Une fenêtre sur l’actualité quotidienne de tous les événements liés directement ou indirectement au tabac
 

Les Pays-Bas se distinguent par une claire volonté politique de « casser » l’usage de la nicotine et des produits du vapotage. Avec un certain nombre de mesures précises :

  • Forte fiscalité des produits du tabac menant à des prix élevés (entre 11,50 et 12,50 euros le paquet) ;
  • Interdiction des sachets de nicotine (voir 25 avril 2023) ;
  • Interdiction des arômes dans les produits du vapotage (voir 8 novembre 2024) ;
  • Relèvement de l’âge légal pour acheter tout produit à nicotine à 21 ans (voir 16 février 2026)

Qu’est-ce que cela donne ? L’association citoyenne PDNW (Prohibition Does Not Work) vient de dresser le bilan de ce « fourre-tout »

  • 27 % des vapoteurs s’approvisionnent hors des Pays-Bas.
  • 31 % s’approvisionnent sur des sites internet illégaux.
  • 27 % des vapoteurs sont revenus à la cigarette ou ont augmenté leur consommation de tabac.
  • 33 % des vapoteurs et usagers des sachets de nicotine trouvent quand même des produits interdits dans des points de vente du pays.
  • 42 % des points de vente proposent encore des produits non-autorisés…

Sans commentaires

14 Avr 2026 | Institutions, Vapotage
 

Opérateur national de la stratégie antitabac en milieu de soins, le RESPADD vient de publier un dépliant sur le vapotage destiné aux professionnels de santé.

S’appuyant sur le rapport de l’Anses, la méta-analyse Cochrane et les données de l’OFDT, le document défend une ligne pragmatique : la vape est un outil de sevrage efficace, dont l’utilité dépasse les réserves institutionnelles encore en vigueur en France.
Nous reprenons l’information de Alistair Servet sur Vaping Post.

Fondé en 1996 par l’AP-HP (Assistance Publique – Hôpitaux de Paris) et la MNH (Mutuelle Nationale Hospitalière), le RESPADD (Réseau des établissements de santé pour la prévention des addictions) est une association qui a été créée pour prévenir et prendre en charge le tabagisme des soignants et des patients. Initialement appelé Réseau Hôpital Sans Tabac, c’est en 2009 qu’elle élargit ses missions à l’ensemble des addictions et prend le nom qu’on lui connaît aujourd’hui. Lire la suite »

9 Avr 2026 | L'essentiel, Récents, Trafic
 

Une enquête ramasse-paquets, c’est simple. Une société spécialisée recueille des paquets de cigarettes vides (jetés dans des poubelles ou abandonnés dans l’espace public) puis on examine les paquets un à un : de quoi identifier ceux qui ont manifestement été achetés en France chez un buraliste (un paquet neutre avec les mentions réglementaires) et ceux qui viennent d’ailleurs, de l’étranger, d’une épicerie, d’un duty-free, d’un trafic quelconque.
Rien de plus simple, rien de plus vrai.

Une méthode de bon sens donc, éprouvée dans le temps… pour des résultats affolants.
C’est du moins ce qui ressort des résultats de la dernière vague Empty Pack Survey (EPS) que nous avons publiée hier (voir 8 avril 2026) : 55,4 % des cigarettes consommées en France ne proviennent pas du réseau des buralistes.
Une étude reposant sur plus de 11 000 paquets vides.

Nous publions les résultats les plus saillants, par régions, pour un certain nombre de grandes villes.

Île-de-France

Montreuil : 60,4 %
Boulogne-Billancourt : 56,4 %
Saint-Denis : 56,0 %
Versailles : 56,0 %

Provence-Alpes-Côte d’Azur

Avignon : 63,9 %
Toulon : 63,6 %
Aix-en-Provence : 62,9 %
Nice : 59,6 %

Grand Est

Thionville : 67,6 %
Metz : 61,5 %
Troyes : 61,2 %
Reims : 60,8 %
Nancy : 55,6 % Lire la suite »

8 Avr 2026 | L'essentiel, Récents, Trafic
 

Paquets videsLes résultats de la deuxième vague de l’Empty Pack Survey (EPS) – France 2025 (voir 24 octobre 2025) sur la consommation de cigarettes non-domestiques en France viennent d’être publiés.
Elle confirme que plus de la moitié des cigarettes consommées en France ne sont pas issues du marché domestique (environ 80 % contrebande-achats transfrontaliers et 20 % contrefaçon).
Ce phénomène implique un manque à gagner pour l’État estimé entre 5 et 8 milliards d’euros.

