Une fenêtre sur l’actualité quotidienne de tous les événements liés directement ou indirectement au tabac
13 Mar 2026 | Institutions
 

Manuela Assunçao

C’est ce dimanche qu’aura lieu dans nos 35 000 communes de France le premier tour des élections municipales. Une échéance électorale qui nous intéresse au premier chef, en tant que citoyennes et citoyens, mais aussi en tant que marchands de presse représentant le premier réseau de commerces culturels de proximité.

C’est ainsi que débute un message de Manuela Assunçao, secrétaire nationale de Culture Presse. Nous le reprenons.

Les municipales restent, en tout état de cause, un véritable événement tous les 6 ans qui suscite une grande mobilisation avec des participations avoisinant les 65 %. Sans doute parce que chacun comprend clairement en quoi cela influe sur sa vie au quotidien. Le maire demeure un élu qui bénéficie de l’attachement de nos concitoyens, et avec lui, les adjoints et conseillers municipaux mobilisés dans leurs délégations, sur le terrain, à portée de leurs administrés.

En tant que secrétaire nationale de Culture Presse, en charge des structures, je voudrais saluer celles et ceux, nombreux parmi les élus de Culture Presse, qui se sont engagés dans cette campagne, en se préparant à assumer de nouvelles responsabilités en qualité de conseillers municipaux, d’adjoints, voire de premier adjoint, ou même de maire.
Je souhaite leur adresser tout mon respect et mes encouragements. S’exposer ainsi est courageux. Défendre ses idées publiquement et s’investir pour sa commune demande de la détermination et un vrai sens des responsabilités. Je connais leur engagement au profit de notre profession, en parallèle à une activité professionnelle déjà prenante. Je sais donc tout ce qu’ils pourraient apporter au sein d’une équipe municipale. Au nom du conseil d’administration et des élus de Culture Presse, je leur souhaite toute la réussite dans leur projet, comme je le souhaite à tous les marchands de presse qui se sont engagés.

Quel que soit le résultat, votre démarche est admirable. Bravo à vous pour votre engagement et votre volonté de faire avancer nos territoires.

12 Mar 2026 | Institutions
 

À l’approche des élections municipales et communautaires des 15 et 22 mars 2026, la CPME – dont la Confédération des buralistes est adhérente et Philippe Coy, vice-président Commerce – dévoile « Adopter le réflexe PME », un recueil de 91 propositions concrètes pour faire de l’économie locale un pilier du mandat. Un message clair aux futurs élus : rien ne se fera sans les entrepreneurs.

Artisans, commerçants, industriels, prestataires de services, professionnels libéraux sont au cœur de l’emploi, de l’attractivité et de la cohésion des territoires. Chaque décision locale a un impact économique. Il est temps d’en tirer toutes les conséquences.

Pour bâtir ces propositions, la CPME a fait un choix simple : partir du terrain.

Au mois de décembre dernier, une plateforme de contributions a été ouverte à l’ensemble des chefs d’entreprise. Résultat : 2 500 retours, qui ont nourri un socle de propositions immédiatement mobilisables par les communes et intercommunalités, fondées sur une méthode assumée : concertation en amont, stabilité des règles, suivi dans la durée. Lire la suite »

7 Mar 2026 | Associations
 

À l’approche des élections municipales, Sud Radio, aux côtés des buralistes, donne la parole aux Français directement sur le terrain.
C’est ce qu’annonce Sud-Radio dont nous reprenons la communication.

Du 9 au 13 mars, le journaliste-animateur Philippe David vient à la rencontre des électeurs dans plusieurs villes pour échanger sur les enjeux qui concernent vos communes et vos commerces de proximité.

Programme de la tournée :

  • Lundi 9 – Tabac du Pin Vert à Aubagne
  • Mardi 10 – L’héraultais à Teyran
  • Mercredi 11 – Tabac Trois Cocus à Toulouse
  • Jeudi 12 – Le Maryland à Foulayronnes
  • Vendredi 13 – Le Saint Germain à Bordeaux
6 Mar 2026 | Profession
 

Elus buralistes manuel gregoire

Emmené par Philippe Alauze (Président de la Fédération des buralistes Ile-de-France), les représentants des 602 buralistes parisiens ont rencontré Emmanuel Grégoire (candidat PS-Ecologistes-PC à la mairie de Paris).
Cela s’est déroulé, ce 5 mars, dans le cadre remarquablement aménagé du bistrot et tabac du Renard, à l’entrée du quartier du Marais et à deux pas de l’Hotel-de-Ville.
Ariel Weil, maire de Paris Centre, et d’autres élus municipaux ont rejoint la réunion.

