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15 Juin 2026 | Observatoire, Trafic
 

Selon l’Empty Pack Survey, étude sur le marché illicite du tabac réalisée chaque année par Imperial Brands Seita dans 126 villes de France métropolitaine, issue d’une collecte des paquets vides dans l’espace public (voir 11 juin 2026), la part de la contrefaçon dans la consommation de tabac à Limoges atteignait 22,5 % au quatrième trimestre 2025, contre seulement 1,7 % à la même période en 2018.

Un taux supérieur aux statistiques régionale et nationale

Un taux qui s’élève à 20,0 % à Bordeaux, à 21,2 % pour la Nouvelle-Aquitaine et à 18,8 % pour l’ensemble de la France.
Pour Hervé Natali, responsable des relations territoriales et de la lutte contre le marché parallèle chez Imperial Brands Seita, « les chiffres observés en Nouvelle-Aquitaine confirment que le trafic de tabac n’est plus un phénomène périphérique. Malgré une prise de conscience accrue, la réponse publique demeure insuffisante face à l’ampleur des trafics. Le recours quasi exclusif au levier fiscal a atteint ses limites et appelle un changement d’approche.
Une stratégie efficace doit s’appuyer sur un arsenal juridique adapté et un renforcement des moyens opérationnels, notamment au niveau local. Sans des ressources humaines, techniques et judiciaires à la hauteur, les pouvoirs publics risquent de perdre durablement le contrôle face à des réseaux criminels structurés et fortement implantés. » Lire la suite »

12 Juin 2026 | Trafic
 

Paquets videsNous avons repris ici-même le communiqué d’Imperial Brands Seita sur les résultats nationaux de la dernière enquête « ramasse-paquets vides » révélant que la part de la contrefaçon dans la consommation de tabac arrivait actuellement au niveau impressionnant de 18,8 % contre 1,4 % en 2018 (voir le 11 juin).

Et par régions ? Voilà une approche régionale des résultats de l’enquête :

  • Auvergne-Rhône-Alpes : 20,2 %
  • Bourgogne-Franche-Comté : 22,1 %
  • Bretagne : 18,6 %
  • Centre-Val de Loire : 19 %
  • Grand Est : 18,6 %
  • Hauts-de-France : 19 %
  • Île-de-France : 15,3 %
  • Normandie : 20,3 %
  • Nouvelle-Aquitaine : 21,2 %
  • Occitanie : 25,5 %
  • Pays de la Loire : 20,8 %
  • Provence-Alpes-Côte d’Azur : 16,3 %

Et la méthode ? Ces résultats sont issus d’une collecte de paquets de cigarettes vides dans l’espace public.
Le panel de l’étude comprend 126 villes couvrant près de 22 % de la population française.
La dernière campagne de collecte a eu lieu entre le 21 novembre et le 18 décembre 2025.

11 Juin 2026 | Récents, Trafic
 

La dernière édition de l’Empty Pack Survey, étude de référence sur le marché illicite du tabac réalisée chaque année par Imperial Brands Seita dans 126 villes de France métropolitaine (voir 18 juin 2025), révèle que la part de la contrefaçon dans la consommation de tabac atteint 18,8 % en France, contre 1,4 % fin 2018 (soit une hausse de +1 243 % en sept ans). Un niveau qui confirme l’ancrage territorial d’un phénomène désormais structuré, criminalisé et présent dans chacune des régions métropolitaines.
C’est ainsi que débute un communiqué d’Imperial Brands Seita que nous reprenons.

L’industrialisation du trafic : des usines clandestines à la vente en ligne

Il est désormais établi que la France est confrontée à une explosion du trafic de tabac. Longtemps considéré comme marginal, ce phénomène a changé d’échelle et constitue aujourd’hui un enjeu majeur de sécurité économique et d’ordre public.

La mutation la plus inquiétante est sa criminalisation accélérée. Le trafic de tabac est désormais porté par des filières structurées, capables d’organiser la production, l’acheminement et la distribution à grande échelle.

La contrefaçon, en particulier, connaît un essor spectaculaire. Des usines clandestines implantées en Europe et désormais en France produisent massivement des marques authentiques, ensuite écoulées via les réseaux sociaux, les commerces de proximité ou la vente à la sauvette.

