Une fenêtre sur l’actualité quotidienne de tous les événements liés directement ou indirectement au tabac
30 Oct 2026 | Profession
 

Tout et toujours plus pour la protection des collègues…
Sans préjuger de ce qui va se passer ce week-end, revenons, une nouvelle fois, sur le dispositif impressionnant — son organisation, ses messages — mis en place spécialement par la fédération des buralistes de Paris Île-de-France, présidée par Grégoire Viéville, à l’occasion de la manifestation du samedi 24 octobre dernier (voir les 24, 25 et 27 octobre).

En anticipation (et bien avant que les autorités ne parlent de sécurité privée pour les commerces…), tous les buralistes situés sur le parcours (ou à proximité) ont reçu un message d’alerte et d’information avec des indications précises, rappelant bien que leur sécurité et celle de leurs salariés passent avant tout.pillage, dispositif de sécurité, 24 octobre 2026
Il était vivement conseillé aux collègues situés sur les points névralgiques du parcours de fermer. Aux autres de rester sur leurs gardes.
Il leur a été annoncé que la fédération des buralistes avait mis en place des équipes de 5 agents de sécurité mobiles, chargées de veiller sur la sécurité d’une dizaine d’établissements chacune.
Leur mission : présence, observation et alerte. Sans se substituer aux forces de l’ordre.
Ces équipes ont visité les buralistes la veille de la manifestation.
Sachant que ces mêmes buralistes ont eu la possibilité d’être en contact permanent avec deux collègues, élus de la fédération : Régis Jeanne Di Lambard et Florent Cheng.

Le dispositif de sécurité était composé de 55 agents de sécurité d’ESP Sécurité, particulièrement aguerris et travaillant habituellement pour Île-de-France Mobilités et les déplacements du PSG.
Ils sont restés en contact permanent avec les buralistes concernés.
50 buralistes ont ainsi été surveillés et protégés.

Un seul buraliste (hors dispositif) a fait l’objet d’un début de pillage. Son établissement a été rapidement mis en sécurité.

Le dernier mot n’est pas resté aux vandales.

25 Oct 2026 | Profession
 

Les manifestations prévues ce samedi 24 octobre ont connu, comme il fallait s’y attendre, leur lot d’exactions. Mais apparemment à un degré moindre si l’on se réfère au week-end dernier (voir les 18 et 19 octobre).

… Toujours avec des buralistes pour cibles privilégiées.
Cela a été le cas avec l’attaque d’un bar-tabac, le Reinit, sur le cours de Vincennes à Paris, en marge d’affrontements entre casseurs et forces de l’ordre à la fin de la manifestation. L’agression a été diffusée en direct sur les chaînes d’information en continu en fin d’après-midi.

Reste que, tout au long de la journée, les buralistes parisiens ont pu bénéficier du dispositif spécial de sécurité mis en place par la Fédération des buralistes de Paris-Île-de-France, présidée par Grégoire Viéville (voir le 24 octobre).

Soit une cinquantaine de professionnels de la sécurité qui ont circulé et ont été répartis, prêts à protéger tout buraliste susceptible de se trouver confronté à des débordements ou à des agressions.

Une initiative très appréciée par les collègues, qui ont pu rester ainsi ouverts lors d’une journée en berne pour le commerce parisien. Jamais on n’a vu la capitale avec autant de commerces aux devantures occultées par des panneaux de protection.

25 Oct 2026 | Profession
 

De nombreux buralistes ont été victimes de pillages, de dégradations et d’actes de vandalisme partout en France. Je tiens à leur adresser tout mon soutien.
C’est ainsi que débute un message de Julia Neumaier (directrice d’Imperial Brands-Seita / voir les 13 octobre et 9 septembre), publié sur LinkedIn le 23 octobre, que nous reprenons.

Derrière chaque vitrine brisée, chaque rideau arraché, chaque commerce attaqué, il y a des femmes et des hommes engagés. Des entrepreneurs qui investissent dans leur territoire, créent de l’emploi et assurent chaque jour un service de proximité essentiel à des millions de Français.

À l’approche de nouvelles mobilisations annoncées dans les prochains jours, l’inquiétude est grande. Beaucoup de buralistes se demandent aujourd’hui si leur commerce sera la prochaine cible. Cette situation est inacceptable !

