Une fenêtre sur l’actualité quotidienne de tous les événements évoquant directement ou indirectement le tabac
20 Nov 2017 | L'Info
 

La déclaration d’Agnès Buzyn au Sénat la semaine dernière – que nous avons signalée immédiatement à nos lecteurs (voir Lmdt du 17 novembre) – commence à susciter une inquiétude dans les médias et l’opinion publique. 

Elle annonçait « des mesures » contre la présence du tabac et de fumeurs dans la création cinématographique française. Depuis les réactions s’enchaînent : sur les réseaux sociaux (voir Nous sommes 13 millions de fumeurs adultes et responsables lien) ou dans les conversations quotidiennes … tout cela amplifié dans les médias.

À preuve, ces deux extraits de la presse quotidienne régionale de ce jour :

« (…) Dans la réalité, la cigarette tue. Près de 80.000 personnes chaque année en France. Qu’il faille lutter contre le fléau du tabagisme, responsable de cette hécatombe, est une évidence. (…) Mais pour y parvenir, pourquoi s’attaquer à ce qui fait la fierté de la culture française et au sacro-saint principe de la liberté de création artistique ? Faut-il focaliser tant d’énergie à cela et faire de la cigarette dans le cinéma un bouc émissaire tout trouvé ? Dans la vie, il y a des gens qui fument, au cinéma aussi. Que ce soit bien ou mal, là n’est pas la question. Laissons-leur simplement leur liberté d’appréciation. » Géraldine Baehr, L’Union

« (…) Si ne plus montrer de clopes au cinéma fait arrêter de fumer, alors chassons des scénarios les crimes, viols, vols, drogues et toutes formes de déviances, ainsi vivra-t-on enfin dans un monde irénique. Il y a quelques années, d’aucuns avaient cru bien faire, en effaçant sur les affiches la pipe de « Monsieur Hulot » ou le mégot de Jean-Paul Sartre. Le sens du ridicule avait éteint de telles initiatives, espérons que le bon sens évitera au gouvernement de s’ériger par la loi en critique cinématographique. » Jean-Michel Helvig, La République des Pyrénées.

20 Nov 2017 | Profession
 

Solidaires avec leur filière, les producteurs de tabac ont déploré la fermeture du site Seita de Riom (voir Lmdt du 12 juillet).

Mais pour l’heure, cette décision n’a pas perturbé une filière qui se porte plutôt bien dans son contexte particulier, selon un article de La Montagne de ce dimanche 19 novembre.

•• La production des planteurs puydômois – rattachés à la coopérative Périgord tabac – prend actuellement la direction de l’usine de l’union des coopératives France Tabac à Sarlat (Dordogne / voir Lmdt du 1er juillet 2016) pour une première transformation, avant d’être vendue à des industriels.

Et après ? « On ne sait pas où ça part », explique Jean-Louis Duron, président du Syndicat des producteurs de tabac Auvergne-Bourbonnais, « la fermeture de la Seita n’a pas eu d’effets directs pour nous, les producteurs. France Tabac continue de nous acheter le tabac. »

Seule inquiétude : Imperial Tobacco va aussi « se désengager de la production de la variété Burley en France. Ils ont trouvé moins cher ailleurs », raconte Jean-Louis Duron.

Reste que la nouvelle ne perturbe pas vraiment le planteur basé à Aigueperse (près de Riom) France Tabac est déjà en pourparlers avec un autre grand fabricant … japonais. « Il y aura un autre acheteur. La seule incertitude, c’est le prix », résume Jean-Louis Duron.

•• À court terme, l’horizon est donc dégagé pour les 45 planteurs de tabac auvergnats, installés surtout en Limagne. Certes, avec 70 hectares de culture et une production de 200 tonnes, on est loin des grandes années 80, « où on est monté jusqu’à 300 planteurs et 500 hectares ».  Lire la suite »

20 Nov 2017 | Profession
 

Il y a tout juste une semaine, de nouveaux prix des produits du tabac entraient en vigueur dans les linéaires (voir Lmdt des 13 et 8 novembre).

•• On sait que, dès mars prochain, une forte hausse est prévue (1 euro le paquet de 20 cigarettes) dans le cadre du choc fiscal programmé sur trois ans de sorte à arriver, notamment, au paquet à 10 euros en novembre 2020.

C’est ce que vient même de voter le Sénat (voir Lmdt du 16 novembre) avant l’adoption définitive par l’Assemblée nationale.

