Une fenêtre sur l’actualité quotidienne de tous les événements évoquant directement ou indirectement au tabac
22 Jan 2022 | Institutions
 

« Détendu », « zen », « heureux » … Sur une palette d’émotions, comment classer ces différentes nuances ? Au collège André Chénier d’Eaubonne, dans le Val-d’Oise, cet exercice lexical vise un objectif inattendu : la prévention contre l’usage d’alcool, de tabac et de cannabis.

Tel est le début d’une dépêche AFP, signée Romain Fonsegrives, portant sur un travail de fond qui s’avère efficace. Nous reprenons ce texte intégralement.

•• « C’est difficile », souffle Owen, parmi ses camarades de sixième qui ont chacun hérité d’un sentiment inscrit sur une carte et doivent former une ligne allant de l’émotion la plus heureuse à la plus désagréable.

Face à la pression de ses pairs, qui veulent le reléguer au second rang malgré sa carte « émerveillé », ce petit brun esquisse un « non » poli et insiste pour s’installer tout devant. Une preuve d’esprit critique et d’estime de soi, deux qualités phares que ses professeurs cherchent à développer grâce à un programme de prévention novateur, « Unplugged ».

•• « Le but, c’est qu’ils s’affirment pour pouvoir s’assumer et savoir dire non à des produits qu’on expérimente souvent pour être considéré comme cool » résume à l’AFP Hella Aloui, l’une des neuf professeurs en charge du programme, dispensé aux 160 élèves de sixième de l’établissement.

Chaque enseignant a été formé spécialement pour assurer ces douze heures d’atelier. Grâce à des jeux de rôles et des débats en classe, ils développent les « compétences psychosociales » des adolescents, pour les aider à gérer leurs émotions, mieux communiquer et interagir en groupe.

« C’est en travaillant ces compétences qu’on retarde au maximum les consommations. Or, plus on commence à toucher à un produit tôt, plus on risque de développer une addiction dans sa vie », explique Charlène Pistiaux, l’éducatrice spécialisée en addictologie qui épaule l’équipe pédagogique. Lire la suite »

17 Jan 2022 | Profession
 

« La hausse des taxes sur le tabac ne fait qu’impacter toujours plus le pouvoir d’achat des 11 millions de citoyens français qui fument, sans faire baisser la prévalence tabagique » affirme Grégoire Verdeaux, vice-président des affaires extérieures de Philip Morris International (voir 27 août 2020 et 3 novembre 2020) dans La Tribune.

Certains se félicitent d’une baisse annoncée, de l’ordre de 6 %, des ventes de cigarettes en France en 2021 par rapport à 2020 (voir 8, 9 et 13 janvier). Cette baisse serait l’exact reflet d’une baisse de la consommation due au succès de la politique mise en place par le Gouvernement. 

•• La réalité est cependant tout autre, car cette baisse est en trompe-l’œil. Sous l’impact des mesures sanitaires et de la fermeture des frontières, les ventes domestiques de cigarettes avaient ponctuellement gonflé en 2020 : la baisse dont on se félicite aujourd’hui ne traduit finalement qu’un retour à « la normale ».  Lire la suite »

 

La France peut-elle marcher dans les pas de la Nouvelle-Zélande en matière de lutte contre le tabac (voir 12 et 13 décembre 2021) ? C’est ce que laisse entendre un récent sondage réalisé par BVA pour l’Alliance contre le tabac.

•• Près de neuf Français sur dix (86 %) se disent favorables à une génération sans tabac à compter de 2030, dont 47 % qui se disent même très favorables à cette initiative. Il s’agirait pour la génération Alpha et les suivantes – à savoir les plus jeunes nés dès le début des années 2010 – de ne pas avoir la possibilité de succomber aux méfaits du tabac, et ce sous toutes ses formes. Lire la suite »

 Commentaires fermés sur 47 % des Français favorables à une génération sans tabac en 2030 (sondage BVA / Alliance contre le Tabac )  , ,
13 Jan 2022 | Observatoire
 

La pandémie, avec son cortège de confinements et de restrictions sanitaires, a réduit la vie sociale des adolescents en France et engendré une « baisse importante » de la consommation d’alcool, de tabac et de cannabis chez les élèves de troisième, selon une étude publiée ce 12 janvier et reprise par une dépêche AFP que nous reproduisons.

