Une fenêtre sur l’actualité quotidienne de tous les événements liés directement ou indirectement au tabac
15 Fév 2026 | Profession
 

Alors qu’une étude établit un lien entre la disparition des bars-tabacs et la progression du RN (voir les 2 et 8 février), le journaliste et essayiste Jean-Laurent Cassely (voir le 2 mars 2025 et 12 janvier 2026) analyse ce que ces fermetures disent de la transformation du lien social.
Ceci à l’occasion d’une interview pour Le Point, de Julie Malo, que nous reprenons.

L’étude fait grand bruit.

Dans une enquête intitulée « Quand les bars-tabacs ferment. L’érosion du lien social local et la progression du vote d’extrême droite en France », parue fin janvier sur le site du Centre pour la recherche économique et ses applications, un constat est dressé. Avec 18 000 fermetures de bars-tabacs entre 2002 et 2022, la France a connu une baisse drastique d’un lieu considéré comme emblématique par nombre d’entre nous (voir les 2 et 8 février 2026).

Or, le chercheur en science politique à l’université de Zurich, Hugo Subtil, à l’origine de l’enquête, le souligne : « Quand le bar-tabac ferme, il est souvent le dernier lieu de sociabilité à disparaître. » Ce qui fait de sa cessation d’activité un pan majeur de l’« effritement des conditions matérielles de la délibération » : « En modifiant concrètement les conditions de la vie collective, ces fermetures affectent la manière dont les citoyens se perçoivent, interagissent et se rapportent aux institutions » et marquent « la recomposition silencieuse de l’infrastructure sociale des territoires et l’érosion d’un mode de vie populaire tout entier ». Lire la suite »

12 Fév 2026 | Associations
 

Dans une étude reposant sur l’examen de près de 3 000 publications scientifiques, rapports internationaux ou encore déclarations d’industriels, des experts de l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses) ont identifié des risques sanitaires probables et possibles associés au vapotage, à moyen et long terme (voir 4 et 5 février).

Ceux-ci incluent des effets cardiovasculaires, respiratoires et cancérogènes, y compris en l’absence de nicotine. Les experts recommandent ainsi de mieux encadrer les ingrédients et composants du vapotage, renforcer les mesures pour empêcher l’initiation des jeunes et non-fumeurs, et limiter le vapotage au sevrage tabagique à condition d’être temporaire, encadré par un professionnel de santé et avec un arrêt complet du tabac.

C’est ainsi que débute une communication du CNCT et de Génération sans Tabac que nous reprenons.

Le vapotage de plus en plus répandu et durable, y compris chez les non-fumeurs

Initialement présenté comme une alternative au tabac, le vapotage s’est progressivement installé dans les pratiques de consommation en France.

Selon le Baromètre de Santé publique France 2024, 7,9 % des adultes de 18-79 ans ont déclaré vapoter et 6,1 % en faisaient un usage quotidien, soit plus de 3 millions de personnes.

L’usage tend à s’inscrire dans la durée et reste majoritairement lié au tabac : plus de la moitié (59 %) des vapoteurs adultes utilisent la cigarette électronique depuis deux ans ou plus, près de deux tiers (65 %) des vapoteurs adultes continuent de consommer du tabac, et quasiment tous (98 %) sont des fumeurs ou anciens fumeurs.

Toutefois, le profil de consommateurs diffère parmi les jeunes. Ainsi, un tiers des vapoteurs de 13 à 17 ans n’ont jamais fumé et ont directement commencé la cigarette électronique. Lire la suite »

11 Fév 2026 | Profession
 

Patrick Cohen a signé une chronique plutôt élogieuse sur le rôle des bars-tabacs dans la vie des cités et campagnes sur France Inter.
Ceci, à la suite de la parution de cette étude établissant une relation entre la fermeture des bars-tabacs et la progression du vote Rassemblement national (voir 2 et 8 février).

« …il y a problème quand les gens n’ont plus d’endroits où se parler » insiste-t-il notamment.

Ce qui lui vaut le commentaire suivant de Alain Dubois-Loiseau (entrepreneur commerçant et formateur) sur Linkedin.

« On n’imagine pas à quel point le sourire, la petite blague entendue, la taquinerie gentille voire, parfois, un recadrage de bonne conduite donnent une vraie humanité à nos commerces !

Cela n’est pas pour rien que nous nous définissons comme des commerces d’utilité locale ».

8 Fév 2026 | Profession
 

La disparition de milliers de bars-tabacs ces dernières décennies et du lien social qu’ils incarnaient, surtout en zone rurale, favorise la montée du vote d’extrême droite, constate une récente étude (voir notre information sur cette même étude, le 2 février).
C’est ainsi que démarre une dépêche AFP (du 7 février, que nous reprenons).

La France a perdu 18 000 bars-tabacs entre 2002 et 2022, un chiffre que le Centre pour la recherche économique et ses applications (Cepremap) a croisé avec ceux des résultats aux élections présidentielles et législatives sur la même période. Résultat, la fermeture de ces établissements a contribué à la progression du vote pour le Front national, devenu le Rassemblement national (RN).

