Une fenêtre sur l’actualité quotidienne de tous les événements liés directement ou indirectement au tabac
16 Mai 2026 | Profession
 

La Rochelle : à la voiture-bélier…

Dans la nuit du 9 au 10 mai, un cambriolage à la voiture-bélier a été commis dans le quartier chaud de Mireuil. Avec, pour cible, un tabac. Selon Ici La Rochelle, les malfaiteurs ont utilisé un véhicule pour briser une ouverture et s’introduire dans le commerce.
Ils sont repartis avec de nombreuses cartouches de cigarettes.


Dordogne : le braqueur jugé 7 ans après les faits

Un homme de 33 ans était jugé, ce 12 mai à Bergerac, pour le braquage du tabac Le Gambetta, en centre-ville, en 2019. Déjà incarcéré pour d’autres faits, cet ancien SDF et héroïnomane était entendu en visioconférence au tribunal.

Le 24 juin 2019, il était entré dans le tabac armé d’un grand couteau et avait demandé au gérant de lui remettre l’argent de la caisse. Comme celui-ci refusait, il s’était saisi d’une dizaine de paquets de cigarettes avant de prendre la fuite, talonné par sa victime et perdant au passage son arme et ses lunettes.

Le trentenaire avait rapidement été identifié par les policiers grâce aux témoins, mais il a fallu attendre plusieurs années avant de retrouver sa trace… en prison. « À l’époque, je ne pensais qu’à la drogue, a-t-il expliqué au juge. À Bergerac, l’héroïne coûtait cher et je n’avais rien trouvé de mieux pour m’en acheter. » Il assure s’être entièrement sevré en prison et vouloir se réinsérer. Il a écopé de six mois de prison ferme.


Hérault : il vandalise un tabac et meurt lors de sa garde à vue

Le décès d’un homme de 58 ans a eu lieu le 12 mai, vers 3 heures du matin. L’individu interpellé peu avant à Agde, dans l’Hérault, alors qu’il était en train de vandaliser un bureau de tabac, est mort dans sa cellule durant sa garde à vue.

Tout commence par un appel nocturne à la police. Un homme serait en train d’agresser un passant pour le voler, dans le centre d’Agde. Un équipage de la Brigade anticriminalité de nuit se rend sur place. Les deux policiers voient alors un homme qui s’en prend à la vitrine d’un tabac à l’aide d’une machette, une arme de 40 centimètres, selon le procureur de la République de Béziers.

Les deux policiers tentent de raisonner l’homme et de procéder à son arrestation. Mais le vandale, très énervé, selon les forces de l’ordre, refuse d’obtempérer. Ils utilisent alors un taser, un pistolet ou shocker à impulsions électriques, le sexagénaire est maîtrisé, menotté malgré sa violente résistance, puis ramené au commissariat. Une fois au poste, l’homme s’est à nouveau remis à hurler, à gesticuler et à menacer les policiers. Des témoins parlent d’un « individu hystérique, ne pouvant plus se contenir ».

Il est alors mis en cellule. Selon des sources internes, l’homme qualifié d’hystérique et de délirant par les policiers, s’est subitement mis à se taper violemment la tête contre les murs. D’où un appel d’urgence aux pompiers. Le prisonnier aurait ensuite fait plusieurs malaises, dont un fatal en présence des secours.

10 Mai 2026 | Trafic
 

Homme tatoué, le monde du tabacS’il fallait convaincre encore ceux qui doutent du contrôle de la contrebande de tabac par les mafias les plus organisées et redoutables…

Un procès : depuis le 4 mai et jusqu’au 22 mai, a lieu, devant la 33ème chambre du tribunal correctionnel de Paris, le procès d’un réseau de trafiquants de cigarettes et de cambrioleurs. En l’absence du grand chef, introuvable.

Les prévenus : ils sont 17. Âgés de 33 à 61 ans, ces seize hommes et une femme sont tous originaires de territoires de l’ex-URSS : Tchétchénie, Arménie, Géorgie, Azerbaïdjan et Russie.
Ce conglomérat de bandits aurait commis, entre 2020 et 2024, des infractions de blanchiment d’argent, vols, trafics (notamment de tabac), escroqueries, agressions… Le tout avec la circonstance aggravante de la bande organisée. Ils appartiennent à la célèbre organisation mafieuse Vory V Zakone, traduisible en français par « les voleurs dans la loi ».