•• Mais certains prix pourront être « ajustés », voire « corrigés », d’ici là.  Sans qu’il y ait de mouvement particulier de fiscalité.

En effet, la Douane a lancé une nouvelle campagne d’homologation de prix. Les fabricants étant invités à déposer leurs éventuels changements pour ce jeudi 23 novembre.

•• Ce qui pourrait amener à une publication, au Journal Officiel, d’une nouvelle liste d’homologation de prix entre Noël et le Jour de l’An. Avec mise en vigueur dans les linéaires en tout début d’année.

C’est ainsi que l’on entre progressivement dans un rythme de six homologations par an. Pas moins.

20 Nov 2017 | Profession
 

Jeudi dernier, lors de la suite de la discussion au Sénat sur l’article 12 du Projet de Loi de Financement de la Sécurité sociale (PLFSS 2018 / voir Lmdt du 16 novembre), le ministre de l’Action et des Comptes publics, Gérald Darmanin, est revenu tant sur le sujet de la lutte contre le marché parallèle du tabac que sur les discussions actuelles avec les buralistes.

•• Sur la lutte contre le marché parallèle du tabac

« Les Douanes font extrêmement bien leur travail, en intervenant et en établissant les sanctions prévues. J’ai évoqué hier devant vous l’efficacité de la sanction, qui devrait se fonder sur des amendes très importantes plutôt que sur des peines de prison, même si ces dernières doivent être sévères pour les réseaux (voir Lmdt du 16 novembre .

« Bien évidemment, ceux qui organisent la criminalité – la vente de cigarettes de contrebande peut être une activité criminelle – doivent relever de la sanction pénale. La revente de contrebande, en revanche, doit être sanctionnée très rapidement, car c’est cela qui gêne le plus les buralistes et l’ordre public (…) Il faut aussi que la police, la gendarmerie, mais aussi certaines polices municipales jouent un rôle plus important. »

•• Sur le soutien au réseau des buralistes

« Le Gouvernement a un plan global. Il faut agir sur l’ensemble de la chaîne, et surtout accompagner les buralistes, dont 50 % des clients ne sont déjà plus fumeurs, dans la transformation de leur activité, sans remettre en cause leur monopole. (…) Nous sommes d’accord sur la nécessité de transformer l’activité des buralistes.

« C’est le sens de l’accompagnement que nous mettons en place, dans le même temps que nous augmentons le prix du tabac.

« Les représentants de la profession l’ont bien compris. »

20 Nov 2017 | Trafic
 

C’est littéralement une guerre de harcèlement. Une guerre contre les épiceries vendant du tabac, menée par la préfecture, la police et la chambre syndicale des buralistes du Gard présidée par Ghislaine Mazoyer (également secrétaire générale adjointe de la Confédération / voir Lmdt du 30 octobre). 

•• D’autant que les établissements visés n’hésitent absolument pas à récidiver. Montrant un curieux sentiment d’impunité. Alors, c’est la guerre. L’arsenal répressif ne permet que des fermetures de trois mois (pour quelques cartouches trouvées), mais c’est déjà mieux qu’avant et à chaque fois, cela représente un salutaire coup de pied dans la fourmilière.

C’est ainsi que, progressivement, la pression et la peur changent de camp.

•• Nouvel épisode. Le préfet du Gard vient tout juste de prononcer un arrêté – de fermeture administrative pour une durée de trois mois – d’une épicerie nîmoise pour le motif clairement établi de vente illicite de tabacs. Celle-ci se trouvant, comme par hasard, en état de récidive.

•• « Le Zouzou » avait écopé, en effet, d’une première fermeture administrative de quinze jours (du 25 septembre au 9 octobre derniers) pour vente illicite de tabacs.

À nouveau contrôlée quelques semaines après – et en état de récidive, donc – un nouvel arrêté de fermeture vient d’être prononcé pour une durée de trois mois (durée maximum) du 17 novembre 2017 au 17 février 2018 inclus.

•• Rappelons-le, plusieurs autres procédures sont en cours de traitement, pour des infractions similaires relevées dans différents commerces de Nîmes (voir Lmdt des 9 septembre, 30 août et 19 mai).

19 Nov 2017 | E-cigarette
 

À mi-parcours du « Moi(s) sans tabac », Olivier Martzel (directeur général de Gaïatrend- Alfaliquid / voir Lmdt des 30 octobre et 27 septembre) monte au créneau dans Le Cercle des Échos.fr sur la place du vapotage dans la politique de lutte contre le tabac. Avec des arguments qui ne manquent pas de pertinence.

