Le tabagisme baisse… mais pour continuer à réduire les 75 000 décès annuels liés au tabac, la Fédération Addiction appelle à poursuivre la hausse des prix, à donner toute sa place à la vape et à combattre beaucoup plus activement les inégalités sociales de santé. Elle met aussi en garde contre deux fausses pistes : faire de la nicotine l’ennemi principal et croire qu’une interdiction générationnelle permettra de faire disparaître le tabagisme.
C’est ainsi que débute une communication de la Fédération Addiction, rédigée par Benjamin Tubiana Rey, ce 2 novembre, que nous reprenons (voir 31 mai 2026 et 6 février 2026).
À l’occasion du Mois sans tabac, elle présente six priorités pour concentrer l’action publique sur ce qui compte vraiment : réduire les maladies et les morts.
Ne pas détricoter les politiques qui fonctionnent
La logique suivie par le Programme national de lutte contre le tabac est la bonne : agir en même temps sur les prix, les environnements, la prévention et l’accès à l’accompagnement. La hausse progressive du prix du tabac fait partie des mesures dont l’efficacité pour réduire les consommations est solidement établie.
Elle doit être maintenue, alors même qu’elle commence à être contestée par certains candidats à l’élection présidentielle. Pour la Fédération Addiction, revenir sur le signal-prix constituerait un mauvais choix de santé publique. Cela n’empêche pas de prendre au sérieux ses conséquences sur le budget des personnes les plus précaires : c’est précisément pourquoi les hausses de prix doivent s’accompagner d’un accès effectif et financièrement accessible aux dispositifs d’aide au sevrage tabagique.
Il faut également poursuivre la création d’environnements sans tabac, les campagnes positives comme le Mois sans tabac et l’investissement dans la prévention, notamment auprès des jeunes. Lire la suite »







11 nouveaux sachets de nicotine ont été autorisés à la vente par les autorités de santé américaines (FDA / voir le 