Les « voleurs dans la loi » : les Vory V Zakone forment un conglomérat de groupes criminels issus de l’ex-espace soviétique répondant à des règles communes, notamment le suivi d’un code d’honneur.
À leur tête figure un « Vor », sorte d’arbitre médiateur entre différents groupes, tandis que certaines décisions sont prises collectivement.
Après divers événements, dont la chute de l’URSS, ils ont progressivement essaimé dans les années 2000 en Europe de l’Ouest, et notamment en France.
Leurs responsables présentent des tatouages, notamment de roses des vents au niveau des épaules, caractéristiques de l’appartenance à cette organisation criminelle.
Au niveau régional, des « smotriarchi » ou superviseurs, coordonnent l’activité des « chestorki » (pions ou soldats), les exécutants.
Ces derniers sont les auteurs directs de la délinquance dont l’organisation tire profit et qui est constituée, pour l’essentiel, de vols de toutes sortes, de trafic de tabac et d’extorsions.
Précision : ces actes de délinquance peuvent ressembler à une criminalité de faible intensité sans l’analyse contextuelle du fonctionnement de l’organisation criminelle et sans vue d’ensemble.

L’affaire en procès : elle remonte à 2020.
Le « Vor » est en fuite, la dernière fois qu’il a été repéré, c’était en Espagne, courant 2023.
Un « smotriachi » est sur le banc des accusés. Officiellement, chauffeur de VTC. Même si l’affaire est extrêmement compliquée, il lui est attribué matériellement la supervision d’un trafic de cigarettes et de vols dont les fruits étaient notamment écoulés dans une épicerie de Chelles (Seine-et-Marne).
Également sur le banc, un autre « smotriachi » avec de nombreux relais… à Marseille, Nancy et en Auvergne.

À suivre.

(Voir aussi les 5 juin 2018 et 28 juin 2021)

9 Mai 2026 | Profession
 

Finistère : braquage au moment de la fermeture

Un vol à main armée a eu lieu, le 5 mai, vers 20 heures, à la fermeture du bar-tabac Le Victor Hugo, à Brest.

L’homme s’est présenté dans le bar, avant d’exhiber une arme.
Il est parvenu à s’emparer de 500 euros, puis a pris la fuite. Il a été poursuivi par des clients, qui ne l’ont pas intercepté.


Haute-Garonne : sur le chemin de la banque

Le 2 mai, un buraliste de Toulouse qui transportait sa recette à la banque s’est fait agresser en chemin.
C’est ainsi que près de 25 000 euros ont été dérobés.
Manifestement, ce buraliste faisait l’objet d’une surveillance malveillante depuis quelque temps.


Bas-Rhin : employée blessée

Ce 29 avril, peu avant 6 heures, une vendeuse du Tabac du Centre à Reichshoffen a été menacée à l’arme blanche par un individu qui a tenté de pénétrer dans le commerce avant de prendre la fuite.

Selon les propos du buraliste, la vendeuse de 26 ans voulait entrer dans l’immeuble où se trouve l’accès à la réserve du tabac. « Le monsieur en question s’était caché dans l’immeuble, la porte n’est pas réparée depuis des années… En voulant insérer la clé, l’individu est arrivé derrière elle, la projetant contre la porte. Elle a eu une petite luxation de l’épaule ».

L’individu cagoulé l’a ensuite menacée à l’arme blanche pour l’inciter à ouvrir la porte de la réserve, avant de renoncer et de s’enfuir.

7 Mai 2026 | Profession
 

Après s’être introduits dans le domicile familial, à Gonesse (Val-d’Oise), les malfaiteurs ont réclamé au père, gérant d’un bar-tabac, la recette du jour. Ils ont fini par l’emmener effectuer des retraits en liquide pendant que sa femme et ses enfants étaient retenus en otage.
Nous reprenons l’article du Parisien sur le sujet.

Difficile d’imaginer la terreur qui a dû être la leur. Une famille a été victime d’un home-jacking dans la nuit du lundi 4 au mardi 5 mai, à Gonesse (Val-d’Oise). C’est au petit matin que quatre hommes se sont introduits par effraction dans un pavillon, situé dans le quartier des Marronniers. La famille, composée d’un couple et de quatre enfants, dormait profondément. Vers 5 heures, les malfaiteurs se sont rendus dans la chambre parentale et ont réveillé le père et la mère.

