Une fenêtre sur l’actualité quotidienne de tous les événements liés directement ou indirectement au tabac
27 Août 2026 | Profession
 

11 nouveaux sachets de nicotine ont été autorisés à la vente par les autorités de santé américaines (FDA / voir le 23 août 2026). Une nouvelle confirmation que, dans de nombreux pays, les sachets de nicotine se démocratisent. Et c’est une bonne nouvelle pour les adultes américains qui continuent de fumer des cigarettes. C’est ainsi que débute un message de Xavier Puech (Président de Philip Morris France) – sur Linkedin le 24 août – que nous reprenons.

Car dans le même temps, les États-Unis viennent de passer sous le seuil historique des 10 % de fumeurs. Alors que la France en compte encore plus de 24 %…

Aux États-Unis, la décision de la FDA fait suite à une évaluation scientifique rigoureuse. C’est là-bas un fait accepté : l’absence de combustion réduit drastiquement les risques. Le modèle américain est inspirant : stimuler l’innovation, faire évoluer les réglementations selon une échelle des risques scientifiquement établie et faire confiance aux alternatives pour réduire le nombre de fumeurs.

Pendant ce temps, la France les interdit… Chez nous, le premier réflexe face à la nouveauté, peut-être par facilité, est toujours l’interdiction. Mais en bannissant les alternatives, nous confondons protection et prohibition.

D’un côté, le pragmatisme qui fait concrètement reculer la cigarette. De l’autre, une réglementation idéologique qui étouffe l’innovation et maintient les fumeurs dans la combustion.

Interdire n’est pas une stratégie. C’est un aveu d’impuissance.

2 Août 2026 | International
 

Privilégier des produits alternatifs, présentant moins de risques, plutôt que d’opter pour des interdictions permettrait de réduire davantage la consommation de cigarettes et la criminalité associée… que ne le ferait une accumulation de réglementations bruxelloises en cascade. C’est ainsi que débute un sujet d’Atlantico (le 30 juillet) dont nous reprenons un extrait.

À l’occasion de la Journée mondiale sans tabac, le Parlement européen a publié un graphique illustrant les taux de tabagisme par pays au sein de l’UE. « Les règles de l’UE en matière de tabac contribuent à réduire le tabagisme et à prévenir les décès », affichait fièrement la publication.

Elle signalait également, en caractères beaucoup plus petits, que la Suède est devenue le premier pays de l’UE à atteindre l’objectif « sans tabac », à savoir ramener le taux de fumeurs en dessous de 5 % de la population (voir 26 mai et 26 mars 2026).

Il y a toutefois un hic. Si Bruxelles s’attribue le mérite du succès suédois, elle combat en coulisses, avec acharnement, l’approche suédoise en matière de politique du tabac.

Depuis des décennies, la Suède adopte une approche souple à l’égard de nombreux produits contenant de la nicotine, comme le snus traditionnel et sa variante plus récente, les sachets de nicotine, dans l’espoir que leur disponibilité dissuadera les gens de fumer des cigarettes.

Les résultats sont éloquents. La stratégie singulière du pays, visant à réduire le tabagisme en autorisant l’accès à des produits alternatifs moins nocifs, s’est avérée efficace. La Suède est le seul pays de l’UE où le snus est légal et où les sachets de nicotine circulent librement.

Elle privilégie la responsabilité aux taxes punitives ou aux interdictions pures et simples.

23 Juil 2026 | Observatoire
 

Pour Patrick Coquart (chercheur associé à l’IREF / Institut de recherches économiques et financières / voir les 5 juin 2025 et 16 décembre 2024), la fiscalité comportementale ne peut être efficace que si elle reste cohérente, lisible et proportionnée à l’objectif poursuivi.
À travers l’exemple du tabac, il alerte sur les limites d’une fiscalité devenue si lourde qu’elle risque moins de modifier les comportements que de nourrir les marchés parallèles.
Voici son argumentaire.

La fiscalité comportementale repose sur une idée simple : utiliser l’impôt pour orienter les comportements et, accessoirement, financer l’action publique. En matière de santé publique, cette logique est régulièrement mobilisée pour justifier la hausse des taxes sur les produits jugés nocifs, en particulier le tabac, l’alcool ou les boissons sucrées.

