Une fenêtre sur l’actualité quotidienne de tous les événements liés directement ou indirectement au tabac
7 Sep 2026 | Trafic
 

Un Pakistanais âgé de 28 ans a écopé d’une peine de 6 mois d’emprisonnement avec sursis pour avoir transporté 250 kilos de tabac contrefait à l’effigie du groupe Philip Morris.
Nous reprenons une information du Courrier Picard (le 4 septembre).

Il devra s’acquitter d’une amende douanière de 30 000 euros et d’une amende délictuelle de 150 euros pour défaut d’assurance. La marchandise et le véhicule, qui ne lui appartenait pas, ont été confisqués.

Le 19 août 2026, il avait été contrôlé par les Douanes de Nogent-sur-Oise à Lévignen. Les agents avaient découvert 250 kilos de cigarettes sans justificatif à l’arrière du véhicule. La valeur de la marchandise s’élevait à 168 737 euros.

À l’audience, le prévenu avait expliqué qu’il ignorait ce que contenaient les cartons dans le véhicule Renault Kangoo qu’un ami lui avait confié.

Le Procureur Loïc Abrial avait relevé cinq autres trajets effectués par le mis en cause durant le mois d’août entre la Belgique et la région parisienne, suspectant un trafic régulier.

Le Procureur avait requis 2 ans d’emprisonnement avec sursis ainsi qu’une interdiction du territoire français pendant 5 ans. Jusqu’ici inconnu de la justice, l’homme, en situation régulière sur le territoire français, vit dans la région de Lyon.

(Voir aussi les 27 juillet 2026 et 5 août 2026 / Oise)

5 Sep 2026 | Trafic
 

La lutte contre les trafics de tabac reste une priorité. À Marseille, l’action coordonnée de la Douane et de la Justice produit des résultats concrets. Nous reprenons un message LinkedIn (le 4 septembre) de Michaël Lachaux (directeur régional des Douanes de Marseille).

Cette semaine, le Tribunal judiciaire de Marseille a jugé deux affaires issues de saisies douanières récentes :

  • 202 cartouches de cigarettes saisies : 3 mois d’emprisonnement avec sursis et 10 000 euros d’amende douanière.
  • 258 cartouches de cigarettes saisies : 6 mois d’emprisonnement ferme et interdiction de paraître à Marseille pendant 3 ans et 10 000 euros d’amende douanière.

Ces décisions illustrent la fermeté de la réponse apportée aux trafics de tabac et l’importance d’une coopération étroite entre les services douaniers et judiciaires.

Dans les Bouches-du-Rhône, douane et Justice ont renforcé leurs échanges, afin d’adapter réponse pénale et politique des contrôles. Car lutter contre le trafic de tabac, c’est répondre simultanément à trois enjeux majeurs :

  • Sécurité publique ;
  • Sécurité sanitaire ;
  • Sécurité économique.

Cette mobilisation s’inscrit dans le prolongement des engagements pris le 23 janvier 2026 à Marseille, lors d’une réunion présidée par le directeur général des douanes, réunissant autorités préfectorales et judiciaires, forces de sécurité intérieure et représentants des buralistes (au niveau national comme local).

(voir les 9 avril 2025 et 2 avril 2026)

5 Sep 2026 | Trafic
 

« Dubaï : plate-forme du trafic de tabac par voie aérienne ? »
C’est la question que nous posions tout récemment (voir 21 août 2026).

À l’aéroport de Zurich, 2 920 cartouches de cigarettes, exactement, ont été découvertes dans un chargement de meubles. Cette marchandise de contrebande a été introduite clandestinement de Dubaï et était destinée à la Grande-Bretagne.

Effectivement, en contrôlant cette commande provenant de Dubaï et destinée à la Grande-Bretagne, les douaniers de l’aéroport ont constaté, fin juillet, que la marchandise déclarée – en tant que meubles d’ordinateurs – contenait 2 920 cartouches de cigarettes.

C’est l’Office fédéral suisse de la Douane et de Protection des Frontières (OFDF) qui vient de communiquer sur le sujet, dans le quotidien suisse Blick, et alerte de sa vigilance actuelle sur le sujet.

