Ce 16 juillet, le commissaire européen au budget, Piotr Serafin, a présenté aux eurodéputés le projet de loi de finances européen pour la période 2028-2034.
Sachant que le budget actuel (2021-2027) – essentiellement financé par les contributions des États membres – se monte à 1 270 milliards d’euros. Soit 1,13 % du PIB des États membres.
Pour les années 2028-2034, la Commission européenne table sur un peu moins de 2 000 milliards d’euros, 1,26 % du PIB européen. Ceci dans un contexte économique et géo-stratégique différent que celui de la période précédente…
À l’évidence, les contributions nationales ne seront pas suffisantes.
D’où le recours à des recettes supplémentaires : par exemple, une taxe pour les grandes entreprises, une autre sur les déchets électroniques non recyclés, un prélèvement sur les revenus des quotas de carbone et de la taxe carbone aux frontières des pays membres…
Mais aussi une ponction dans les droits d’accise sur le tabac des différents pays membres…
Soit un nouveau prélèvement intitulé The Tobacco Excise Duty Own Resource (TEDOR).
Une ponction supplémentaire sur le tabac en Europe qui n’était pas prévue…
On parle d’un total de 11,2 milliards d’euros par an.
Toujours ce 16 juillet à Bruxelles s’est tenue une réunion au niveau de la Commission en vue de réviser au niveau européen le schéma global des droits d’accises appliqués au tabac et aux produits nicotiniques dans les pays membres. Soit une nouvelle directive fiscalité. Laquelle était attendue…
La réunion a été conduite par la Direction générale de la Fiscalité et de l’Union douanière (DG TAXUD).
Il en résulte que deux axes de travail ont été examinés et semblent adoptés :
1 / Une nouvelle directive sur la structure et les taux d’accises applicables aux produits du tabac (cigarettes, tabac à rouler, cigares-cigarillos) et à ceux dits de « nouvelle génération » : produits du vapotage, tabac chauffé, sachets de nicotine.
2 / Une disposition pour inclure le tabac brut dans les objectifs de contrôle douanier.
La suite du processus de révision ? Cette proposition de nouvelle directive fiscalité va ensuite être transmise au Conseil de l’Union européenne (où siègent les différents gouvernements). Les discussions devraient être ardues.
(Voir aussi 14 juillet et 16 juin)