Une fenêtre sur l’actualité quotidienne de tous les événements liés directement ou indirectement au tabac
 

Un an après l’extension des espaces sans tabac, les Français souhaitent poursuivre cette dynamique (voir les 3 juillet 2025, 1er juillet 2025 et 16 juillet 2026).
Si les terrasses devenaient entièrement non-fumeurs, le baromètre 2026 d’OpinionWay pour DNF révèle que 17 % des Français seraient tentés de les fréquenter, 31 % les fréquenteraient plus souvent et 45 % ne changeraient pas leurs habitudes.
Une information concrète qui devrait convaincre cafetiers et restaurateurs : si leurs terrasses étaient sans tabac, elles attireraient 7 fois plus de clients (31 + 17) qu’elles n’en feraient fuir (7).

C’est ainsi que démarre un communiqué de Demain sera Non-Fumeur que nous reprenons.

Les terrasses sans tabac : un atout plutôt qu’un frein

Longtemps présentée comme un risque économique pour les professionnels, l’hypothèse de terrasses entièrement non-fumeurs semble aujourd’hui largement acceptée par la population. Mieux, elles pourraient être un atout pour une meilleure fréquentation.
Le Conseil de l’Union européenne a encouragé, fin 2024, les États membres à étendre les espaces sans fumée aux terrasses de cafés et de restaurants, dans le cadre du Plan européen de lutte contre le cancer. Certains pays, comme la Suède et la Belgique (janvier 2027), se sont déjà emparés du sujet.
Barcelone et Milan ont également mis en place des terrasses sans tabac.
Une mesure attendue sur laquelle travaille actuellement DNF dans le cadre du projet « Ma terrasse sans tabac », un projet visant à améliorer l’adhésion des professionnels aux terrasses sans tabac via des établissements pilotes. Lire la suite »

26 Juin 2026 | Pression normative
 

Arrêter de fumer ne se résume pas à une question de motivation. Derrière la dépendance au tabac se cachent des mécanismes biologiques complexes, des habitudes profondément ancrées et un risque de rechute souvent sous-estimé.
Craving, nicotine, réduction des risques : les spécialistes de l’addictologie apportent un éclairage essentiel sur les obstacles rencontrés par les fumeurs et les solutions aujourd’hui envisagées pour accompagner un sevrage durable.
Nous reprenons un article du site Futura.

Sortir du tabagisme est rarement un long fleuve tranquille. Si le nombre de fumeurs diminue progressivement en France, 18,2 % des adultes fumaient encore quotidiennement en 2024, selon Santé publique France. La prise de conscience des dangers du tabac est globale, mais le passage à l’acte et surtout le maintien de l’abstinence représentent un véritable défi médical et psychologique. Pour beaucoup de fumeurs, la volonté seule ne suffit pas. Lire la suite »

21 Juin 2026 | International
 

En 2025, la Suède est devenue l’un des premiers pays au monde à passer sous le seuil des 5 % de fumeurs quotidiens (voir le 26 mai 2026 et le 15 novembre 2024). Grâce aux produits nicotiniques de substitution (snus, sachets de nicotine…).

À l’inverse, plusieurs pays européens affichent encore des taux de tabagisme élevés.
Voici les cinq pays de l’Union européenne où l’on fume le plus.
Nous reprenons une information de C News (du 9 juin).
Un classement établi grâce aux données d’Eurostat.

La Bulgarie : les Bulgares sont les plus gros consommateurs de tabac en Europe, 37 % d’entre eux déclarent fumer quotidiennement.

La Grèce est également très impactée par la cigarette, 36 % de ses habitants sont des fumeurs quotidiens.

La Croatie complète le trio, 35 % de ses habitants fument chaque jour.

La Roumanie compte également une forte proportion de consommateurs de tabac, puisque 34 % de ses habitants fument chaque jour des cigarettes.

En Lettonie, le tabagisme reste très répandu. 33 % des Lettons affirment fumer au quotidien.

Rappelons qu’en France le taux de tabagisme quotidien est estimé actuellement à 18,1 % (voir les 15 et 16 octobre 2025).
Ceci, quelle que soit l’origine du tabac : réseau officiel des buralistes ou marché parallèle de contrebande ou de contrefaçon.

