prévalence tabagique entre la population en général et les travailleurs manuels ou ayant des tâches routinières ;
• réduire la prévalence tabagique chez les femmes enceintes : de 10,5 % à 6 % ou moins.

•• De même, ce programme pose clairement la contrebande de tabac comme un challenge à relever, en mettant en avant une perte de 2,4 milliards de livres (2,7 milliards d’euros) sur l’année fiscale 2015-2016. Avec :
• une aggravation des peines pour les trafiquants, notamment les récidivistes ;
• une accélération de la procédure de ratification du Protocole pour l’Élimination du Commerce illicite (voir Lmdt des 18 juin 2016 et du 14 octobre 2015) de la Convention Cadre de l’OMS pour la Lutte antitabac (FCTC);
• une transposition, en liaison avec les autres états-membres, des dispositions de la directive tabac européenne en matière de traçabilité.tabagime

20 Juil 2017 | Observatoire
 

Dans la série « le paquet à 10 euros, une fausse bonne idée », le journaliste Jean-François Arnaud estime – sur le site de Challenges.fr – que « faute d’une concertation avec nos voisins, la hausse des prix des cigarettes de plus de 40% en trois ans, promise par le gouvernement, va surtout doper les ventes transfrontalières et le trafic ».

•• « L’instauration du paquet de cigarettes à 10 euros, c’est le degré zéro de la prévention contre le tabagisme. Une mesure d’apparence dure, censée témoigner de la volonté réformatrice et audacieuse du gouvernement qui la décide et de sa capacité à prendre des décisions impopulaires sur des enjeux de santé publique. Sauf que ce n’est pas tout à fait comme cela que ça se passe.

•• Comme la Cour des Comptes l’a souligné à plusieurs reprises, la politique de prévention est insuffisante. Elle pèse quelque 100 millions de budget pour un dramatique tribut de plus de 70 000 morts par an, alors que la prévention routière bénéficie d’un budget 100 fois supérieur pour une mortalité 20 fois moins importante.

Les Français fument toujours beaucoup (le taux de fumeurs, proche de 28 %, évolue très peu selon l’Inpes) et les hausses de prix n’ont jusqu’à présent réussi qu’à diminuer les ventes de cigarettes dans les réseaux légaux. Il est important de bien distinguer les ventes officielles et la consommation réelle.

•• Selon une étude KPMG, commandée par l’industrie du tabac, le marché parallèle qui comprend à la fois les ventes illégales (à la sauvette ou sur le Net) et les ventes parfaitement légales à l’étranger (voyageurs et habitants des régions frontalières) a, lui, augmenté de 7 points en dix ans, de 20 à 27 % des ventes totales. Bref, jusqu’à présent en tout cas, il est permis de douter de l’efficacité des hausses de prix sur la consommation réelle mais il semblerait bien que cela favorise un report des ventes vers le commerce non officiel (…)

•• Faute d’avoir réussi, ou même tenté de s’accorder sur une politique fiscale commune avec nos voisins européens, chaque hausse du tabac en France se solde par une hausse des ventes non légales. Déjà, les saisies douanières ont été multipliées par trois entre 2001 et 2016 (période où le prix du paquet de cigarettes a augmenté de 119%), faisant de la France la championne d’Europe des trafics, avec 9 milliards de cigarettes illicites consommées chaque année et un manque à gagner de 2,4 milliards d’euros pour l’État. Lire la suite »

20 Juil 2017 | International, Profession
 

Les actionnaires de British American Tobacco (BAT) et de Reynolds American ont donné, ce mercredi 19 juillet, leur feu vert au rachat du second par le premier pour près de 50 milliards de dollars (voir Lmdt des 5 avril, 10 mars et 18 janvier) confirme l’AFP.

•• BAT va acquérir les 57,8 % du capital de Reynolds American qu’il ne possède pas encore pour 49,4 milliards de dollars (42,8 milliards d’euros). L’opération devrait être finalisée autour du 25 juillet, a précisé BAT dans un communiqué. Elle devrait permettre au groupe de devenir un leader à la fois sur le marché US et le marché mondial de l’e-cigarette.

•• BAT avait annoncé en janvier que l’opération serait réalisée pour partie en numéraire et pour partie via un échange d’actions. Les propriétaires de Reynolds recevront 29,44 dollars en numéraire et 0,5260 action BAT. L’opération représentera au total un versement à leur profit de 24,4 milliards de dollars en numéraire et de 25 milliards en action. La somme versée comporte une prime de 26 % par rapport au cours de clôture de l’action Reynolds le 20 octobre 2016, veille de l’annonce par BAT qu’il avait déposé une offre amicale d’achat sur le groupe dont il détient déjà 42,2% du capital.

•• Cette opération est la plus importante consolidation dans le secteur depuis le rachat par Reynolds de son compatriote Lorillard en 2016 à hauteur de 27 milliards de dollars (voir Lmdt du 29 janvier 2015).  BAT va devenir ainsi la première entreprise cotée de tabac au monde en termes de chiffres d’affaires et de bénéfice opérationnel.

•• BAT consolide aussi sa troisième place mondiale derrière le monopole d’État China National Tobacco Corporation et Philip Morris International, qui vend les Marlboro en dehors des États-Unis ainsi que les L&M et les Chesterfield, rappelle l’AFP.

