Une fenêtre sur l’actualité quotidienne de tous les événements liés directement ou indirectement au tabac
9 Oct 2026 | International, Vapotage
 

Pour la première fois, le nombre de vapoteurs en Grande-Bretagne a dépassé la barre des 3 millions, selon les données publiées mi-septembre 2026 par Action on Smoking and Health (ASH), l’une des organisations de santé publique les plus respectées du Royaume-Uni. Ce chiffre, issu d’une enquête nationale régulièrement actualisée, marque une étape significative dans l’évolution des comportements nicotiniques outre-Manche. Nous reprenons une information de vapoteurs.net.

Ceci malgré un cadre réglementaire qui évolue… (voir 5 octobre 2026 et 26 août 2026).

Cette progression intervient dans un contexte particulier : le Royaume-Uni a interdit les vapes jetables à usage unique en début d’année 2026, une mesure qui aurait pu freiner l’adoption de la cigarette électronique. Il n’en a rien été, ce qui suggère que la majorité des vapoteurs britanniques se sont tournés vers des dispositifs rechargeables. Lire la suite »

27 Sep 2026 | Profession
 

EDC parlons métier

Dans sa dernière newsletter « Parlons Métier », l’EDC / La Caution Partenaire présente certains chiffres-clés sur la conjoncture économique du réseau des buralistes.

Nous les reprenons :

  • – 5,6 % : baisse en volume du marché officiel tabac (volumes des livraisons aux buralistes depuis le début de l’année / à fin août) :
  • – 6,2 % pour les cigarettes ;
  • – 6,2 % pour le tabac à rouler.
  • – 4,1 % : baisse en valeur du marché officiel tabac (valeur des livraisons aux buralistes depuis le début de l’année / à fin août) :
  • – 4,3 % pour les cigarettes ;
  • – 4,6 % pour le tabac à rouler.

1 132 transactions à fin août (1 246 à fin août 2025, soit – 9,1 %).

22 187 buralistes actifs à fin août 2026.

(Voir les 23 juin 2026 / Ventes de tabac et 25 mars 2026 / EDC)

24 Sep 2026 | International, Trafic
 

Pour la première fois, plus de la moitié des paquets de cigarettes vides collectés en Belgique proviennent de produits qui n’étaient pas destinés au marché belge ou qui sont contrefaits, rapporte l’agence de presse Belga. Cette proportion atteint 50,6 % au deuxième trimestre 2026, selon Cimabel, la fédération belgo-luxembourgeoise des fabricants de cigarettes.

La part concernée est en nette hausse : elle était de 44,4 % à la fin de 2025 et de 33,1 % un an plus tôt. Dans le détail, 46 % des cigarettes recensées proviennent de l’étranger et 4,6 % sont considérées comme contrefaites.
« Le fait que plus de la moitié des cigarettes consommées en Belgique ne soient désormais plus taxées dans notre pays ou soient contrefaites doit constituer un signal d’alarme », estime Christine De Baets, présidente de Cimabel (voir 20 mars 2026).

L’étude a été réalisée par WSPM Group sur 2 800 paquets vides, représentant 59 320 cigarettes, collectés dans 18 villes belges. Dans 14 de ces 18 villes, la proportion de cigarettes étrangères ou contrefaites a augmenté par rapport à la fin de 2025. Dans huit villes, elle dépasse désormais 50 %.

Les taux les plus élevés ont été relevés à Louvain, avec 61,7 %, devant Genk avec 57,3 % et Charleroi avec 54,8 %. La Bulgarie constitue le principal marché d’origine des cigarettes étrangères, avec une part de 30 %, contre 15,7 % un an auparavant. Le Luxembourg représente 5,3 % et la Turquie 2,1 %. Lire la suite »

10 Sep 2026 | Profession
 

Xavier Puech, Président de Philip Morris France

Croire que la baisse des ventes légales de tabac est une victoire est une dangereuse illusion. Les fumeurs ne disparaissent pas : ils se fournissent sur le marché noir, pendant que le premier réseau de commerces de proximité s’effondre sous nos yeux. C’est ainsi que Xavier Puech (Président de Philip Morris France) s’est exprimé sur LinkedIn, ce 7 septembre (voir les 4 septembre et 30 août).

Cette semaine, du 7 au 11 septembre, les buralistes se mobilisent. Je les soutiens. Face à une fiscalité aveugle et à une insécurité qui explose, leur colère n’est pas qu’un simple ras-le-bol : c’est un instinct de survie.

Ces milliers d’entrepreneurs font vivre nos territoires, maintiennent le lien social et constituent un rempart légal face aux réseaux du « nicotrafic ».

Demander le gel des taxes et la fin de l’indexation sur l’inflation, ce n’est pas réclamer un privilège : c’est refuser une spirale fiscale qui alimente le marché parallèle plus qu’elle ne sert les finances publiques.