3 Sep 2026 | Trafic
 

La Brigade des Douanes de Troyes vient de saisir 41 kilos de tabac de contrebande lors de deux contrôles distincts réalisés dans l’Aube, fin août. Nous reprenons l’information de Libération Champagne (le 2 septembre).

Lors d’une première opération de contrôle organisée dans le département, les agents des Douanes de Troyes ont découvert 28 kilos de tabac.
Le lendemain, une seconde opération a permis la saisie de 13 kilos de tabac supplémentaires. Soit plus de 40 kilos ont ainsi été soustraits de ce marché parallèle et illicite de tabac.

« Les personnes concernées, en provenance de l’ouest de la région parisienne, ont été interceptées sur les axes routiers et autoroutiers du département de l’Aube, explique la brigade des Douanes de Troyes ce 2 septembre dans un communiqué. Preuve de l’ampleur géographique de cette fraude et la capacité des trafiquants à organiser leurs déplacements bien au-delà de leur zone de résidence ».

Une connaissance du terrain, des axes de circulation et des flux routiers permet aux agents de cibler les itinéraires susceptibles d’être empruntés dans le cadre de ces trafics et d’adapter leurs contrôles.

Au total pour ces saisies, deux amendes distinctes ont été prononcées par les Douanes à hauteur de 8 500 euros. Ces agents restent mobilisés contre les trafics et contribuent à soutenir les buralistes.

« Depuis le début d’année, les services (de la Direction régionale des Douanes de Reims) ont saisi plus de 6 500 kilos de tabac » souligne les Douanes.

En juin dernier, plus de 500 kilos de cigarettes de contrebande avaient déjà été saisis dans l’Aube et, en juillet, une Ukrainienne avait été arrêtée avec 600 kilos de tabac (voir 27 août 2026).

1 Sep 2026 | Trafic
 

Les douaniers amiénois ont intercepté une cargaison de 7 000 cartouches de cigarettes de contrebande, en contrôlant un gros utilitaire immatriculé en Pologne. C’est la plus grosse saisie de l’année pour le service. Nous reprenons l’information de Lisa Melia sur ICI Hauts de France.

Les douaniers d’Amiens ont saisi 1,4 tonne de cigarettes de contrebande, le 24 août, sur l’A28.
En pleine nuit, des agents de la Brigade de Surveillance intérieure d’Amiens ont été « intrigués à 1 heure 40 par la présence […] d’un véhicule de type Master immatriculé en série normale polonaise », indique le communiqué des Douanes.

Les fonctionnaires lui ordonnent de s’arrêter sur l’aire de Maucomble, en Seine-Maritime.

Le chauffeur indique transporter des éponges et les douaniers en trouvent en effet dans les premiers cartons qu’ils ouvrent. Derrière plusieurs rangées de cartons d’éponges, ils finissent toutefois par découvrir des cartouches de cigarettes.

Au total, 7 000 cartouches ont été retrouvées dans la camionnette, soit une valeur de 945 000 euros.

(Voir aussi les 15 mai 2026, 1er octobre 2024 et 7 janvier 2023)

28 Août 2026 | Institutions
 

Le 14 août, le Conseil constitutionnel a censuré les articles 26 et 41 de la loi RIPOST, qui aggravaient les peines encourues en matière de trafic de tabac et de contrefaçon de marque. Une avancée pourtant votée par le Parlement, écartée sans que son bien-fondé n’ait jamais été discuté, au seul motif qu’elle n’avait pas sa place dans ce texte (voir les 16 août et 20 juillet 2026).
C’est ainsi que débute un communiqué d’Imperial Brands – Seita que nous reprenons.

Alors que 547,9 tonnes de tabac ont été saisies en 2025 (+12 % sur un an) et que 20 486 infractions ont été constatées (+11,3 %), et que le nombre de réseaux criminels démantelés par la Douane en 2025 est plus important que celui lié aux produits stupéfiants, l’État se voit privé une nouvelle fois de l’outil que ses propres parlementaires avaient voulu lui confier.