•• Le groupe qui se présente aussi  comme « principal groupe international du vapotage », entend également renforcer cette position par l’acquisition de l’américain. En plus de la cigarette électronique Vype vendue notamment au Royaume-Uni et en France, BAT s’octroie ainsi l’e-cigarette Vuse, détenue par Reynolds et présentée comme une des principales marques sur le marché américain – le premier du monde dans le domaine.

 

19 Juil 2017 | Profession
 

Deux semaines après l’annonce de l’augmentation du prix du paquet de cigarettes à 10 euros (voir Lmdt du 4 juillet), la Confédération des buralistes a rencontré, ce mercredi 19 juillet, la ministre de la Santé, lui faisant part de « l’inquiétude montante » de la profession (voir Lmdt de ce jour), reprend l’AFP dans une dépêche que nous reproduisons. 

•• « Si un élément doit ressortir de cet entretien, c’est bien le fait que nous avons été clairs avec la ministre. Nous lui avons fait part de l’inquiétude qui monte dans les rangs des buralistes, face à ce projet qui ne peut que déstabiliser la profession », écrit dans un communiqué la confédération, qui compte 25 000 buralistes dans ses rangs.

Le président de la confédération, Pascal Montredon, souligne que si cette inquiétude « n’est pas apaisée, elle se manifestera durant l’été », faisant ainsi allusion à des manifestations possibles.

•• La confédération demande aussi que « le marché parallèle soit enfin pris en compte par la politique de santé publique ». Lire la suite »

19 Juil 2017 | Profession
 

Juste avant de rejoindre Pascal Montredon et Jean-Luc Renaud, pour leur rendez-vous avec Agnès Buzyn, de ce matin (voir Lmdt de ce jour), Michel Guiffès (trésorier national de la Confédération et président de la fédération des buralistes de Bretagne) était interviewé sur France•Info. L’occasion de revenir sur les arguments de la profession.

•• Sur l’annonce du Premier ministre concernant le paquet à 10 euros (voir Lmdt du 4 juillet) : « nous avons découvert le paquet à 10 euros deux minutes avant l’intervention du Premier ministre par le simple appel de l’un de ses conseillers (voir Lmdt du 5 juillet). Nous avons été particulièrement déçus de cette façon d’agir unilatérale et sans concertation ».

•• Sur le principe, lui-même, du paquet à 10 euros : « nous contestons l’application pure et dure d’un prix à 10 euros qui, d’abord, va déstabiliser le marché officiel du tabac en France et, ensuite, va désorienter tous les buralistes français.

« Nous sommes déjà le pays d’Europe continentale où le tabac est le plus cher.

« On va avoir une augmentation de 43 %, c’est phénoménal. La dernière fois que ce genre de choc a eu lieu, c’était en 2003-2004, et cela a provoqué, dans les six ans qui ont suivi, la disparition de 8 000 buralistes.

« Car l’augmentation des prix dans une telle proportion va avoir une incidence en trompe l’œil : moins de livraisons de tabac chez les buralistes et de plus en plus de fumeurs qui vont s’approvisionner ailleurs ! ». Lire la suite »

19 Juil 2017 | Profession
 

Dans son édition de ce mercredi 19 juillet, le quotidien économique revient sur les tenants et aboutissants du dossier. Sans apporter de nouveautés.

« Une hausse de 3 euros du prix du paquet de cigarettes. Les antitabac en rêvaient, Édouard Philippe veut le faire : « Nous porterons progressivement le prix du paquet de cigarettes à 10 euros en luttant sans merci contre les trafics qui minent cette politique de santé autant qu’ils fragilisent ceux qui respectent la loi », a-t-il annoncé lors de son discours de politique générale (voir Lmdt du 4 juillet). Après les augmentations homéopathiques survenues ces dernières années, les associations de lutte contre le tabac saluent cette initiative. Le prix est, en effet, l’arme la plus efficace pour agir sur la consommation.

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19 Juil 2017 | Profession
 

Suite à la réunion qui s’est tenue ce matin entre la ministre de la Santé et la Confédération (voir Lmdt du 17 juillet), celle-ci a diffusé un communiqué que nous reproduisons intégralement, ci-dessous :

« Pascal Montredon, le Président de la Confédération des buralistes, accompagné de Jean-Luc Renaud et de Michel Guiffès, a été reçu ce matin par la Ministre de la Santé. Un rendez-vous au cours duquel Agnès Buzyn a confirmé que le paquet de cigarettes passera progressivement à 10 euros, mais sans en donner les modalités et le calendrier, en invoquant des arbitrages à venir. Les représentants des buralistes ont fait savoir que l’inquiétude de la profession était en train de monter, et qu’elle se manifestera durant l’été.

Pascal Montredon, Président de la Confédération des buralistes, accompagné de Jean-Luc Renaud, Secrétaire Général et Michel Guiffès, Trésorier, a été reçu ce matin par Agnès Buzyn au sujet du paquet à 10 euros. Lors de ce rendez-vous, la Ministre de la Santé a confirmé que le paquet passera progressivement à 10 euros, mais sans en donner les modalités et le calendrier, en invoquant des arbitrages à venir.

•• « Si un élément doit ressortir de cet entretien, c’est bien le fait que nous avons été clairs avec la Ministre. Nous lui avons fait part de l’inquiétude qui monte dans les rangs des buralistes, face à ce projet qui ne peut que déstabiliser la profession. Nous lui avons affirmé que cette inquiétude, si elle n’est pas apaisée, se manifestera durant l’été », précise Pascal Montredon. Lire la suite »