Il est donc temps de protéger nos commerces de proximité, mais cela ne suffit pas : il faut aussi leur offrir de nouvelles perspectives.

Les buralistes peuvent être des acteurs clés d’une politique plus pragmatique : accompagner les fumeurs adultes qui n’arrêtent pas de fumer vers des alternatives à la cigarette. En offrant un cadre légal, contrôlé et traçable, elles permettent de proposer une autre voie aux buralistes et aux fumeurs.

1 Sep 2026 | Observatoire
 

Arrêter de fumer tient souvent du parcours du combattant, entre patchs, gommes et rechutes. La cigarette électronique s’est imposée comme béquille, sans qu’on sache vraiment si elle valait mieux que le reste. Une vaste synthèse tranche enfin en faveur du vapotage anti-tabac, tout en pointant sa grande inconnue.
C’est ainsi que débute un article de Science et Vie (signé Adrien Bar Hiyé) que nous reprenons.

Une équipe pilotée par Nicola Lindson à l’université d’Oxford a établi, dans une synthèse parue le 26 août 2026 dans la Cochrane Database of Systematic Reviews (voir les 19 septembre 2023 et 1er décembre 2022), que les cigarettes électroniques à nicotine aident quatre fumeurs de plus sur cent à décrocher que les patchs et les gommes. Ces dispositifs se sont répandus plus vite que les preuves de leur efficacité, et leur place dans le sevrage restait discutée. Le vapotage anti-tabac s’appuie sur des données jugées de haute certitude, même si son innocuité à long terme reste sans réponse.

Le résultat central tient en un écart. Comparées aux traitements nicotiniques classiques, les patchs et les gommes vendus en pharmacie, les cigarettes électroniques à nicotine permettent à environ quatre personnes de plus sur cent d’arrêter durablement. Face aux modèles sans nicotine, l’avantage tombe à deux sur cent, ce qui confirme le rôle propre de la molécule. Lire la suite »

31 Août 2026 | Trafic
 

Nous revenons sur le dernier Livre Blanc de Logista (« Marché de la nicotine : comment reprendre le contrôle » / Voir 1er juillet et 26 juin) avec un extrait significatif sur la gravité du marché parallèle du tabac en France. Utile rappel.

Selon les chiffres, plus de la moitié de la consommation de tabac échappe aux buralistes.

Se rendre au bureau de tabac pour acheter son paquet de cigarettes est un réflexe de moins en moins répandu.
Certains se détournent du tabac pour des raisons de santé, mais ils sont bien plus nombreux à s’éloigner des buralistes pour leur préférer des canaux alternatifs.
L’étude TAFE (Tabac échappant à la fiscalité nationale), publiée en 2025 pour la Direction générale des douanes et droits indirects (DGDDI) et la Mission interministérielle de lutte contre les drogues et les conduites addictives (MILDECA), estime que la consommation nationale de tabac échappant à la fiscalité française est comprise entre 12,3 % et 22,4 % (voir 5 novembre 2025).
D’autres sources évoquent des chiffres bien plus importants.
Une étude réalisée par EY-Parthenon estime que le marché parallèle représente 38 % du marché total des produits du tabac.
En juin 2026, un rapport produit par KPMG a même évalué la part du marché parallèle à 53,6 %. Il indique notamment que 41,4 % des cigarettes consommées en France sont identifiées comme des cigarettes de contrebande et 37,6 % de contrefaçon (voir 9 juin 2026).
Quant aux buralistes, leur Confédération estime que la contrebande de tabac représente entre 30 et 40 % des ventes de tabac en France.

De quoi rénover au moins 1 500 écoles chaque année.

Cette diversité de chiffres traduit le fait que la part du tabac ne relevant pas du marché officiel est naturellement difficile à estimer. Elle recouvre à la fois les achats réalisés à l’étranger et le commerce illégal issu de contrebandes et de contrefaçons. Ni l’un ni l’autre ne relève de statistiques officielles et, selon les sources, les méthodologies varient pour essayer de déterminer les montants en jeu.

En tout cas, le manque à gagner pour l’État est loin d’être anecdotique.

Selon que l’on prenne l’une ou l’autre de ces études, on peut estimer que le marché parallèle a entraîné une perte fiscale pour l’État comprise entre 4 et plus de 10 milliards d’euros. Cela équivaut, dans la fourchette basse, environ au budget du ministère de la Culture ou à la rénovation globale de plus de 1 500 écoles. Dans un contexte de tension budgétaire durable, la maîtrise du marché parallèle constitue ainsi un enjeu majeur pour les finances publiques.

La stratégie française a créé un marché parallèle en pleine croissance.

Depuis plus de vingt ans, la stratégie française de lutte contre le tabac repose sur une hausse régulière et soutenue de la fiscalité, avec un objectif clair : réduire la consommation par le levier du prix. Cette politique a produit des effets sur la prévalence tabagique.

