
« Ripost » comme Réponses immédiates contre les phénomènes troublant l’ordre public et la tranquillité de nos concitoyens… Laurent Nunez, le ministre de l’Intérieur, a assuré qu’il s’agit « d’un choc d’autorité et même d’un choc d’efficacité ».
Quand on fait de la com, mieux vaut ne pas le faire à moitié.
De toutes façons, le texte ne sera pas examiné au Parlement avant l’automne.
Il comprend des dispositions, un peu « fourre-tout », destinées à lutter contre l’utilisation des mortiers d’artifice ou visant à allonger la durée d’interdiction de stade pour les supporters violents, par exemple.
On y trouve aussi la possibilité de délivrer une amende en cas de rodéos urbains (on pensait que c’était déjà le cas…), plus de facilités pour déloger les squats et la mise en place de délits en cas de consommation de protoxyde d’azote.
Enfin, il y a un rehaussement de l’amende forfaitaire délictuelle pour usages de stupéfiants (de 200 à 500 euros).
Autant de délits contribuant à faire basculer certains espaces urbains en zones de non-droit.
Mais on s’étonnera de ne pas trouver dans ce texte – présenté en conseil des ministres ce 25 mars – la moindre mention au trafic de tabac.
Des essaims de vendeurs à la sauvette de cigarettes harcelant les passants dans de nombreux quartiers ?
Des affrontements hyper-violents et réguliers entre ces mêmes vendeurs à la sauvette ?
Des puffs interdites qui sont écoulées à la porte même des écoles ?
Des épiceries et autres bazars qui proposent cigarettes, vapes… avec du protoxyde d’azote.
Cela ne mérite pas « Ripost » ? À craindre que les sujets tabac et vape soient devenus trop banals.
Pourtant… au titre de préfet, Laurent Nunez se montrait plein d’allant contre les trafics du tabac à l’époque où il signait une convention sécurité avec les buralistes d’Île-de-France (voir le 20 juin 2023).
Photo : Le Parisien