En 2025, la douane française a démantelé 99 organisations criminelles, dont 28,6 % liées au trafic de tabac, plaçant ce dernier désormais au premier rang, devant même le trafic de stupéfiants (27,6 %).

Sur le terrain, la progression est tout aussi vertigineuse : la part de la contrefaçon dans la consommation est passée de 1,4 % fin 2018 à 18,8 % fin 2025, soit une hausse de +1 243 % en sept ans.

Les saisies le confirment : 7 usines clandestines sur le territoire national depuis 2021 et 13 sur le territoire belge sur la seule année 2025.

Un phénomène désormais installé dans tous les territoires

Ce basculement n’est plus un signal faible. Depuis 2022, le phénomène s’est généralisé et s’observe aussi bien dans les grandes métropoles que dans les territoires ruraux, dans chacune des régions métropolitaines.

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11 Juin 2026 | Trafic
 

Les derniers chiffres sur le trafic de cigarettes de contrebande sont inquiétants (voir le 3 juin 2026). Les Hauts-de-France suivent une tendance nationale et enregistrent une nette progression de la consommation de tabac de contrefaçon, passant de presque 0 % à 19,5 % en six ans.
Nous reprenons une information de France 3 Hauts-de-France.

Régulièrement, des individus sont interpellés dans le Nord-Pas-de-Calais pour avoir revendu du tabac illégalement, ou avoir introduit un réseau de trafic de cigarettes de contrefaçon. Il y a tout juste une semaine, le 31 mai, un homme a notamment été condamné à de la prison et à une amende douanière de cinq millions d’euros, pour avoir assuré le passage de tabac de contrebande entre le Luxembourg et la France.

Les Hauts-de-France sont particulièrement touchés par ces réseaux souterrains, qui peuvent coûter cher à votre porte-monnaie et à votre santé. Les risques sont bien plus importants que ceux liés aux cigarettes classiques, en raison d’une quantité de produits nocifs (métaux lourds, plomb…) moins contrôlée, souvent bien supérieure aux taux autorisés. Lire la suite »

9 Juin 2026 | Trafic
 

Le rapport KPMG sur les chiffres du marché parallèle des cigarettes en Europe, en 2025, a été publié la semaine dernière.
Nous vous en avons présenté les grandes lignes pour la France (voir le 3 juin 2026).

Notamment la part hallucinante représentée par le marché parallèle des cigarettes dans notre pays (part de ce qui a été consommé mais ne vient pas du réseau officiel des cigarettes) : 53,6 %.

Nous revenons sur ce rapport pour en reprendre les chiffres bruts de calcul du nombre de cigarettes de contrebande (produits authentiques sortis, d’une façon ou d’une autre, du circuit légal) et de contrefaçon (produits fabriqués dans des usines clandestines) entre les principaux marchés européens concernés.

Là encore, les chiffres sont incroyables.

France :

9,7 milliards de cigarettes de contrefaçon ;
8,6 milliards de cigarettes de contrebande.

Royaume-Uni :

3,5 milliards de cigarettes de contrefaçon ;
2,6 milliards de cigarettes de contrebande.

Ukraine :

2,7 milliards de cigarettes de contrefaçon ;
2,3 milliards de cigarettes de contrebande. Lire la suite »

8 Juin 2026 | Trafic
 

En 2025, les cigarettes illicites ont dépassé 10 % de la consommation dans l’UE pour la première fois depuis plus de dix ans, selon KPMG. Un phénomène en forte hausse, qui représente 41,8 milliards d’unités et 16,7 milliards d’euros de pertes fiscales. La France est particulièrement touchée (voir le 3 juin).

C’est ainsi que débute un sujet d’Europe 1 du 3 juin.

La France et l’UE envahies par les cigarettes de contrebande et de contrefaçon. Selon un rapport de KPMG publié ce mercredi, en 2025, les cigarettes illicites ont dépassé, pour la première fois depuis plus de dix ans, 10 % de la consommation totale dans l’Union européenne. Au total, cette année-là, 41,8 milliards de ces cigarettes ont été consommées au sein de l’UE, ce qui représente une perte de 16,7 milliards d’euros de recettes fiscales.

Dans le détail, ce sont les contrefaçons qui dominent le marché, avec 18,3 milliards d’unités consommées dans l’UE, soit 44 % des cigarettes illicites. Cette consommation connaît une progression de plus de 20 % sur un an.

