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14 Juin 2026 | International
 

« …Un projet de Directive européenne qui met en péril nos commerces sans apporter de solutions réelles, validées par l’expérience, à la lutte contre le tabagisme. »

Miguel Angel Martinez Cuadrado, nouveau président de la CEDT / Confédération européenne des détaillants de tabac (voir le 12 juin).

13 Juin 2026 | International
 

Nous vous avons déjà informé sur la consultation lancée par la Commission européenne pour recueillir l’avis des citoyennes et citoyens sur ses projets de révision des règles concernant les produits du tabac et la publicité en faveur du tabac.
Ceci dans le cadre de la TPD 3 (Tobacco Products Directive 3) en cours d’élaboration à Bruxelles (voir les 4 juin et 26 mai 2026).

Pas facile de prendre le temps nécessaire et la sérénité souhaitable pour rentrer dans ce type de questionnaire.

Mais il serait dommage que des professionnels directement concernés ne fassent pas connaître leur avis sur une directive et des normes appelées à dessiner la réglementation des produits délivrant de la nicotine, en Europe, pour les prochaines années.

Il s’agit quand même d’une occasion privilégiée de faire remonter les impressions et les sentiments du terrain directement à Bruxelles.

Ci-joint, le lien pour s’enregistrer et participer à cette consultation ouverte à tout citoyen européen.
Il est possible d’y répondre en français.

https://ec.europa.eu/info/law/better-regulation/have-your-say/initiatives/17612-Produits-du-tabac-et-publicite-en-faveur-du-tabac-revision-des-regles-de-lUE_fr

12 Juin 2026 | International
 

Miguel Angel Martinez Cuadrado (deuxième à partir de la droite, sur la photo) a été élu président de la Confédération européenne des détaillants de tabac (CEDT), lors de l’assemblée générale de cette dernière qui s’est tenue à Séville le 10 juin. Il succède à l’Autrichien Peter Schweinschwaller (voir 7 février 2019 et 22 septembre 2019).

Rappelons que la CEDT coordonne, au niveau européen, les organisations représentatives des buralistes / détaillants de tabac d’Italie, de France, d’Espagne, d’Autriche, de Grèce, de Hongrie, de Belgique et d’Irlande.
Soit plus de 141 000 commerces ayant pour point commun de vendre, dans un cadre réglementaire, du tabac et des produits du vapotage.

Le comité directeur de la CEDT se trouve désormais composé de la façon suivante : Miguel Angel Martinez Cuadrado (président), Peter Schweinschwaller (vice-président), Mario Antonelli (secrétaire général), Serdar Kaya (trésorier).

Estanquero à Bilbao, Miguel Angel Martinez Cuadrado est président de la Union de Estanqueros de España depuis 2023.
Il a assisté aux deux derniers congrès de la Confédération des buralistes à Paris.

À Séville, lors de sa déclaration de remerciement à ses collègues, il est revenu sur « …un projet de directive européenne qui met en péril nos commerces sans apporter de solutions réelles, validées par l’expérience, à la lutte contre le tabagisme. »

4 Juin 2026 | International
 

Jusqu’au 15 juin, la Commission européenne a lancé un appel à contributions pour recueillir l’avis des citoyennes et citoyens sur ses projets de révision des règles concernant les produits du tabac et la publicité en faveur du tabac.
Ceci dans le cadre de la TPD3 (Tobacco Products Directive 3) en cours d’élaboration à Bruxelles (voir le 26 mai 2026).

Il se trouve que les produits du vapotage sont particulièrement en ligne de mire.
Au menu : interdiction des arômes, limitation du taux nicotinique ou encore paquet neutre et autres restrictions de vente et d’usage…

Plus de 22 000 avis ont déjà été recueillis.

Ci-joint, le lien pour s’enregistrer et participer à cette consultation ouverte à tout citoyen européen.
Il est possible d’y répondre en français.

https://ec.europa.eu/info/law/better-regulation/have-your-say/initiatives/17612-Produits-du-tabac-et-publicite-en-faveur-du-tabac-revision-des-regles-de-lUE_fr

26 Mai 2026 | International, Récents
 

Nous le savons. La plupart de nos lois et textes réglementaires doivent être en conformité avec les règles et principes de l’Union européenne.
Quoiqu’on en pense. C’est toujours l’Europe qui, à un titre ou à un autre, valide nos réglementations.

Si le paquet neutre pour les cigarettes et le tabac à rouler existe dans notre pays, c’est bien parce que l’Europe l’a autorisé à surtransposer sa propre directive tabac définissant un cadre général pour les emballages (dans sa dernière édition, celle de 2014).

