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26 Fév 2026 | Observatoire
 

L’OFDT a publié, ce 25 février, les résultats du troisième volet de l’Enquête nationale en collège et en lycée chez les adolescents sur la santé et les substances (EnCLASS) menée en 2024 auprès de 11 000 élèves du secondaire, sur leurs comportements d’usage d’alcool, tabac, cigarette électronique, cannabis et autres substances illicites. Les résultats pour l’année 2024 montrent que les usages continuent de diminuer, quoiqu’avec une ampleur variable, pour la plupart des produits.
C’est en ces termes que débute une communication de l’Observatoire français des Drogues et des Tendances addictives (OFDT), publiée ce 25 février, que nous reprenons.

Les premières générations sans tabac en perspective

En 2024, 7,7 % des collégiens et 30,6 % des lycéens déclarent avoir déjà fumé une cigarette. Le tabagisme quotidien ne concerne que 0,9 % des collégiens et 5,6 % des lycéens. Ces pourcentages sont les mêmes entre garçons et filles au collège mais les lycéennes ont un peu plus expérimenté le tabac que leurs pairs.
Les expérimentations ont globalement baissé depuis 2022, mais pas les usages quotidiens – qui étaient déjà alors en forte baisse.
En contrepoint, la diffusion de la cigarette électronique demeure importante – supérieure à celle des cigarettes de tabac. Lire la suite »

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17 Fév 2026 | Pression normative
 

sante publique france

Santé publique France a publié, ce 17 février, ses nouvelles estimations de la mortalité attribuable au tabagisme en France en 2023. Le tabac est responsable de plus de 68 000 décès prématurés, soit 11 % de la mortalité totale. Ces données, issues d’une méthodologie révisée et actualisée, confirment que le tabac demeure la première cause de mortalité évitable dans le pays, malgré une légère diminution par rapport à 2015. C’est ainsi que débute un communiqué de Santé publique France que nous reprenons.

Alors que 55 % des fumeurs quotidiens souhaitent arrêter de fumer, Santé publique France et le ministère en charge de la santé lancent du 16 février au 15 mars 2026, la campagne « Devenir ex-fumeur ». Conçue comme un relais entre l’élan collectif du Mois sans tabac et l’accompagnement personnalisé et gratuit de Tabac info service tout au long de l’année, elle incite les fumeurs à s’engager dans une tentative d’arrêt. Lire la suite »

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1 Fév 2026 | L'Info
 

FumeuseLa cigarette fait son grand retour comme accessoire féminin chic et rebelle. Longtemps associée au danger sanitaire, elle redevient un marqueur de style dans la pop culture contemporaine, au risque de ringardiser des décennies de prévention.
C’est ainsi que débute un sujet de Constance Vilanova sur France Info (le 28 janvier) que nous reprenons.

Elle s’appelle Sylvie Grateau. Parisienne, quinquagénaire, directrice d’agence de mode, elle est l’autre héroïne d’Emily in Paris, vue par plus de 60 millions de foyers dans le monde. Icône d’un Paris fantasmé, autoritaire et sophistiqué, elle rencontre l’amour… dans un bureau de tabac.
La cigarette ne la quitte jamais. Elle ponctue ses silences, affirme son pouvoir, signe son allure. À l’écran, elle n’est ni un vice ni un danger, mais un attribut narratif.

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16 Déc 2025 | International
 

Selon une étude officielle portant sur le comportement sanitaire et alimentaire des Japonais, à l’initiative du ministre de la Santé, il s’avère que le taux de fumeurs est de 14,8 % de la population adulte.
Ce qui correspond à une baisse régulière amorcée depuis 2012, époque correspondant alors à un taux de 20 %.

Le plus fort taux de fumeurs réguliers étant enregistré, sans surprise, parmi les hommes entre 40 et 50 ans (30 % de fumeurs réguliers).
En fait, 24,5 % des hommes fument contre 6,5 % pour les femmes.

Mais parmi les fumeurs, seuls 60 % restent fidèles au tabac traditionnel alors que 40 % ont opté pour le tabac chauffé à moindre nocivité.

On peut penser que la baisse de la prévalence tabagique globale est aidée par ce fort taux d’utilisation du tabac à chauffer.
La réglementation du tabac à chauffer étant différente de celle du tabac au Japon.

(Voir aussi le 27 août 2023).

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21 Nov 2025 | International
 

GenèveAlors que la COP 11 en sera à l’heure de ses propres conclusions, Norbert Neuvy (Nicotine World / voir le 3 novembre) organise, ce vendredi 21 novembre à Genève même, un Forum francophone sur la nicotine qui s’annonce comme une réponse au discours officiel de l’OMS (voir 17 novembre).
3 Questions à Norbert Neuvy.

/ LMDT : Pourquoi organiser un tel forum en pleine session de la COP 11 ?

