Selon l’Empty Pack Survey, étude sur le marché illicite du tabac réalisée chaque année par Imperial Brands Seita dans 126 villes de France métropolitaine, issue d’une collecte des paquets vides dans l’espace public (voir 11 juin 2026), la part de la contrefaçon dans la consommation de tabac à Limoges atteignait 22,5 % au quatrième trimestre 2025, contre seulement 1,7 % à la même période en 2018.
Un taux supérieur aux statistiques régionale et nationale
Un taux qui s’élève à 20,0 % à Bordeaux, à 21,2 % pour la Nouvelle-Aquitaine et à 18,8 % pour l’ensemble de la France.
Pour Hervé Natali, responsable des relations territoriales et de la lutte contre le marché parallèle chez Imperial Brands Seita, « les chiffres observés en Nouvelle-Aquitaine confirment que le trafic de tabac n’est plus un phénomène périphérique. Malgré une prise de conscience accrue, la réponse publique demeure insuffisante face à l’ampleur des trafics. Le recours quasi exclusif au levier fiscal a atteint ses limites et appelle un changement d’approche.
Une stratégie efficace doit s’appuyer sur un arsenal juridique adapté et un renforcement des moyens opérationnels, notamment au niveau local. Sans des ressources humaines, techniques et judiciaires à la hauteur, les pouvoirs publics risquent de perdre durablement le contrôle face à des réseaux criminels structurés et fortement implantés. »
Premier trafic devant les stupéfiants
D’après Imperial Brands Seita, « en 2025, la Douane française a démantelé 99 organisations criminelles, dont 28,6 % liées au trafic de tabac, plaçant ce dernier désormais au premier rang, devant même le trafic de stupéfiants (27,6 %). »
Auraient également été démantelées « sept usines clandestines sur le territoire national depuis 2021 et treize sur le territoire belge sur la seule année 2025 ».