17 Juin 2026 | Trafic
 

« Au cours de l’année 2024, quatre ménages sur dix d’Occitanie ont effectué au moins un achat en Espagne, et un sur dix en Andorre », pointe l’Insee dans une note publiée ce 28 mai et reprise par La Semaine du Roussillon.
Des statistiques qui datent un peu mais qui sont significatives de comportements qui n’ont dû guère évoluer.

Une pratique beaucoup plus importante dans les Pyrénées-Orientales où elle est jugée courante : 11,5 % des montants des achats physiques par carte bancaire des ménages du département sont dépensés en Espagne ou en Andorre en 2024.

78 % des ménages des Pyrénées-Orientales ont effectué au moins un achat physique en Espagne et 12 % en Andorre.

Des pratiques qui s’expliquent par :
la proximité géographique ; les prix attractifs ; les infrastructures routières facilitant les déplacements. Lire la suite »

15 Juin 2026 | Observatoire, Trafic
 

Selon l’Empty Pack Survey, étude sur le marché illicite du tabac réalisée chaque année par Imperial Brands Seita dans 126 villes de France métropolitaine, issue d’une collecte des paquets vides dans l’espace public (voir 11 juin 2026), la part de la contrefaçon dans la consommation de tabac à Limoges atteignait 22,5 % au quatrième trimestre 2025, contre seulement 1,7 % à la même période en 2018.

Un taux supérieur aux statistiques régionale et nationale

Un taux qui s’élève à 20,0 % à Bordeaux, à 21,2 % pour la Nouvelle-Aquitaine et à 18,8 % pour l’ensemble de la France.
Pour Hervé Natali, responsable des relations territoriales et de la lutte contre le marché parallèle chez Imperial Brands Seita, « les chiffres observés en Nouvelle-Aquitaine confirment que le trafic de tabac n’est plus un phénomène périphérique. Malgré une prise de conscience accrue, la réponse publique demeure insuffisante face à l’ampleur des trafics. Le recours quasi exclusif au levier fiscal a atteint ses limites et appelle un changement d’approche.
Une stratégie efficace doit s’appuyer sur un arsenal juridique adapté et un renforcement des moyens opérationnels, notamment au niveau local. Sans des ressources humaines, techniques et judiciaires à la hauteur, les pouvoirs publics risquent de perdre durablement le contrôle face à des réseaux criminels structurés et fortement implantés. » Lire la suite »

12 Juin 2026 | Trafic
 

Paquets videsNous avons repris ici-même le communiqué d’Imperial Brands Seita sur les résultats nationaux de la dernière enquête « ramasse-paquets vides » révélant que la part de la contrefaçon dans la consommation de tabac arrivait actuellement au niveau impressionnant de 18,8 % contre 1,4 % en 2018 (voir le 11 juin).

Et par régions ? Voilà une approche régionale des résultats de l’enquête :

  • Auvergne-Rhône-Alpes : 20,2 %
  • Bourgogne-Franche-Comté : 22,1 %
  • Bretagne : 18,6 %
  • Centre-Val de Loire : 19 %
  • Grand Est : 18,6 %
  • Hauts-de-France : 19 %
  • Île-de-France : 15,3 %
  • Normandie : 20,3 %
  • Nouvelle-Aquitaine : 21,2 %
  • Occitanie : 25,5 %
  • Pays de la Loire : 20,8 %
  • Provence-Alpes-Côte d’Azur : 16,3 %

Et la méthode ? Ces résultats sont issus d’une collecte de paquets de cigarettes vides dans l’espace public.
Le panel de l’étude comprend 126 villes couvrant près de 22 % de la population française.
La dernière campagne de collecte a eu lieu entre le 21 novembre et le 18 décembre 2025.

11 Juin 2026 | Récents, Trafic
 

La dernière édition de l’Empty Pack Survey, étude de référence sur le marché illicite du tabac réalisée chaque année par Imperial Brands Seita dans 126 villes de France métropolitaine (voir 18 juin 2025), révèle que la part de la contrefaçon dans la consommation de tabac atteint 18,8 % en France, contre 1,4 % fin 2018 (soit une hausse de +1 243 % en sept ans). Un niveau qui confirme l’ancrage territorial d’un phénomène désormais structuré, criminalisé et présent dans chacune des régions métropolitaines.
C’est ainsi que débute un communiqué d’Imperial Brands Seita que nous reprenons.