Une avancée votée, effacée sur un vice de procédure

Dans sa décision n° 2026-915 DC du 14 août 2026, le Conseil constitutionnel a écarté les articles 26 et 41 de la loi RIPOST comme cavaliers législatifs, au sens de l’article 45 de la Constitution. En clair, il n’a pas examiné cette mesure sur le fond : il a jugé qu’elle était étrangère à un texte consacré à l’ordre public et à la sécurité du quotidien. L’article 65, qui en prévoyait l’application outre-mer, tombe par voie de conséquence. Le renforcement des sanctions que le législateur avait voulu, la justice ne l’aura donc pas.

Un fléau reconnu comme un narcotrafic, une réponse toujours repoussée

Le trafic de tabac n’a plus rien d’un marché parallèle artisanal, et les plus hauts responsables de l’État le reconnaissent.
Laurent Nuñez, Ministre de l’Intérieur, le rappelait encore récemment : « Le trafic de tabac est organisé comme le trafic de stupéfiants dans notre pays. »
Ce constat, désormais partagé, ne se traduit toujours pas dans la loi.
Le trafic de tabac avait déjà été laissé hors du champ de la loi narcotrafic. Le voilà de nouveau privé de réponse pénale renforcée. À chaque texte, l’occasion se présente, et à chaque fois elle se referme, pendant que les réseaux se professionnalisent, alimentent une économie souterraine et pèsent sur la sécurité de centres-villes entiers.

Une fiscalité qui nourrit le trafic, un réseau de proximité à bout

Cette censure intervient dans un contexte d’alertes récurrentes des acteurs de terrain. Depuis longtemps, ceux-ci dénoncent les effets d’une fiscalité en hausse continue, qui accroît les écarts de prix exploités par les trafiquants et oriente un nombre croissant de fumeurs vers les circuits parallèles. Cette dynamique alimente le trafic que les pouvoirs publics entendent pourtant combattre. Ce sont les buralistes qui en paient le prix, souvent celui de leur survie.

Assez de constats : des actes

Le diagnostic est posé, l’urgence est reconnue, et pourtant l’outil vient d’être retiré des mains de la justice.

Imperial Brands – Seita appelle l’État à agir sans délai pour :

  • Rétablir sans attendre, par le véhicule législatif adapté, l’aggravation des peines votée dans la loi RIPOST ;
  • Tirer les conséquences pénales de la reconnaissance du trafic de tabac comme une forme de criminalité organisée ;
  • Mettre la trajectoire fiscale en cohérence avec l’objectif affiché de lutte contre le marché parallèle ;
  • Soutenir concrètement le réseau des buralistes, premier rempart d’un commerce légal et contrôlé face aux trafics.

« On reconnaît le fléau, on vote la réponse, puis on la fait disparaître sur une question de forme. Pendant ce temps, les trafiquants prospèrent et nos buralistes affrontent seuls la vente à la sauvette et l’insécurité devant leur commerce, tandis que de nombreuses municipalités restent démunies face à ces nuisances du quotidien. Il est temps que l’État reprenne cette mesure et la fasse aboutir. Assez de déclarations, des actes », déclare Hervé Natali, Responsable des relations territoriales, Imperial Brands – Seita.

26 Août 2026 | Trafic
 

Le 17 août 2026, lors d’un service routier, les douaniers de la brigade de Cierp-Gaud décident de contrôler une Peugeot 3008… Nous reprenons le message Linkedin de Jérôme Philibert de la Direction régionale des Douanes de Toulouse.

Le conducteur obtempère et s’arrête pour le contrôle. Il s’avère être de nationalité portugaise mais réside dans le Maine-et-Loire et explique aux douaniers arriver d’Espagne, où il serait allé acheter quelques cartouches de cigarettes pour sa consommation personnelle.

Les douaniers décident de vérifier les quantités transportées par le conducteur, mais la fouille du véhicule révèle que ce ne sont cependant pas deux ou trois cartouches de cigarettes mais plusieurs cartons dissimulés sous des couvertures ! Lire la suite »

18 Août 2026 | Trafic
 

Une importante cargaison de cigarettes a été saisie, le 10 août 2026 sur l’A54, au niveau du péage d’Arles. Les douaniers d’Avignon ont découvert 780 kilos de tabac dans une camionnette. Nous reprenons une information de Dimitri Morgado sur ICI / Bouches-du-Rhône.