Les buralistes ne doivent pas devenir les victimes collatérales de mouvements sociaux qui les dépassent. Ils sont au contraire des acteurs de proximité indispensables à la vie économique et sociale de nos villes, de nos quartiers et de nos villages.

J’appelle les pouvoirs publics à prendre immédiatement les mesures nécessaires pour protéger ces commerces et accompagner ceux qui ont déjà été touchés.

Mais au-delà de l’urgence sécuritaire, cette situation doit aussi nous faire réfléchir. Les buralistes font déjà face à de nombreux défis : développement du marché parallèle, trafics illicites, instabilité réglementaire et pression croissante sur leur activité. Lire la suite »

24 Oct 2026 | Profession
 

Finir la semaine aux côtés de nos collègues, avec la visite de notre ministre de tutelle, David Amiel, et de notre directeur général des douanes, Florian Colas, est un signal important.
Nous reprenons un message de Serdar Kaya, publié sur LinkedIn ce 23 octobre.

Nous ressentons une présence et un soutien moral significatifs. Dans ces moments difficiles, cela compte (voir les 22, 21 et 18 octobre / Pillages).
Nos collègues ne baisseront pas les bras. Nous resterons à leurs côtés, quoi qu’il arrive, pour les accompagner dans la reconstruction et la reprise de leur activité.

Julien va rouvrir son établissement. Nous serons présents pour lui apporter les aides et les conseils essentiels afin d’optimiser les conditions de sa reprise.

Je tiens également à saluer l’initiative de Grégoire Vieville (président des buralistes de Paris-Île-de-France), qui permettra aux buralistes de Paris intra-muros de bénéficier d’un dispositif de sécurisation privé dès ce samedi.

Nous réfléchissons à la possibilité d’expérimenter ce dispositif à l’échelle nationale. Je remercie la fédération parisienne pour cette initiative concrète, qui mérite toute notre attention.

Nous sommes unis, solidaires et déterminés à accompagner chaque buraliste pour qu’il puisse se relever et reprendre son activité.

24 Oct 2026 | Profession
 

Nos partenaires du réseau PMU ont été durement touchés par les actes de vandalisme qui ont frappé de nombreux commerces le week-end dernier. Plus de 50 de nos points de vente ont été dégradés partout en France (voir 21 octobre / PMU).

Avec Éric Woerth, président du conseil d’administration, Sylvain Dominé, directeur des réseaux commerciaux, et Pierre Romero, secrétaire général de Les Buralistes, nous sommes allés à la rencontre de celles et ceux dont les commerces ont été touchés.

Derrière ces chiffres, il y a des femmes et des hommes qui font vivre leur commerce et leur quartier.
Nous saluons la mobilisation des équipes PMU, engagées tout le week-end et encore aujourd’hui, aux côtés des commerçants, pour les écouter et les soutenir.
Le PMU est solidaire de ses partenaires.

23 Oct 2026 | Profession
 

JusticeLe démantèlement du réseau, en 2022, avait conduit à la saisie de 32 tonnes de cigarettes de contrefaçon…

Nous vous avons présenté, ici même, le procès d’un réseau (à dominante arménienne) qui assurait – à partir d’usines clandestines implantées dans les pays de l’Est – l’approvisionnement d’un trafic de cigarettes écoulées par des revendeurs locaux opérant via des comptes Snapchat. Sur la région lyonnaise, mais aussi Paris et Marseille (voir le 7 octobre).
Les audiences se sont tenues du 5 au 14 octobre devant la 17e chambre correctionnelle du tribunal judiciaire de Lyon.

Le patron écope de 5 ans d’emprisonnement avec mandat d’arrêt.
Un prévenu est condamné à 4 ans d’emprisonnement avec mandat d’arrêt. Un autre à la même peine, mais avec un sursis.
Huit condamnations à 3 ans assortis de sursis, six condamnations à 2 ans également avec sursis.
Une condamnation à 1 an.

Seulement voilà : les prévenus avec mandat d’arrêt… ont brillé par leur absence jusqu’à maintenant. Ils n’ont jamais répondu aux convocations du tribunal.
Envolés dans la nature pendant la procédure.
D’où ces condamnations avec mandats d’arrêt… mais dont l’exécution s’avère pour le moins provisoire.
En fait, avec les sursis prononcés, personne n’ira en prison. Peut-être quelques bracelets électroniques accordés par le juge d’application des peines.

