Une fenêtre sur l’actualité quotidienne de tous les événements liés directement ou indirectement au tabac
13 Avr 2026 | Trafic
 

La fédération des buralistes de Paris – Île-de-France salue la publication d’un décret habilitant les agents de sûreté de la SNCF et de la RATP à intervenir – avec plus de possibilités et de recours – face aux multiples activités illégales qui se multiplient dans les transports publics de la région.

« C’est une avancée concrète pour la saisie de produits de contrebande dans les transports publics », a posté Philippe Alauze (président de la fédération des buralistes de Paris – Île-de-France), ce 2 avril.

« Cette mesure est le fruit de nombreuses concertations menées en Île-de-France, avec une forte implication de la Région Île-de-France-de-France sous la présidence de Valérie Pécresse, pour permettre aux forces de sécurité du transport de saisir des produits issus de la contrefaçon et/ou de la contrebande, notamment le tabac. »

Il suffit de fréquenter le réseau de transport urbain parisien – des stations de métro Porte-la-Chapelle (voir 19 janvier 2026) à Marx Dormoy en passant par les couloirs d’accès de la Gare du Nord (voir 28 novembre 2022) – pour se rendre compte de la gravité et de l’urgence du problème.

Photo : Le Parisien

12 Avr 2026 | Trafic
 

« Ce sont des chiffres qui évoluent énormément d’une année sur l’autre et nous sommes face à un fléau national. »

Sébastien Jallet (préfet de la Sarthe) lors de la signature d’une nouvelle convention avec les buralistes : pour lutter contre le trafic de tabac et assurer la sécurité des buralistes (voir 10 avril).

10 Avr 2026 | Trafic
 

La préfecture de la Sarthe a officialisé, ce 8 avril 2026, une nouvelle convention visant à intensifier la lutte contre le trafic illicite de tabac et à améliorer la sécurité des buralistes. Cet accord associe les représentants de la profession, les forces de l’ordre, les Douanes ainsi que l’autorité judiciaire.

Selon France Bleu, deux axes principaux structurent ce dispositif : endiguer la contrebande et renforcer la protection des commerçants exposés à des risques croissants.

Les opérations menées sur les axes routiers et autoroutiers du département ont permis des résultats significatifs au cours de l’année 2025… Au total, 2,4 tonnes de tabac de contrebande ou de contrefaçon ont été saisies par la Police, la Gendarmerie et les Douanes.

Ces produits, majoritairement en provenance des pays de l’Est, alimentent parfois d’autres trafics, notamment de stupéfiants. Les interventions ont conduit à l’ouverture de 52 procédures judiciaires ou fiscales. L’année précédente, les saisies s’élevaient à 700 kilos.

« Ce sont des chiffres qui évoluent énormément d’une année sur l’autre et nous sommes face à un fléau national », a souligné le préfet de la Sarthe, Sébastien Jallet.

Parallèlement à la lutte contre les réseaux de contrebande, les autorités entendent sécuriser les points de vente.

En 2025, cinq tentatives et neuf cambriolages ont été recensés dans des bureaux de tabac du département.

Plusieurs interpellations ont également eu lieu après un vol à main armée visant un chauffeur-livreur à Requeil (voir le 4 juillet 2025). Lire la suite »

9 Avr 2026 | Profession
 

Gard : 15 ans après, justice est faite

Déjà condamné le 25 mars à la réclusion criminelle à perpétuité par la Cour d’assises du Gard pour un autre fait, un quadragénaire était jugé dans la foulée pour l’agression d’un couple de buralistes à Laval-Pradel (Gard, près de la Grand-Combe)… le 1er décembre 2011. Agression qu’il avait toujours niée.

En fait, le suspect était poursuivi pour avoir agressé le couple de buralistes à leur domicile après la fermeture de leur magasin. Il avait alors contraint le buraliste à revenir au magasin pour lui remettre la recette du jour.

Il a été condamné à 10 ans de réclusion.


Isère : visage dissimulé

Le bureau de tabac presse de Saint-Georges-de-Commiers (20 kilomètres au sud de Grenoble) a été braqué, le 31 mars, par un malfaiteur.

Le commerçant a été menacé avec une arme longue par un malfaiteur solitaire dont le visage était dissimulé.

L’homme s’est fait remettre le contenu de la caisse, soit une faible somme, et a pris la fuite à trottinette.