Un marché en pleine évolution que les autorités peinent à contrer. L’étude précise que « les réseaux criminels d’approvisionnement deviennent plus rapides, plus localisés et plus difficiles à détecter ». Alors que la contrebande se faisait traditionnellement d’Est en Ouest, la production de cigarettes contrefaites se fait désormais au sein même de l’Union européenne, au plus près du consommateur.

Concrètement, ce commerce illicite de cigarettes cible principalement les marchés d’Europe occidentale, et particulièrement la France. L’Hexagone est l’un des marchés illicites du tabac les plus importants au monde.

En 2025, « 41,4 % des cigarettes consommées en France proviennent du marché illicite, soit la part la plus élevée d’Europe », précise l’étude. Sur le territoire, 20,5 milliards de ces produits ont été consommés, dont près de 10 milliards de cigarettes contrefaites.

Un constat qui n’est pas sans conséquence pour les autorités. Ce marché en pleine expansion « représente une perte importante et croissante de recettes publiques ». Or, ces dernières pourraient bénéficier aux services publics, aux actions de contrôle et aux infrastructures.

7 Juin 2026 | Profession
 

Xavier Puech, Président de Philip Morris France

En 2025, 53,6 % des cigarettes consommées en France ne provenaient pas d’un buraliste français, selon le rapport KPMG 2025 (voir 3 juin 2026).
C’est ainsi que débute un message sur LinkedIn de Xavier Puech (président de Philip Morris France / voir 23 février 2026). Nous le reprenons.

Ce chiffre effarant cache une réalité plus sombre encore : l’explosion de la contrefaçon. Près de 20 % des cigarettes fumées en France seraient contrefaites.

Le rapport KPMG est le seul à maintenir la même méthodologie depuis 20 ans, et les tendances qu’il met en lumière sont donc réelles et fiables. Notre pays est le champion des trafics, concentrant à lui seul près de 40 % des volumes illicites consommés dans les 38 pays européens analysés par le rapport.

Cette situation prouve l’échec de notre politique de lutte contre la cigarette. Elle nourrit un marché noir hors de contrôle, générant 10,4 milliards d’euros de pertes fiscales.

J’en appelle à un sursaut des pouvoirs publics. Lire la suite »

6 Juin 2026 | Trafic
 

Le marché parallèle du tabac poursuit sa progression alarmante en France. Selon une étude menée par KPMG et publiée ce 3 juin, plus de 20 milliards de cigarettes illicites ont été consommées sur le territoire en 2025 (voir le 3 juin).
C’est ainsi que débute un sujet de CNews (de Maugan Rambour) que nous reprenons.

Le stéréotype est tenace : les Français sont adeptes de la cigarette. Il faut dire que la proportion de fumeurs dans l’Hexagone est relativement élevée. Ainsi, selon l’édition 2024 du baromètre de Santé publique France, 8,4 millions de 18-75 ans fument quotidiennement. Ce sont donc près de 50 milliards de ces petits cylindres remplis de tabac qui sont consommés chaque année.

Une question demeure : d’où proviennent ces cigarettes ? Si le réseau légal demeure majoritaire, il se trouve fortement concurrencé par le commerce parallèle. Et pour cause, 41,4 % des cigarettes fumées en France proviennent de la contrebande ou de contrefaçons. Ces chiffres édifiants ont été dévoilés ce 3 juin dans une étude menée par le cabinet d’audit KPMG pour le cigarettier Philip Morris, portant sur la consommation illicite de cigarettes et de tabac.

La France fait office de mauvaise élève, le pays possédant le marché parallèle le plus vaste d’Europe, selon ce document. Cela comprend les produits de contrebande, ceux contrefaits, mais aussi les « Illicit Whites », ces cigarettes de marques non déposées en France, fabriquées pour alimenter les réseaux de trafics illégaux.

Au total, 20,5 milliards de ces produits illicites ont été consommés en France en 2025. À titre de comparaison, le Royaume-Uni arrive en seconde place, avec 7,3 milliards de cigarettes illicites fumées durant l’année dernière.

Ces données sont d’autant plus alarmantes que le marché parallèle progresse d’année en année. Ainsi, en 2024, le nombre de cigarettes illicites consommées en France s’élevait à 18,75 milliards (…) Les pertes de recettes fiscales s’élèvent ainsi à 10,3 milliards d’euros en 2025.