 Extraits.

« La carotte ou le bâton ? En matière d’incitations faites aux fumeurs pour qu’ils oublient enfin la cigarette, le second a jusqu’à présent été largement plus utilisé (hausse du prix du paquet, interdiction de fumer dans un nombre croissant de lieux, etc.).

« Ça se comprend : en la matière, le bâton est à la fois plus facile à identifier et à manier que la carotte. Il peut par ailleurs avoir l’avantage de rapporter quelque peu au budget. Sauf que les bons résultats se font attendre.

•• « Le « Moi(s) Sans Tabac », en novembre, est un premier pas dans ce sens. Initiée par le Ministère de la Santé en 2016, cette démarche est en effet positive et déculpabilisante (…) Une petite carotte en somme … qui ne demande qu’à grandir (…)  Lire la suite »

19 Nov 2017 | Profession
 

Hier soir, ce 18 novembre, lors de l’Assemblée Générale de la chambre syndicale de l’Yonne (présidée par Martine Richard, vice-présidente de la Confédération) à Auxerre … ou lors de sa propre AG de Pyrénées-Atlantiques / Béarn-Soule, ce dimanche, Philippe Coy consulte la base des buralistes. Avec beaucoup d’échanges.

Il s’agit de rendre compte des négociations entamées avec Bercy, par l’intermédiaire de la Direction générale de la Douane, pour permettre au réseau d’amortir le choc du paquet à 10 euros, en trois ans, et de rebondir pendant ce laps de temps.

Des discussions engagées dès après le dernier Congrès des buralistes (voir Lmdt du 26 octobre) et dont un temps fort aura été la table-ronde de dimanche dernier entre Gérald Darmanin et une délégation de buralistes à Foix (voir Lmdt du 12 novembre). Lire la suite »

19 Nov 2017 | Trafic
 

Le tabac, nouvelle cible du grand banditisme

Le dernier rapport du Service d’Information de Renseignement et d’Analyse stratégique sur la Criminalité organisée (Sirasco, dépendant du ministère de l’Intérieur) est sorti ce vendredi 17 novembre.

Il y est écrit en toute lettre que le grand banditisme a laissé tomber l’attaque de banques ultra-protégées (à en croire Le Figaro du 18 novembre) : « les malfaiteurs, opportunistes, ont reporté leur dévolu sur les transports de fret à forte valeur ajoutée (…) Lourdement armés, ils ciblent les cargaisons de téléphones mobiles, de tablettes numériques, de cosmétiques, de tabac, ou de transports d’or. »

À propos, la dernière attaque d’un camion Logista de transport de tabac que nous avons relatée, en début de semaine (voir Lmdt du 14 novembre), est la 41ème sur ces douze derniers mois.

19 Nov 2017 | Profession
 

Trois semaines après le meurtre de la joggeuse Alexia Daval, près de Gray (Haute-Saône), l’émotion subsiste et la famille reçoit toujours des marques de soutien de toute la France.

À Gray, ses parents ont rouvert leur commerce et ont enlevé les milliers de roses déposées devant leur commerce. Sur leur vitrine, un sobre mot subsiste : « votre silence est le plus beau des hommages, merci de respecter notre sérénité. »

À propos – et contrairement à ce qui s’est répandu par la rumeur et certains réseaux sociaux – les parents d’Alexia ne sont pas buralistes à proprement parlé. Ils tiennent un bar/PMU. C’est pourquoi beaucoup de commerçants ont été sensibles à cet horrible drame.

19 Nov 2017 | International
 

Un adulte sur cinq consomme régulièrement du tabac aux États-Unis. Et 15% des Américains fument des cigarettes, selon les dernières statistiques gouvernementales publiées en novembre.

Car le taux des fumeurs y reste constant depuis ces dernières années malgré les campagnes pour décourager le tabagisme, constate le rapport des Centres de contrôle et de prévention des maladies (CDC / voir aussi Lmdt du 28 novembre 2015).

•• Ces chiffres sont basés sur une enquête déclarative, menée en 2015, auprès d’un échantillon national représentatif de quelque 33 000 personnes. L’étude montre ainsi que 20,1% des Américains (ou 49 millions de personnes) consomment régulièrement du tabac. Lire la suite »