C’est Emmanuel Grégoire qui a abordé, le premier, le problème du marché parallèle du tabac à Paris : « on arrive à un effet saturation d’une certaine politique prohibitionniste… »
« …et d’une certaine politique fiscale et européenne » lui a rétorqué, en substance, Philippe Alauze avant de lui présenter l’étendue d’une fraude s’étageant
« …de la vente de cigarettes à l’unité ou dans un paquet de 10 reconstitué, tel que cela se passe dans la rue ou certaines épiceries »
jusqu’au principe « …de la commande minimale au carton de cartouches de cigarettes sur certains sites ou réseaux sociaux ».
Ceci correspondant aux dernières constatations du Numéro Vert-Stop Trafic Tabac mis en place par la fédération des buralistes Ile-de-France.

Elus buralistes manuel gregoireEnsuite la conversation a roulé sur le rôle social et civique des buralistes dans les quartiers. Emmanuel Grégoire citant, notamment, l’engagement du réseau dans la lutte contre les mégots mal jetés.

Dans le cadre de l’élection municipale à Paris, les représentants des buralistes parisiens ont aussi dialogué avec Sarah Knafo et Rachida Dati (voir le 19 janvier 2026) ainsi qu’avec Pierre-Yves Bournazel (voir le 17 février 2026).

17 Fév 2026 | Profession
 

PIERRE-YVES BOURNAZEL et elus buralistes parisiens

Après leurs rencontres avec Sarah Knafo et Rachida Dati (voir le 19 janvier 2026), Philippe Alauze et ses élus – représentant les 602 buralistes parisiens – ont échangé avec Pierre-Yves Bournazel, candidat Horizons à la mairie de Paris, ce 17 février dans l’après-midi.

Le cadre en aura été la brasserie-tabac Le Diplomate, dans le 9ème arrondissement, boulevard Rochechouart, à deux pas du spot historique de vente de cigarettes à la sauvette représenté par le carrefour Barbès. Ce qui n’empêche pas Marc Wang et son épouse de tenir remarquablement leur établissement depuis 11 ans.

Pierre-Yves Bournazel a rappelé comment il a bataillé pour sa proposition de loi (avec son collègue Christophe Blanchet) visant notamment à renforcer le rôle des polices municipales contre le trafic de tabac de contrefaçon (voir le 26 novembre 2021).
Justement, le fait de mobiliser les policiers municipaux contre le trafic de cigarettes (avec une formation spécifique) compte parmi les propositions du candidat, qui a insisté aussi sur l’importance des buralistes dans le tissu commercial de la ville.

De son côté, Philippe Alauze a présenté le bilan d’un an d’activité du Numéro Vert – Stop Trafic Tabac permettant aux buralistes d’alerter directement leur fédération régionale Ile-de-France, qui suit ensuite les démarches et enquêtes douanières. « Aujourd’hui, le nouveau phénomène, ce sont les ventes de cigarettes et de produits du vapotage dans les épiceries. Paris est bien la capitale européenne du trafic de tabac. »

15 Fév 2026 | Profession
 

Alors qu’une étude établit un lien entre la disparition des bars-tabacs et la progression du RN (voir les 2 et 8 février), le journaliste et essayiste Jean-Laurent Cassely (voir le 2 mars 2025 et 12 janvier 2026) analyse ce que ces fermetures disent de la transformation du lien social.
Ceci à l’occasion d’une interview pour Le Point, de Julie Malo, que nous reprenons.

L’étude fait grand bruit.

Dans une enquête intitulée « Quand les bars-tabacs ferment. L’érosion du lien social local et la progression du vote d’extrême droite en France », parue fin janvier sur le site du Centre pour la recherche économique et ses applications, un constat est dressé. Avec 18 000 fermetures de bars-tabacs entre 2002 et 2022, la France a connu une baisse drastique d’un lieu considéré comme emblématique par nombre d’entre nous (voir les 2 et 8 février 2026).