1 Avr 2026 | Profession
 

Charente-Maritime : 6 ans d’emprisonnement

« Je regrette vraiment ce que j’ai fait. Peu importe la peine que j’aurai. J’aurai de longues années derrière les barreaux pour réfléchir. Il n’y a pas un jour où je ne regrette pas ce que j’ai fait. Il y avait 50 000 autres solutions pour régler les problèmes de ma mère… »
Le prévenu, 23 ans, était jugé pour le vol à main armée d’un bureau de tabac à Taillebourg, le 24 novembre 2023 (voir le 30 mars 2026).
Un braquage express d’une minute et huit secondes pour un maigre butin de 200 euros et quelques cigarettes.
Il avait agi masqué et armé… d’un fusil de chasse trois canons. Le buraliste et le client présent, qui ignoraient que l’arme était déchargée, avaient été extrêmement choqués.
Verdict : 6 ans d’emprisonnement. La peine s’alourdit de 33 mois avec la révocation de tous les sursis du condamné. Ce qui fait un total de presque neuf ans.
Le complice chauffeur s’en sort avec une peine de trois ans entièrement assortie du sursis.

31 Mar 2026 | Profession
 

Haute-Saône : arrestation des agresseurs du buraliste blessé

Les faits se sont déroulés le dimanche 29 mars dans la fin de matinée. Deux hommes cagoulés avaient braqué le bureau de tabac de la commune de Vaivre-et-Montoille (Haute-Saône, près de Vesoul).
Après avoir volé une grosse somme d’argent, ils ont été interpellés et placés en garde à vue (voir 30 mars).

C’est au sein du bureau de tabac « le Talisman » que les deux forcenés sont allés commettre leurs méfaits. Comme confirmé par le parquet de Vesoul, « les deux individus étaient armés (une arme de poing et un fusil de chasse) et visages dissimulés. Le préjudice est estimé à ce stade entre 7 000 et 8 000 euros ».

Pendant ce vol à main armée, le propriétaire du bureau de tabac a été menacé à l’arme à feu et blessé, son incapacité de travail n’a pas encore été évaluée.
Le parquet de Vesoul a ouvert une enquête pour des faits de vol en bande organisée.

30 Mar 2026 | Profession
 

Haute-Saône : un buraliste blessé lors d’un braquage

Le buraliste du bureau de tabac Le Talisman à Vaivre-et-Montoille (près de Vesoul) a été attaqué ce 29 mars, en fin de matinée, par deux hommes armés, activement recherchés.

Deux individus, dissimulés sous des cagoules et gantés, ont fait irruption dans l’établissement. Munis d’un pistolet de poing et d’un fusil, ils ont directement menacé le buraliste. Ce dernier a été blessé par l’un des agresseurs au cours de l’attaque qui ont pris la fuite. Pris en charge par les pompiers, il a été transporté au centre hospitalier.

Dès l’alerte donnée, un impressionnant déploiement de forces a quadrillé le secteur. Policiers et gendarmes travaillent en étroite collaboration, appuyés par un hélicoptère qui a survolé longuement la zone au-dessus de Vesoul.


Loire-Atlantique : condamnations à 2 ans de prison ferme

Les braqueurs du tabac du quartier de Toutes-Aides à Nantes ont été jugés.
Les deux hommes ont été condamnés à 2 ans ferme et donc maintenus en prison, ce 25 mars, par le tribunal correctionnel de Nantes.
Ils avaient braqué à trois reprises, chacun leur tour, ce commerce de quartier pour voler du tabac et de l’argent.
Le 2 février, l’un des suspects avait même été plaqué au sol par des clients et livré à la police.
(voir les 30 janvier, 4 et 27 février)


Dordogne : arrestation

Un malfaiteur avait pris pour cible le bureau de tabac et restaurant « Les petits plats de la vallée », à Saint-Germain-du-Salembre, dans la nuit du 18 au 19 mars (voir le 24 mars).
Il a été retrouvé et placé sous contrôle judiciaire.
Il sera jugé prochainement au tribunal correctionnel de Périgueux.


Seine-Maritime : soutien des habitués

Le mercredi 25 mars, un bar-tabac a été cambriolé à Elbeuf. Une enquête est en cours.

Interrogée, la police confirme au Journal d’Elbeuf qu’elle est intervenue pour ces faits, vers 6 heures 30, dans ce commerce. Sans donner de détails, elle indique sobrement « qu’une enquête est en cours ».

Sur leurs réseaux sociaux, les patrons de cet établissement ont indiqué qu’il est resté fermé pour la journée suivante. Sous cette publication, ils reçoivent des marques d’affection d’une partie de leurs habitués.


