
Et de deux. Nous avons relaté – ici-même – le procès plein d’enseignements d’un super-trafic mafieux de cigarettes de contrefaçon qui s’est tenu récemment à Lyon.
De quoi comprendre tous les mécanismes d’un réseau très organisé, bien implanté et branché directement avec des usines clandestines polonaises (voir les 14 et 18 septembre).
Rebelote. Avec le procès qui se déroule, du 5 au 14 octobre 2026, devant la 17e chambre correctionnelle du tribunal judiciaire, toujours à Lyon.
Soit la comparution d’un autre « réseau criminel structuré de trafic de cigarettes de contrefaçon », « démantelé en 2022 (voir 11 mars 2022 / Lyon).
Avec un approvisionnement en Pologne mais aussi dans d’autres usines de contrefaçon aux Pays-Bas et en Allemagne.
Les livraisons se faisant en semi-remorques pour un stockage au sein de 5 entrepôts dans le Rhône.
Avec une organisation logistique ailleurs en France (Paris, Marseille, Saint-Étienne, Beaune).
Le tabac redescendant ainsi au niveau de revendeurs locaux via des comptes Snapchat.
Des connexions avec d’autres groupes européens, spécialisés dans la fabrication de cigarettes de contrefaçon, ont été établies.
Au total, 7 individus sont impliqués.
Les saisies lors de l’enquête ? 32 tonnes de cigarettes de contrefaçon.
Mais aussi 132 000 euros en liquide, des armes et des véhicules en pagaille…







À la suite d’un signalement réalisé par la Direction nationale du renseignement et des enquêtes douanières (DNRED), puis d’une co-saisine de la section de recherches (S.R.) d’Orléans, les investigations conduites ont permis de saisir, le 25 septembre 2026, 30 palettes contenant 45 000 cartouches de cigarettes, pour un poids total de 9 tonnes de tabac et une valeur marchande de plus de 6 millions d’euros.
Florian Colas, directeur général de la Douane, a ravivé la flamme sous l’Arc de Triomphe, le 29 septembre dernier.

Le 22 septembre, des enquêteurs du bureau d’enquête des douanes d’Essen ont perquisitionné trois propriétés en Rhénanie-du-Nord-Westphalie – dont une usine industrielle de production de cigarettes illégales – dans le district de Mettmann (à 20 kilomètres à l’est de Düsseldorf).
Des centaines de milliers de cigarettes sont acheminées depuis la Bulgarie vers l’Europe occidentale, notamment vers la Belgique. Mais comment finissent-elles sous le comptoir d’un night shop bruxellois ? Kristian Vanderwaeren, Administrateur général de l’Administration générale des Douanes et Accises (voir photo), explique comment cette contrebande est organisée et réussit à passer entre les mailles du filet.
Une enquête intitulée « Empty Pack Survey » donne davantage de précisions sur l’ampleur du problème. Il s’avère ainsi que, parmi les 2 800 paquets de cigarettes récoltés dans 18 villes belges, 46 % étaient destinés à un marché étranger et 4,6 % étaient des contrefaçons avérées.