Cette étude réalisée pour Japan Tobacco International (JTI) par le cabinet indépendant WSPM Group, est la deuxième édition pour 2025 et repose sur la collecte et l’analyse de plus de 11 000 paquets vides de cigarettes dans plus de 120 villes françaises. Nous reprenons leur communiqué.

Menée au second semestre 2025, elle couvre environ 22 % de la population et offre ainsi un panorama représentatif de la consommation réelle en France.
Cette étude constitue un outil de référence utilisé régulièrement à l’échelle européenne pour mesurer la part des cigarettes provenant de l’étranger ou issues de la contrefaçon, par opposition aux ventes légales sur le marché domestique.

Ses principaux enseignements

En moyenne, 55,4 % des cigarettes consommées en France ne proviennent pas du marché domestique, contre 53,9 % lors de la précédente vague et 44,7 % un an plus tôt.

L’étude WSPM, publiée chaque année depuis plus de dix ans, présente un phénomène en croissance quasi constante depuis 2013. Une ampleur et une tendance confirmées par d’autres études (EY : 38 % en 2023 ; KPMG : 49 % en 2024 / voir 12 juin 2025).

La contrefaçon atteint 18,8 %, soit près d’un paquet sur cinq.
Ce marché parallèle correspond à un manque à gagner pour l’Etat estimé entre 5 et 8 milliards d’euros.

Les principales origines non-domestiques (hors contrefaçon) sont : Algérie (9,1 %), duty free (7,4 %) et Luxembourg (4,4 %).
Ces flux traduisent l’importance des achats transfrontaliers et le rôle croissant de certains pays tiers dans l’approvisionnement parallèle.

Les marques les plus présentes dans le non-domestique sont :

  • Marlboro (Philip Morris International) : 36,9 % des paquets collectés
  • Philip Morris (PMI) : 5,7 %
  • American Eagle (METCO) : 2,6 %
  • Winston (JTI) : 2,5 %.

Les villes les plus touchées en France sont La Roche-sur-Yon (71,7 %), La Rochelle (69,2 %) et Blois (68,9 %).
Dans ces territoires, plus de deux cigarettes sur trois consommées proviennent de circuits parallèles.

Réaction de Benoît Bas, Directeur des Affaires Publiques de JTI France

« Le constat est sans appel : le marché parallèle du tabac explose et atteint un niveau inédit en France. Chaque euro dépensé pour le marché parallèle, ce sont des milliards en moins pour l’Etat – entre 5 et 8 milliards – et autant qui alimentent directement le crime organisé. »

7 Avr 2026 | Trafic
 

Selon une enquête menée par des clients mystères dans des épiceries de nuit du Nord, plus de la moitié vendraient illégalement des cigarettes, un quart proposeraient des puffs. C’est ainsi que débute un article de Lille Actu (de Nicolas Demollien) le 5 avril. Nous le reprenons.

À Lille, Roubaix ou encore Tourcoing, une enquête a été menée dans les épiceries de nuit. Des clients mystères se sont rendus dans de nombreux établissements avec des résultats plutôt accablants concernant la vente de cigarettes de contrefaçon ou encore de puffs.

Ce sont les Fédérations départementale des buralistes, de la Confédération des Commerçants De France (CDF) et de la Fédération des Épiciers de France qui en ont publié les résultats. Les trois entités soulignent la difficulté à lutter contre la persistance « du marché parallèle de cigarettes, de puffs (cigarettes électroniques jetables interdites) et d’autres produits illicites ». Lire la suite »

4 Avr 2026 | International, Vapotage
 

Plus la désinformation sur la vape est présente dans l’espace public et médiatique, plus les fumeuses et fumeurs se ravisent à utiliser la cigarette électronique pour se sevrer. C’est du moins ce que tend à montrer une étude publiée le 11 mars 2026 dans la revue Nicotine & Tobacco Research. Nous reprenons l’information de Je suis Vapoteur.

Objectif et méthodologie

Un collectif de 9 chercheuses et chercheurs du UT Southwestern Medical Center (Texas) a souhaité savoir s’il existait une corrélation entre la désinformation sur la vape et son adoption ou non chez les fumeuses et fumeurs.