Si la limite au transport du tabac par les particuliers, lors du passage aux frontières, a été reconfirmée jusqu’à 4 cartouches, c’est parce que telle est la règle européenne.

Les exemples abondent.

Bonne raison pour s’intéresser au processus, lancé par l’Union européenne, de révision des règles concernant les produits du tabac et la publicité en faveur du tabac.

Ceci dans le cadre de la TPD3 (Tobacco Products Directive 3) en cours d’élaboration (voir les 13 mai 2026).
Et dans laquelle nous savons que les produits du vapotage y sont en ligne de mire : paquet neutre ? Suppression des arômes ?
L’enjeu est donc lourd pour les professionnels du secteur ainsi que les consommateurs.

Dans ce processus est prévue une consultation publique officielle de tous les citoyens européens.

Eh bien, répondons à la consultation puisque la parole nous est donnée !
La date limite de réponse est fixée au 15 juin.
C’est la seule occasion de faire entendre directement sa voix auprès des législateurs européens.
Quoiqu’on pense du fonctionnement des institutions de Bruxelles, cela vaut la peine de s’y intéresser et d’y répondre.
Au nom de votre expérience de la vie de tous les jours.

Ci-joint, le lien pour s’enregistrer et participer à cette consultation ouverte à tout citoyen européen. Il est possible d’y répondre en français.

https://ec.europa.eu/info/law/better-regulation/have-your-say/initiatives/17612-Produits-du-tabac-et-publicite-en-faveur-du-tabac-revision-des-regles-de-lUE_fr

13 Mai 2026 | International
 

L’Europe s’apprête à réécrire les règles du jeu pour le tabac et la nicotine. Ce chantier colossal, baptisé TPD3 (la troisième version de la Directive européenne sur les produits du tabac / voir 1er avril 2026 et 24 juin 2025), vise à mettre à jour une législation vieille de douze ans.
Mais alors que les discussions s’ouvrent en ce printemps 2026, un point de friction majeur paralyse le débat : quel statut accorder à la cigarette électronique ? Faut-il la considérer comme une simple extension de la cigarette classique ou comme un produit de consommation radicalement différent ?
C’est ainsi que débute un article de « Décideurs Magazine » que nous reprenons.

L’exécutif européen semble naviguer sur une ligne de crête étroite. Dans un rapport d’évaluation publié début avril, la Commission européenne suggère d’aligner le vapotage sur les restrictions sévères appliquées au tabac traditionnel. Pourtant, cette volonté d’amalgame entre la « fumée » issue d’une combustion et la « vapeur » produite par un aérosol se heurte à des réalités de terrain que Bruxelles semble omettre. Avec cette TPD3, il s’agirait de maintenir les effets positifs de sevrage du tabac tout en encadrant le marché des nouveaux produits du tabac et de la nicotine via des canaux de vente strictement définis.

La fracture entre Bruxelles et les preuves du terrain

Pour justifier sa sévérité, la Commission européenne prône un principe de précaution maximal : dans le doute, le choix s’oriente vers la restriction, voire l’interdiction. Mais cette vision purement institutionnelle ignore les succès concrets de certains États membres qui ont choisi une autre voie. En autorisant et en régulant des alternatives sans combustion, comme le snus ou les sachets de nicotine, la Suède affiche un taux de tabagisme de 3,7 %, le plus bas d’Europe. Un résultat contre-intuitif qui laisse à penser qu’en distinguant les risques selon la nature du produit, il est possible de réduire l’impact sanitaire du tabac fumé.

À l’inverse, l’expérience récente des Pays-Bas illustre l’échec d’une politique que semble préférer suivre malgré tout Bruxelles. En interdisant les arômes dans le vapotage pour les rendre aussi peu attractifs que le tabac, les autorités d’Amsterdam ont provoqué un effet rebond inattendu. Faute d’alternatives, le vapotage chez les mineurs a doublé via le marché noir, tandis que la consommation de cigarettes classiques repartait à la hausse, avec 60 millions d’unités supplémentaires fumées en 2024. Les usagers n’ayant plus d’alternatives autres que l’abstinence ou la cigarette, la dernière prend le pas (voir 6 mai 2026). Lire la suite »

12 Mai 2026 | International
 

Le ministre suédois de la Coopération au développement et du Commerce extérieur, Benjamin Dousa, a publié dans les colonnes de l’Expressen une tribune dans laquelle il fait le point sur les différentes actions menées par son gouvernement auprès de la France et des autres pays européens qui interdisent ou entravent la liberté de consommer des sachets de nicotine (voir le 6 avril 2026).