Sur le principe, l’objectif peut sembler légitime. Si certains comportements engendrent des coûts pour la collectivité, il n’est pas absurde que la fiscalité cherche à les prendre en compte. Mais encore faut-il que cette fiscalité soit cohérente, compréhensible et réellement efficace. Lire la suite »

17 Juil 2026 | Observatoire
 

Cigarette à la main en terrasse

Lorsqu’une personne décide d’arrêter de fumer, elle peut rapidement être confrontée à une sensation intense et parfois difficile à gérer : le « craving ». Ce terme, largement utilisé dans le domaine des addictions, désigne une envie forte et irrépressible de consommer une substance, ici la cigarette.
Nous reprenons une communication de Nicoswitch (voir le 30 mai 2024).

Le « craving » ne se limite pas à une simple envie passagère. Il s’agit d’un mécanisme psychologique et physique lié à la dépendance à la nicotine. Lorsque le corps est privé de nicotine après un arrêt du tabac, le cerveau réclame la substance à laquelle il était habitué. Cette réaction peut provoquer un besoin urgent de fumer, accompagné d’irritabilité, de nervosité ou d’une difficulté à se concentrer.

Pourquoi le « craving » apparaît-il ?

La nicotine agit directement sur le système de récompense du cerveau en stimulant la libération de dopamine, un neurotransmetteur associé au plaisir et à la sensation de bien-être. Avec le temps, le cerveau s’habitue à recevoir cette stimulation de manière régulière. Lire la suite »

16 Juil 2026 | Pression normative
 

Biarritz plage sans tabacDepuis le décret du 27 juin 2025 sur les espaces sans tabac (voir le 28 juin 2025), de nouvelles restrictions sont entrées en vigueur. Elles concernent certaines terrasses.
Nous reprenons une communication de l’Umih (Union des métiers de l’hôtellerie-restauration).

Quelles terrasses sont concernées ?

Les terrasses couvertes et fermées sont déjà interdites au tabac. Avec la nouvelle réglementation, même les terrasses complètement ouvertes peuvent être visées si elles se trouvent dans des zones interdites, notamment :

  • les parcs et jardins publics,
  • les plages pendant la saison balnéaire,
  • ou à moins de 10 mètres des établissements accueillant des mineurs, comme les écoles ou les crèches.

Ainsi, un café dont la terrasse est implantée dans un parc ou face à une école devra interdire de fumer, même si la terrasse est en plein air.

Bars et restaurants de plage : une interdiction ferme

Les paillotes, bars et restaurants installés sur des plages bordant des eaux de baignade sont également concernés.
Durant la saison balnéaire, fumer y sera strictement interdit, y compris sur les terrasses extérieures. L’objectif : faire des plages des lieux sans tabac visibles ni odeurs, pour éviter toute incitation, notamment chez les jeunes. Lire la suite »

26 Juin 2026 | Pression normative
 

Arrêter de fumer ne se résume pas à une question de motivation. Derrière la dépendance au tabac se cachent des mécanismes biologiques complexes, des habitudes profondément ancrées et un risque de rechute souvent sous-estimé.
Craving, nicotine, réduction des risques : les spécialistes de l’addictologie apportent un éclairage essentiel sur les obstacles rencontrés par les fumeurs et les solutions aujourd’hui envisagées pour accompagner un sevrage durable.
Nous reprenons un article du site Futura.

Sortir du tabagisme est rarement un long fleuve tranquille. Si le nombre de fumeurs diminue progressivement en France, 18,2 % des adultes fumaient encore quotidiennement en 2024, selon Santé publique France. La prise de conscience des dangers du tabac est globale, mais le passage à l’acte et surtout le maintien de l’abstinence représentent un véritable défi médical et psychologique. Pour beaucoup de fumeurs, la volonté seule ne suffit pas. Lire la suite »

25 Juin 2026 | International
 

La FDA (Food and Drug Administration / l’administration régulatrice américaine) vient de publier son étude « National Youth Tobacco Survey » sur les consommations au sein des « middle and high school students » sur la période 2022-2025 (soit entre 11 et 18 ans).