Partant des données recueillies par l’enquête américaine sur les tendances nationales de l’information sur la santé, la Health Information National Trends Survey (HINTS), leur étude a ainsi retracé l’évolution de la perception des risques liés aux e-cigarettes par rapport aux cigarettes classiques sur la période 2012-2022. Ainsi que les facteurs influençant cette perception.

Au total, 20 771 répondants à l’enquête ont été inclus dans l’analyse, publiée le 11 mars 2026 dans la revue Nicotine & Tobacco Research. Lire la suite »

30 Mar 2026 | Vapotage
 

l'Anses communiqué officiel vapotage

Il semble primordial de défendre une approche de réduction des risques concernant le sevrage tabagique. Cette approche passe effectivement par la promotion de l’utilisation d’alternatives nicotinées qui sont bien moins nocives pour la santé. Toutefois, que ce soit en termes de santé individuelle et collective, il faut savoir reconnaître les problèmes sanitaires que cela soulève.
C’est ainsi que débute une tribune de Nicotine World (voir 26 mars 2026) que nous reprenons.

Le rapport 2025 de l’Anses (voir le 5 février 2026) sur l’évaluation des risques sanitaires liés aux produits du vapotage souligne cette nuance : il reconnaît des risques liés au vapotage, mais rappelle aussi que, dans l’état actuel des connaissances, ces effets ne sont pas d’une gravité équivalente à ceux du tabac fumé, tout en soulignant les incertitudes et la nécessité de vigilance.

Autrement dit, moins nocif ne veut pas dire inoffensif. Et soutenir des alternatives pour les fumeurs ne signifie pas ouvrir une porte d’entrée à la nicotine chez les adolescents.

Le tabagisme reste, en France, le premier facteur de mortalité prématurée évitable, avec environ 75 000 morts par an dont 45 000 par cancer, rappelle l’Anses.

Si on veut réduire rapidement la mortalité, le levier prioritaire est donc de faire sortir le maximum de fumeurs de la combustion.

Ce que dit l’Anses sur la vape, moins toxique que le tabac, mais pas sans risque

L’Anses conclut que les effets associés à l’usage de la cigarette électronique ne sont pas d’une gravité équivalente à ceux du tabac. L’absence de combustion constitue un avantage majeur, car elle réduit l’exposition aux substances toxiques et cancérogènes de la fumée de tabac, plusieurs substances nocives sont absentes des émissions de vapotage, et quand certaines sont détectées, leurs concentrations sont significativement plus faibles que dans la fumée de cigarette conventionnelle.

Mais l’Anses insiste, dans le même mouvement, sur trois limites qui doivent être reconnues pour adopter une position responsable.

Tout d’abord la présence de composés toxiques dans l’aérosol même sans combustion. En effet, il existe des substances préoccupantes (ex. aldéhydes).

Ensuite la présence de nicotine impose une vigilance. Notamment concernant le risque d’entrée dans l’addiction, notamment chez les sujets non fumeurs.

Enfin le manque de recul, le vapotage est relativement récent, et l’absence actuelle de maladies chroniques avérées chez les vapoteurs n’ayant jamais fumé pourrait relever d’un manque de recul plutôt que d’une innocuité. Toutefois, il semble rationnel de dire que le risque est moindre comparativement à la cigarette classique. Donc la solution de l’alternative nicotinée reste la meilleure solution.

C’est exactement ce que devraient promouvoir les instances de l’État en matière d’information et de fiscalité, réduction du risque ne veut pas dire absence de risque mais la diminution est bien réelle. Lire la suite »

29 Mar 2026 | Pression normative
 

Là où les patchs et gommes échouent massivement, un champignon hallucinogène affiche une efficacité qui sidère la médecine du sevrage. Un essai clinique montre que le taux d’abstinence grimpe à six fois celui des traitements conventionnels.
C’est ce qu’annonce un article de Sciences & Vie, signé Auriane Polge, que nous reprenons.

Chaque année, des millions de fumeurs tentent d’arrêter avec des substituts nicotiniques sans succès durable. Les rechutes restent massives malgré des décennies d’amélioration des protocoles. Pourtant, une substance issue d’un champignon hallucinogène redessine complètement le paysage du sevrage. La psilocybine pourrait bien révolutionner cette impasse thérapeutique.
Six fois plus efficace qu’un traitement homologué depuis vingt ans

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