Charente-Maritime : le témoignage ému d’un buraliste

Au premier jour du procès du braqueur à main armée d’un buraliste et de son complice devant la cour criminelle de Saintes, le 27 mars, le buraliste de Taillebourg (en Charente-Maritime) a témoigné avec émotion du choc et des conséquences sur sa vie de l’agression qu’il a subi.

« Pourquoi ? C’est ça la question », tente de faire réagir le président Wastl-Deligne… « Je ne sais pas », répond invariablement l’accusé, comme anesthésié, étranger à toute émotion malgré les tentatives de son avocate, Maitre Sandrine Brunet. Dans le décorum boisé de la salle d’audience du tribunal de Saintes, le contraste avec la victime du vol à main armée est saisissant.

Assis sur le banc des parties civiles, le buraliste de Taillebourg, village entre Saintes et Saint-Savinien, contient ses larmes et sa colère, malaxe nerveusement ses mains en écoutant les débats de ce 27 mars, premier jour d’audience devant la cour criminelle de Charente-Maritime.

Il lui faudra attendre le milieu d’après-midi pour dire son traumatisme et son choc. « Je veux revenir comme j’étais avant. Je n’ai rien demandé. Même si pour lui, il n’y avait pas de balle, moi je n’en savais rien. J’ai eu peur pour ma vie. J’ai pensé à mes filles. Maintenant, j’ai des tocs, ma vie a changé. Je regarde partout, les portes, les fenêtres. Je suis devenu un peu agressif avec mes clients, mes amis, mes filles. Je dors mal », lâche le quinquagénaire, entre quelques sanglots. Il décrit un braqueur « zen ». Ce procès, c’est une étape pour tenter de recouvrer la tranquillité qu’il était venu chercher à Taillebourg…

La première journée du procès s’est terminée, ce 27 mars, par quelques mots du principal accusé pour une des victimes. « J’avais besoin d’argent, ce n’était pas contre lui. Il n’y avait rien de personnel. Je m’excuse vraiment. Je n’ai rien contre vous. Vous avez pleuré, ça me fait de la peine. »
Le procès du braqueur du bureau de tabac de Taillebourg reprendra ce lundi 30 mars devant la cour criminelle départementale de Charente-Maritime, à Saintes.

26 Mar 2026 | Institutions
 

Photo : le parisien

« Ripost » comme Réponses immédiates contre les phénomènes troublant l’ordre public et la tranquillité de nos concitoyens… Laurent Nunez, le ministre de l’Intérieur, a assuré qu’il s’agit « d’un choc d’autorité et même d’un choc d’efficacité ».
Quand on fait de la com, mieux vaut ne pas le faire à moitié.

De toutes façons, le texte ne sera pas examiné au Parlement avant l’automne.
Il comprend des dispositions, un peu « fourre-tout », destinées à lutter contre l’utilisation des mortiers d’artifice ou visant à allonger la durée d’interdiction de stade pour les supporters violents, par exemple.
On y trouve aussi la possibilité de délivrer une amende en cas de rodéos urbains (on pensait que c’était déjà le cas…), plus de facilités pour déloger les squats et la mise en place de délits en cas de consommation de protoxyde d’azote.
Enfin, il y a un rehaussement de l’amende forfaitaire délictuelle pour usages de stupéfiants (de 200 à 500 euros).

Autant de délits contribuant à faire basculer certains espaces urbains en zones de non-droit.
Mais on s’étonnera de ne pas trouver dans ce texte – présenté en conseil des ministres ce 25 mars – la moindre mention au trafic de tabac.

Des essaims de vendeurs à la sauvette de cigarettes harcelant les passants dans de nombreux quartiers ?
Des affrontements hyper-violents et réguliers entre ces mêmes vendeurs à la sauvette ?
Des puffs interdites qui sont écoulées à la porte même des écoles ?
Des épiceries et autres bazars qui proposent cigarettes, vapes… avec du protoxyde d’azote.
Cela ne mérite pas « Ripost » ? À craindre que les sujets tabac et vape soient devenus trop banals.

Pourtant… au titre de préfet, Laurent Nunez se montrait plein d’allant contre les trafics du tabac à l’époque où il signait une convention sécurité avec les buralistes d’Île-de-France (voir le 20 juin 2023).