Norbert Neuvy : notre forum a tout son sens car, à Genève cette semaine, les lignes sont en train de bouger.
Avec la Suède, et des pays comme l’Italie et la Grèce, on voit bien que certains ne sont pas d’accord avec le discours de l’OMS – et ses lourdes mesures réglementaires – et préfèrent adopter une démarche réaliste de réduction des risques. Avec des résultats très concrets : partout où les alternatives sont assumées, la prévalence du tabac recule. Ce n’est pas une simple coïncidence, c’est une stratégie de Santé publique.

La Suède, en assumant une politique pragmatique avec les sachets de nicotine, est devenue le premier pays à passer sous la barre des 5 % de fumeurs.
Le Royaume-Uni a fait de la vape un outil assumé de sevrage et, pendant ce temps, l’OMS stagne dans une logique punitive contre l’avis de dizaines d’études confirmant l’utilité des alternatives dans la réduction des risques.
La COP 11 marque un moment de bascule : soit on continue dans une approche contreproductive, soit on ouvre une nouvelle voie qui permettrait de sauver des millions de vies. Lire la suite »

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15 Nov 2025 | Institutions
 

Selon la nouvelle enquête « clients mystères » menée par l’institut Audirep pour le CNCT, près d’un buraliste sur trois accepte de vendre du tabac aux mineurs. Les résultats font par ailleurs état de hauts niveaux d’infraction concernant la réglementation (demande d’une pièce d’identité, signalétique conforme et visible, etc.).
Plus de vingt ans après l’interdiction de vente de tabac aux mineurs, le réseau des buralistes fait montre d’un sentiment d’impunité et d’une incapacité à respecter ses obligations légales.
L’enquête dresse un constat similaire pour les enseignes de vapotage. Le CNCT appelle les pouvoirs publics à renforcer et systématiser les sanctions.

C’est ainsi que débute un communiqué du Comité national contre le Tabagisme que nous reprenons intégralement (voir les 12 novembre 2025 et 3 octobre 2019).

Depuis 2003, la vente de produits du tabac est interdite aux mineurs de moins de 16 ans. Cette interdiction a été étendue aux moins de 18 ans en 2009. La vente de produits du vapotage est interdite aux mineurs depuis 2015.

Avec le soutien financier du Fonds de Lutte contre les Addictions, l’institut d’enquêtes Audirep a mené pour le CNCT 1 000 visites mystère en binôme – un mineur de 17 ans qui effectue une démarche d’achat d’un produit – et un adulte contrôle le respect de la vérification d’âge, afin d’évaluer de façon objective et non biaisée l’effectivité de la mesure en termes d’exigence d’une pièce d’identité, d’obligations d’affichage et de refus de vente.

Un tiers des buralistes acceptent encore de vendre aux mineurs

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 Commentaires fermés sur Le CNCT demande de rehausser l’âge légal pour acheter du tabac et des produits du vapotage à 21 ans  ,
13 Nov 2025 | Pression normative
 

Comment célébrer le Mois sans tabac, qui a commencé le 1er novembre, alors que l’État, s’il encourage les fumeurs à arrêter, finance les buralistes et laisse l’industrie du tabac et de la nicotine cibler nos enfants ?

C’est ainsi que débute une tribune du professeur Loïc Josserand (président d’Alliance contre le Tabac) parue sur le site du Monde, ce 12 novembre.
Nous reprenons le texte de cette tribune.


Selon Santé publique France, la consommation de tabac a chuté de sept points au cours des trois dernières années : aujourd’hui, 17,4 % des Français fument quotidiennement. Une bonne nouvelle ? Oui. Une surprise ? Non.

Ces chiffres sont en effet le fruit de décennies de combat portées par des ministres et des députés visionnaires ainsi que par des militants infatigables.


La France a en effet été un pays pionnier en Europe. En 1976, Simone Veil osait interdire la publicité pour le tabac. En 1991, Claude Évin frappait un grand coup en protégeant les mineurs et en augmentant les prix. En 2006, Xavier Bertrand bannissait définitivement le tabac de l’espace public. En 2016, Marisol Touraine imposait le paquet neutre et ses images chocs. En 2020, Agnès Buzyn instaurait le paquet à 10 euros et le remboursement de la substitution nicotinique. Lire la suite »

 Commentaires fermés sur « Briser les liens ambigus entre l’État et l’industrie du tabac, couper les subventions aux buralistes » (Loïc Josserand / Le Monde)  
 

On sait que, sur le long terme, les autorités britanniques ont toujours toléré, voire clairement encouragé, le vapotage (voir le 12 avril 2023).

Tout en établissant une fiscalité ad hoc (voir le 8 octobre 2025).

La BBC rapporte que l’Office for National Statistics vient d’évaluer que 5,4 millions d’adultes vapotent (quotidiennement ou occasionnellement), alors que 4,9 millions d’adultes fument (quotidiennement ou occasionnellement) des cigarettes.

Autrement dit, 10 % des adultes britanniques sont vapoteurs, alors que 9,1 % sont fumeurs de cigarettes. Pour mémoire, nous en sommes à 25 % de fumeurs de cigarettes en France…

La même enquête fait ressortir que les vapoteurs quotidiens se recrutent essentiellement parmi la tranche d’âge des 25-49 ans.