L’étude, parue le 30 janvier, révèle « un effet significatif mais différé » de la fermeture d’un bar-tabac sur le vote RN.
« À la première élection post-fermeture, l’effet est quasi nul. Il croît ensuite régulièrement : +0,23 point après cinq ans, +0,67 après 10 ans, +0,92 après 15 ans, et +1,28 point après 20 ans. Pour les présidentielles, l’effet atteint +1,38 point. »

En zone rurale, l’effet est de +1,3 point pour les législatives et +3,3 pour les présidentielles – contre +0,3 et +1,1 respectivement en zone urbaine.

Pour les auteurs, le RN « a su politiser » le déclin des bars-tabacs.

« Ni tout à fait un café, ni seulement un débit de boisson, le bistrot est une scène de vie, un théâtre du quotidien où se tissent, jour après jour, les fils invisibles du lien social », écrivait le député RN Julien Odoul dans sa proposition pour inscrire les bistrots français au patrimoine culturel immatériel de l’Unesco, en juin 2025.

À l’inverse, « quand les partis de gouvernement évoquent les buralistes, ils le font dans un registre technique : fiscalité, réglementation, santé publique », souligne l’étude. Lire la suite »

 Commentaires fermés sur Bar-tabac : retour sur l’étude établissant une relation entre la fermeture des bars-tabacs et le vote Rassemblement national  ,
8 Fév 2026 | Profession
 

« Qu’il s’agisse du service public ou du secteur privé, les rédactions françaises ont massivement choisi l’alarme plutôt que l’information »

Rémi Baerts, PDG de Kumulus Vape, à propos du traitement médiatique (trop fréquemment biaisé) du rapport de l’Anses sur le vapotage (voir le 6 février).

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6 Fév 2026 | Profession
 

Acteur majeur de la distribution de produits de vapotage en France, Kumulus Vape (voir 14 mars 2025) réagit à la couverture médiatique du rapport de l’Anses publié le 4 février (voir 4 et 5 février 2026).

Le Groupe dénonce un traitement journalistique qui trahit les conclusions scientifiques de l’Agence et annonce la saisine de l’Arcom concernant certaines émissions audiovisuelles.

Ce que l’Anses conclut réellement

Le rapport de l’Anses, fruit de trois années de travaux et de l’analyse de plus de 2 500 études scientifiques, établit une hiérarchie claire entre vapotage et tabac. Sa conclusion centrale tient en une phrase : « Les connaissances actuelles permettent de conclure que les effets associés à l’usage de la cigarette électronique ne sont pas d’une gravité équivalente à ceux provoqués par le tabac » (p. 16).
L’Agence enfonce le clou : « Aucune catégorie d’effet ne dépasse, en gravité ni en niveau de preuve, celles observées pour le tabac fumé ; la combustion absente reste l’avantage majeur du vapotage » (p. 25).

Qu’il s’agisse du service public ou du secteur privé, les rédactions françaises ont massivement choisi l’alarme plutôt que l’information.
France Info titre ainsi sur un « risque sanitaire pour les vapoteurs ».
France Bleu assène que « vapoter, c’est aussi prendre des risques pour sa santé ».
CNews évoque un « terrain cancéreux ».
BFM TV, enfin, franchit un cap en affirmant à l’antenne : « Vapoter, ça tue aussi ».
Les conclusions centrales de l’Agence ont été reléguées en fin de papier quand elles n’ont pas été purement et simplement occultées, au profit d’accroches centrées sur des « risques » dont l’Anses elle-même précise qu’ils relèvent du niveau de preuve le plus faible de son échelle scientifique.
(voir ci-dessous aussi / Les Échos).

Quand « possible » devient « certain » et « aucun cancer » devient « cancérogène »

L’Anses classe ses conclusions selon quatre niveaux : Avéré, Probable, Possible et Insuffisant. Le niveau « Possible » désigne des hypothèses reposant sur des preuves très limitées, souvent animales ou cellulaires, sans lien de causalité établi chez l’humain. Pour le tabac fumé, les effets cardiovasculaires, respiratoires et cancérogènes sont tous « Avérés ». Pour le vapotage, aucun n’atteint ce niveau.
Pourtant, plusieurs médias transforment « possible » en « probable » pour les risques cardiaques. Lire la suite »

 Commentaires fermés sur Rapport Anses sur le vapotage : « Un traitement journalistique… qui trahit les conclusions scientifiques de l’Agence » (Kumulus Vape)  ,
6 Fév 2026 | Associations
 

Dans un rapport très attendu, publié le 4 février 2026, l’Anses dresse un état des lieux des connaissances sur le vapotage (voir 4 et 5 février). Une analyse que partage largement la Fédération Addiction qui y voit la confirmation du rôle du vaporisateur personnel comme outil de sevrage et de réduction des risques. Ainsi, malgré des risques sanitaires possibles, la cigarette électronique apparaît, pour les fumeurs, comme une alternative nettement moins dangereuse que le tabac.
C’est ainsi que débute une communication de la Fédération Addiction, rédigée par Benjamin Tubiana Rey (voir 31 mai 2025).