Il est 20 heures quand les douaniers remarquent un fourgon stationné sur la bande d’arrêt d’urgence. Tout près, le conducteur remonte l’autoroute à pied. Les agents procèdent alors à un contrôle d’identité. L’homme, d’origine ukrainienne, indique faire du stop pour se rendre à Marseille.

Il explique que le véhicule sur la bande d’arrêt d’urgence n’est pas le sien. La fouille de l’individu permet de découvrir près de 2 000 euros en liquide, et deux téléphones, dont l’un qui n’arrête pas de sonner…
Les douaniers insistent et demandent la clé du fourgon à l’homme, qui ne répond pas. Ils finissent par retrouver la clé du véhicule cachée dans le pied d’une glissière de sécurité, à une vingtaine de mètres de là.

Le contrôle de la camionnette permet de découvrir 78 cartons contenant chacun 50 cartouches de cigarettes, soit 780 kilos de tabac.

L’homme ne pouvant justifier la détention d’une telle quantité de produits est alors placé en retenue douanière, mesure comparable à une garde à vue. Il reconnaît finalement les faits et doit être jugé.

(Voir aussi les 29 mars 2024 / Nîmes et 13 mars 2024 / Gard).

18 Août 2026 | Trafic
 

L’Occitanie est désormais la région française la plus touchée par la contrefaçon de tabac. Selon la dernière édition de l’Empty Pack Survey, publiée en juin 2026 par Imperial Brands Seita (voir 11 et 12 juin 2026), un quart des cigarettes fumées dans la région provient d’usines clandestines, soit le taux le plus élevé de toute la France métropolitaine. Derrière ce chiffre record, une combinaison de facteurs bien identifiés : hausse continue des prix légaux, proximité des frontières andorrane et espagnole, et réseaux criminels de plus en plus structurés.
Nous reprenons l’article d’Antoine Bressan dans Le Journal Toulousain (5 juillet).

25,5 % : l’Occitanie en tête de toutes les régions françaises

Le constat est sans appel. Selon l’Empty Pack Survey, étude de référence menée chaque année par Imperial Brands Seita dans 126 villes de France métropolitaine, la part de la contrefaçon dans la consommation de tabac en Occitanie a atteint 25,5 % au quatrième trimestre 2025. Aucune autre région n’affiche un niveau aussi élevé. La Bourgogne-Franche-Comté suit à 22,1 %, la Nouvelle-Aquitaine à 21,2 %, quand l’Île-de-France plafonne à 15,3 %.

Pour mesurer le basculement qui s’est produit, il faut regarder le chiffre national de départ : 1,4 % de contrefaçon fin 2018, contre 18,8 % fin 2025, soit une hausse de 1 243 % en sept ans. Ce n’est plus une tendance. C’est une transformation profonde du marché du tabac, qui s’installe durablement dans chaque région, y compris dans les zones rurales. Lire la suite »

31 Juil 2026 | Trafic
 

Les agents de la brigade des douanes de Montpellier, chargés des contrôles transfrontières à l’aéroport Montpellier-Méditerranée, ont une nouvelle fois porté un coup significatif à un trafic de cigarettes destiné à alimenter le marché parallèle. C’est ainsi que débute un message de Abdelhafid El Fassi (Directeur principal des services douaniers de Montpellier) sur LinkedIn (le 29 juillet).

Le 28 juillet 2026, dans le cadre d’une opération de contrôle renforcé menée par les douaniers sur les vols à l’arrivée, et notamment le vol en provenance d’Athènes, les douaniers ont intercepté six valises restées sur le tapis à bagages sans que leurs propriétaires ne les récupèrent, sans doute à la vue des contrôles en place.

Conformément à la procédure, en présence d’un représentant de la compagnie aérienne, après ouverture, les valises étaient chargées de cigarettes de contrebande. Au total, les six valises se sont avérées renfermer 541 cartouches de cigarettes, soit 54 100 cigarettes de contrebande, destinées à être revendues sur le marché illicite. Lire la suite »