Confinements successifs, couvre-feux, classes en demi-groupes … La pandémie a créé un contexte où « il y a eu moins de fêtes, moins d’occasion de sociabiliser, ce qui a sans doute décalé les expérimentations », explique à l’AFP Julien Morel d’Arleux, le directeur de l’Observatoire français des drogues et des toxicomanies (OFDT) qui dévoile une enquête réalisée auprès de 2 000 élèves de troisième lors du premier trimestre 2021 (voir 12 juin 2019 et 6 février 2018). Lire la suite »

 

Depuis que de premières informations ont filtré (voir 10 décembre) sur le nouveau « plan intégral de prévention et de contrôle du tabagisme 2021-2025 » espagnol, beaucoup de questions affluent au ministère de la santé à Madrid.

Mais le projet officiel n’est pas encore sorti. Seuls quelques interlocuteurs politiques et sanitaires l’auraient en mains. Et les précisions sortent au compte-gouttes. Quelques-unes de ces précisions…

•• Objectifs : le document confirme la volonté « d’atteindre le but, fixé par l’OMS, d’une réduction relative, pour 2025, de 30% de la consommation de tabac par rapport à 2010 ». 21 objectifs spécifiques seraient définis.

•• Prix du tabac : le document indique la volonté gouvernementale espagnole de « lancer la révision de la fiscalité de sorte à obtenir une hausse et un rapprochement des prix de tous les produits du tabac » en rappelant qu’« augmenter la fiscalité et les prix représente la mesure la plus rentable pour réduire la consommation de tabac ». Le document, cependant, ne dirait pas quand ni de combien …

•• Paquet neutre : le document recommande la mise en place du paquet neutre. Sans autre précision.

•• Vapotage et tabac chauffé : le document estime qu’il faut « tenir compte des nouvelles façons de consommer de la nicotine comme la cigarette électronique et le tabac chauffé ». En conséquence : mise en place d’une fiscalité spécifique pour la cigarette électronique ; interdiction de vapoter dans les zones non-fumeurs ; réglementation sur les arômes en ligne avec les normes européennes.

•• Zones non-fumeurs : le document annonce « réduire l’exposition aux émissions du tabac et des produits associés », soit l’« extension des lieux non-fumeurs » en s’inspirant des « mesures prises provisoirement et acceptées par la société pendant la pandémie ». Dans un premier temps, l’interdiction de fumer dans un véhicule serait adoptée. Dans un second, cette interdiction s’appliquerait aux terrasses.

•• Précision importante : en dehors de l’aspect fiscal (le budget espagnol pour 2022 ne prévoit pas de hausse de la fiscalité tabac), les différents aspects de ce plan ne nécessitent pas un passage devant le parlement espagnol. Il serait seulement prévu que ce plan soit présenté pour approbation à la commission de la santé publique du conseil Interterritorial du système national de santé (regroupant toutes les régions).

 Commentaires fermés sur Espagne : que peut-on déjà savoir du nouveau plan anti-tabac ?  ,
 

La politique anti-tabac de Nouvelle Zélande (5 millions d’habitants) est à tout le moins offensive. Nous avons été les premiers, ici, à présenter cette mesure qui consiste en l’interdiction définitive de vendre du tabac à toute personne née après 2004 (voir 19 avril, 9 et 12 décembre 2021).

On n’en connaît pas encore les modalités exactes (le texte devrait être adopté d’ici la fin 2022) mais cela devrait se traduire par l’impossibilité, dès 2023, pour les jeunes de 18 ans d’accéder au tabac. C’est la façon la plus radicale d’arriver à une « génération sans tabac ».

En même temps, le gouvernement souhaite « réduire significativement » le nombre de points de vente où l’on trouve du tabac pour mettre en place un réseau de « détaillants sélectionnés » (voir 25 avril). Lire la suite »

 

Nous reprenons le communiqué émis par l’AFP sur ce sujet (voir 9 décembre et 19 avril).

La Nouvelle-Zélande a annoncé un plan visant à élever progressivement l’âge auquel le tabac peut être acheté, une « première mondiale » qui vise à long terme à interdire la vente de tabac.

•• Actuellement, la règlementation en vigueur interdit aux Néo-Zélandais de moins de 18 ans d’acheter du tabac et à compter de 2027, cet âge limite augmentera d’un an tous les ans, a indiqué la ministre de la Santé Ayesha Verrall.