Mais elle contribue aussi à engendrer un marché parallèle devenu structurel, massif et en croissance.

(À suivre)

1 Août 2026 | Pression normative
 

Un sondage Ipsos BVA pour la Fondation Vinci Autoroutes, paru ce 31 juillet dans sa 12e étude annuelle sur la façon dont la population française gère ses déchets sur la route des vacances, dévoile un chiffre préoccupant alors que la France vit un été de violents incendies : 18 % des fumeurs interrogés reconnaissent jeter leur mégot par la fenêtre lorsqu’ils sont sur l’autoroute.
Nous reprenons le communiqué de l’AFP.

Paradoxalement, ce même sondage rapporte que la prise de conscience sur la dangerosité de ce geste progresse, et 87 % des personnes interrogées considèrent que le jet d’un mégot par la fenêtre d’un véhicule « présente un risque majeur de déclencher un incendie ». Un tiers d’entre eux (33 %) déclarent avoir déjà été affectés, directement ou indirectement, par un incendie de forêt et 60 % jugent probable qu’ils en subiront les conséquences dans les années à venir.

Pour Vinci, ces chiffres et ces comportements « alarmants » rappellent « les conséquences potentiellement dramatiques d’un simple acte de négligence, comme le jet d’un mégot de cigarette ». L’enquête a été menée en ligne du 19 au 23 juin auprès de 2 279 personnes, un échantillon établi selon la méthode des quotas pour être représentatif de la population française de 16 à 75 ans. Lire la suite »

28 Juil 2026 | Associations
 

L’association Demain sera sans Fumeur (DNF / voir le 21 juillet 2026) se réjouit du décret interdisant de fumer dans les parcs, jardins, abribus et plages. Un autre précise que l’interdiction de fumer concerne également les abords de ces lieux dans un rayon de dix mètres (voir les 1er et 3 juillet 2025).
Mais pour Alexandre Markovic, directeur de l’association, il faut accélérer le mouvement et incorporer les terrasses des cafés et restaurants. Un baromètre (nouvelle fenêtre), publié avec le concours du sondeur OpinionWay, montre que les Français s’y montrent favorables : si les terrasses étaient sans tabac, elles attireraient sept fois plus de clients qu’elles n’en feraient fuir.

C’est ainsi que démarre un sujet de Geoffroy Lopes sur TF1 (le 23 juillet) que nous reprenons.

TF1 : Pourquoi l’interdiction de fumer sur les terrasses des bars et restaurants devient-elle votre priorité ?

Alexandre Markovic : Nous menons cette étude tous les ans depuis 2019.

Cette année, 84 % des personnes interrogées réclament davantage de mesures contre le tabac, notamment dans les files d’attente et les terrasses des cafés et restaurants. Dans ces lieux ouverts, la progression est fulgurante : +15 points en un an. L’interdiction devait à l’origine figurer dans le décret publié l’an dernier.

Mais les syndicats des métiers de l’hôtellerie et de la restauration ont fait pression pour la retirer, arguant que le secteur reste fragile et que beaucoup d’établissements connaissent encore des difficultés économiques. Nous rappelons que ces espaces sont culturellement liés au plaisir et au loisir.

Nous voulons casser l’image de plaisir de la cigarette et faire la promotion de la vie saine sans addiction. Aujourd’hui, les Français expriment le souhait de pouvoir profiter de l’ensemble des espaces de la vie quotidienne sans subir la fumée du tabac. Ailleurs en Europe, Barcelone et Milan ont mis en place des terrasses sans tabac. Lire la suite »

23 Juil 2026 | Observatoire
 

Pour Patrick Coquart (chercheur associé à l’IREF / Institut de recherches économiques et financières / voir les 5 juin 2025 et 16 décembre 2024), la fiscalité comportementale ne peut être efficace que si elle reste cohérente, lisible et proportionnée à l’objectif poursuivi.
À travers l’exemple du tabac, il alerte sur les limites d’une fiscalité devenue si lourde qu’elle risque moins de modifier les comportements que de nourrir les marchés parallèles.
Voici son argumentaire.

La fiscalité comportementale repose sur une idée simple : utiliser l’impôt pour orienter les comportements et, accessoirement, financer l’action publique. En matière de santé publique, cette logique est régulièrement mobilisée pour justifier la hausse des taxes sur les produits jugés nocifs, en particulier le tabac, l’alcool ou les boissons sucrées.

Sur le principe, l’objectif peut sembler légitime. Si certains comportements engendrent des coûts pour la collectivité, il n’est pas absurde que la fiscalité cherche à les prendre en compte. Mais encore faut-il que cette fiscalité soit cohérente, compréhensible et réellement efficace. Lire la suite »