L’industrialisation du trafic : des usines clandestines à la vente en ligne

Il est désormais établi que la France est confrontée à une explosion du trafic de tabac. Longtemps considéré comme marginal, ce phénomène a changé d’échelle et constitue aujourd’hui un enjeu majeur de sécurité économique et d’ordre public.

La mutation la plus inquiétante est sa criminalisation accélérée. Le trafic de tabac est désormais porté par des filières structurées, capables d’organiser la production, l’acheminement et la distribution à grande échelle.

La contrefaçon, en particulier, connaît un essor spectaculaire. Des usines clandestines implantées en Europe et désormais en France produisent massivement des marques authentiques, ensuite écoulées via les réseaux sociaux, les commerces de proximité ou la vente à la sauvette.

En 2025, la douane française a démantelé 99 organisations criminelles, dont 28,6 % liées au trafic de tabac, plaçant ce dernier désormais au premier rang, devant même le trafic de stupéfiants (27,6 %).

Sur le terrain, la progression est tout aussi vertigineuse : la part de la contrefaçon dans la consommation est passée de 1,4 % fin 2018 à 18,8 % fin 2025, soit une hausse de +1 243 % en sept ans.

Les saisies le confirment : 7 usines clandestines sur le territoire national depuis 2021 et 13 sur le territoire belge sur la seule année 2025.

Un phénomène désormais installé dans tous les territoires

Ce basculement n’est plus un signal faible. Depuis 2022, le phénomène s’est généralisé et s’observe aussi bien dans les grandes métropoles que dans les territoires ruraux, dans chacune des régions métropolitaines.

Lire la suite »

11 Juin 2026 | Trafic
 

Les derniers chiffres sur le trafic de cigarettes de contrebande sont inquiétants (voir le 3 juin 2026). Les Hauts-de-France suivent une tendance nationale et enregistrent une nette progression de la consommation de tabac de contrefaçon, passant de presque 0 % à 19,5 % en six ans.
Nous reprenons une information de France 3 Hauts-de-France.

Régulièrement, des individus sont interpellés dans le Nord-Pas-de-Calais pour avoir revendu du tabac illégalement, ou avoir introduit un réseau de trafic de cigarettes de contrefaçon. Il y a tout juste une semaine, le 31 mai, un homme a notamment été condamné à de la prison et à une amende douanière de cinq millions d’euros, pour avoir assuré le passage de tabac de contrebande entre le Luxembourg et la France.

Les Hauts-de-France sont particulièrement touchés par ces réseaux souterrains, qui peuvent coûter cher à votre porte-monnaie et à votre santé. Les risques sont bien plus importants que ceux liés aux cigarettes classiques, en raison d’une quantité de produits nocifs (métaux lourds, plomb…) moins contrôlée, souvent bien supérieure aux taux autorisés. Lire la suite »

9 Juin 2026 | Trafic
 

Le rapport KPMG sur les chiffres du marché parallèle des cigarettes en Europe, en 2025, a été publié la semaine dernière.
Nous vous en avons présenté les grandes lignes pour la France (voir le 3 juin 2026).

Notamment la part hallucinante représentée par le marché parallèle des cigarettes dans notre pays (part de ce qui a été consommé mais ne vient pas du réseau officiel des cigarettes) : 53,6 %.

Nous revenons sur ce rapport pour en reprendre les chiffres bruts de calcul du nombre de cigarettes de contrebande (produits authentiques sortis, d’une façon ou d’une autre, du circuit légal) et de contrefaçon (produits fabriqués dans des usines clandestines) entre les principaux marchés européens concernés.

Là encore, les chiffres sont incroyables.

France :

9,7 milliards de cigarettes de contrefaçon ;
8,6 milliards de cigarettes de contrebande.

Royaume-Uni :

3,5 milliards de cigarettes de contrefaçon ;
2,6 milliards de cigarettes de contrebande.

Ukraine :

2,7 milliards de cigarettes de contrefaçon ;
2,3 milliards de cigarettes de contrebande. Lire la suite »