L'Info

 « LES ÉCHOS » (1) : LES NOUVEAUX ENJEUX DE LA CIGARETTE ÉLECTRONIQUE

E-cigarette boutiqueDans son édition du lundi 3 août, le quotidien économique annonce un « coup de frein sur le marché de la cigarette électronique » qu’il décrit grosso-modo ainsi : « le nombre de boutiques (spécialisés, ndlr) va se réduire. Le durcissement de la réglementation en 2016 devrait peser sur les ventes ».

Les Échos s’appuient, dans un premier temps, sur la dernière étude du cabinet Xerfi (voir Lmdt du 8 juillet). Sans revenir, toutefois, sur les trois hypothèses énoncées par ce dernier. Le journal se limite à donner l’estimation du cabinet sur le chiffre d’affaires de la catégorie pour 2015 : 355 millions d’euros (contre 395 millions en 2014).

Approche contestée, dans l’article, par la Fivape (Fédération inter-professionnelle de la Vape) estimant que « le marché est resté en croissance sur les six premiers mois de l’année » et qui table « sur 250 000 nouveaux utilisateurs et 750 000 renouvelant leur équipement » (par rapport à 3,5 millions d’utilisateurs en début d’année, selon elle).

Reste que la pression devient normative : « l’article 20 de la Directive tabac européenne prévoit d’introduire des restrictions au niveau du volume que peuvent contenir les recharges », remarque Alain Depauw (vice-président de l’Aiduce / Association indépendante des Utilisateurs de Cigarette électronique), ce qui « devrait amener une augmentation des prix ». Ce à quoi il faut ajouter l’interdiction de la publicité en dehors du point de vente.

Les Échos concluent par l’arrivée des fabricants de tabac sur le marché. A l’instar de la « Jai » d’Imperial Tobacco, produite par sa filiale Fontem Ventures et commercialisée en exclusivité chez les buralistes par Seita (voir Lmdt des 8 juillet, 18 mai et 18 février) : « ces acteurs disposent d’un solide réseau de distribution (les buralistes, ndlr) et de moyens financiers conséquents. Ils ont les moyens de s’adapter très vite au durcissement de la réglementation, ce qui leur permettrait de reprendre l’initiative ».

Laisser un commentaire
Profession

Buralistes : chronique d’une insécurité ordinaire

QUATRE ADOS À L’ASSAUT D’UN TABAC 

Tabac-presse Valentine• Haute-Garonne. Ce samedi 1er août, en plein après-midi à la vue de tous, quatre braqueurs s’en sont pris au tabac-presse de Valentine, village de 949 habitants. Le visage masqué par des capuches et des foulards, deux d’entre eux ont fait irruption devant la buraliste … qui a appelé son époux tenant le café voisin. Surpris, ils prennent la fuite sans demander leur reste, et rejoignent, de l’autre côté de la rue, deux complices qui jouaient les guetteurs. 

La police, immédiatement prévenue par des témoins, retrouvent, dans un buisson, la panoplie des malfaiteurs : capuches, foulards et un pistolet factice d’airsoft, imitation Beretta. Puis, ils remontent rapidement la piste des braqueurs : quatre adolescents habitant le village ou celui, voisin, de Miramont-de-Comminges. Le seul majeur, un garçon de 18 ans déjà connu des services de police, avait entraîné avec lui sa sœur de 15 ans.

Tous ont été placés en garde à vue pour des faits qui, soulignent les forces de l’ordre, demeurent « très graves ». Le maire de Valentine, lui, préfère parler de « petite délinquance » mais déplore … l’irruption dans son village d’un vol à main armée.

LAISSER LE TIROIR DE LA CAISSE OUVERT ET VIDE ! 

• Finistère. Ce lundi 3 août, un couple de buralistes du centre bourg de Melgven a découvert, vers 6 h 45 à l’ouverture, que leur bar-tabac du centre bourg avait été cambriolé dans la nuit. Les intrus ont forcé la porte à l’arrière de l’établissement, dérobé plusieurs cartons de cigarettes et tenté de fracturer la caisse enregistreuse qui est désormais endommagée.
Rappelons qu’il est toujours recommandé, le soir, de laisser le tiroir de sa caisse vide et déjà ouvert. Afin d’éviter ce genre d’inconvénient pour la caisse. En plus des autres désagréments du cambriolage.