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6 Nov 2025 | Pression normative
 

Chaque année, la campagne Mois sans tabac incite des millions de fumeurs à relever le défi d’un mois sans cigarette. Cette période est idéale pour découvrir les alternatives sans fumée, aujourd’hui mieux documentées et plus variées que jamais. En 2025, le message de santé publique évolue : il ne s’agit plus seulement d’arrêter de fumer, mais de réduire les risques, d’adapter sa stratégie et de choisir des produits mieux tolérés.

C’est ainsi que débute une communication de Nicotine World (voir le 16 octobre et le 23 août) sur le Mois sans tabac que nous reprenons intégralement.

Les études de Public Health England et les revues Cochrane récentes confirment que les dispositifs alternatifs peuvent tripler les chances de succès comparés à un arrêt sans aide. Ces solutions sont complémentaires : certaines visent à maintenir un apport en nicotine, d’autres à rompre le geste. Toutes ont pour point commun l’absence de combustion.


La vape : un outil désormais reconnu

La vape reste aujourd’hui l’alternative la plus utilisée en France. Elle fonctionne en chauffant un liquide contenant de la nicotine, sans produire de fumée. Les rapports successifs de Public Health England (2015, 2018, 2021) estiment que la vape est au moins 95 % moins nocive que la cigarette. En remplaçant la combustion par la vaporisation, elle élimine la majorité des substances toxiques, dont les goudrons et le monoxyde de carbone.

La Cochrane Review (2023) sur les cigarettes électroniques a confirmé leur efficacité supérieure à celle des substituts classiques. Les vapoteurs ont deux fois plus de chances de rester abstinents à un an comparés à ceux utilisant uniquement des patchs ou des gommes.


Les sachets de nicotine : une option émergente

Les sachets de nicotine, encore récents sur le marché français, gagnent du terrain. Inspirés du modèle scandinave, ils permettent d’absorber la nicotine sans inhalation, ni tabac, ni combustion. L’évaluation de l’ANSES (2021) souligne que ces produits doivent être encadrés, mais reconnaît leur potentiel en tant qu’outil de réduction des risques pour les fumeurs adultes.

Discrets, faciles d’usage, sans odeur ni vapeur, ils constituent une alternative intéressante pour les contextes où la vape est difficilement compatible (lieux publics, travail, transport). Lire la suite »

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29 Oct 2025 | Observatoire
 

Le Baromètre de Santé publique France publié le 15 octobre 2025 révèle une chute inédite du tabagisme dans notre pays : en 2024, moins d’un quart des adultes fumaient, un niveau jamais atteint. Une victoire pour la santé publique à saluer sans réserve (voir les 15 et 16 octobre).
Mais derrière ces chiffres encourageants, de fortes inégalités sociales.
C’est ainsi que débute un communiqué de la fédération France Addictions que nous reprenons (voir le 31 mai).

Une baisse durable et spectaculaire du tabagisme en France

Une bonne nouvelle : pour la première fois depuis que Santé publique France mesure ces indicateurs, moins d’un quart des adultes fument !

24 % des 18-79 ans déclarent fumer, dont 17,4 % quotidiennement. Chez les 18-75 ans, la proportion de fumeurs est passée de 32 % en 2021 à 25 % en 2024 — une baisse continue engagée depuis 2016, confirmée après la parenthèse du Covid-19.

Le Baromètre de Santé publique France, publié le 15 octobre 2025, confirme que les ventes de tabac ont, elles aussi, chuté de 24 % depuis 2021, tandis que les ventes de traitements de sevrage ont bondi de 29 % sur la même période.

Cette baisse témoigne des efforts conjoints de prévention, de la hausse du prix du tabac (le paquet est passé de 10,92 € à 12,54 € entre 2023 et 2024) et d’un meilleur accompagnement des fumeurs par les professionnels de santé et de l’addictologie. Elle s’inscrit dans l’objectif du Programme national de lutte contre le tabac 2023-2027 : atteindre une génération sans tabac d’ici 2032.

Des inégalités sociales qui menacent les progrès

Mais malgré ces succès, les écarts sociaux restent criants. Les ouvriers fument ainsi 2,1 fois plus que les cadres (25,1 % contre 11,8 %), et les personnes déclarant des difficultés financières sont trois fois plus nombreuses à fumer que les autres (30 % contre 10,1 %). Le chômage joue également un rôle considérable : la prévalence du tabagisme atteint 29,7 % chez les personnes sans emploi.

Ces chiffres confirment le risque de voir la lutte contre le tabac profiter davantage aux catégories favorisées, au risque d’accroître les inégalités sociales de santé si des politiques ciblées ne sont pas renforcées. La Fédération Addiction appelle donc à adapter les dispositifs d’accompagnement aux publics les plus précaires et à maintenir des politiques de prévention accessibles à tous. Lire la suite »

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