Or, le chercheur en science politique à l’université de Zurich, Hugo Subtil, à l’origine de l’enquête, le souligne : « Quand le bar-tabac ferme, il est souvent le dernier lieu de sociabilité à disparaître. » Ce qui fait de sa cessation d’activité un pan majeur de l’« effritement des conditions matérielles de la délibération » : « En modifiant concrètement les conditions de la vie collective, ces fermetures affectent la manière dont les citoyens se perçoivent, interagissent et se rapportent aux institutions » et marquent « la recomposition silencieuse de l’infrastructure sociale des territoires et l’érosion d’un mode de vie populaire tout entier ». Lire la suite »

11 Fév 2026 | Profession
 

Patrick Cohen a signé une chronique plutôt élogieuse sur le rôle des bars-tabacs dans la vie des cités et campagnes sur France Inter.
Ceci, à la suite de la parution de cette étude établissant une relation entre la fermeture des bars-tabacs et la progression du vote Rassemblement national (voir 2 et 8 février).

« …il y a problème quand les gens n’ont plus d’endroits où se parler » insiste-t-il notamment.

Ce qui lui vaut le commentaire suivant de Alain Dubois-Loiseau (entrepreneur commerçant et formateur) sur Linkedin.

« On n’imagine pas à quel point le sourire, la petite blague entendue, la taquinerie gentille voire, parfois, un recadrage de bonne conduite donnent une vraie humanité à nos commerces !

Cela n’est pas pour rien que nous nous définissons comme des commerces d’utilité locale ».

8 Fév 2026 | Profession
 

La disparition de milliers de bars-tabacs ces dernières décennies et du lien social qu’ils incarnaient, surtout en zone rurale, favorise la montée du vote d’extrême droite, constate une récente étude (voir notre information sur cette même étude, le 2 février).
C’est ainsi que démarre une dépêche AFP (du 7 février, que nous reprenons).

La France a perdu 18 000 bars-tabacs entre 2002 et 2022, un chiffre que le Centre pour la recherche économique et ses applications (Cepremap) a croisé avec ceux des résultats aux élections présidentielles et législatives sur la même période. Résultat, la fermeture de ces établissements a contribué à la progression du vote pour le Front national, devenu le Rassemblement national (RN).

L’étude, parue le 30 janvier, révèle « un effet significatif mais différé » de la fermeture d’un bar-tabac sur le vote RN.
« À la première élection post-fermeture, l’effet est quasi nul. Il croît ensuite régulièrement : +0,23 point après cinq ans, +0,67 après 10 ans, +0,92 après 15 ans, et +1,28 point après 20 ans. Pour les présidentielles, l’effet atteint +1,38 point. »

En zone rurale, l’effet est de +1,3 point pour les législatives et +3,3 pour les présidentielles – contre +0,3 et +1,1 respectivement en zone urbaine.

Pour les auteurs, le RN « a su politiser » le déclin des bars-tabacs.

« Ni tout à fait un café, ni seulement un débit de boisson, le bistrot est une scène de vie, un théâtre du quotidien où se tissent, jour après jour, les fils invisibles du lien social », écrivait le député RN Julien Odoul dans sa proposition pour inscrire les bistrots français au patrimoine culturel immatériel de l’Unesco, en juin 2025.

À l’inverse, « quand les partis de gouvernement évoquent les buralistes, ils le font dans un registre technique : fiscalité, réglementation, santé publique », souligne l’étude. Lire la suite »

2 Fév 2026 | Profession, Récents
 

Il s’agit d’une note du Cepremap (Centre pour la recherche économique et ses applications) qui compte, notamment, la Banque de France, le CNRS et la Caisse des dépôts parmi ses partenaires.
Nous en reprenons la synthèse telle qu’elle est présentée par Hugo Subtil de l’université de Zurich.

« Cette note analyse les conséquences politiques de l’érosion des lieux de sociabilité en France. Elle s’appuie sur l’étude de 18 000 fermetures de bars-tabacs entre 2002 et 2022, combinée aux résultats des élections législatives et présidentielles sur vingt-cinq ans.

« Les résultats montrent que la fermeture des bars-tabacs contribue à la progression du vote d’extrême droite, dans un contexte de transformations plus larges des conditions d’existence locales — indépendamment de l’immigration, du chômage ou d’autres indicateurs économiques. Les effets sont très faibles à court terme, mais augmentent fortement dans le temps. Symétriquement, l’ouverture de bars-tabacs est associée à une baisse du vote d’extrême droite, suggérant que ces dynamiques ne sont pas irréversibles.

Lire la suite »

1 Fév 2026 | Profession
 

« La fermeture du tabac-presse, un des derniers remparts des services de proximité, marque un tournant douloureux… »

Déclaration – révélatrice – d’un candidat aux élections municipales dans une commune de 1 600 habitants de Saône-et-Loire.
La fermeture du buraliste y est devenue, apparemment, un sujet important de la campagne électorale (voir le 29 janvier).