L’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses) a publié ce 4 février 2026 sa première expertise dédiée aux risques sanitaires liés au vapotage. Une synthèse complète et étayée qui vient conforter les constats formulés depuis plusieurs années par les professionnels de l’addictologie.

La vape : un produit non anodin mais beaucoup moins risqué que le tabac

Le rapport rappelle un point essentiel : la vape n’est pas un produit inoffensif. L’inhalation répétée de certaines substances peut exposer les vapoteurs à des effets cardiovasculaires, respiratoires ou cancérigènes, y compris en l’absence de nicotine. Pour autant, la comparaison avec le tabac est sans appel : vapoter est infiniment moins dangereux que le tabac fumé. Lire la suite »

 Commentaires fermés sur Rapport Anses sur le vapotage : « Une balance bénéfice-risque favorable » (Fédération Addiction)  , , ,
6 Fév 2026 | Vapotage
 

Si le vapotage est moins nocif que le tabac, sa pratique sur la durée expose elle aussi à des risques pour la santé. Les autorités sanitaires tirent la sonnette d’alarme, notamment auprès des plus jeunes.
C’est ainsi que débute un article des Echos (4 février) de Hayat Gazzane – suite à la publication de l’étude de l’Anses sur le vapotage (voir les 4 et 5 février) – que nous reprenons tel quel.

Vapoter est une très mauvaise habitude pour la santé.

C’est à cette conclusion qu’est arrivée l’Agence nationale de sécurité sanitaire (Anses), après avoir mené une évaluation des risques sanitaires liés aux e-cigarettes.
Ses conclusions, dévoilées ce 4 février, sont sans appel : « L’Anses identifie des risques possibles pour les vapoteurs, notamment des effets cardiovasculaires, respiratoires et cancérogènes, y compris en l’absence de nicotine dans les produits. »
Certes, le vapotage ne présente pas la même dangerosité que le tabagisme qui reste aujourd’hui le premier facteur de mortalité prématurée évitable, responsable de 75 000 morts par an, dont 45 000 par cancer, rappelle l’Anses. Mais les connaissances sur le vapotage n’ont pas l’antériorité de celles sur le tabac, et la distinction entre les effets spécifiques du vapotage et ceux du tabac fumé est complexe à étudier « en raison des parcours d’usage, la quasi-totalité des vapoteurs adultes étant encore fumeurs ou anciens fumeurs », admet l’Anses.
Néanmoins, les récentes études scientifiques sur le vapotage, compilées dans cette enquête, montrent que ce dernier est bel et bien associé à des effets sanitaires à moyen et long termes. Lire la suite »

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5 Fév 2026 | Vapotage
 

l'Anses communiqué officiel vapotageLe vapotage, souvent utilisé comme une alternative au tabac fumé, s’est progressivement installé dans le quotidien de nombreux Français. Dans une expertise dédiée aux risques sanitaires liés aux produits du vapotage, l’Anses identifie des risques possibles pour les vapoteurs, notamment des effets cardiovasculaires, respiratoires et cancérogènes, y compris en l’absence de nicotine dans les produits.

C’est ainsi que débute la communication officielle de l’Anses (Agence nationale de sécurité sanitaire), que nous reprenons ici (voir la réaction du 4 février de France Vapotage).

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4 Fév 2026 | Vapotage
 

L’Agence nationale de Sécurité sanitaire – Anses – a rendu publiques les conclusions de son expertise collective relative à l’évaluation des risques sanitaires liés aux produits du vapotage.
Fondé sur une revue extensive de la littérature scientifique, ce travail apporte des éléments essentiels pour objectiver un débat majeur de santé publique.

C’est ainsi que débute une communication de France Vapotage (voir 3 février) que nous reprenons.

Que dit l’Agence nationale de sécurité sanitaire – Anses ?

  • 1/ Le vapotage n’est pas sans risque, notamment en présence de nicotine.
  • 2/ Toutefois, les risques identifiés sont systématiquement inférieurs à ceux du tabagisme, en particulier du fait de l’absence de combustion.
  • 3/À ce stade des connaissances, aucune pathologie chronique avérée n’est démontrée chez les vapoteurs n’ayant jamais fumé, même si le manque de recul temporel impose vigilance et poursuite des travaux scientifiques.
  • 4/ Pour l’ensemble des effets étudiés, les niveaux de preuve restent nettement inférieurs à ceux du tabac fumé.

 

Un point clé du rapport mérite une attention particulière : les produits non nicotinés et le Do It Yourself.
L’Agence nationale de Sécurité sanitaire – Anses identifie clairement un « trou dans la raquette » réglementaire concernant les e-liquides sans nicotine en grands formats (Shake & Vape), les bases et les arômes destinés au Do It Yourself (DIY).

L’Agence souligne qu’une part substantielle du marché réel, pourtant destinée à l’inhalation, échappe ainsi à la surveillance sanitaire. Cette situation limite la capacité des autorités à disposer d’une vision exhaustive des compositions, notamment pour des produits souvent surdosés en arômes avant dilution, et introduit une incertitude en matière de sécurité sanitaire. Lire la suite »

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