C’est alors qu’ils ont exigé du père, qui est gérant d’un bar-tabac situé dans un autre département, qu’il leur remette la recette de la journée. La victime a été bien incapable d’obéir à cette demande, car il n’avait pas cet argent avec lui. Pour convaincre l’homme de coopérer, les malfaiteurs auraient notamment braqué une arme à feu sur la tête d’une enfant de 4 ans. Ils demandent alors au père de suivre deux d’entre eux.

Alors que la famille est retenue en otage, le père est emmené en voiture pour effectuer plusieurs retraits en liquide. Pendant le trajet, les malfaiteurs lui rappellent qu’ils pourraient s’en prendre à sa famille. Lui-même reçoit des coups de crosse à la tête. Il est ainsi contraint d’effectuer trois retraits qui totaliseraient quelques milliers d’euros. Pendant ce temps, les hommes restés dans le pavillon vont fouiller chaque recoin à la recherche d’argent ou d’objets de valeur. Du garage au grenier, chaque pièce va être mise à sac.

Après avoir accompli leur forfait, ils quittent le pavillon en emportant le téléphone du père et en cachant celui de la mère. « La Division de la Criminalité organisée (DCOS) de la Direction interdépartementale de la Police nationale (DIPN) du Val-d’Oise a été saisie pour enquêter en flagrance sur ces faits sous les qualifications de vol avec arme en bande organisée et de séquestration en bande organisée », indique le procureur de Pontoise, Guirec Le Bras.

30 Avr 2026 | Profession
 

Seine-Maritime : 2 cambriolages et 10 tentatives en 7 ans

Nouveau cambriolage à Gournay-en-Bray (moins de 25 kilomètres de Gisors).
Moins d’une semaine après le vol dans un commerce de CBD dans le centre-ville, c’est le bar-restaurant-tabac « Le Relais Normand », situé le long de la RN 31 entre Gournay-en-Bray et Beauvoir-en-Lyons, qui a été la cible des voleurs.
Les faits se sont déroulés le 27 avril 2026 au petit matin entre 2 heures 30 et 3 heures du matin.
Les cambrioleurs se sont introduits dans le bar en fracturant la porte extérieure de la cuisine.
Ce sont plus de 650 paquets de cigarettes qui ont été dérobés.
L’alarme de l’établissement a retenti et a prévenu le propriétaire et la gendarmerie.
Ce n’est malheureusement pas la première fois que ce relais routier est ciblé par des voleurs. En 7 ans, il a subi 2 cambriolages et une dizaine de tentatives.

24 Avr 2026 | Profession
 

Val d’Oise : fermeture administrative

Ce 19 avril au matin, ce ne sont pas les habituels clients qui attendaient devant le bar tabac des Mortefontaines, à Deuil-la-Barre, selon Le Parisien. À leur place, une dizaine de policiers nationaux et municipaux, aux côtés de représentants de la mairie. Les agents de l’État étaient présents pour faire appliquer la fermeture administrative décidée après l’agression d’une policière municipale.
Dans la nuit, peu après 0h40, les services de police sont appelés pour tapage nocturne dans le quartier des Mortefontaines. À leur arrivée, les policiers municipaux tombent sur une dizaine de personnes rassemblées devant l’établissement. Ce dernier est encore ouvert, alors même qu’un arrêté impose la fermeture des commerces de ce type après minuit le week-end.
L’intervention se tend rapidement. Au cours de l’opération, une policière municipale reçoit un projectile au visage. Légèrement blessée, elle s’est vu prescrire deux jours d’ITT et a déposé plainte. Un homme a été interpellé le soir des faits et placé en garde à vue.

Dans la foulée, la mairie de Deuil-la-Barre a décidé de demander la fermeture administrative de l’établissement pour une durée de quinze jours. Il appartient désormais à la préfecture du Val-d’Oise de maintenir ou d’adapter la durée de fermeture.
Ce n’est pas la première fois qu’un établissement fait l’objet d’une fermeture à Deuil-la-Barre (voir aussi le 29 novembre 2024).


 Vosges : cambriolage nocturne

Un cambriolage a été commis dans la nuit du 17 au 18 avril dans un bureau de tabac situé à Bruyères (à une trentaine de kilomètres de Gerardmer).
Selon les premiers éléments, il s’agit d’un cambriolage par effraction. Le ou les auteurs se seraient introduits dans l’établissement après avoir forcé un accès.
Alertées, les forces de l’ordre se sont rendues sur place au petit matin.