, | Laisser un commentaire
International

Japan Tobacco relève ses prévisions

Logo JTILe groupe Japan Tobacco (JT) a relevé, ce lundi 3 août, ses estimations annuelles de bénéfices, invoquant les gains tirés de la vente de ses distributeurs de boissons à son compatriote Suntory (voir Lmdt du 26 mai).

Selon l’AFP, JT vise désormais un bénéfice net de 471 milliards de yens (+ 21 % sur un an, 3,5 milliards d’euros), alors qu’il escomptait initialement un montant de 387 milliards, et un bénéfice d’exploitation de 668 milliards de yens (+ 16,8 %), contre 539 milliards attendus auparavant.

En revanche, le chiffre d’affaires devrait reculer de 3,4 %, à 2 350 milliards de yens (17,4 milliards d’euros), au lieu de 2 380 attendus, du fait du transfert de la division de boissons qui sortira des comptes du groupe à partir du mois d’août. Le groupe a décidé de se séparer de ses 260 000 distributeurs pour un montant d’environ 150 milliards de yens (1,1 milliard d’euros), afin de se concentrer sur le tabac (80% de son chiffre d’affaires).

Les coûts liés au retrait de cette activité ont pesé sur les résultats du premier semestre calendaire : le bénéfice d’exploitation a diminué de 6,7%, à 290 milliards de yens, affecté en outre par « des pertes sur des cessions d’actifs immobiliers », a expliqué le cigarettier dans un communiqué. Malgré ce repli, le bénéfice net est ressorti en hausse (+ 4,7 %), à 211,5 milliards de yens, grâce à des charges fiscales moins élevées qu’un an plus tôt.

Sur ce premier semestre, le chiffre d’affaires s’est globalement maintenu, à 1 171,1 milliards de yens (8,6 milliards d’euros), mais JT dit avoir souffert de « mouvements de change défavorables » (dépréciation d’un certain nombre de monnaies locales face au dollar).

Au Japon, le groupe a vu ses ventes en volume fléchir de 3,7 % dans un contexte de vieillissement de la population et de diminution du nombre de fumeurs, mais sa marque phare Mevius (auparavant dénommée Mild Seven) a, assure-t-il, bien résisté (part de marché de 32,3 % entre avril et juin).

A l’étranger (+ 0,3 %), Japan Tobacco International s’est bien porté au Benelux, en France, en Allemagne, en Italie, en Espagne, en Turquie ou encore à Taïwan. La donne a été plus compliquée en Russie où il va fermer son usine de Moscou face à « la sévère contraction du marché » (voir Lmdt du 31 juillet).

Enfin, les recettes de ses branches alimentaires (produits surgelés notamment) et pharmaceutiques ont chacune augmenté de 3,4% .

, | Laisser un commentaire
Pression normative

« Plages sans tabac » : un nouveau pavillon en Normandie

Merville-Franceville Plage sans tabacAprès Ouistreham Riva-Bella et Colleville-Montgomery et comme déjà annoncé (voir Lmdt des 5 juillet 2012 et 3 mai 2015), une nouvelle commune du Calvados vient d’interdire la cigarette sur une partie de sa plage  : Merville-Franceville 

Pour la municipalité, c’est autant une question de santé que de propreté : « nous nous sommes rendu compte que Ouistreham et Colleville interdisaient déjà de fumer sur leur plage. Ainsi, tout l’estuaire de l’Orne sera concerné. Il y a évidemment avant tout le problème des mégots retrouvés sur la plage et qui mettent très longtemps à disparaître, et puis la question du tabagisme passif qui se pose toujours ».

Oui, mais concernant ce dernier point, cela risque d’être longtemps sous forme de question. Et la réponse fait débat (voir Lmdt du 28 juillet).

, , , | Laisser un commentaire
Profession

Mobilisation des buralistes : quand l’Administration s’inquiète de ses radars … et de la réaction « imprévisible » des automobilistes

Radar DNAElle aura fait parler d’elle, cette opération de sensibilisation des buralistes contre le paquet neutre … consistant à « habiller de sacs plastiques » des radars fixes de contrôle automatique de vitesse, postés sur nos axes routiers (voir Lmdt des 8 juin, puis des 16, 21 et 24 juillet).

