Commerçants d’utilité locale… les buralistes ne sauraient être indifférents aux élections municipales (les 15 et 22 mars) dont plusieurs enjeux les concernent directement : des possibilités de stationnement pour la clientèle à la sécurité du point de vente et de ceux qui y travaillent… en passant par la propreté, la qualité de l’environnement, l’animation du centre-ville, sans oublier les services que peuvent leur déléguer les communes (Point Paiement de Proximité).
Les commerces de proximité aiment les élus de proximité.
D’ailleurs, ils sont un certain nombre de buralistes à être entrés dans un conseil municipal.
Et maintenant que la campagne de ces élections municipales a démarré, il n’est pas étonnant de constater comment certains candidats montrent d’emblée leur intérêt pour ce réseau au cœur de la vie locale que représentent les buralistes.
À Paris, c’est Sarah Knafo (en flèche dans les médias) qui a été la plus rapide à agir en sollicitant une rencontre sur le terrain à Philippe Alauze (président des buralistes de Paris-Île-de-France) la semaine dernière.
Double sujet pour Sarah Knafo : comment faire pour que Paris ne soit plus la capitale européenne où l’on vend le plus de cigarettes dans la rue ?
Comment les buralistes peuvent-ils contribuer à l’attractivité touristique de Paris ?
Après un passage de ses collaborateurs par les points de trafic de tabac de La Chapelle et de Marx Dormoy, Sarah Knafo a été accueillie par Philippe Alauze et les présidents des délégations de buralistes de Paris, ce vendredi 16 janvier, au bar-tabac-brasserie Clignancourt où les trafiquants trafiquent à 10 mètres de la terrasse.
Scène de la vie parisienne… Le buraliste, M. Zamag, a vu son CA tabac s’écrouler et supporte – avec son frère et un courage incroyable – une concurrence sauvage et indifférente à la présence, aussi intermittente que figée, de quelques policiers à quelques dizaines de mètres de là.
À l’issue d’un tour d’horizon complet de la situation, Sarah Knafo a mis en avant deux propositions choc :
- « Donner un objectif clair de lutte contre les trafics de tabac – dans la rue et dans certains commerces – à une police municipale renforcée et armée (ce qui n’est pas le cas actuellement sur Paris) » ;
- « Mettre en place un plan d’interpellations massives et régulières des vendeurs de tabac à la sauvette car le harcèlement, c’est du côté des forces de l’ordre qu’il doit venir. »
Philippe Alauze et ses collègues ont rendez-vous avec Rachida Dati, ce mardi 20 janvier.
Des rencontres avec Emmanuel Grégoire et Pierre-Yves Bournazel se profilent aussi sur le planning.
L’essentiel est que les politiques ne considèrent pas le trafic de tabac comme une banalité.
Une banalité qui signifierait, à court terme, l’effacement du réseau officiel.