Photo : Le Parisien

24 Mar 2026 | Profession
 

Les petits plats de la vallée tabac restaurantDordogne : en pleine nuit

Le tabac-restaurant « Les petits plats de la vallée » à Saint-Germain-du-Salembre a été cambriolé dans la nuit du 18 au 19 mars.

Le gérant des « Petits plats de la vallée » avait été réveillé en pleine nuit par son système de vidéosurveillance vers 2 heures du matin, les cambrioleurs ont eu le temps de filer avant que les gendarmes n’arrivent sur place.

Tout le stock de tabac et le fond de caisse ont été volés.


tabac presse Point Plus TinqueuxMarne : « Si vous faites ce que je dis… »

Ce 11 mars, les deux gérantes d’un bureau de tabac Point Plus de Tinqueux (près de Reims) ont été victimes d’un braquage de la part d’un homme armé.

C’était le dernier client de la journée… il demande un paquet de cigarettes puis brandit une arme avec la formule aussi archi-connue que terrible : « si vous faites ce que je dis, ça va bien se passer… »
De trop nombreux buralistes ont connu la suite…


Gironde : braqueur à vélo

Le braquage a été rapide. Ce 6 mars, il est environ 13 heures 20 quand un homme seul, portant des gants et brandissant un couteau, fait irruption au bar-tabac Les Tourelles à Mérignac. Il menace l’employé et se fait remettre le contenu du tiroir-caisse, soit quelques centaines d’euros, et disparaît comme il était venu, au guidon d’un vélo.

L’alerte donnée, la police a immédiatement entrepris des recherches dans le quartier. En vain. L’enquête a été confiée à la brigade des atteintes aux biens de la Division de la criminalité territoriale (DCT).


Eure-et-Loir : voleur à l’arraché de jeux

Un homme âgé de 25 ans comparaîtra prochainement devant la justice pour des faits d’escroquerie commis en janvier 2026. Le suspect a été interpellé dans un bureau de tabac de Lucé dans lequel le gérant, trouvant son comportement suspect, l’avait enfermé avant d’appeler la police.
Les buralistes du département avaient en effet été alertés qu’un escroc les visait tout particulièrement. Les premiers faits reprochés au jeune homme s’étaient déroulés le 14 janvier à Chartres.
Un individu était entré dans un bureau de tabac pour faire valider des bulletins de Parions Sport de la FDJ. Une fois les tickets de jeu édités, l’homme s’en était saisi et avait fui en courant sans payer sa mise.
La même méthode avait été utilisée dans des commerces de Lèves et Gallardon.
Le voleur a dérobé des bons représentant 11 300 euros. En garde à vue, le suspect a nié être l’auteur des faits.

14 Mar 2026 | Trafic
 

Grenade dans un bar à Grenoble (voir 17 février 2025), fusillades à Marseille, rixes entre vendeurs à la sauvette dans les rues de Paris (voir 5 mars 2025), saisie record de cocaïne sur l’A7… Ces faits divers, qui se multiplient, s’inscrivent dans les contours d’une économie souterraine en pleine expansion.
C’est ainsi que débute une chronique de L’Essentiel de l’Eco que nous reprenons.

L’ensemble de la population française devient victime d’une économie de « petits trafics », qui a pris une ampleur plus qu’inquiétante ces dernières années. Une situation que les Douanes viennent également confirmer dans leur dernier rapport, en constatant un essor du marché parallèle du tabac (voir le 20 février 2026). La France est désormais confrontée à une montée en puissance des trafics qui nourrissent un sentiment d’insécurité généralisée.

Un marché des drogues en plein boom

Les chiffres parlent d’eux-mêmes. Selon l’Observatoire français des Drogues et des Tendances addictives (OFDT), le marché des stupéfiants a explosé en treize ans : +189 % entre 2010 et 2023, passant de 2,3 à 6,8 milliards d’euros. Cette croissance est alimentée par l’intensification des flux internationaux, la sophistication des routes de contrebande, ainsi que par des réseaux et des stratégies commerciales toujours plus élaborées.

Cannabis et cocaïne dominent largement ce marché, représentant près de 90 % du chiffre d’affaires. Fait marquant : la cocaïne (3,1 milliards d’euros) dépasse désormais le cannabis (2,7 milliards), malgré des volumes bien inférieurs (47 tonnes contre 397). Les stimulants de synthèse, eux, connaissent une progression vertigineuse : +637 % pour l’ecstasy/MDMA depuis 2010, +470 % pour les amphétamines. Une tendance qui met sous tension les services de police, de justice, pénitentiaire et de santé. Lire la suite »