Une multitude de retombées dans les médias, des images traversant les réseaux sociaux, des messages de sympathie de clients à leurs buralistes.

•• Ne manquait plus que la réaction de l’administration. Elle a pris la forme d’un récent courrier d’Emmanuel Barbe, magistrat, Délégué interministériel à la Sécurité routière, adressé à Pascal Montredon. Extraits :

« Je ne souhaite nullement prendre position dans les actions que vous menez actuellement dans les départements, mais je viens vers vous à propos des actions conduites en province sur les radars de contrôle automatique de la vitesse.
« Si je suis sensible au fait que vous n’avez nullement fait le choix de dégrader un matériel public, neutraliser les radars en les couvrant reste quoi qu’il en soit préjudiciable à la sécurité des usagers de la route.
« En effet ces dispositifs de contrôle sont implantés dans des zones dangereuses. Ils n’ont qu’un seul but : faire baisser l’accidentalité à l’endroit où ils sont implantés. Nous ignorons, vous et moi, quelle sera la réaction des usagers de la route devant un radar recouvert, mais elle pourrait être imprévisible (par exemple d’accélérer brutalement pour « fêter cela ») et donc très dangereuse.
« Et par ailleurs, vous conviendrez que les forces de l’ordre, policiers et gendarmes, seraient mieux employées qu’à enlever les masques sur les radars, par exemple pour protéger les Français » (…)

« Fêter cela ». Comme on peut le constater, l’administration a une imagination débordante quant au « comportement imprévisible » des usagers de la route.

•• Il semblerait que cette « opération radars » des buralistes en colère se soit portée sur près de 400 radars. Dans 30 départements.

Il y a plus de 4 000 radars opérant, sous une forme ou une autre, sur les routes du territoire national. Dont 2 179 radars fixes.

, | Laisser un commentaire
Observatoire

Paquet neutre : « ces gens en capuche noire devant les écoles … »

capucheDébat passionné, sur Europe 1, ce vendredi 31 juillet, entre Marc Lomazzi, auteur polémique du livre « Comment la mafia du tabac nous manipule » (voir Lmdt du 12 mai) et Bernard Gasq (président de la chambre syndicale de Paris et sa couronne).

Le premier – rédacteur en chef adjoint économique du Parisien / Aujourd’hui en France – continue à multiplier les accusations contre les buralistes suspectés de vendre systématiquement et volontairement du tabac aux mineurs de moins de 18 ans.

Le second argumente imperturbablement contre le paquet neutre.

Extraits :

• Bernard Gasq : « le paquet neutre va déplacer encore plus le marché du tabac vers la contrebande, dans les cités et les pays limitrophes (Belgique, Luxembourg, Espagne) et n’amènera absolument pas de réponse au problème de santé publique. Aujourd’hui, 26 % des consommateurs vont déjà sur ce marché … »

• Marc Lomazzi : « ce qu’on peut regretter, c’est que le message soit un peu brouillé de la part du gouvernement, c’est que dans le plan de Marisol Touraine il y d’autres mesures que je considère comme allant de soi : par exemple l’interdiction de fumer en voiture en présence d’enfants, car je pense que tous les parents le font déjà. Mais le paquet neutre seul ne suffira pas. Il faut aussi augmenter le prix du tabac » (…)

« En France, il y a un vrai problème. Il y des enfants de 11,12, 13 ans qui commencent à fumer, qui fument beaucoup plus que dans d’autres pays européens (…)

« Il y a de très nombreux testings qui ont été faits ; vous emmenez un ado chez un buraliste, dans 60 % des cas le buraliste ne lui pose aucune question. Il faut que les buralistes soient irréprochables » (…)

• Bernard Gasq : « On ne va pas tout mettre sur le dos des buralistes !
« Ces jeunes gens en capuche noire qui vendent des cigarettes à moitié prix devant les écoles, ce ne sont pas des buralistes (…)
« Monsieur Lomazzi, je vous invite dans mon débit pendant une journée à vendre des cigarettes, pour vous rendre compte…ou mieux, dans un débit en pleine cité ! »

| Laisser un commentaire