« Nous voulons nous assurer que les gens ne commencent jamais à fumer… en vieillissant, eux et les générations futures ne pourront jamais acheter légalement du tabac », a-t-elle déclaré.

La ministre a précisé que le gouvernement adoptera une loi visant également à restreindre le nombre de lieux pouvant vendre du tabac et n’autoriser que les produits contenant un faible taux de nicotine, afin de diminuer le risque de dépendance.

•• Mme Verrall a souligné que ces mesures permettront à la Nouvelle-Zélande de conserver son rôle de leader mondial en matière de lutte contre le tabagisme. En 1990, l’archipel avait interdit à l’industrie du tabac de sponsoriser le secteur du sport et en 2004 de fumer dans les bars. « C’est un jour historique pour la santé de notre population », a-t-elle estimé.

Le tabagisme, à l’origine d’un cancer sur quatre, reste la principale cause de décès évitable en Nouvelle-Zélande. La ministre a souligné que le bilan sanitaire était particulièrement lourd au sein des communautés maories et du Pacifique, où le taux de tabagisme est environ deux fois plus important que les 13,5 % enregistrés au sein du reste de la population.

Le gouvernement souhaite réduire ce pourcentage à 5 % d’ici 2025 et selon lui, cet objectif réalisable permettrait au système de santé d’économiser l’équivalent d’ environ 3,3 milliards d’euros de dépenses. Lire la suite »

 Commentaires fermés sur Nouvelle-Zélande : l’AFP revient sur le projet d’interdiction de vendre du tabac à toute personne née après 2004  , ,
 

Une déferlante dans les médias. La récente annonce d’un projet d’interdiction définitive de vendre du tabac à toutes les personnes nées après 2004, en Nouvelle-Zélande, a suscité bien des reprises et commentaires ici ou là (voir 9 décembre et 19 avril).

On reviendra sur le sujet.

Mais hier soir, lors du 20 heures de France 2, Loïc Josserand (président d’Alliance contre le Tabac) en a profité pour déclarer que le tabac devait constituer un « thème de la campagne présidentielle ». Lire la suite »

 Commentaires fermés sur « Faire du tabac, un thème des présidentielles » (Loïc Josserand / Alliance contre le Tabac)  , ,
 

Tous les professionnels de la filière tabac savaient que le gouvernement Sanchez préparait quelque chose … Sans autre précision (voir 3 mars 2020).

Ce 9 décembre, le quotidien El Pais et l’agence de presse EFE ont révélé les points-clés d’un projet de « plan intégral de prévention et de contrôle du tabagisme 2021-2025 » sur lequel travaille encore le ministère de la Santé espagnol.

Ce plan prévoirait les dispositions suivantes :

 hausse de la fiscalité de tous les produits du tabac (on ne connaît pas encore les montants)
implantation du paquet neutre
réglementation plus stricte pour les produits « nouveaux », avec ou sans nicotine : suppression des arômes à l’étude (voir 9 mars 2020).
développement de zones non-fumeurs à l’extérieur (notamment à proximité de lieux fréquentés par les enfants)
interdiction de fumer dans les véhicules
recherche d’alternatives à la tabaculture.

2 Déc 2021 | Institutions
 

Les résultats des politiques de prévention en santé sont « globalement médiocres » en France, « malgré un effort financier comparable à celui des pays voisins », estime la Cour des comptes dans une évaluation publiée ce mercredi 1er décembre.

« Les programmes de prévention médicalisée (vaccination et dépistage), comme les actions de promotion de la santé, souffrent d’une adhésion trop faible et d’un déploiement insuffisant pour produire des effets significatifs », juge l’institution après s’être penchée sur « trois grandes familles de pathologies : les cancers, les maladies neuro-cardiovasculaires ou MCV et le diabète ».

•• Ces maladies touchent 12,3 millions de personnes en France et mobilisent « un quart des dépenses annuelles de l’Assurance maladie, soit près de 50 milliards d’euros ». Dont 15 milliards dédiés à la prévention, « un niveau proche de ceux des États-Unis, du Royaume-Uni ou de l’Allemagne ». « Pourtant, les résultats obtenus en France restent globalement très éloignés de leurs cibles et des performances de pays comparables », précise la Cour des comptes dans un communiqué repris par l’AFP. Lire la suite »