« Nous avons présenté à la France une proposition visant à autoriser les visiteurs temporaires, tels que les touristes originaires d’autres pays de l’UE, à importer de petites quantités de sachets de nicotine sans sanction.

Le gouvernement a également argumenté au cours de l’année écoulée pour empêcher l’introduction de restrictions en Espagne et en Autriche, ainsi que pour bloquer la proposition d’augmentation de la taxe européenne sur le sachet de nicotine. »

Rappelons que la prévalence tabagique en Suède est de 5,3 % (voir le 15 novembre 2024).

Soit le taux de tabagisme le plus faible d’Europe.

22 Avr 2026 | International
 

Une nouvelle grande opération de l’Office européen de Lutte anti-Fraude (OLAF, voir 16 octobre 2024) – en coordination avec pas moins de… 30 pays – vient de déboucher sur la saisie du chiffre astronomique de 94 millions de dispositifs de vapotage et de tabac à chauffer non conformes, soit 2,5 tonnes de matériels et produits. C’est la première opération d’initiative européenne de cette taille.

C’est aussi la première fois qu’une opération internationale de cette taille est mise en place concernant les marchés du vapotage et du tabac chauffé.
Nom de code de l’opération : JCO (Joint Customs Opération) VAPE.

Outre les pays membres de la Communauté européenne, la Chine, l’Ukraine, la Turquie et les Philippines ont pris part au dispositif et aux enquêtes ayant permis son bon déroulement.

L’opération a porté sur la période comprise entre le 14 novembre et le 15 décembre derniers.

Les produits saisis circulaient en ne respectant pas les normes appliquées dans les marchés auxquels ils étaient destinés, cela va s’en dire.

16 Avr 2026 | International, Profession
 

L’European Cigar Manufacturers Association (ECMA) a réagi au rapport de la Commission européenne évaluant la législation actuelle sur le tabac et la nicotine, dans le cadre du projet de révision de la directive qui va se poursuivre en 2026 (voir 7 et 3 avril).

Selon Paul Varakas, directeur général de l’ECMA : « En tant que représentants des PME, nous avons participé, de bonne foi, au processus d’évaluation. Nos membres ont fourni une quantité importante de temps et de données sur l’impact de la législation sur leurs opérations.

« À notre grande surprise, aucune enquête dédiée aux PME n’a été suffisamment incluse dans le rapport d’évaluation publié. Cinq PME européennes – de Belgique, des Pays-Bas, de Suède et de Malte – ont dû fermer en raison de la complexité et du fardeau financier liés à la mise en œuvre du système européen de traçage du tabac pour les fabricants européens ; un système destiné à lutter contre le commerce illicite de cigarettes.

« Le cigare et le cigarillo sont des produits différents avec des modes de production et de consommation spécifiques, et ils méritent des règles qui comprennent ces différences. Toutes les découvertes récentes pointent vers les mêmes conclusions. Les cigares et cigarillos sont principalement consommés occasionnellement par des connaisseurs adultes.

Ces faits n’ont pas changé depuis 2012, même en présence d’un traitement réglementaire différencié de celui des cigarettes.
Regrouper tous ces produits ensemble n’est pas seulement malhonnête, mais aussi une mauvaise stratégie de politique de santé publique.
L’ECMA continuera de défendre une approche fondée sur des preuves spécifiques aux cigares et aux cigarillos. »

(Voir aussi le 21 juillet 2025)

15 Avr 2026 | International
 

En 2026, la France conserve sa place de 2ème pays de l’Union européenne (UE) qui taxe le plus les cigarettes derrière l’Irlande. Avec 8,09 euros de taxes, en moyenne, pour un paquet de cigarettes, notre pays est encore loin de l’Irlande (10,71 euros), mais n’est pas prêt de se faire rattraper par les Pays-Bas (7,77 euros), la Finlande (7,60 euros) ou la Belgique (7,30 euros), ses suivants immédiats. Nous reprenons un article de la revue Contrepoints (voir 20 septembre 2025).

En queue de ce classement établi par Tax Foundation Europe, on trouve la Bulgarie (2,03 euros), Chypre (2,64 euros) et la Croatie (2,73 euros).
Nos voisins immédiats ont tous la main moins lourde que nous : 3,91 euros de taxes en moyenne par paquet de 20 cigarettes en Allemagne, 3,26 euros en Italie, 3,13 euros en Espagne. On comprend aisément pourquoi les achats transfrontaliers prennent de plus en plus d’importance.

Mais la taxation élevée du tabac en France ne fait pas qu’enrichir les boutiques de Vintimille ou de La Jonquera, elle alimente surtout la contrebande et la contrefaçon qui représentent presque un quart du marché maintenant. Lire la suite »