1,4 % seulement ont répondu avoir fumé une cigarette au cours des 30 jours précédents.
5,2 % ont vapoté sur la même période.
1,7 % ont utilisé des sachets de nicotine.

La FDA estime que ces taux de consommation sont restés relativement bas et stables entre 2022 et 2025.

La FDA confirme aussi que « la prévention et les campagnes éducatives » fonctionnent.

(voir les 5 octobre 2021 et 16 mars 2026)

21 Juin 2026 | International
 

En 2025, la Suède est devenue l’un des premiers pays au monde à passer sous le seuil des 5 % de fumeurs quotidiens (voir le 26 mai 2026 et le 15 novembre 2024). Grâce aux produits nicotiniques de substitution (snus, sachets de nicotine…).

À l’inverse, plusieurs pays européens affichent encore des taux de tabagisme élevés.
Voici les cinq pays de l’Union européenne où l’on fume le plus.
Nous reprenons une information de C News (du 9 juin).
Un classement établi grâce aux données d’Eurostat.

La Bulgarie : les Bulgares sont les plus gros consommateurs de tabac en Europe, 37 % d’entre eux déclarent fumer quotidiennement.

La Grèce est également très impactée par la cigarette, 36 % de ses habitants sont des fumeurs quotidiens.

La Croatie complète le trio, 35 % de ses habitants fument chaque jour.

La Roumanie compte également une forte proportion de consommateurs de tabac, puisque 34 % de ses habitants fument chaque jour des cigarettes.

En Lettonie, le tabagisme reste très répandu. 33 % des Lettons affirment fumer au quotidien.

Rappelons qu’en France le taux de tabagisme quotidien est estimé actuellement à 18,1 % (voir les 15 et 16 octobre 2025).
Ceci, quelle que soit l’origine du tabac : réseau officiel des buralistes ou marché parallèle de contrebande ou de contrefaçon.

16 Juin 2026 | International
 

Une grosse étude publiée par l’Office fédéral des statistiques fait état d’un pourcentage de personnes (de plus de 15 ans) fumant « régulièrement ou occasionnellement » de 19,1 % en 2025.
Soit à peu près le même niveau qu’en 2021 (18,9 %).

Mais le curieux de l’approche allemande réside dans le fait que les fumeurs de cigarettes conventionnelles et les utilisateurs de cigarettes électroniques soient confondus dans la même statistique.

Donc, parmi ces 19,1 % de « fumeurs », 78,1 % consomment des cigarettes conventionnelles et 9,2 % des cigarettes électroniques.

22,4 % des hommes ont fumé « au moins occasionnellement » en 2025. Nous en sommes à 15,8 % concernant les femmes.
Par tranches d’âge : nous en sommes à 5 % de fumeurs parmi les 15-17 ans et à 26 % parmi les 40-44 ans.

(Voir 29 avril 2026 et 19 avril 2025.)

14 Juin 2026 | Profession
 

Les ventes de tabac continuent de reculer en France comme en Corse. Une évolution portée par la baisse du nombre de fumeurs et l’essor du vapotage. Mais sur l’île, les professionnels alertent aussi sur une autre réalité : la progression du marché parallèle, qui fragilise davantage leur activité. C’est ainsi que débute un reportage de Ici Corse (de Patrice Roubaud) que nous reprenons.

Selon le dernier rapport de l’Observatoire français des drogues et des tendances addictives (OFDT), les volumes de tabac vendus dans le réseau des buralistes ont diminué de 8,2 % en 2025 par rapport à 2024 (voir 27 mai 2026).

Cette baisse des ventes reflète une évolution profonde des habitudes de consommation. En 2024, moins d’un adulte sur cinq âgé de 18 à 75 ans déclarait fumer quotidiennement, soit le niveau le plus faible observé depuis le début des mesures en 2000. Chez les lycéens, le recul est encore plus spectaculaire : alors que 30,8 % fumaient quotidiennement en 2010, ils n’étaient plus que 5,6 % en 2024.

Parallèlement, la cigarette électronique poursuit sa progression. Le vapotage quotidien gagne du terrain chez les jeunes tandis que les ventes de traitements nicotiniques de substitution ont augmenté de 7 % en pharmacie en 2025. Lire la suite »