22 Oct 2026 | Profession
 

La Fédération des buralistes de la Gironde a participé, le 20 octobre, à une réunion de crise organisée après les violences et les pillages survenus à Bordeaux. Elle était présidée par Thomas Cazenave (maire de Bordeaux et ancien ministre du Budget) et la préfète de Gironde.

Les échanges ont porté sur le bilan des événements : 81 commerces touchés, près de 120 interpellations et 8 à 10 millions d’euros de dégâts, ainsi que sur les difficultés de sécurisation et d’anticipation des rassemblements.
Nous reprenons une communication sur LinkedIn d’Antoine Bairras (président des buralistes de Gironde).

Des mesures d’accompagnement ont été évoquées pour les commerçants : soutien administratif et psychologique, assurances, facilités de paiement, activité partielle et fonds de soutien.
Les autorités souhaitent également mieux sécuriser les prochaines manifestations, notamment en évitant le centre commerçant.

La Fédération des buralistes a insisté sur la nécessité de protéger les commerces, de maintenir leur ouverture à l’approche des fêtes et de préserver l’accès au centre-ville.
De nouvelles réunions sont prévues afin de renforcer la coordination entre les autorités et les acteurs économiques.

(Voir 18 et 19 octobre / buralistes pillés et touchés)

22 Oct 2026 | Profession
 

« L’État nous doit la sécurité publique », insiste Philippe Coy (vice-président des Entrepreneurs, ex-CPME, et président de la Mudetaf). Quelque 3 000 commerces ont subi des dégradations en marge de la mobilisation sociale du 17 octobre. C’est ce que rapporte France-Info le 20 octobre.

Face à « une vraie organisation de guérilla », Philippe Coy attend samedi prochain une police « assez nombreuse pour protéger les biens et les personnes », a-t-il déclaré.

La première des préoccupations et des sollicitations, c’est d’assurer la sécurité de nos établissements. L’État nous doit la sécurité publique », assure Philippe Coy.
« On a bien vu que la défaillance avait été au rendez-vous, ce qui fait que des milliers de commerçants ont été pillés, avec, au final, des vies brisées, des gens meurtris. »

Pour Philippe Coy, les commerçants sont aujourd’hui « fatigués » face aux dégradations à répétition. Environ 3 000 commerces ont été touchés le week-end dernier, « une proportion jamais connue ». « Nous n’en sommes malheureusement pas à un coup d’essai », explique le vice-président des Entrepreneurs. Désormais, de nombreux professionnels se préparent et certains annoncent déjà vouloir se défendre si de nouveaux pillages devaient avoir lieu.

« Il y a eu 2018, avec les gilets jaunes, il y a eu 2023, les émeutes. Les commerçants sont épuisés et, quand vous voyez votre commerce, votre vie, pillés, l’un des réflexes, et le plus mauvais certainement, c’est de vouloir se défendre soi-même devant les carences de l’État. »

 

18 Oct 2026 | Profession
 

Saône-et-Loire : traumatisme

Dans la nuit du 10 au 11 octobre, vers 2 heures du matin, le tabac des Arts de Cluny a été cambriolé.
Une voiture a été utilisée pour casser la porte et la vitrine du commerce. Le chauffeur ou un passager a dérobé le fonds de caisse avant de repartir avec le véhicule.
Le lendemain, la buraliste du tabac Les Arts, au cœur de Cluny, était encore marquée par les événements du week-end. « Je n’ai pas beaucoup dormi, confie-t-elle. C’est traumatisant. »


Rhône : bonne protection

Ce 12 octobre, aux alentours de 6 heures du matin, un individu encagoulé s’en est pris à un bureau de tabac situé à Chazay-d’Azergues, à une vingtaine de kilomètres de Lyon.

Selon Le Progrès, le suspect a d’abord tenté de s’introduire dans l’établissement par une porte située à l’arrière du commerce, dans une ruelle à l’écart des regards. Armé d’un pied-de-biche, il a essayé de forcer l’accès, sans parvenir à venir à bout de la porte blindée.

Face à cet échec, le cambrioleur a décidé de changer radicalement de méthode. Après avoir déplacé une poubelle qui se trouvait devant l’entrée, il a utilisé son véhicule comme voiture-bélier pour tenter de défoncer la porte.

Mais cette nouvelle tentative n’a pas davantage fonctionné. L’accès au commerce a résisté au choc, contraignant l’individu à abandonner son projet et à prendre la fuite sans rien dérober.