21 Avr 2026 | Profession
 

Les buralistes d’Indre-et-Loire étaient réunis en assemblée générale, ce dimanche 12 avril. Nous reprenons l’information de La Nouvelle République.

L’occasion de dénoncer, une fois de plus, le marché parallèle et la concurrence déloyale qu’il représente, puisque les cigarettes de contrebande sont bien moins chères que celles qu’on trouve en bureau de tabac.

« On a quelques endroits en Touraine qui sont très connus par les forces de l’ordre pour ce genre de contrefaçon et de contrebande », affirme Matthieu Meunier, le président de la fédération des buralistes en Indre-et-Loire (et membre du directoire de la Coopérative des buralistes). « Le problème, c’est que les pouvoirs publics, encore une fois, ne donnent pas assez de moyens à la Police, à la Gendarmerie et surtout à la Douane pour agir.

Il y a actuellement 234 bureaux de tabac en Indre-et-Loire, cinq de moins que l’an dernier. « Les trafiquants profitent du trafic pour s’enrichir au détriment des petits buralistes qui, eux, commencent à mourir d’un manque d’argent et de commissions. Ça se voit de plus en plus en zone rurale, où on a des petits bureaux de tabac qui ne peuvent plus survivre. »

(Voir 17 janvier 2025 et 19 mars 2023)

18 Avr 2026 | Profession
 

Laurence Proust tient, avec son mari, un bureau de tabac à Sablé-sur-Sarthe depuis 27 ans. Un métier exposé, mais aussi hautement sécurisé. Celle qui est aussi présidente des buralistes de la Sarthe, et administratrice de la Confédération nationale, détaille les mesures de protection à Sylvaine Travadon (actu.fr le 16 avril).

« Le tabac est devenu un produit onéreux. Cela fait que notre métier est devenu sensible », déplore la commerçante. « Le risque fait partie de notre métier. »

Elle témoigne. « Mon mari s’est fait braquer il y a une vingtaine d’années, nous avons subi plusieurs cambriolages. Un cambriolage, on n’aime pas ça. Ça laisse beaucoup de traces, car cela touche à l’individu ».

Elle salue le soutien apporté par les pouvoirs publics (la profession des buralistes étant la seule à disposer d’une aide à disposer d’une telle aide négociée par leur Confédération). « On a des aides de l’État pour mettre des caméras, mettre des boutons d’alarme, mettre des portes blindées, mettre des coffres-forts. »

Vincent et Laurence Proust ont fait installer une panoplie complète de sécurité recommandée par la Gendarmerie : serrures, caméras, vitres sécurisées, coffre, bouton d’alarme, portes blindée.

13 Avr 2026 | Trafic
 

La fédération des buralistes de Paris – Île-de-France salue la publication d’un décret habilitant les agents de sûreté de la SNCF et de la RATP à intervenir – avec plus de possibilités et de recours – face aux multiples activités illégales qui se multiplient dans les transports publics de la région.

« C’est une avancée concrète pour la saisie de produits de contrebande dans les transports publics », a posté Philippe Alauze (président de la fédération des buralistes de Paris – Île-de-France), ce 2 avril.

« Cette mesure est le fruit de nombreuses concertations menées en Île-de-France, avec une forte implication de la Région Île-de-France-de-France sous la présidence de Valérie Pécresse, pour permettre aux forces de sécurité du transport de saisir des produits issus de la contrefaçon et/ou de la contrebande, notamment le tabac. »

Il suffit de fréquenter le réseau de transport urbain parisien – des stations de métro Porte-la-Chapelle (voir 19 janvier 2026) à Marx Dormoy en passant par les couloirs d’accès de la Gare du Nord (voir 28 novembre 2022) – pour se rendre compte de la gravité et de l’urgence du problème.

Photo : Le Parisien

12 Avr 2026 | Trafic
 

« Ce sont des chiffres qui évoluent énormément d’une année sur l’autre et nous sommes face à un fléau national. »

Sébastien Jallet (préfet de la Sarthe) lors de la signature d’une nouvelle convention avec les buralistes : pour lutter contre le trafic de tabac et assurer la sécurité des buralistes (voir 10 avril).